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Un peu de romance (histoire) - homosexualite feminine

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 12/09/13 | Mis en ligne le 05/06/14
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Désolée, je n'ai pas finis l'OS, j'ai pris du retard dans mes autres projets, donc normalement, demain, maximum, il est finis. En attendant, je vous en poste d'autre que j'avais hésité à poster au début. Voilà : Quelques mots. Nous marchions tranquilement dans la rue. Nous profitions qu'il ne fasse pas trop chaud pour se promener un peu. Nous étions bras dessus, bras dessous. Nous prenions notre temps, marchant lentement, en discutant et riant. Nous étions ensemble, heureuses, c'est tout ce qui comptait. Jusqu'à ce qu'on entende les premiers coups de feu. Immédiatement, je l'enlace d'une étreinte protectrice pour la protéger des balles. Nous tomboms au sol. Je reste sur elle, en bouclier, jusqu'à ce que les salves cessent. J'ouvre les yeux et la regarde, lui demandant si elle va bien. Elle hoche légèrement la tête. Alors je souris, niaisement, simplement, sincèrement, et sans autres pensées. Je me relève, et l'aide à se relever. Elle me demande si moi aussi je vais bien. J'acquièce sans effacer mon sourire. Mais elle aperçoit du sang sur mon chemisier, et regarde mon dos, affolée. J'avais reçus deux balles dans le dos en la protégeant. Ce n'est qu'en le remarquant que je ressentis la brulure fulgurante de l'impact. Mais je m'en fichais un peu, elle allait bien, c'est tout ce qui comptait. C'est toujours avec ce sourire sur les lèvres que mes jambes se dérobèrent sous moi, et qu'elle du me prendre dans ses bras pour m'éviter une chute. Je ne ressens pas vraiment la douleur, car une seule pensée envahissait mon esprit : elle n'avait rien. J'entendais vaguement des sirènes, la police et les ambulances sont déjà là. Je commence à me lever, avec son aide, et nous nous dirigeons vers l'une d'elle. Ils m'examine rapidement, avant de me faire allonger sur une civière en catastrophe. Je les entend vaguement dire qu'il faut m'amener immédiatement à l'hôpital pour me faire opérer. Je suis donc installée dans l'ambulance, elle monte et s'asseoit à côté de moi. Le trajet se fait rapidement, ils ont mit la sirène et le gyrophare. Je ne la quitte pas des yeux, mon sourire toujours aux lèvres. Elle me tient la main en me murmurant de me battre, de tenir bon. Elle ne voulait pas que je l'abandonne. Je ne pouvais pas lui répondre. Mais si je pouvais, je lui dirais que jamais je ne la quitterais. On est arrivé à l'hôpital, ils m'ont immédiatement transférée au bloc opératoire. Elle suivait mon brancart en me murmurant toujours des paroles réconfortantes. Mais ils ne la laissent pas entrer au bloc. Je lui adresse un dernier regard, toujours souriante et heureuse. Et c'est toujours avec ce sourire, que je m'endormis sous l'effet de l'anesthésie. Je me réveille dans une pièce sombre, les volets sont baissés. Mais je vois que les murs sont blancs. Je suis reliée à plein de machine qui surveillent mes fonctions vitales. Je regarde autour de moi, et je la vois, endormie dans un fauteuil au coin de la pièce. Instantanément, je me remets à sourire. J'essais de me redresser un peu, mais les machines s'affolent et la réveille. Elle accourt vers moi, et me force à me rallonger, en appelant les infirmières et le médecin pour les prévenir que je suis éveillée. Ils me font tout plein d'examen, pour voir si tout est normal. Et m'expliquent qu'avec mes blessures, j'ai eu de la chance de m'en sortir. Comme tout va bien, ils s'en vont. Elle s'asseoit sur une chaise à coté du lit. Elle me regarde, les yeux humides. -Tu m'as vraiment fait peur. Ne recommences jamais. Plus jamais. Je t'en pris. Je ne répond rien. Au lieu de ça je lui souris. Car je ne peux pas lui promettre cela. Puisque je recommencerais. Je la défendrais toujours, même au péril de ma vie. Non, je ne peux vraiment pas lui promettre de ne plus la protéger de la sorte. Elle n'insiste pas. Et la vie reprend son court. Quelques jours plus tard, on me laisse sortir de l'hôpital. En échange de la promesse que je me reposerais dans les mois à venir. Et que je passe les voir régulièrement. Elle est avec moi. Elle ne m'a pas quittée de tout mon séjour là-bas. Elle m'aide à marcher, en me tenant par le bras. Nous arrivons sur le passage piéton. Il n'y a personne. Nous commençons à traverser. Mais une voiture arrive à toute allure. Le chauffeur a perdu le contrôle. Je la pousse sur le trottoir, pour qu'elle soit hors d'atteinte. Mais je n'ai pas le temps de me pousser également. La voiture me percute violement. Je m'écrase sur le pare-brise, roule sur le toit, avant de retomber derrière. J'ai le souffle coupé. Je ne peux plus bouger. Je sens un goût métalique dans ma bouche. Du sang. Jamais je n'ai eu autant mal de ma vie. Mais ce qui me torture le plus, c'est de savoir si elle est blessée. Je m'en voudrais pour l'éternité si jamais c'était le cas. Mais elle apparait dans mon champs de vision, qui réduit rapidement à mesure que mes forces s'échappent. Je la vois parler, crier, surement à l"aide. Je peux deviner ses murmures. "Ne me laisses pas." "Pourquoi as-tu fais ça ? " "Tiens