Histoire vécue Santé - Maladies > Constipation - Troubles du transit      (472 témoignages)

Préc.

Suiv.

Colite : j'ai pu mener une vie normale en travaillant sur moi

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo
Mail  
| 1176 lectures | ratingStar_224321_1ratingStar_224321_2ratingStar_224321_3ratingStar_224321_4
Je veux donner ici un témoignage et j'espère que ça aidera certaines personnes. A la toute fin de mon adolescence j'ai connu des problèmes intestinaux. Jusque là j'allais sans problème aux toilettes, en règle générale une fois tous les trois jours. Mais avec les angoisses du lycée tout s'est déréglé. J'avais des flatulences, avec une incapacité à aller aux toilettes. J'avais des douleurs au ventre. C'était extrêmement gênant. J'ai vécu un an comme ça, avec une honte impossible à vivre. Dans ma famille on ne parlait pas des selles, et avec mes amis j'avais tout simplement trop honte. Et puis je suis rentrée à l'université avec beaucoup de travail, mais j'etais entourée de gens bien plus agréables et gentils, je ne me sentais déjà plus aussi mal. Je me suis documentée sur le net, j'ai trouvé beaucoup de réconfort à voir que je n'étais pas la seule. C'est pourquoi je partage aujourd'hui mon expérience. J'ai été voir des médecins (ma généraliste et un gastro-enthérologue) j'ai suivi des traitements sans vraiment d'effet (genre librax). Si il faut mettre un nom sur ce problème alors on peut parler de colite ou bien de spasmophilie. C'est un problème assez féminin (nous sommes plus sujettes au stress) mais des hommes aussi en souffrent. Avec ces différents points de vue, cela m'a aidé sur certains points: - Tout d'abord il faut s'accepter. C'est pas facile mais il le faut. Le fait de dédramatiser est extrêmement important. Petit à petit en parler avec les gens qui vous aiment vraiment aide beaucoup. Je me suis rendue compte que ma meilleure amie par exemple est incapable d'aller aux toilettes ailleurs que chez elle. Finalement même si je ne lui ai pas dit tous mes problèmes, je lui ai expliqué en gros et ça m'a beaucoup aidée. Pareil avec mon copain. - Ensuite il faut une bonne hygiène de vie. Je me suis forcée les premiers temps à passer 20 à 30min sur les toilettes tous les matins. Et maintenant j'y retourne sans problème. Et quand l'envie ne vient pas naturellement, je me refais ma scéance de 20 min sur mes toilettes, avec un livre ou un magazine. Les gens qui vivent ou ont vécu avec moi savent que je passe beaucoup de temps sur les toilettes. Plus crûment un bon caca du matin, c'est l'assurance d'une bonne journée. Parfois il m'arrive aussi d'avoir envie trois fois dans la journée. Et là je suis vraiment heureuse !! C'est idiot, et ça devient très terre à terre, mais c'est exactement là où il faut en venir. Simplement la vie est faite comme ça: même les filles pètent et font caca. Et les garçons le savent bien. Et surtout il n'y a pas de honte à ça. - J'ai ralenti mon rythme de vie. Les premiers temps quand ça m'est arrivé, je ne m'écoutais plus du tout. Je n'avais pas une bonne hygiène de vie, je sortais très souvent (c'est difficile d'aller aux toilettes ailleurs que dans un endroit où on se sent bien) et finalement j'en oubliais même d'aller au toilette, et petit à petit mon corps à juste oublié comment il fallait faire. Et il faut l'éduquer à réapprendre. C'est pourquoi se forcer au départ peut aider. Finalement j'ai appris à vivre avec, et tout se calme petit à petit. J'ai une meilleure hygiène de vie, je fais du sport, j'évite la plupart du temps certains aliments (saumon, fromage à pâte molle, haricots rouges ou blancs, choux...), je stigmatise moins. Quand ça ne va pas je bois du thé à la menthe dans la journée (la chaleur dilate mon estomac et me donne envie d'aller aux toilettes), je peux aussi en me couchant mettre une bouillote sur mon ventre. Surtout je fais un bon petit déjeuner, je mange des céréales (on a besoin de fibres pour aller aux toilettes). Dernièrement je suis allée voir un acupuncteur (si il est aussi généraliste c'est remboursé par la sécu), et c'est surtout le fait d'en parler tout à fait librement avec lui qui m'a soulagée. J'ai fait un traitement intensif une fois par semaine pendant deux mois, puis après chaque crise. Le fait de prendre le temps de se soigner et de s'écouter est important, peu importe ensuite quelle thérapie nous aide. Mais il est très important d'être aidé par quelqu'un d'extérieur, qui nous prouve que l'on est pas seul, et que ça ne sert à rien d'avoir honte. Je travaille, je mène une vie complètement normale, et ce même si un temps j'ai cru que ça ne serait plus possible.
  Lire la suite de la discussion sur doctissimo.fr


224321
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Recherche proteines vegan - vegetariens, vegetaliens...

image

J'ai trop de bactéries mauvaises et trop de bonnes a cause du long traitement de probio que j'ai fais, et je rappel que j'ai passé un t'est qui vérifie tout ça il est utilisé par la medecine "normale" mais aussi naturopathique. Je subbis une...Lire la suite

Douleur ? neurologique ? avis ? - medecine veterinaire

image

Ça m'embête. Je ne vois pas la vidéo sur l'Ipad et mon pc est hs en ce moment. Je voulais voir s'il y avait une similitude avec ce qu'a eu mon Alex il y a quelques mois. Il souffrait tellement qu'il hurlait quand il bougeait (très difficilement)...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages