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Grossesse et troubles gastriques

Témoignage d'internaute trouvé sur france2
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Je prends du Propofan (2 et je plane) pour les crises, du Tamik matin/soir pour les migraine en traitement de fond et de même du Duspatalin pour la colo. (j'essaye quelques spasfon quand je suis bloquée).

 

Moi j'ai des crises (colo) même quand tout va super bien, ça me gave un peu au bout de 12 ans ! Passer 1h 1/2 de moyenne sur le trône, à 3 h du mat', j'm'en passerai ! Et les contractions avec ça ! Avant et après…  

 

C'est perturbant d'être bloquée, de rien pouvoir faire, d'avoir mal comme si tu accouchais. J'ai failli plus d'une fois appeller le samu pour avoir une piqure.

 

Et quand c'est sous forme de courante, ça fait quand même super mal c'te s ! Pareil.

 

Alors quand t'es au boulot tu prie pour ne pas avoir envie d'y aller dans le p'tit coin. Car on peut avoir super envie et rester bloquée comme une tourte.

 

J'ai eu un kyste une fois à l'ovaire gauche, je l'ai pas "senti" avant qu'il fasse au moins 3-4 cm car je faisais pas la distinction, vu que j'ai toujours mal au même niveau du colon. J'étais pliée en 2, heureusement qu'on va voir le gynéco de temps en temps ! Le hasard de la découverte. Le suivant j'ai fait gaffe.

 

Bonjour la découverte des hémorroïdes (au moins une fois par trimestre, mais plus souvent à présent, ça cicatrise un jour ? ) et des fissures.

 

Pour la mémoire, on dirait que c'est moi qui raconte ! Je me souvenais même pas du nom de ma soeur, etc. J'ai pas pu bosser pendant des années, j'en suis arrivée au RMI, car si j'arrivais à décrocher un poste, je le gardais pas. Je n'enregistrais rien, je confondais tout, j'étais super lente. J'avais un agenda où je marquais tout car j'oubliais ce que je faisais la veille.  

 

Et si je ne fais pas super attention, j'imprime pas. En outre on a défini que je ne pouvais pas garder mon attention longtemps sur quoique ce soit, du coup je me concentre à mort pour bosser, je suis super naze le soir, et pire le vendredi où je ne fais pas de vieux os.

 

On me reprochait de ne pas avoir d'émotion, mais en fait je calquais pas. Je décrochais souvent mon attention et continuais une conversation finie depuis 10mn… l'air con ! (c'est toujours d'actualité).

 

Je trouve que je suis plus froide qu'avant. Est-ce le fait d'avoir toujours mal, d'être fatiguée, le trauma crânien ? Un peu de tout je crois.

 

Je suis secrétaire, et l'ordi, bonjour ! Comme je suis en intérim, j'ai pas toujours des supers sièges, j'ai déjà ramené un coussin car je suis assise là où j'ai la fracture, et au bout d'un moment, ouille ! Ensuite je peux plus marcher et la jambe gauche s'endort (la main aussi d'ailleurs).

 

Les médecins, pour en avoir quelque chose, faut faire le forcing !

 

Je suis sortie de l'hosto, béquille et tout, quand j'ai rebossé je tenais pas ma tête (tu vois le tableau le coude sur le bureau, la tête dans la main) et wahou les migraines ! Atroces. J'arrêtais pas de quitter mon poste pour dormir chez le toubib à me demander comment j'allais rentrer). Là on s'est rendu compte que les cervicales en avaient pris un coup ! Forcément, comme j'étais toujours couchée, ils avaient pas cherché. Et hop, le p'tit collier qui va bien, pendant plusieurs mois, de nuit comme de jour.

 

J'ai eu mes "règles" pendant 6 mois. Le sphincter était mort, incontinente à 70%, je connaissais tout les toilettes de la ville !

 

Adieu la libido aussi. Peu ou prou de sensations, moins d'envie.

 

L'ostéo, ça va 2 mois, et rebellote. J'y ai été 2 ou 3 fois il y a longtemps.

 

Toutes les nuits je mets une gouttière sur mes dents à cause du bruixisme dû au décrochement de la machoire, quand je dors je sers à fond, et les dents s'usent. Je devrai me faire refaire tout le râtelier un jour…  ?:D?  

 

Le centre anti-douleur, vas-y, pour voir au moins ! Moi je me tâte pour y faire un tour aussi.

 

De l'assurance du conducteur, j'ai eu 20 000 frs 1an après, autant dire rien du tout, et à ce moment-là, on savait pas tout ce que j'avais. Et comme t'as un papier à signer comme quoi tu leur demanderas plus rien ! Jeune, naïve, seule, pas conseillée, encore traumatisée, j'ai signé.

 

Le procès, je n'étais qu'un "témoin", ils ont du se contenter de ma déposition à la police car je n'ai pas été convoquée.

Et on a perdu, le pot de terre contre le pot de fer. Ils ont déclaré qu'on avait grillé un feu… Alors qu'il a été vert suffisamment longtemps pour qu'on démarre et qu'on arrive à sa hauteur. J'aurai du me porter partie civile, mais trop seule et déboussolée, et pas le temps car je l'ai su presque par hasard et un peu tard.

 

Que faire après ?

 

Personne ne comprends vraiment passé un moment ce qu'on peut vivre, car ça se voit pas la plupart des choses dont on souffre. J'ai vu ça dès que j'ai passé les béquilles.

 

Même la famille pense que c'est fini. Il faut régulièrement que je les rebrief.

 

Mes parents chez qui je Tanguyse, voient mes migraines, assistent impuissants derrière la porte des oubliettes. Ils se rendent un peu plus compte, mais pas totalement.

 

Les mecs, que je mets au courant de suite, au bout de quelques semaines m'ont repproché de faire exprès d'avoir des migraines pour pas faire de calins. Quels crétins !  

 

J'peux dire que quand je dis que j'ai mal, c'est déjà à un point insupportable et trés poussé, car on s'habitue même à la douleur.

 

On ne se sent ni soutenu, ni compris, par personne. C'est dur.

 

Mon ami actuel est le seul à avoir compris (après un p'tit clash, mais il s'est remis en question quand je lui ai dit qu'il pouvait dégager, parce que moi, ma claque de leur état d'âme, j'ai déjà moi à gérer ! ).

 

Il fait même des recherches sur internet, se renseigne, me soutient, fait en sorte que je me sente bien, m'encourage.

 

En dehors des cours de conduite, j'avais aussi super la trouille, je pensais qu'à ça. La peur de pas maîtriser, de décrocher l'attention, de la vitesse, du monde, de pas réagir assez vite… j'en passe et des meilleurs.

 

Si je conduisais bien, c'est mon assurance et ma confiance en moi qui ont pêché.

 

Ce qu'on vit est déjà difficile, on me dit souvent il faut oublier, que c'est du passé, mais je ne peux pas, je suis toujours sous médocs avec des douleurs de ouf. Je ne peux plus vivre comme avant. Je ne suis plus la même.

 

Bien sûr qu'il y a pire, mais cela n'enlève rien à mes douleurs.

 

Ça fait drôlement du bien de rencontrer quelqu'un qui vit la même chose (à "peu" de choses près) , c'est comme un miroir !

 

J'te bise, à +
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64215
b
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