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Je n'ai plus confiance en la vie

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo
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J'ai largué la fac l'année de la maîtrise car je n'étais plus en accord avec l'enseignement. J'aurais voulu être psychologue mais avec le recul je ne regrette rien.

A vingt-deux ans, je pars en vacances dans l'Ile de Ré et je rencontre l'homme de ma vie. Je bazarde tout et je le rejoins à La Rochelle !

Pendant un an je danse (ici à La Rochelle) ,

Je fais du théatre, de la poterie, bref. Rien que du non lucratif. Mon mari gagne très bien sa vie, il me laisse le temps de trouver ma voie.

J'épouse Bruno en juin 91 et nous aurons un fils Rémi en 96.

Au bout d'un an (91-92env.) je tombe en amour avec l'histoire, l'architecture, le dessin, la déco… je m'aperçois que j'ai un certain talent et je me paye une école de décoratrice d'intérieur.

Je vis de passions, c'est mon moteur dans la vie. A ce propos, ma + grande passion reste pour l'être humain.

Finies mes études de décoratice d'intérieur je fais mes 1ères armes chez un archi. D'intérieur et deux ans après je me lance à mon compte.

Mon mariage bat de l'aile, je suis souvent en déplacement. Une banale affaire de fesse met le feu à la poudrière qu'est devenue mon mariage.

Je quitte le père de mon fils en 97 parce qu'il sautait la voisine de temps en temps. Pas d'esclandre, je pars. Point.

Nous divorcons, nous vendons notre patrimoine immo. Ce qui me permet d'injecter un peu de fric dans ma micro-société et payer un bon apport pour un vaste apparte à La Rochelle. Pour Rémi et moi.

La vie me sourit. J'arrive sur mes trente-cinq ans, je me sens belle, super bien dans ma peau, j'adore la vie, mon boulot, mon fils, tout quoi !

Juin 2002 : un stupide accident me laisse seule sur un chantier en voie de démollition avec une jambe sectionnée aux 2/3.

Le portable me sauve la vie. Lui et une furieuse envie de vivre alors que 2 de mes artères sont sectionnées, que je lutte contre l'inconscience, la mort et que j'effectue de moi-même un garot avec les manches de mon pull…

Tout s'effondre, je ne le sais pas encore. Je refuse l'amputation, je ne peux plus exercer ma prof. Donc je me retrouve seule sans revenus avec mon fils de 6ans à l'époque.

J'écume les hôpitaux, je me bats contre la gangrène, un staphyllocoque doré, une S.A. Déclarée en 92 et particulièrement destructrice en 2003, une algoneurodystrophie et des séquelles neuros qui pointent à l'horizon…

Des crises épileptiques font leur arrivée dès 2003 (comitialité comme dirait Phoebe) , des tics nerveux, des sursauts, des cris. Vu que je suis consciente je le vis terriblement mal mais plus tard j'arriverai à le gérer avec le rire et QQ médocs adaptés.

On tente sur moi plusieurs greffes nerveuses car si ma jambe est "sauvée" (ce ne sera jamais gagné) , les dégâts restent sévères et irréversibles.

Le nerf sciatique est définitivement H.S d'où une paralysie, des souffrances abominables (on finira par me les soulager grâce à la morphine) , les jumeaux et le soléaire collés au tibia malgré une chirurgie réparatrice, des escarres au talon, etc…

2004 c'est l'année du harcèlement des administrations à mon encontre. Je me sens lasse, je pense moi aussi parfois au suicide mais mon fils est là qui croit en moi, qui m'aime telle que je suis, ruinée ou revenus confortables comme avant, sur une jambe ou 2… les yeux de l'amour sont si purs !

Septembre 2004 : je fais la connaissance de François. Il tombe amoureux de mon visage, de ma joie de vivre, de ma voix et souhaite me revoir. Nous nous sommes rencontrés lors d'une soirée alors que nous avions été placés face à face pour le dîner. Il n'a donc pas remarqué mon handicap.

J'éprouve moi aussi des sentiments à son égard. Il m'a plu, je l'ai senti mais j'ai peur, j'essaie de fuir ce bonheur parce que je n'ai plus confiance en moi, plus confiance en la vie et pas envie de lui parler de ce qu'il n'a pas vu : mon handicap, une situation même pas encore réglée avec les experts et donc les administations, les créanciers,…

On se revoit, je ne peux pas passer à côté de ce bonheur-là, je le sens, je vais faire la.

Connerie de ma vie -ça s'explique pas ce ressenti-

Si je passe à côtés de ses timides avances. Il est valide et bien portant. Il a 11ans de moins que moi…

Depuis on ne se quitte presque plus.
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78805
b
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