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Pourquoi dieu a creer le mal ?

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Toujours aussi narquois, mon ami me dit : - Comment pouvez-vous prétendre que votre Dieu est Parfait, Miséricordieux, Bon et Généreux, alors qu'Il a créé tous les maux qui accablent notre monde : la maladie, la vieillesse, la mort, les tremblements de terre, les volcans, les microbes, le poison, la chaleur torride et le froid glacial, les souffrances du cancer qui n'épargnent ni le petit enfant, ni le vieillard ? Si Dieu est Amour, s'Il est Beauté et Bonté, pourquoi crée-t-Il la haine, la laideur et le mal ? * La question que soulève ici mon ami relève des problèmes fondamentaux de la philosophie. À son sujet, les écoles de pensée se sont divisées et les opinions ont divergé. Nous affirmons pour notre part que Dieu est Miséricorde et Bonté. Ce n'est pas Lui qui ordonne le mal, mais dans sa Sagesse, Il le permet : "Dieu ne vous ordonne pas de commettre des actes abominables. Direz-vous sur Lui ce que vous ignorez ? Dis : Mon Seigneur a ordonné la justice. Tournez votre visage en tout lieu de prière." (Coran : 7, 28). L'ordre divin porte uniquement sur la justice, l'amour, la bienfaisance, le pardon, le bien. Seules les bonnes actions sont agréables à Dieu. Pourquoi laisse-t-Il alors le tyran, le criminel et le voleur commettre leurs méfaits ? C'est parce qu'Il nous a voulus libres et que la liberté inclut nécessairement l'éventualité de l'erreur. Notre liberté n'aurait aucun sens si nous n'avions pas le droit de faire notre propre expérience, avec deux possibilités se présentant à nous (l'erreur ou la vérité ; le péché ou l'obéissance) et entre lesquelles nous avons à choisir librement. Dieu pouvait faire de nous des êtres parfaits en nous contraignant à l'obéissance. Mais Il devait pour cela nous priver de notre liberté de choix. Il est de la loi et de la coutume divines que la liberté jointe à la souffrance est, pour l'homme, plus noble que le bonheur dans la servitude. C'est la raison pour laquelle Dieu nous laisse tirer les leçons de nos erreurs et de nos souffrances. Telle est la sagesse incluse dans le fait qu'Il ait permis le mal. Néanmoins, un regard objectif et impartial nous révèle que le bien est le fondement de l'existence et que le mal reste une dérogation à cet ordre. Par rapport à la santé que connaissent normalement les hommes, la maladie est une exception. Pour la plus grande partie de notre vie, nous sommes en bonne santé et la maladie ne nous rend visite que quelques jours. Les tremblements de terre, pris globalement, représentent quelques minutes seulement dans l'âge total du globe terrestre, qui est évalué à plusieurs millions d'années. Et ainsi des volcans, ou encore des guerres qui ne sont, dans la vie des peuples, que de courtes secousses survenant au milieu de longues et durables périodes de paix. En outre, nous voyons en tout mal un certain aspect bienfaisant. La maladie engendre les mesures préventives. La souffrance est une école de fermeté, d'endurance et de patience. Les secousses sismiques sont pour la terre une soupape de décompression : elles empêchent l'éclatement de l'écorce terrestre et remettent les montagnes à leur place, comme des ceintures et des poids stabilisant cette écorce. Les volcans crachent des métaux et les richesses retenues secrètes dans les entrailles de la terre ; les matières qu'ils rejettent forment sur le sol une couche fertile. Les guerres mélangent les peuples ; par elles, ils s'interpénètrent et s'assemblent en blocs, en alliances, en assemblée internationale. Cela donne finalement naissance à un Conseil de sécurité, sorte de tribunal mondial ayant pour mission de recevoir les plaintes réciproques et d'oeuvrer à la réconciliation entre les nations. Les plus grandes inventions ont vu le jour au cours des guerres : pénicilline, énergie