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Syndrome d'asperger : j'ai la sensation de l'avoir

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 19/03/11 | Mis en ligne le 04/08/11
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En lisant des témoignages de gens atteints du syndrome d'asperger, je me suis senti tellement proche d'eux que je me demande si je n'en ai pas certains traits moi aussi. D'un autre côté, il ne m'était jamais au grand jamais passé par la tête que je pouvais être dans ce cas, et encore maintenant j'en doute beaucoup, parce qu'il y a beaucoup de traits qui sont censés être typiques mais que je ne retrouve pas chez moi. Si des gens qui connaissent bien ce syndrome veulent bien répondre à quelques questions, je leur serais reconnaissant de me donner leur avis.

Certes depuis toujours j'ai eu le sentiment d'être différent, pas au sens d'être surdoué (même si jusqu'à la fin de mon adolescence je dois bien avouer que comme la majeure partie des gens, je pense, j'étais persuadé d'être un génie) , mais au sens de penser d'une manière différente. (je donnerai des détails là-dessus). Mais pour moi l'asperger, c'était Rain Man, le type qui compte 547 allumettes tombées par terre en un quart de seconde, et qui apprend par coeur l'annuaire téléphonique… ce qui n'est, heureusement ou malheureusement, pas mon cas. Voilà les traits de ma personnalité qui m'ont fait tilter quand j'ai réfléchi à ça après avoir lu des forums de discussion sur le syndrome d'asp.: -capacité à se passionner de façon quasi-exclusive pour des domaines très restreints (ma passion pour tolkien étant gosse allait jusqu'à connaître par coeur les arbres généalogiques du silmarillion, pour ceux à qui cela parle, lecture des sagas islandaises en quatrième, boulimie de lecture jusqu'à il y a peu, puis passion pour l'archéologie, autres exemples : retenir (sans le vouloir) les visages de très nombreux acteurs américains de séries pourries et s'amuser à retrouver de mémoire dans quels films ou séries pourries ils ont joué avant, passion pour un domaine restreint des mathématiques) -phobie sociale extrêmement prononcée, ayant des pics dans les périodes de mal-être, mais qui a disparu pendant les deux années o`u j'avais une copine. -incapacité à me faire accepter par les gens "normaux", ou au contraire suradaptation, en fonction des périodes. -le fait de "voir" ce dont je parle (je ne pense pas être particulièrement doué en maths, mais dans le domaine qui m'intéresse je sais que je ne raisonne pas pareil que les gens qui étudient avec moi : ils raisonnent de façon logique alors que je "décris" ce que je "vois", mais cela ne marche que pour certains domaines) -le fait d'être "enfermé dans son monde" et de ne pas arriver à s'intéresser aux conneries et aux choses superficielles auxquelles la majorité des gens s'intéressent, et être obligé de se taire, de rester seul ou de faire semblant de s'intéresser parce que si je commence à parler de ce qui m'intéresse je sais qu'ils vont s'ennuyer.

Même avec les gens qui font la même chose que moi j'ai du mal à parler d'autre chose que du domaine précis qui m'intéresse. -sens de l'humour très particulier qui fait que soit les gens sont morts de rire soit ils ne comprennent pas du tout, voire sont choqués. (la proportion varie) -un très grand mal à regarder les gens dans les yeux, j'ai toujours l'impression de "transpercer" les autres du regard, comme si le regard direct était trop intime, mais il y a quelques exceptions. (à l'époque cette phrase de Thomas Mann m'avait marqué : "les yeux disent toujours "tu"") -le perpétuel besoin presque physique de m'échapper de la réalité, incapacité à aimer la réalité et le monde, fuite perpétuelle dans la science fiction, tout ce qui peut faire oublier ce monde (passage par la case drogue, bien sûr).

D'un autre côté : -je n'ai pas la mémoire photographique, même si j'ai une mémoire des visages excellente et une très bonne mémoire pour les choses qui m'intéressent. -j'ai des scores normaux aux tests de qi (cela varie entre 95 et 120) -je n'ai pas l'impression d'avoir l'absence d'empathie que les aspergers sont supposés avoir (bien que j'aie été étonné de n'avoir qu'un score de 36 au test de quotient émotionnel (en-dessous de la moyenne) , alors que je chiale en regardant Bruce tout puissant et des trucs débiles à la télé, et que j'ai une boule dans le ventre quand je vois un chien boiter) -on ne m'a jamais dit que j'étais impoli ou que je disais des choses incongrues, comme cela semble être le cas des personnes ayant le syndrome. Encore une fois, je ne pense pas avoir ce syndrome mais j'ai lu beaucoup de témoignages de gens qui disaient être tombés des nues quand on les avait diagnostiqués alors…
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218126
b
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