Histoire vécue Santé - Maladies > Audition > Surdité      (394 témoignages)

Préc.

Suiv.

Symtôme de Menière

Témoignage d'internaute trouvé sur aufeminin
Mail  
| 1481 lectures | ratingStar_101914_1ratingStar_101914_2ratingStar_101914_3ratingStar_101914_4

Je mappelle Nimrod et j'ai 24 ans.

Tout a commencé un matin où je me suis levé avec une sensation de bouchon à loreille droite.

Je nai jamais été sujet à une quelconque otite (sauf une fois étant bébé) , mais rien de grave, en tout cas jusqu'à maintenant Je ne me suis pas inquiété outre mesure, sûrement un bouchon de cérumen.

Grosse erreur : j'ai attendu 5 jours avant de me rendre chez mon médecin généraliste, javais mieux à faire, si j avais su.

En me rendant chez lui, première surprise : aucun bouchon, mes tympans sont nickels devant son étonnement, je commence à minquiéter : si je n ai pas de bouchon, doù cette sensation de plénitude peut-elle venir ?

En faisant des tests chez moi je me rends compte que jentends moins bien dune oreille… Je minquiète encore plus et réalise progressivement que ce problème nest peut être pas aussi anodin de plus, je commence à constater un acouphène à sonorité grave (ex : le bruit dun frigo ouvert) prenant place dans mon oreille Je nentends plus le souffle de mon ordinateur avec loreille droite, il y a un problème. Je suis musicien et les choses ne font plus la même note. Je me rends compte que le tramway ne sonne plus pareil.

Je cherche donc tout naturellement à prendre rendez vous chez mon orl pas de place. Je contacte les cabinets dautres spécialistes, mais personne ne veut de moi avant au moins 2 semaines même en insistant, personne ne veut mexaminer dans un délais convenable pour un problème de ce type nécessitant une attention rapide.

Déontologie ? Sûrement une notion oubliée de certains médecins lorsque leur affaire tourne bien et que leur carnet de consultations sont assez remplis à leur goût Et malheureusement tout cela sest vérifié à plusieurs reprises dans mon parcours.

Une secrétaire me répond même que de toutes façons les acouphènes ne se soignent pas et quil fallait que je my fasse on voit quelle na jamais souffert de ce problème je ne lui souhaite pas, mais cest limite Cette phrase me met hors de moi à présent, bien sur que SI, il y a des choses à faire, mais en attendant 2 semaines, en effet, il ny a plus grand chose à espérer ensuite Si certains orl préfèrent constater les dégâts plutôt que de les traiter, alors il y a problème ça reste mon avis personnel bien entendu.

De plus en plus inquiet, je commence a lire les différents témoignages sur Internet je comprends vite que je ne dois pas tarder et que le temps tourne en ma défaveur.

Le lendemain je me rends aux urgences de lhôpital central de Nancy. Ma sensation de bouchon est déjà présente depuis une semaine.

Arrivé a lhôpital, je comprends vite que la seule façon davoir une consultation avec un orl sans attendre un mois est de passer par les urgences.

Je lavoue, j'ai du beaucoup insister pour me faire comprendre et quon me prenne au sérieux à qui la faute ? Ce qu'il faut savoir pour avoir un rendez vous rapidement au sein d'un service orl en passant par les urgence est que la priorité est donnée aux gens ayant une baisse d'audition. Donc il faut bien insister en précisant que vous pensez que votre audition a chuté. C'est la clef pour un rendez-vous rapide, une surdité brusque est une urgence médicale…

Apres être passé devant 2/3 internes (un deux ma même dit que javais une petite otite et que je pouvais rentrer chez moi l esprit tranquille) et une matinée aux urgences plus tard, on maccorde enfin une entrevue avec un orl.

Devant les symptômes suivants :

+++ Une hypoacousie unilatérale soudaine : laudiométrie montre une baisse significative de mon audition sur les fréquences moyennes, ce qui est gênant pour la vie quotidienne car nous les utilisons surtout dans les conversations. La sensation de bouchon dont je me plaignais est caractéristique dune perte daudition sur les fréquences graves.

+++ lexamen de mes tympans ne dévoile aucune lésion, mon problème est donc invisible lors dun examen standard.

