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Cancer du poumon, l'horreur

Témoignage d'internaute trouvé sur sante-medecine-ccm - 19/01/10 | Mis en ligne le 08/05/12
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Bonjour, J'ai moi-même perdu mon père (68 ans) d'un cancer du poumon généralisé en novembre 2007. Cela faisait plusieurs mois qu'il souffrait d'une hanches, à ne plus pouvoir marcher, diagnostique après plusieurs consultations auprès de son médecin traitant : sciatique, pincement de disque au niveau des vertèbres et autres aberrations (qui dure + de 8 mois ? ) ? Donc simple traitement contre la douleur comprimés, injections (jusqu'à 2 par jour, mais bien-sûr aucun soulagement examens, radio, etc ? Mais rien de bien concret. A croire que mon père se plaignait pour rien (pourtant je peut vous l'assurer qu'il n'était pas du genre à se plaindre par contre si le médecin diagnostiquait une sciatique c'est qu'ils devait avoir raison, beaucoup trop de respect envers les médecins). Etant cardiaque c'est lors d'une visite chez son cardiologue que celui-ci est resté stupéfait de voir dans quel état physique mon père était (ne se déplaçant qu'avec des béquilles et souffrant terriblement). Le Cardiologue à aussitôt contacter par téléphone le médecin traitant pour lui passer une soufflante et exiger tout un tas d'examens à faire en urgence, contacter un rhumatologue et prendre le cas de mon père au sérieux. Le rhumatologue à fait faire tout un tas d'examens dont un IRM etc ? Mais rien de précis n'en est sorti. Etant suivi régulièrement pour sa prostate (biopsie presque tous les 6 mois car son taux de PSA était trop élevé) , l'urologue c'est enfin décidé à lui faire faire une scintigraphie, puisque les résultats de toutes ses biopsie étaient ok). Suite à cet examen, il s'est avéré qu'il avait des métastases à la hanche au niveau des cervicales, des omoplates etc ? (os de la hanche grignotée d'où sa souffrance) aux poumons, et autres organes. Prise en charge à l ? Hôpital par un cancérologue X, examens en tous genres et résultats environ 1 semaine après : des métastases un peu partout (on le savait déjà plus ou moins) mais sans connaître le cancer primitif, très bien mais le problème c'est que le médecin X est parti en vacances 2 semaines et comme mon père était son patient ou je devrais dire client il fallait attendre son retour (malgré notre insistence pour changer de médecin si il le fallait pour agir au plus vite) pour pouvoir envisager un traitement ou quoi que se soit mais non impossible ! Donc 1 semaine + 2 semaines de vacances = 3 semaines de perdues sans aucun traitement ni soulagement efficace contre la douleur, par contre des escarres sont apparus par manque de soins (pas de massage) , au retour de ce médecin X, il a fallut attendre encore plusieurs semaines pour qu'il découvre l'origine du cancer (le poumon) en pratiquant une biopsie de la hanche, c'est à se moment là que nous avons appris qu'il aurait suffit de faire des rayons au niveau de la hanche pour soulager mon père de ses douleurs (pourquoi avoir attendu plusieurs semaines pour faire ce prélèvement et déterminer l'origine du cancer, les rayons ne pouvant êtres fait avant la biopsie (beaucoup de questions et pas de réponse). Pourquoi M. X se refusait à répondre à nos interrogations, nos attentes, je sais nous n'étions pas la seule famille à avoir un malade, mais au moins le minimum de réponses ou alors nos questions le dérangeaient. Nous nous doutions que pour mon père il n'y avait plus grand chose à faire, mais de la à nous ignorer et à ne rien faire, voir le laisser mourir de faim, car ne pouvant plus manger suite à un problème d'occlusion intestinale du à la maladie, on nous a laissé entendre est-ce-que c'était bien utile de continuer à nourrir la maladie en le perfusant ! Alors qu'il avait faim (si l'on peut dire) et soif, il se déshydratait. Lui voulait et espérait s'en sortir (sachant que nous n'avons jamais pu aborder le sujet de la mort avec mon père, tout a été trop rapide pour lui entre l'annonce de la maladie, l'acceptation, etc ? Et le fait qu'on le mette dans un service de soins palliatifs sans qu'il le sache vraiment car il s'inquiétait de sa chimio). Nous avons du régulièrement nous battre pour sa dignité, qu'on lui donne un pistolet pour qu'il puisse uriner ou qu'on l'aider à se lever pour aller aux toilettes car il ne voulait pas faire dans une couche (mais c'est tellement plus simple une couche ou ça macère bien, vive les escarres et génial la gène pour lui) , qu'on le masse pour essayer de soigner les escarres, qu'on ne lui donne pas n'importe quoi à manger (du choux malgré ses problèmes intestinaux) ou qu'on l'aide car mon père comme je l'ai dit un peu plus haut n'était pas du genre à se plaindre n'i à demander quoi que se soit pour ne pas déranger et cela les infirmières l'on bien compris vous n'avez pas mangé c'est pas grave on débarrasse c'est qu'il ne devait pas avoir faim alors qu'il pouvait difficilement le faire sans aide ou qu'on le fasse marcher lorsqu'il le pouvait encore pour son moral, et j'en passe. Nous avons préféré qu'il soit hospitaliser à domicile (HAD en soins palliatifs, après avoir été assuré d'une intervention rapide au moindre problème ce qui est le minimum pour la famille qui prend en charge le malade) pour lui éviter toutes les erreurs du personnel soignant par manque de communication entre eux ou avec le grand chef, ou le manque d'intérêt qu'il suscitait à l ? Hôpital. Deux infirmières formidables s'occupaient de lui à tour de rôle, 3 fois par jour, pour l'équipement de la chambre, rien à redire c'était même très très bien, par contre il ne faut pas avoir un problème le week-end, car lorsque vous appelez l ? Hôpital service soins palliatifs on vous répond d'appeler SOS MEDECINS, donc une personne qui n'est pas du tout au courant du cas et pas forcément former pour soigner se genre de malade, heureusement nous sommes tombé sur un personne compréhensive qui à compris l'urgence et fait en sorte qu'un médecin intervienne dans la 1/2 heure, malgré un emploi du temps surchargé. Mon papa est décédé le mercredi 14 novembre 2007, à. 3 h 40, seulement 3 mois 1/2, après avoir appris qu'il avait un cancer, il a énormément souffert, car la morphine ne soulage pas toutes les douleurs contrairement à ce que l'on peut croire, à chaque manipulation, pour ses soins ou sa toilette c'était des gémissements des grimaces des yeux larmoyants, beaucoup de souffrance et de douleur, que pouvions-nous faire ? La fin a été terrible pour lui comme pour nous qui assistions impuissants à son agonie, asphyxie, etc ? Qui a durée plusieurs heures, je vous laisse imaginer, j'en fait encore des cauchemars. Pour moi maintenant médecin = méfiance, j'ai beaucoup moins de respect envers eux. Merci encore au gouvernement qui ne légifère pas et ne fait rien pour aider les malades à mourir plus sereinement si je peu dire, surtout lorsque c'est la fin ! Je suis un peu brouillon dans mon récit, mais c'est la première foi depuis novembre 2007, Que j'arrive à en parler et je suis toujours très en colère contre les médecins.
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252075
b
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