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Promotion du feminisme

Témoignage d'internaute trouvé sur france2
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Bonjour, je ne vous permets pas de parler en mon nom ni en celui de toutes les femmes !

 

Votre conviction d'être dans le "bon" vous pousse à vous substituer à vos contemporaines dont la plupart ne partagent pas vos idées !

 

Si je n'ai pas particulièrement aimé quitter la petite enfance (passage de 9 à 10 ans) , c'était parce que, à mon époque, fin des années 70, cela signifiait que je devrais ranger mes poupées selon les dictats mercantiles et purement financiers de me pousser à consommer.  

 

Je ne vous permets pas de dire qu'avoir ses règles est fantastique : j'ai cela en horreur. Avoir mes premières règles a été atroce ! Contrairement à ce que vous dites et en ce qui ME concerne, ce sont les règles qui font sortir une fille de l'enfance ! Les mères, pour la plupart, car toutes ne sont pas nées en Espagne durant la guerre civile, se font une joie de célébrer les règles de leur fille, traumatisant l'enfant en le criant haut et fort ; avertir la famille entière, en parler aux amis avant même d'avoir expliqué à l'enfant concerné ce qui lui arrive.

 

Les règles sont douloureuses au point d'empêcher certaines filles et femmes de dormir la nuit et ce, pendant sept jours d'affilée pour certaines ! C'est désagréable à un point que nombre d'entre nous souhaiteraient être enceintes en permanence, de manière à ne pas subir cette abjection !

 

Vous portez vos règles comme un étendard de votre féminité, tant mieux pour vous mais ne vous permettez pas d'en faire un étendard pour les autres femmes !

 

Ne vous permettez pas de parler de MES règles aux hommes, je ne vous y autorise pas ! Cela ne regarde que moi et aucun homme ne peut, ne veut et n'a à comprendre !

 

Cessez de promouvoir le féminisme en mon nom !

 

S'il m'a apporté une pseudo-égalité avec les hommes et le droit à l'avortement, il ne m'a apporté que maints déboires : obligation de travailler alors que je préférerais rester à la maison pour m'occuper de mes enfants que je n'ai pas vus grandir et qui m'ont manqué ; obligation de me battre chaque jour car le divorce a été tellement facilité qu'il est presque impossible d'avoir une vie de famille normale et en tant que mère célibataire me battre sempiternellement pour faire manger mes enfants, les habiller, les éduquer, sans avoir une quelconque aide, fût-ce morale ; manque de galanterie, insécurité affective et financière permanente, refus d'investissement de la plupart des hommes - réponse systématique : "vous avez voulu votre liberté, vous l'avez, débrouillez-vous avec ! "

 

Je n'ai aucun besoin de l'intervention des chiennes de garde pour savoir que je suis supérieure physiquement et intellectuellement à l'homme : capable d'enfanter, de faire plusieurs choses en même temps, de travailler en étant malade. Contrairement à vous, je n'ai aucun besoin de les castrer, aucun besoin de les rabaisser, de leur enlever la seule chose qu'ils aient : leur position sociale (travail et pseudo-pouvoir) , aucun besoin de les pousser dans leurs retranchements et donc aucun besoin de n'obtenir d'eux que dédain.

 

Mon expérience professionnelle m'a convaincue que travailler pour des hommes est infiniment plus agréable et valorisant que travailler pour des femmes - surtout des féministes !  

 

Si nous avons droit au respect de notre intégrité morale et physique, nous avons également l'obligation de respecter autrui de la même manière.

 

Les choses sont ce qu'elles sont et ne changeront pas, sinon pour le pire, si ce n'est déjà fait ; et ce n'est pas me déguiser en camionneur et en avilissant les hommes que je serai leur égale à leurs yeux. Et s'il est une chose à changer dans les mentalités, c'est celle-ci : en agissant en victime, vous serez victime. En agissant en non-victime, vous ne serez plus oiseau pour le chat. Je le sais, je l'ai vécu, j'ai gagné et n'ai pas eu besoin du féminisme pour cela !
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54903
b
Moi aussi !
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