+++ apparition progressive dun acouphène me rendant a moitié fou, il mobsède, je pense que cest la chose la plus désagréable que j'ai ressenti dans ma vie.

Le diagnostique tombe : pour la première fois j'entends le nom de symptôme de Menière. Cest une maladie de labyrinthe me dit on. Un problème de pression et de fluides dans mon oreille interne. Cest irréversible, dautres symptômes plus gênants comme des vertiges extrêmement handicapants devraient surgir ensuite et ma surdité saggraver. Je ne pourrai plus jamais avoir une vie normale.

On me dit que les causes de cette maladie ne sont pas encore précises : peut être un excès de sel, peut être parce que je suis nerveux, ou même dépressif, peut être parce que je fume, ou une maladie virale En bref, ils en savent rien du tout.

Le dire serait plus simple.

On me prescrit un vasodilatateur : Le VASTAREL 20 mg peut être que ça m aidera… j'ai surtout l impression quon me donne ça pour me dire quon ma prescrit quelque chose et que je reparte chez moi sans chercher à en…

Le médecin en face de moi étant débordé, on ne me donne pas d explications supplémentaires, on me donne un rendez vous pour un VNG, un PEA et dautres examens fixés deux semaines plus tard.

Je ne me satisfais pas de ça et je commence à me renseigner par moi même sur le net le bruit que j'ai dans le crâne est présent depuis déjà prêt dune semaine. Je me rends compte que la caractéristique principale de la maladie de Méniere sont les vertiges je n ai jamais eu de vertige on me dit que ça peut venir plus tard… je dois attendre quils viennent cest ça ?

Je pense surtout que Méniere est un fourre tout dans lequel on inclut tout ce quon ne peut pas expliquer en dix minutes plus tard je me rendrais compte que javais surtout en face de moi des internes complètement incompétents.

Je décide de me présenter directement chez mon orl (monsieur V de Nancy) pour faire forcing pour que les choses aillent plus vite. Grâce aux témoignages trouvés sur Internet, japprends que la prescription de corticoïdes est aussi indiquée dans les cas de surdité subite, que ce soit la maladie de Méniere ou autres.

Après avoir bataillé avec la secrétaire je parviens à avoir une entrevue gracieuse. Je réclame de la cortisone. Il m'en prescrit donc (SOLUPRED 20 mg) et me dit que je ne dois pas me plaindre car certaines personnes perdent la totalité de leur audition sans que lon sache expliquer pourquoi.

J'ai l impression que pour lui un jeune musicien de 24 ans est comme un type qui va se faire opérer des dents de sagesse, il faut shabituer je suis pourtant dans un état de souffrance morale extrême et les idées noires font leur nid petit à petit dans ma tête polluée par les acouphènes.

Jobtiens un autre rendez vous a lhôpital… on me dit de ne pas m inquiéter, même si c est Méniere, ça pourrait revenir comme c est parti ça ne me rassure pas… ; j y crois pas trop en fait… mais on me prévient que ça pourrait être plus grave : une tumeur au cerveau est possible, et si elle a déjà commencé à toucher mon audition, cest qu'elle est déjà bien installée.

Je me demande si une tumeur ne serait pas moins pire que Méniere, au moins une tumeur, ça senlève il me déconseille de prendre des corticoïdes car selon lui ils pourraient empêcher de voir une éventuelle infection lors des prochains examens pourtant j'ai l impression que cela me fait du bien… du coup je ne sais pas trop quoi penser, je les prends et je me sens coupable alors que cest un autre orl qui me les a prescrit.

On me dit que les perfusions ou injections ne changent rien, et quil nexiste rien dautres que les vasodilatateurs.

Le temps passe et j attends mes examens fixé dans quelques jours les symptômes sont apparus il y a bientôt deux semaines et je sais quil y a déjà moins de chances pour que je récupère mon audition initiale dans le meilleur des cas, cest à dire si je souffre d une baisse d audition subite ce qui serait déjà catastrophique pour moi.

Ce qui m inquiète le plus, cest davoir l impression quon me soigne mal, alors que je vois sur le net quil y a plusieurs façons de traiter les problèmes de perte daudition subite et dacouphènes comme les perfusions ou linhalation de carbogène.

Personne narrive à me renseigner j'ai l impression de voir ma chance de guérir partir un peu plus loin tous les jours.

