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Conférence sur la médecine

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Bonjour,

Voici le compte rendu de la Conférence que vient de m'envoyer gentiment de m'envoyer Pascale Sevault-Desnos de Karuna. Ce compte-rendu va paraitre dans un prochain numéro de la revue de l'ENA.

Compte-rendu de la conférence DSS &ndash ; Cyrulnik (suite).

La relation au coeur du bien-être.

David Servan Schreiber et Boris Cyrulnik.

Conférence du 11 avril 2005 : initiative et organisation portées par l'Association Karuna, en partenariat avec les associations de diplômés X-HEC-ENA.

David Servan Schreiber.

"Notre mental est dans chaque cellule de notre corps"

Le bien-être et, dans certains cas la guérison, naissent de la réconciliation du corps et de l'esprit.

Les capacités intuitives de nos anciens…

Un peu d'histoire pour comprendre l'évolution de la pensée médicale moderne. David Servan-Schreiber nous rappelle que les premiers écrits en matière de santé, datent de 25 siècles. Les chinois, puis Hippocrate étaient convaincus de l'importance des champs énergétiques, dans le corps et l'esprit. La santé et le bien-être résultaient de la cohérence de toutes les relations entres les différents composants du corps. De cette cohérence, naissaient les champs énergétiques favorables. A l'inverse, la maladie s'installait par une accumulation ou une mauvaise circulation de ces fluides énergétiques. Le regard médical se situait au niveau méta, bien au dessus des composants du corps.

Peu après JC, le médecin Galien identifiait des liens directs entre une pathologie et un organe. L'analyse passait du niveau méta au niveau macroscopique.

La recherche médicale moderne.

La révolution moderne en médecine arrive au XIXème siècle avec Pasteur et Lister qui mirent en évidence les causes microscopiques de certaines maladies en découvrant le rôle des bactéries et des virus ; Fleming transforme cette découverte avec les antibiotiques. L'accession de la connaissance au niveau microscopique introduit la recherche moderne.

L'étape en cours continue sa progression vers le réductionnisme : la génétique cellulaire devrait pouvoir attribuer à chaque pathologie, une cause liée à des disfonctionnements, des anomalies de nos cartes génétiques. Nous abordons une vision mécanistique du fonctionnement du corps.

Et pourtant, à certains endroits du globe &ndash ; en Asie, en particulier-, deux systèmes de santé co-existent avec une efficience que nous redécouvrons très &ndash ; trop- lentement en occident.

Réconcilier les systèmes de santé.

Le postulat des médecins orientaux est le suivant :

La médecine occidentale est remarquable d'efficacité pour soigner les crises. La maîtrise intime de nos mécanismes internes, nos connaissances moléculaires et les avancées extraordinaires de notre pharmacopée nous permettent incontestablement de traiter un grand nombre de symptômes pathologiques. Ces traitements sauvent nos vies avec un succès jamais égalé dans l'histoire. Mais savons-nous véritablement soigner la maladie, au-delà des symptômes ?

Dans certains cas et en particulier dans le cadre des maladies chroniques, soigner le symptôme ne suffit pas. Les médecins orientaux vont travailler sur la capacité naturelle du patient à restaurer ses équilibres internes, physiologiques et psychologiques, convaincus que nous créons ce type de maladies.

1 cerveau, 2 cerveaux …

Pour comprendre ces mécanismes, il nous faut intégrer un aspect important et reconnu de neuro-anatomie et neuro-physiologie : nous n'avons pas 1 mais 2 cerveaux.

Le néocortex, développé tardivement, gère toutes les capacités supérieures de l'être humain : conscience, langage, réflexion, attention, planification…

Notre cerveau émotionnel, le plus ancien, le plus profond, celui que nous partageons avec le monde animal, contrôle le système nerveux autonome qui innerve les organes, la régulation hormonale du corps… et le système immunitaire. Son activité n'est pas directement accessible par les mécanismes de la pensée. Avec les seuls phénomènes comportementaux, il peut conditionner nos cellules naturelles tueuses de bactéries ou virus. En d'autres termes, notre mental est dans chaque cellule de notre corps, de manière inconsciente.

