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Panser les plaies du mental

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Cancer du sein en 2002, mastectomie, pas de radiothérapie, ni de chimio, j'ai ressenti ce vide, cette angoisse dont tu parles 1 mois et demi après la mastectomie ; je me suis vu tombée dans une sorte de dépression, alors que l'entourage croit qu'on s'en est sorti.

, mentalement on sent qu'on perd pied (pleurs faciles à la simple évocation de notre cas, impossibilité de faire face à des problèmes admistratifs anodins, impossibilité d'entrevoir un avenir pour nous même à Court Terme, souffrances mentales atroces qui pertubent notre raisonnement…) J'avais conscience de ne plus être en phase avec la Vie, complètement décalée, un fantôme parmi des vivants. J'ai eu de la chance dans cette période où j'ai perdu pied de pouvoir échanger et discuter avec une personne atteinte d'un cancer il y a de nombreuses années, (qui s'en est sortie, son terme étant celui de survivante). Ces discussions m'ont permis de comprendre que ce que j'avais était une réaction normale, et mon autoanalyse m'a conduit à comprendre que j'avais eu une approche trop profonde de la mort ; je ne possédais plus assez d'énergie mentale. Personnellement, je pense que je me suis vue morte, enveloppe vide sans énergie. J'ai compris ce que pouvait être une dépression grave, et je n'ai pas voulu m'y laisser entraîner. D'une certaine façon, ayant cerné le problème, j'ai réagi d'une certaine façon :

- j'ai écarté provisoirement de mon entourage toute personne négative (car trop faible mentalement, elle n'offrait qu'un côté sombre de la vie et j'avais besoin de retrouver le goût de vivre).

- J'ai absorbé l'énergie que je ressentais de toute personne positive, pour recharger mes propres batteries qui étaient à plat.

- J'ai compris que le cancer ne s'arrête pas qu'au traitement physique, il faut aussi panser les plaies du mental (le gynéco m'a prolongé suffisamment mon arrêt maladie pour me permettre de retrouver ma force psychique).

- J'ai beaucoup parlé autour de moi, et cela m'a permis d'évacuer .
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83422
b
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