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Relation fille mère et dépression

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 16/06/11 | Mis en ligne le 04/04/12
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Mon histoire, mes observations. La dépression est contagieuse ! Votre parent, ami ou enfant déprime, et vous tentez de lui remonter le moral… jusqu'au jour où à votre tour vous dérapez et voyez tout en noir. La dépression s'attraperait-elle comme on attrape une grippe ou un rhume ? La dépression est une maladie psychique qui se caractérise par une tristesse importante, une baisse de l'humeur à un degré nettement anormal, une diminution marquée de l'intérêt pour toute activité et une fatigue inhabituelle et excessive, des troubles du sommeil, des pensées morbides, etc. Ces troubles se distinguent des modifications normales de l'humeur par leur gravité, leur durée (plusieurs semaines au moins) , leurs répercussions (souffrance psychique, altération du fonctionnement social…) et la souffrance morale ressentie, différente des expériences usuelles. Ils ne se rapportent pas forcément à une difficulté particulière de la vie mais peuvent néanmoins être associés à un stress excessif et permanent ou à certaines périodes de la vie ou de l'année. L'épisode dépressif peut être plus ou moins sévère, les symptômes plus ou moins nombreux et intenses et la durée plus ou moins importante mais il représente dans tous les cas une véritable souffrance au quotidien pour la personne atteinte. Les émotions que ressentent ces personnes, les idées qui les traversent sont envahies d'une souffrance morale permanente, plus insupportable que toute autre souffrance déjà endurée. La différence avec les émotions habituelles de la vie se manifeste par l'impression d'être coupé de leur entourage. L'état dépressif se caractérise par un changement profond par rapport au fonctionnement habituel. La dépression peut toucher tout le monde, quel que soit son âge, son sexe, son niveau social. Elle ne relève ni d'une fatalité, ni d'une faiblesse de caractère. La volonté seule ne suffit pas pour en sortir, notamment parce que cette maladie provoque un sentiment de dévalorisation de soi et des pensées négatives. Le malade éprouve des difficultés dans tous les domaines de la vie quotidienne. Sa vie affective est réduite à un sentiment de tristesse intense, incompréhensible et envahissant. Les petits plaisirs de la vie disparaissent, la vie perd tout sens. Le malade réagit avec une grande sensibilité aux situations de la vie quotidienne, et en même temps, il a l'impression de ne plus éprouver d'émotions. Enfin, l'anxiété est un symptôme souvent fréquent en cas de dépression. Sa vie intellectuelle se caractérise par un ralentissement : difficulté à trouver ses mots, à réfléchir, à fixer son attention, à retenir ce que l'on vient de lire. Il lui faut faire un effort très important pour accomplir des tâches qui, jusqu'alors, s'effectuaient naturellement, sans y penser. A cela viennent s'ajouter dévalorisation de soi et culpabilité : le malade ne se sent bon à rien, se pense sans valeur et entretient des pensées négatives, notamment autour de la mort. Ses mécanismes corporels se dérèglent. L'appétit est altéré (diminué ou au contraire excessif) ; le sommeil se dégrade (souvent court, peu profond, moins réparateur, ou au contraire en excès, donc abrutissant) ; la vie sexuelle est affectée. Des douleurs (maux de tête, problèmes digestifs,…) et des dérèglements de certaines fonctions du corps, comme la tension artérielle peuvent apparaître. Un manque d'énergie permanent, que ni le repos ni le sommeil n'atténuent, envahit le malade. Cette fatigue se double d'un découragement et d'une douleur physique et morale. Il faut plus de temps pour accomplir les tâches habituelles. La parole est lente, traînante, la personne a le sentiment de ne plus être capable de réagir. Les conséquences de ces symptômes dépressifs sur le fonctionnement quotidien sont considérables. Toutes les relations du malade sont affectées, au sein du couple et de sa famille, avec ses amis et dans le milieu professionnel. L'entourage