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Gynéco froid et inhumain

Témoignage d'internaute trouvé sur magicmaman
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Je suis l'heureuse maman de trois enfants, j'ai fait une grossesse arrêtée à 12 semaines il y a un an et demi maintenant, et j'ai eu à l'époque la chance d'avoir un gynéco en or massif. Une perle rare, qui a su trouver les mots justes pour me dire que le coeur de mon bébé ne battait plus, qui a pratiqué un curetage dans les deux heures, et qui a su être rassurant lors de ma grossesse suivante.

Et voilà, une nouvelle épreuve, pour moi. Après un test de grossesse positif, la tête de nouveau pleine de projets, un nouvel espoir s'effondre, et me voilà confrontée à ce genre de gynéco, froid et inhumain.

Arrivée aux urgences mardi matin pour des saignements qui m'inquiètent, je suis envoyée en mater pour des examens. A 9h30, le gynéco de garde me fait une écho vaginale. Comme il a besoin de trifouiller un truc sur sa machine, il me demande de tenir moi-même la sonde quelques instants…

Il finit par me dire l'air détaché que mon utérus, comme je peux le constater, est parfaitement vide. Je m'étonne, et demande si je peux avoir expulsé l'oeuf sans m'en apercevoir, ce à quoi il répond que non, il y a une poche de liquide. Je suis en train de faire une grossesse extra-utérine.

Son téléphone sonne. Il répond, dit qu'il est en salle d'écho, éclate de rire, et dit à son interlocuteur "Et qu'est-ce qu'il y aurait d'intéressant à faire seul en salle d'écho ? " en se bidonnant… Raccroche au bout de quelques instants, et me dit "Bon, vous vous doutez bien que cette grossesse est arrêtée". Oui, je m'en doutais. "Vous passez au bloc dans deux heures". Ok.

J'ai attendu pendant huit heures, en voyant en tout et pour tout deux infirmières qui sont venues prendre ma tension. J'ai fini par descendre au bloc sans même avoir vu d'anesthésiste…

De retour dans ma chambre, après une coelioscopie, le gynéco vient me voir et me dit "Voilà, c'était bien une grossesse extra-utérine. J'ai enlevé la trompe, elle était détruite. Vous pouvez me dire merci, je vous ai sauvé la vie". Point barre.

Un autre gynéco me dit le lendemain matin que je peux rentrer chez moi le soir, mais que je ne dois pas me fatiguer, que je peux enlever les pansements moi-même. Un autre me dit que je dois rester, mais quand je lui dis que le premier m'a déclarée sortante, il me répond que "ça ne l'arrange pas"… Bon, ben si c'est QUE parce que ça ne l'arrange pas, je rentre chez moi… Une fois sur le départ, une INFIRMIERE me dit que quand même, c'est pas raisonnable, le gynéco est pas content parce que j'avais un hémopéritoine (première nouvelle, je suis pas au courant, et je sais même pas ce que c'est…).

Mon mari se débrouille pour que je n'aie rien à faire, les enfants sont adorables, tout va bien.

Jeudi, je suis à la maison, j'ai papoté avec certaines d'entre vous ici, sur MM, j'ai passé le reste de ma journée dans mon canapé, bien sagement.

Entre parenthèses, c'est l'une d'entre vous qui m'a expliqué pourquoi le gynéco avait laissé mon ovaire bien qu'il ait enlevé la trompe, et ce qu'allaient devenir les ovules provenant de cet ovaire. C'est la même qui m'a expliqué ce qu'était un hémopéritoine.

Mon généraliste, super adorable, passe le soir, à 21h30, pour enlever mes pansements, vérifie que mon ventre est souple, tout va bien. Une heure plus tard, hémorragie. Mon mari appelle les pompiers, rappelle mon médecin qui arrive dans les 5 minutes, me voilà de retour à l'hôpital.

Et là, on me dit la bouche en coeur que :

- c'est de ma faute, le gynéco m'avait dit de rester plus longtemps à l'hôpital.

- de toute façon, ce n'est rien de grave, c'est "juste" mon utérus qui se vide et ça serait arrivé même si j'étais restée à l'hôpital.

- en fonction de quoi, on me garde 24h de plus à l'hôpital, sous perfusion de glucose.

Alors voilà. J'ai demandé pourquoi on ne m'avait pas informée de cet hémopéritoine, pourquoi j'avais attendu 8HEURES avant d'être opérée, pourquoi le gynéco ne m'a rien dit d'autre que "Vous pouvez me dire merci, je vous ai sauvé la vie", sans m'expliquer pourquoi ma trompe était détruite, pourquoi on ne m'a pas avertie de la possibilité de ces saignements quand je suis sortie.

Et là, on me répond quoi ? Que J'AVAIS QU'A POSER LA QUESTION AU GYNECO QUAND IL EST PASSE ME VOIR APRES L'INTERVENTION !!! Alors que je l'ai vu à peu près 2 minutes, au sortir d'une anesthésie générale.

Et à AUCUN MOMENT quelqu'un ne s'est dit que je pouvais être malheureuse. Que ce bébé, je le voulais, et que je ne l'aurai pas. Personne ne l'a même mentionné.

Est-ce que ça leur arracherait la g*eule d'être un peu humains ? De se dire qu'on est pas que des cas médicaux, mais des personnes avec des sentiments, pas uniquement de la douleur physique ? Qu'il y a peut-être des questions auxquelles on aimerait avoir des réponses, qu'on aimerait avoir seulement le temps de poser, de se poser ?
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91529
b
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