Etant musicien, le monde sécroule autour de moi je me suis toujours protégé, je suis même le premier a faire la morale aux gens s exposant au son amplifié sans protection, la musique étant plus quune passion pour moi, j estime ma vie comme foutue, on peut trouver que j exagère, je men fiche, cest ce que je ressens les médecins mont bien dit que mes problèmes ne sont pas liés a ma passion.

Je viens décrire ce témoignage pour aider les gens qui seront dans le doute comme je le suis actuellement cette souffrance invisible est horrible. Je donnerai tout pour que tout redevienne comme avant. Je suis étudiant et mes examens sont fichus car je n arrive pas à me concentrer.

Je veux quon fasse en sorte que je puisse me dire que tout a été fait pour que ma vie soit celle que javais choisi avant ce problème. Lidée que je rate mes chances de guérison parce quon me fait attendre mest insupportable.

Vivre mintéresse, survivre beaucoup moins.

(suite).

Les test VNG et PEA que jattendais arrivent enfin. Le temps a continué de courir depuis ma dernière entrevue avec les personnes du service Orl de lhôpital Central de Nancy. Ils ne montrent rien danormal.

Apres avoir beaucoup insisté (et cest peu dire) pour des analyses supplémentaires, on ma hospitalisé une après midi pour me faire un "test au glycérol".

Ce test consiste à faire boire au patient de la glycérine (à peu près 130 g) mélangée a du sirop de Citron (130g) et de leau distillée qsp (250 ml) dans le but de diagnostiquer une maladie de Méniere.

Plusieurs test audiomètriques plus tard, rien n'a changé, pas de changement au niveau de l'audition, pareil pour les acouphènes. Ce test est donc négatif. Je n aurai donc pas Méniere ce test le démontrerait donc, mais ce nest pas lavis de lHôpital Central qui a décidé de ne rien toucher au traitement inefficace que je prend depuis près de deux semaines.

Ils décident aussi que les corticoïdes doivent être stoppés. Mais ils ne donnent aucun diagnostique valable sur mon état. Le traitement a la glycérine que j'ai subi pourrait avoir effet dans les trois mois qui viennent.

Le service Orl de lHopital Central de Nancy na pas voulu m' hospitaliser pour un traitement plus lourd car ils estiment que mon audition devrait revenir progressivement étant donné que seules les fréquences graves sont touchées Ils continuent de persister dans un diagnostique classique de Méniere.

Pour eux, sauf cas de tumeur, je devrais récupérer dans les 8 prochaines semaines, clairement, ça ne me satisfait pas.

Je réclame donc un traitement plus fort à base de vasodilatateurs et de corticoïdes par injections. On me le refuse.

Depuis mon premier message beaucoup de personnes mont contacté pour me raconter leur histoire et le traitement dont ils ont bénéficié (avec plus ou moins de réussite). J'ai donc conscience des possibilités de traitement existantes et surtout que mon temps est compté. Je réalise que les personnes en face de moi nutilisent pas toutes les ressources existantes pour me soigner.

Ce nest pas notre politique .

Ah oui ? Allez donc expliquer a un jeune quil ne bénéficie pas de toutes les chances de sen sortir a cause dune tite guéguerre de toubibs.

La possibilité d'une tumeur (même bénigne) n'est pas écartée mais un IRM doit être fait d'urgence pour voir de quelle façon il faut me traiter. Lhôpital central de Nancy ne veut pas m en faire un avant fin juillet (dans plus dun mois). Lurgence est donc toute relative.

Le point positif est que mes acouphènes sont de sonorité grave, une tumeur provoquerait des acouphènes "aigus" ou des "bruit de cocotte minute"…

Devant la mauvaise foi des orl de Nancy mon père a décidé de contacter le spécialiste qui lui a soigné son cancer. Il s'est ému de ma situation et a appelé un collègue médecin en chef du service Orl dun hôpital militaire proche de Nancy. Lequel a pris connaissance de mon cas et a accepté de me voir rapidement.