est également confronté à des difficultés pour comprendre et reconnaître la maladie. Pour l'entourage, la dépression est très difficile à comprendre, souvent perturbante et génératrice d'anxiété pour ceux qui ne l'ont pas vécue de l'intérieur. Il est difficile de savoir comment réagir de façon appropriée pour aider le malade tout en se préservant soi-même, trouver sa juste place. Il est très difficile d'identifier la maladie car certains de ces symptômes ressemblent superficiellement à l'expression d'émotions courantes comme la tristesse ou le découragement, que tout le monde ressent et parvient à surmonter. Une fois la maladie identifiée et prise en charge par un professionnel, il n'est pas toujours simple de soutenir son proche dépressif sans l'étouffer, lui apporter affection, écoute et patience. Les proches jouent un rôle essentiel en termes de soutien et d'aide à la démarche de soin. La présence de personnes réconfortantes et valorisantes peut protéger de la dépression ou favoriser la guérison. A l'inverse, leur absence peut faciliter l'apparition ou la réapparition de la dépression… De la compassion à ses conséquences. Lorsqu'un proche déprime, vous voudriez le protéger de lui-même. D'abord attentif à ses plaintes, angoissé par son état ou même craignant une éventuelle tentative de suicide, vous culpabilisez, vous accepter l'inaceptable Vous vous sentez responsable de son humeur. Vous vivez comme un échec personnel de ne pas réussir à l'arracher à ses idées noires. Pourtant, à force de fusion avec la personne dépressive, vous raisonnez comme elle, et vous adoptez son humeur Ou alors vous vous révoltez et devenez, malgré vous, agressif à son égard. Quand la dépression change de camp. Il arrive un moment où la personne initialement dépressive paraît être celle qui se porte bien, tandis que celui ou celle qui la soutenait devient la personne “malade”. Car le dépressif s'est déresponsabilisé sur lui ou elle : il transmet ses angoisses sans les soigner. A partir du moment où quelqu'un d'autre assume ses maux, il en est provisoirement libéré. Il détruit psychologiquement celui qui le soutient en "ponctionnant son énergie".L'enfant L'ami, le parent, le conjoint compatissant devient alors la victime : c'est lui qui semble aller mal, parce qu'il oscille entre culpabilité, colère et peur, les symptômes de la dépression. En cherchant à guérir d'une angoisse qui n'est pas la sienne, il devient un instable émotionnel, un dépressif à part entière. Comment échapper à la contagion ? Il n'est pas simple d'éviter la contamination par la dépression : apprenez à écouter le dépressif sans être fusionnel avec lui ! Pratiquez ce que les psychothérapeutes appellent “l'écoute flottante”, c'est-à-dire écouter sans tout entendre. Triomphez du sentiment de culpabilité qui assaille tout familier d'un dépressif : vous n'êtes pas responsable de son mal-être. Les dépressifs provoquent la colère de leurs proches, parce qu'ils leur prêtent faussement de mauvaises intentions : apprenez à distinguer les signes précurseurs d'un conflit. Evitez de rentrer dans des discussions stériles ! Inutile de vous justifier : vous feriez le jeu de votre “tortionnaire” ! Restaurer sa propre image. Le dépressif vous fait douter de votre sensibilité, de votre capacité d'écoute, de votre générosité. Pour ne pas sombrer à votre tour dans la dépression, prenez la mesure de votre valeur. Certes, ce n'est pas facile, car vous voudriez bien être soutenu par l'autre, notamment s'il est votre conjoint ou votre parent. Or c'est justement cet autre qui vous nuit ! Peut-être aurez-vous besoin de l'assistance d'un psychothérapeute. Si vous réussissez à devenir imperméable, le dépressif perdra l'emprise qu'il a sur vous. Il apprendra à être responsable de lui-même et à définir les limites de sa souffrance. C'est alors qu'il pourra enfin chercher à se soigner au lieu sans faire de vous sa victime. Analyse de mon Histoire, histoire vécu, …
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236704
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

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