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Hernie ombilicale : j'ai été opérée en Corée

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 05/05/10 | Mis en ligne le 12/08/11
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J'habite en Corée depuis bientôt quatre ans, en tant qu'expatriée. J'ai attendu assez longtemps pour faire opérer mon hernie ombilicale, mais là, ça me dérangeait trop… Alors, prenons notre courage à deux mains ! Pour ceux qui se demandent comment ça se passe, je vous fais le journal de cette opération. Tout d'abord, visite chez la généraliste du service international de l'hôpital le plus proche de chez moi. Elle jette un vague coup d'oeil (on ausculte très peu, dans ce pays) , et m'adresse au chirurgien. Lui aussi regarde vaguement quelques secondes, voilà, c'est fait ! Prise de RV opératoire, et en avant la manoeuvre ! Radio des poumons, prise de sang, analyse d'urines, électrocardiogramme de deux minutes grand max, et à bientôt madame.

Et puis, pas de chance, la semaine avant la date prévue, ma belle-soeur meurt d'un cancer foudroyant, j'annule l'opération pour aller à son enterrement ; finalement, je n'irai pas, les vols sont tous annulés pour cause de volcan… Re-RV, cette fois ça marche… Je dois téléphoner pour savoir quand on m'attend ! Je sais que je dois rentrer le soir avant, mais c'est un peu vague… Vers 5h, finalement. Visites du chirurgien, qui discute de l'opération : il m'apprend qu'il veut mettre une plaque autour du nombril… Ah bon ? Mais de quelle taille ? Trois centimètres tout autour du nombril… Oui, mais souple ou dure ? Dure comme du béton, dit-il… Moi, je ne suis pas d'accord, il y a des points d'acupuncture fondamentaux autour du nombril, je veux pouvoir m'en servir (je me soigne surtout en acu, que j'ai apprise). Il fait la gueule, insiste que sans ça, ça ne servira pas à grand-chose, mais moi je tiens bon ! (et d'après ce que je lis sur ce forum, ça n'a pas l'air d'être si bien que ça, cette plaque…) Le soir, je sors fumer dehors, entourée des autres malades fumeurs…

Ici, on peut sortir partout à toute heure, en jyjama de l'hosto (que je n'aime pas ! Je ne le mets pas) , avec sa perf, aller faire des courses à la supérette, manger au restau… c'est normal et très répandu ! Mon opération a lieu à midi… bon, il va falloir que je m'arme de patience, à jeun… A 10h, j'ai la visite d'un technicien… pour ma connexion internet wifi ! Je n'y arrivais pas toute seule… A 11h, on passe me poser une perf, puis on me fait une injection dans la perf de calmant, qui me fait tourner la tête ; et à 11h15, on me demande de passer sur le chariot qui m'enmène au bloc. J'arrive en salle de réveil, qui pour l'instant est une salle d'attente… Nous arrivons presque tous à la fois, c'est la cuvée de midi ! Nous sommes une douzaine, dont un enfant qui arrive avec sa mère aussi sur le chariot ! Peuchère, elle n'en mène pas large, alors que le petit trouve ça très rigolo ! Arrivée au bloc, d'un beau vert pétant. On me demande de passer sur la table ; pas facile, elle n'est pas à la même hauteur que le chariot !

Puis, grands conciliabules : je n'arrive pas à retirer mes aliances et bague de fiançaille, et les avis sont partagés : il y a ceux qui trouvent que c'est affreux de couper, et ceux qui craignent que mon doigt enfle. Finalement, on va couper, sous les très nombreuses excuses de tout le monde (?). Moi je trouve que ça dure un peu trop longtemps, j'aimerais bien qu'on me shoote, pour arreter l'attente ! Finalement, un coup de masque, une injection dans la perf, bye, à plus tard ! Je me réveille dans la salle, au milieu des bruits des autres ; on est plus ou moins séparés par les rideaux, mais ça ne coupe pas le son : pleurs, appels, soupirs… J'ai de plus en plus mal, mais on me dit que ça va passer.

Non, en fait, c'est de pire en pire. J'appelle, en anglais, sans résultat, en coréen (au réveil, c'est rude… surtout que je parle que quelques mots) , rien à faire. La douleur monte, monte, me submerge. Je ne peux plus respirer, mes râles me font un peu peur. On me dit que je ne sais pas respirer, et que c'est pour ça ! Je commence à crier, je réclame ma pompe à morphine, sachant très bien que ce n'est pas courrant du tout. Refus. Je crie de plus en plus… Finalement, on me donne… du paracetamol ! Sans le moindre effet, mais on me dit que je vais devoir attendre quatre heures pour en ravoir ; ça va pas ?