J'ai tout de même attendu que les spécialistes de Central viennent me faire leur bilan. Je voulais savoir ce qu'ils comptaient faire pour moi au cas ou je resterai en traitement avec eux…

Ils sont venus m annoncer qu'ils ne changeraient rien au traitement, trois petits cachets rouges à la cochenille par jour (Vastarel 20 mg) et que je dois rentrer chez moi pour me reposer et surtout ne pas stresser…

Apres un vif accrochage du à mon état de détresse, on ma très clairement fait comprendre que si je nétais pas satisfait de leur diagnostique, je pouvais allé me faire voir.

Cest donc ce que j'ai décidé de faire.

Le médecin en chef de lHôpital militaire proche de Nancy sur lequel javais fondé mon espoir naissant mannonce quil ne fera rien de plus que lhôpital de Nancy. Il veut surtout éviter de se mettre Nancy à dos et aussi de mavouer quau bout de 3 semaines il est largement trop tard pour le traitement durgence prescrit habituellement (après 10 jours, cela ne sert plus à rien). La personne qui me fait mon audiométrie se trahit par une moue évocatrice lorsque je lui demande si des perfusions pourraient encore faire de leffet au bout de trois semaines.

Pour ce médecin, le traitement au Vastarel que lon m a prescrit est la seule chose a faire. Il ne donne aucun supplément et refuse de me prescrire des corticoïdes.

Peut être que mon audition reviendra, ou peut être pas dans une phrase il me dit quil y a peu de chance pour cela, puis dans celle qui suit quil reste confiant à cause de mon âge.

Je repars dans un état étrange. Content dapprendre que lHôpital Central de Nancy aurait fait son boulot malgré les apparences (même si les récits des gens mayant contacté me reste en tête) , mais dépité par labsence de traitement efficace pour mon problème.

Je ne sais pas pourquoi mais je navais pas le sentiment que tout était clair.

Différentes personnes ayant pris contact avec moi par l intermédiaire du net et mes recherches me donne limpression quun traitement par corticoïdes puissants (pour quil soit efficace il faut compter 1mg par kilo, le traitement que lOrl de Nancy mavait prescrit, à savoir SOLUPRED 40 mg par jours, correspondait donc à celui dune femme de 50 kilos, et jen pèse 88 !!!) et vasodilatateurs par injections était tout indiqué.

Un médecin ami de la famille me dirige donc vers un autre Orl.

Devant mon dossier (javais demandé un double au service Orl de lhôpital Central de Nancy, nhésitez pas à le faire, vous en avez le droit, vos examens sont votre propriété) , il a tapé du poing sur la table. Devant mon récit il a été outré par la mauvaise volonté des Orl que j'ai rencontré depuis lapparition de mon problème et ma expliqué que des gens dans mon cas il en voit très souvent (et malheureusement parfois trop tard).

Enfin un Orl me tient un discours proche de ce que j'ai pu entendre par des gens de toute la France (et ailleurs) dont j'ai vu les témoignages sur le net. Je ne pense pas le croire parce quil se rapproche de ce que je pensais. Je le crois parce que son discours est logique et cohérent.

Pour lui il est évident que mes symptômes nont rien de ceux dune maladie de Meniere. Je nai pas le symptôme essentiel de cette maladie, à savoir des vertiges et nausées extrêmement handicapantes.

Pour simplifier, me dire que j'ai cette maladie est comme dire à un malade quil a une angine alors quil na pas mal à la gorge.

Il ne me cache pas que pendant que les précédents médecins se focalisaient sur une maladie que je nai probablement pas (3 semaines) , j'ai perdu beaucoup de chance de guérir.

Pour lui cest une banale baisse subite de laudition due à une agression de mon nerf auditif par le stress ou une maladie virale. Traité dans un délai très court, ce genre de problème peut être soignable.

Mais à condition de donner des médicaments à dose suffisante !

Il me prescrit donc des injections quotidiennes en intra-veineuse de SOLU-MEDROL (80 mg /jour) en injection le matin (cest un corticoïde classique) indépendamment dune injection d ISKEDYL (une le matin et une le soir) et une prise d ISKEDYL fort (1 comprimé matin et soir).

Il ne me promet pas que ce traitement marchera. Des gens soignés dès les premiers jours ne retrouvent pas leur audition alors que des gens pris au bout de trois semaines ont déjà été guéris. Mais pourquoi ne pas essayer de mettre le paquet tant quil en est encore (à peu près) temps ?

Le traitement terminé, mon acouphène a baissé mais mon audition ne sest pas améliorée.