La vie ne peut donc être réduite aux composants qui la constituent. Il n'y a vie que lorsqu'il y a relation entre les fonctions, les organes et les cellules. La vie est l'expression de cette configuration. Pour nous aider à comprendre ce mécanisme, rappelons une évidence : le cerveau est un ensemble de neurones connectés. Pour autant, aucun neurone ne porte la pensée. La pensée est bien la propriété émergente des relations entre les neurones…

Réapprendre à maîtriser notre physiologie.

Notre première cause de mortalité, en occident, concerne les maladies chroniques, à commencer par les maladies cardio-vasculaires. David Servan Schreiber nous invite donc à ré-écouter ces enseignements de 5000 ans d'âge et à réapprendre à entraîner notre physiologie…

De nombreuses études occidentales, initiées dans les années 90, commencent à mettre très sérieusement en évidence le bien fondé d'interventions comportementales pour soigner ou accompagner un traitement : par exemple, l'impact du stress sur le développement de maladies chroniques et sa conséquence sur la guérison. La démonstration est apportée par un florilège d'exemples, de statistiques, comparant en double aveugle l'état de la maladie, le stress et le résultat des thérapies. Ainsi, l'alimentation, la cohérence cardiaque ou encore la méditation… retrouvent droit de cité, en particulier aux Etats-Unis.

David Servan-Schreiber souligne avec malice que ces recherches ne peuvent pas conduire à un dépôt de brevet. Peut-être l'une des raisons qui explique leur temps d'émergence dans les pratiques d'aujourd'hui…

Boris Cyrulnik.

"Croire en moi dépend des autres"

Un second visage du bien être : celui lié à l'interaction entre l'homme, son environnement et les autres. Egalement, une démonstration philosophique. Plusieurs exemples scientifiques viennent illustrer son propos.

La plasticité de notre cerveau.

Depuis quelques années, on sait décrire la plasticité du cerveau, on la rend observable facilement et on la mesure. En d'autres termes, certaines ères cérébrales peuvent être modifiées, sans pharmacopée, uniquement en manipulant l'environnement du sujet. Plusieurs étapes d'analyse ont conduit à cette conclusion :

L'étude contemporaine des traumatismes, a permis d'établir une relation entre un événement extérieur et les représentations mentales intimes du sujet qui les vit. L'analyse de sujets placés en isolement sensoriel ou en privation affective, pour des raisons politiques ou culturelles, a permis d'établir, grâce à l'imagerie médicale, des atrophies du système limbique d'une part.

Mais également, la capacité naturelle, sans médicaments, à restaurer ces atrophies dans des temps raisonnables, par le seul changement du milieu.

L'environnement organise le comportement.

Au cours des 2 derniers siècles, les études éthologiques ont révélé la capacité des mammifères à transformer leur comportement par la seule réorganisation de leur environnement : hommes et primates partagent une même évolution d'apprentissage et un même besoin de sécurité affective. Prenons pour exemple :

Le stress prolongé peut conduire à des transformations physiques. Des pédiatres anglais se sont étonnés, au-delà des troubles mentaux, des morphologies particulières d'enfants de la guerre (nanisme, longs bras et longs doigts…). L'étude de ces enfants a mis en relief l'impact des états d'alerte sur les étapes d'endormissement et leurs conséquences sur les sécrétions neuro-endocriniennes, responsables en partie de leur évolution physique.

L'empathie au service de notre développement.

Les tests empiriques sur l'empathie, qui consiste à apprendre à se décentrer de soi-même pour tenter la visite du monde des autres, sont particulièrement éloquents. La simple présence de l'autre modifie les apprentissages et les réactions émotionnelles, de manière consciente ou à notre insu, pour le meilleur ou pour le pire…
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b
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