bon, ne meurs pas, je t'en pris." J'use de mes dernières forces pour sourire. Elle va bien. C'est la plus important. Le reste est secondaire. J'aurais aimé pouvoir rester à ses côtés. Mais, si pour qu'elle survive, je dois donner ma vie, c'est sans regret de mon geste que je quitte ce monde. Dans un ultime effort, je ferme les yeux, affichant toujours ce sourire niais, et c'est avec un ultime regret que je m'éteins. Ne pas avoir su lui dire : je t'aime. Vivre ou mourir : Je choisis d'être avec toi. J'étais aux bords de cette fallaise. Notre fallaise. Celle où nous aimions nous promener toute les deux. Le temps reflétait bien mon humeur : gris, maussade, sombre. En bas, on pouvait voir la mer qui s'agitait, comme si elle était déchirée par un choix à faire. Tout comme moi. Même si je crois que ma décision c'était imposée d'elle-même. Il y a deux semaines. Depuis ce jour. Celui qui a détruit nos vies. Flashback. Tu m'avais passé un coup de fil la veille. Tu étais paniquée. Il était là. Il avait recommencé. Il t'a frappé. Une fois. Deux fois. Mais tu avais réussis à t'enfermer dans ta chambre. N'hésitant pas une seconde, j'ai attrapé mon portable et un peu d'argent. Puis j'ai courrus prendre le premier train pour te rejoindre. Je n'ai pas dormis de la nuit. J'étais trop inquiète. Trop inquiète pour toi. Je t'appelais régulièrement, pour être sur que tu allais toujours bien. Et je te rappelais tout nos bons moments. Nous étions ensemble depuis quelques temps déjà. Toi et moi. Deux femmes. Malgré les préjugés. Nous sommes restés ensemble. Car nous n'avions que faire de ce que les autres pensaient. Nous nous aimions, c'est tout ce qui comptait. Je t'ai rappelé notre premier baiser, notre première fois. Toutes nos sorties, nos ciné, nos promenades à la lueur de la lune. Et nos dinners aux chandelles. J'adorais te faire ce genre de surprise. Je faisais tout pour te distraire. Pour que tu restes calme. Parce que je ne supportais pas de te savoir triste, inquiète. Mais tu n'as pas répondus à mon dernier appel. J'étais déjà descendus du train. Jamais je n'ai courrus aussi vite, quand bien même ma vie en dépendrait. Je bousculais les gens, mais je ne me retournais pas pour m'excuser. J'ai foncé jusque chez toi, et j'ai ouvert violement la porte. Je suis entrée sans me poser de question. Et je t'ai vu. Tu étais allongée au sol, une tache vermillon s'étalait autour de toi. Jamais je n'ai vu de tableau plus horrible. Je me suis précipitée vers toi. Tombant à genoux, je t'ai pris dans mes bras. Tu as ouvert les yeux difficilement et tu m'as reconnus. Tu as voulus parler ; mais tu arrivais à peine à respirer. Alors je t'ai arrêtée. Je ne savais pas s'il y avait du monde autour de nous. Je m'en fichais, je ne voyais que toi. Tu étais couverte de bleu, et ton sang coulait sur mes mains. Je voulais t'aider, je voulais te sauver. Mais je ne pouvais rien faire. Des larmes d'impuissance s'échappaient de mes yeux. Et tu as cessé de respirer. Je ne voulais pas y croire. Mais c'était vrai. Tu nous avais quitté. Tu m'avais laissée seule. Fin du Flashback. Ton enterrement a eu lieu il y a quelques jours. Entre temps, ta famille m'avait laissée dormir chez eux. Mais je ne dormais pas. Je pleurais sans cesse. Et, quand, épuisée, je sombrais dans le sommeil, c'était pour faire des cauchemards. Je revivais encore et encore tes derniers instants. Toujours aussi impuissante face aux évènements. Mais ce matin là, ils t'ont enterrée. C'était très éprouvant, car je prenais conscience de l'ampleur de ce qui c'était passé. Tu étais partie. Tu ne reviendrais pas. J'étais seule. Pour toujours. Car je savais que je jamais je ne pourrais aimer. Lorsque tout le monde fut partit, je suis restée devant ta tombe. Longtemps. Et j'ai pleuré. Trop de chagrin. Trop de peine et de douleur. J'ai laissé toutes mes émotions partir avec mes larmes. Devant ta tombe. Je crois qu'une nuit entière a passé, avant que je ne parte, que je ne te quitte. Car je savais que je ne reviendrais pas ici vivante. Je n'en aurais pas la force. Je n'ai plus versé une larme depuis ce moment. Je n'étais plus rien. Rien à part, une coquille vide. Je ne ressentais rien, sinon un trou béant dans ma poitrine. Je mangeais peu, je dormais peu. Je ne faisais rien, à part être là, vivante, mais absente. Mon esprit était loin, avec toi, les souvenirs que j'ai de toi. J'entendais qu'on essayait de me parler, mais je ne répondais pas. Je suis restée dans cet état longtemps. Mais maintenant, je suis aux bors de cette fallaise. Notre fallaise. Celle où nous aimions nous promener toute les deux. Il ne ferait plus de mal à personne. Je m'en étais assurée. Car c'était sa faute si tu étais partie. Il devait payé. Et il a payé. Justice a été faite. Maintenant je suis seule, face à mon dileme. Vivre, ou mourir. Mais la réponse, je la connais déjà. Je la connais depuis la seconde où tu as cessé de respirer. Et je choisis d'être avec toi. Laissant une dernière et unique larme couler, je fis un pas en avant. Ces deux OS reprennent les même personnages, mais ce n'est pas la suite des premiers, ils sont hors-séries si je puis dire.
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530390
b
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