Le spécialiste qui ma prescrit ce traitement lourd est tellement overbooké quil na pas le temps de mesurer lefficacité potentielle des 4 injections quotidiennes dont je viens de bénéficier. De toutes façons je sens que rien na changé. Vu que je me suis déplacé directement à son cabinet pour le coincer dans le couloir de sa salle dattente, il me fait une ordonnance (ou le mot gratuit est marqué en gros, quelle bonté) pour une prise dun mois supplémentaire dIskedyl fort en comprimés. Pour lui tout est fichu car on ne ma pas pris en charge dans les 10 premiers jours et les injections étaient mon ultime chance de récupérer mon audition. Il me promet de me rappeler très vite.

En fouinant sur le net (dieu merci il existe) jentends parler du caisson hyperbare. Les orl que j'ai vu précédemment se sont presque moqué de moi lorsque javais évoqué cette possibilité.

Bien entendu je tombe sur le site de Freiburg. La brochure disponible est alléchante, des résultats presque miraculeux si on les écoute. Je me méfie, cest une brochure commerciale, ça saute aux yeux. Ils savent que les gens souffrant de problèmes dacouphènes ou de surdité brusque sont dans une réelle détresse, et mon intuition me dit quils en profitent.

Maintenant que j'ai fait du caisson et que j'ai parlé avec assez de spécialistes hyperbaren je peux affirmer que leurs chiffres sont bien trop optimistes pour être honnêtes.

Beaucoup de personnes mont contacté et me conseillent d insister car ce traitement a eu un effet réellement bénéfique sur leur état et les chances d amélioration par oxygénation hyperbare existent dans les 4 premiers mois, les cellules de loreille interne étant récupérables durant ce laps de temps.

Je recherche les adresses de caisson hyperbare en France. Je tombe sur un site les recensant. Je décide denvoyer un mail à tous les responsables dunité de caisson hyperbare de France expliquant ma situation. A ma grande surprise, je reçois beaucoup de réponses. La plupart des responsables me répondent par un mail que lon peut résumer par bah oui on aurait… soigner mais au bout dun mois ça ne sert plus à rien de te faire des séances, désolé. Certains noms connus dans ce milieu me répondent quil faut tout de même essayer.

Armé de ses réponses, je tente donc le coup et je me rend directement au caisson hyperbare le plus proche. Devant mon insistance, la responsable accepte malgré sa réticence initiale. Ce fut la première personne qui ma réellement écouté, je pense quelle sest émue de ma situation. Les mails de personnes importantes au sein de la médecine hyperbare lont aussi influencé. Elle décide de me donner ma chance en me donnant 5 séances. Cela m'arrange car la proximité du caisson me permet de passer mes examens de fac entre deux séances de caisson.

Mais elle est très claire, au cas où cela ne fonctionnerait pas, quaucune amélioration ne se ferait sentir, alors ce traitement sarrêterait la. Jaccepte le deal, la personne que j'ai en face de moi est intègre, ce sont des choses qui se sentent.

Au bout de 5 séances, aucune amélioration mon audition a même baissé le caisson est très bruyant je lévalue a 80 db lors de la remontée La responsable me dit que cest à peu près ça.

Je respecte alors le contrat initial et je ninsiste pas pour en obtenir plus.

Je recontacte une des personnes mayant répondu quil était encore temps pour un traitement hyperbare. Il est responsable dun service situé sur Paris. Après un contact par téléphone, il me dit de venir sur Paris pour 10 séances supplémentaires. Pour lui on ne peut pas évaluer lefficacité de ce traitement en dessous de 10 séances. Je pars donc sur Paris.

Je préviens la secrétaire de lorl censé me rappeler très très très vite 8 jours auparavant que je pars à Paris me faire soigner par caisson. Le soir même je reçois un coup de fil de sa part dans le train me menant à la capitale. Il maffirme sur un ton ironique que je pourrais prendre des vasodilatateurs et faire du caisson jusquà lâge de 80 ans, rien ne changerait puisque mon nerf est foutu. A partir de quoi il affirme cela, je nen sais rien car il mavait dit quon ne pouvait pas savoir quel organe était touché chose fausse mais ça je ne le saurais que plus tard.