Finalement, le chirurgien cède, et on me fait une injection d'un puissant anti-douleur : il était temps, j'étouffais de douleur… On me ramène dans ma chambre… enfin ! Puis peu après, on m'amène la pompe à morphine, avec des mines courroucées, pour bien me faire comprendre que je fais la comédie. M'en fous com-plè-te-ment ! Je vais mieux, la douleur est diffuse, je m'endors. On va me réveiller toutes les heures, pour prendre ma tension, ma température. Vers cinq heures, j'émerge, et j'ai besoin de faire pipi. L'infirmière me demande si je veux me lever… euh… ? Pardon ?

Devant mon refus, elle tord le nez et amène le bassin ; la douleur pour me soulever un peu est redoutable, mais je tiens. Elle m'essuie à peine, m'aide vaguement à remettre le pantalon du pyjama, tant pis pour les fesses mouillées ! Et comme je dois souvent faire pipi, merci la perf, ça recommence toutes les heures. Vers le soir, je commence à bien puer, et la transpiration n'arrange rien ; il fait 25° ; dans l'hôpital, et on ne peut pas régler quoi que ce soit, j'ai juste pu ouvrir à moitié une petite fenêtre. Je dors toute la nuit, heure par heure, puisque je suis toujours réveillée. Le lendemain matin, on me dit que je peux manger, et on m'amène un plateau coréen, soupe d'algues, riz, poisson, etc… mais on a posé le plateau sur la table près de moi, et je ne peux pas l'attraper, encore moins manger : j'ai une perfusion à la main gauche qui a été posée de travers, et qui me fait vraiment mal. Au bout de trois jours ma main sera enflée, chaude, et rougeâtre, mais j'aurai beau dire, on me la laissera, jusqu'à ce que j'ordonne à l'infirmière de la retirer.

Pour l'instant, je regarde avec envie le plateau, mais c'est tout. Je l'ai vraiment mauvaise… et ce sera comme ça tout du long, je ne vais quasi rien manger, juste boire grace à un bricolage de ma fille, avec un tuyau collé dans une bouteille. L'après-midi, on m'aide à me lever pour aller aux toilettes. Je tangue, et l'infirmière est modèle coréen : petite et frêle, autant ne pas compter sur elle ! Elle m'aide di mieux qu'elle peut, mais c'est dur, et s'asseoir est vraiment pénible. Pour se relever encore plus ! Finalement, le soir, je préfère me débrouiller toute seule : ça fait vingt minutes que je sonnais, je me recouche quand l'infirmière arrive ! Pas très contente, je prenais des risques…

Troisième jour, on ne m'a toujours pas lavée, mes draps empestent, mes cheveux sont collés, beurk… quand je râle, on me regarde avec surprise : mais voyons, c'est la famille qui fait ça ! C'est vrai qu'ici, il n'y a JAMAIS une personne seule à l'hôpital, même pour une simple visite. Ben oui mais moi ce n'est pas possible… Tant pis ? Ah bon… Mes filles feront de leur mieux pour me laver un peu, mais je trouve ça assez humiliant, elles ont très jeunes. Et puis j'ai mal partout dans le ventre : on m'a mis une ceinture bien trop petite, elle m'étrangle, mon ventre est gonflé de gaz. Finalement, je me souviens que j'avais acheté en France une ceinture pour m'aider à attendre l'opération, et celle-ci est à ma taille, au moins… J'insiste pour sortir plus tôt, le lendemain : c'est le jour où mon mari est là et peut me conduire. Le chirurgien dit OK du bout des lèvres, mais oublie de prévenir, je vais devoir insister auprès des infirmières pour avoir les papiers !

Tant pis, je fiche le camp… Je trouve le trajet bien long entre ma chambre et la voiture au parking, mais bien soutenue, j'y arrive. A la maison, mon ventre me fait mal, mais ça tient. Ouf ! Maintenant je dois retourner à l'hôpital tous les deux jours pour changer le pansement ; je conduis moi-même, c'est mieux qu'avec un taxi qui conduit comme une brute… Les agraphes piquent, mais ça va, c'est très supportable. Je suis suprise, seul un médecin peut faire ce soin… et hop ! Encore 35€! L'opération était jeudi 29, et on doit me retirer les agraphes lundi 10, sauf problème. Il me tarde d'y être…
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218689
b
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