atomique, fusées, avions à réaction, etc. Toutes ces inventions sont sorties du brasier des conflits armés. L'antidote provient du venin de serpent. Le vaccin est fabriqué à partir du microbe. Si nos aïeux n'étaient pas morts, nous n'aurions pas notre emploi actuel. Le mal dans l'univers est comme l'ombre dans un tableau. Si on l'examine de près, cette ombre apparaît comme une imperfection, comme un défaut. Mais en reculant pour avoir une vision d'ensemble, on découvre qu'elle est absolument indispensable et qu'elle joue son rôle dans l'esthétique et la disposition globale de l'oeuvre. Nous serait-il possible, sans la maladie, de savoir ce qu'est la santé ? La santé est comme une couronne posée sur notre tête. Nous ne la voyons pas et c'est uniquement lorsque nous sommes malades que nous nous rendons compte de ce qu'elle représente. De même, il nous serait impossible, sans la laideur, de savoir ce qu'est la beauté. Impossible de savoir ce qui est naturel sans la connaissance de ce qui est anormal. C'est pourquoi le philosophe Abû Hamîd al-Ghazâlî affirme que l'imperfection de l'univers est inséparable de sa perfection. Pour être utile, l'arc doit être courbe. Sinon, il n'aurait aucune force de propulsion. Les difficultés et les souffrances ont une autre fonction. Elles opèrent un tri parmi les humains, pour nous révéler de quelle étoffe ils sont bâtis. "Sans la difficulté, tous les humains seraient seigneurs. La générosité appauvrit ; l'audace est meurtrière." La souffrance est un t'est pour nous connaître nous-mêmes, une épreuve qui permet d'évaluer ce que nous valons aux yeux de Dieu. La vie d'ici-bas, prise dans sa totalité, n'est qu'un seul chapitre d'un long roman. La mort ne constitue pas la fin de l'histoire ; elle n'en est que le début. Nous ne pouvons pas apprécier une pièce de théâtre en nous basant sur un seul acte, ni refuser un livre sous prétexte que la première page ne nous plaît pas. Le jugement serait faux. Il faut être parvenu à la fin pour tirer la conclusion. De surcroît, à quoi pense notre interlocuteur, lui qui nous questionne sur un ton moqueur ? Que souhaiterait-il au lieu des conditions de vie dont nous parlons ici ? Une vie d'où seraient absentes la mort, la maladie, la vieillesse, les déficiences, les incapacités ? Une vie sans restrictions, ni tristesses, ni souffrances ? Exigerait-il la perfection absolue ? Il n'est de perfection absolue qu'en Dieu. L'Être parfait est unique. Pourquoi devrait-Il être un parmi tant d'autres ? Que Lui manque-t-il qu'il puisse trouver en quelqu'un d'autre ? Cela signifie que notre ami désire en fait être Dieu en personne ! C'est le comble de l'orgueil ! À nous de nous moquer à notre tour ! Lui et ses semblables font partie de ces êtres qui ne s'émerveillent de rien. Eux qui voudraient que notre terre soit un paradis, qu'ont-ils fait pour le mériter ? Qu'a offert notre ami à l'humanité pour se faire l'égal du Dieu Unique, Tout-Puissant et Créateur ? Ma grand-mère est de loin plus intelligente que notre illustre docteur diplômé de l'Université française lorsqu'elle dit tout bonnement : "Le bien vient de Dieu ; le mal, de nous-mêmes." Ce ne sont là que quelques mots, mais qui résument fidèlement la question. Dieu a envoyé le vent. Il a mis le fleuve en mouvement. Mais le capitaine du bateau, poussé par son avidité, a surchargé son embarcation de passagers et de marchandises. Le bateau a sombré et le capitaine s'est mis à maudire Dieu et le destin… Mais quelle est la faute de Dieu ? Dieu n'a agi que pour le bonheur et le bien des humains. Ce sont l'avidité et l'ambition démesurée qui ont changé le bien en mal. Quelle vérité dans cette magnifique expression : "Le bien vient de Dieu ; le mal, de nous-mêmes." Source : -blog. Com/categorie-876496.html.
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272240
b
Moi aussi !
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