A ma grande surprise, je nétais pas entré dans la clinique depuis plus de 10 minutes que le responsable me fait enfiler une tenue et me dit de rejoindre les autres pour une séance de caisson. Le contraste avec les démarches que j'ai du effectuer à Nancy pour bénéficier de séances est saisissant. Je me dis que de toutes façons je suis venu pour ça et jaccepte. Je préfère penser que ce médecin estimait que le plus important était de me faire continuer le traitement le plus vite possible.

Pour lanecdote je rencontre dans le caisson une femme ayant lu mon témoignage que je mettais à jour régulièrement sur le net. Et disons le, j'ai pollué le net de ce témoignage car jestimais que le mépris dont les orl font preuve à légard des surdités brusque inacceptable.

Ah vous êtes le musicien de Nancy ! Je vous ai lu hier. Je me dis alors que ce témoignage ne sert donc pas à rien et je souhaite ne pas lavoir entraîné dans mon erreur si jen avais fait une. Ma boîte mail se remplissant chaque jour de demandes de renseignements de la part de personnes en détresse me conforte dans le fait quil y a un malaise dans la prise en charge de cette pathologie.

A mon grand soulagement le caisson de Paris est beaucoup plus silencieux. Les masques sont plus modernes. Je fais mes 10 séances en espérant beaucoup. Dans le caisson il y a des gens qui souffrent de maladies diverses. Certaines personnes prises en charges pour des problèmes doreilles semblent avoir vu un mieux au bout dun certain nombre de séances. Malheureusement la femme arrivée en même temps que moi et hospitalisée durgence (au bout de 2 jours après le début des symptômes) pour bénéficier du traitement que je nai pas réussi à avoir dans les temps ne voit aucune amélioration à lissue de ce traitement. Les 85% de chances de récupérations que lon peut lire ici ou la sont donc à prendre avec précautions.

Par contre aucun orl dans cette clinique à but non lucratif. Pour avoir un suivi il faut donc prendre rendez-vous avec un spécialiste de la capitale.

Je prends un premier rendez-vous à lHôpital américain de Neuilly. Au téléphone il maffirme que lon peut voir quel organe est touché à partir dune microscopie. Contrairement à Nancy, le délai pour un rendez vous est beaucoup plus court, dans les 3 jours en moyenne daprès mon expérience. Par contre les spécialistes de la capitale nhésitent pas sur les dépassements dhonoraires. Un étudiant remboursé de moitié sur des consultations à 75 euros ? Si on leur demande la logique la dedans, ils auront sûrement leur explication jimagine.

Ce chirurgien orl me dit de ne pas minquiéter. Pour lui le nerf est touché et il faut attendre quil se reconstitue. Il ne voit rien lors de la microscopie. Mais il est sur de lui, je suis jeune, je devrais récupérer. Dailleurs la preuve, il me fait une audiométrie et la perte est moins importante mais la réalité est que son instrument de mesure de laudition nest pas calibré de la même manière que ceux qui avaient mesuré ma perte à Nancy. Pour lui ma perte est donc de 15 db et non de 30 comme lhôpital de ma région lavait estimé.

Quelques jours après, j'ai la sensation que lacouphène augmente et que mon audition empire. La coupe du monde passant à la tv je me rends compte que je ne comprends pas les commentaires des journalistes pendant les matchs si je me bouche l oreille saine. Une perte de 15 db nengendre pas une gêne aussi importante.

Je rappelle lorl de Neuilly. Il me répond d une manière plutôt agressive que je fais une fixation, que des musiciens sourds il en voit toutes les semaines, et que si ça continue, cest la camisole quil va falloir me mettre.
  Lire la suite de la discussion sur aufeminin.com


101914
b
Moi aussi !
2 personnes ont déjà vécu la même histoire

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Imagine moi...

image

Ben tu vois presque quasiment juste, car effectivement je prends pas soin de moi (sinon aussi je ne serais pas sur docti) ,je mange super mal depuis toujours et des fois je ne mange plus du tout durant 3 jours depuis que j'ai réalisé ma vie pourri...Lire la suite

Bruit sourd poste edf

image

Bonjour, Le problème du bruit ne me concerne pas personnellement. Je suis l'actualité de ce forum de par une amie concernée par le bruit. Effectivement, un lit mal placé suffit pour mal dormir. Étant praticien en Géobiologie je suis bien au...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages