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Les parents d'enfants handicapés ne reçoivent pas de formation, eux non plus…

Témoignage d'internaute trouvé sur france2
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Je suis atterré par le comportement des enseignants qui sous prétexte de ne pas être formé sur le sujet refuse la présence d'enfant porteur de handicap dans leur classe. Ont-ils conscience qu'ils peuvent eux aussi être confrontés au handicap, eux-mêmes ou dans leur entourage, et ceci à tout moment. Les parents d'enfants handicapés ne reçoivent pas de formation, eux non plus… pourtant, ils doivent faire face tant que bien faire se peut et au gré des bonnes volontés qu'ils rencontrent. Nous sommes les parents d'Amaury, enfant dyspraxique de 15 ans. Notre fils a connu un parcours scolaire en primaire très chaotique. Chaque année, nous avons dû nous "battre" en CCPE pour éviter l'IME. Souvent, les enseignants ont mis notre fils à l'écart, d'autres ont refusé un AVS dans la classe ou même simplement de rencontrer la psychologue parce qu'elle était libérale… etc.). Pourtant, ces enfants dyspraxiques ont besoin d'être compris dans leur fonctionnement particulier et surtout sollicités sans cesse pour réussir à progresser. Nous avons finalement eu la chance de trouver un collège dont les enseignants acceptent les élèves atteints de troubles des apprentissages c'est à dire des handicaps qui ne se voient pas (dyspraxie, dyscalculie, dysphasie, dyslexie). Les professeurs qui y enseignent rencontrent volontiers les orthophonistes et les SESSAD qui suivent les enfants handicapés pour adapter leur enseignement. Ces enseignements n'ont pourtant pas suivi de formation particulière, ils font juste preuve de bonne volonté et accepte d'écouter les parents et les professionnels en charge des suivis médico-psychologique. La sixième s'y fait en deux ans et la première année est destinée à remettre sur les rails des élèves qui pour d'autres établissements seraient considérés comme "perdus". Il s'agit en l'occurrence du collège Notre Dame de Bon Conseil à Nantes. Concernant la bonne intégration de ces enfants dans les classes, le rôle de l'enseignant est capital. Il doit expliquer aux autres élèves quels sont les difficultés rencontrées par l'enfant handicapé et les efforts que cet enfant doit fournir pour obtenir le même résultat que ses camarades non handicapés. Malheureusement, l'expérience nous a appris que c'était rarement le cas. Certaines années, nous avons pu rencontrer nous mêmes les camarades de classe de notre fils et leur comportement vis à vis d'Amaury a changé ensuite. Aujourd'hui, au collège, c'est plus compliqué d'intervenir à la place des enseignants. Notre fils est souvent victime d'humiliation de la part des autres enfants du collège. Dans le reportage "A l'école de la différence" , Jérôme SOULARD parle "d'un athlète anonyme du quotidien" : c'est ce message que les professeurs devraient faire passer aux autres élèves dans les classes qui intègrent un élève handicapé. Trop souvent encore, quand on parle de handicap à l'école, on oubli les troubles tels que la dyspraxie qui pourtant sont bien des handicaps à part entière. Les parents concernés doivent se mobiliser pour que les troubles des apprentissages soient eux aussi pris en compte dans les réflexions qui sont menées par l'éducation nationale et les associations de parents d'élèves et sur l'accueil des enfants handicapés à l'école. Et à tous ceux qui nous parlent de restriction budgétaire, nous disons que l'intégration des enfants handicapés à l'école est un investissement pour l'avenir, pour l'enfant et pour la collectivité… Le coût d'une scolarité adaptée est forcément moindre qu'un assistanat à vie. Un élève handicapé pour qui on optimise les possibilités d'apprendre est un futur adulte handicapé inséré socialement et professionnellement. Pour finir sur une note positive, nos combats ne sont pas vains. Il faut continuer à informer car ce sujet nous concerne tous. Depuis le début de la scolarité de notre fils, nous avons le sentiment que, malgré tout, l'opinion prend conscience peu à peu que certains handicaps mal compris jusqu'alors ne sont pas incompatibles avec une intégration en milieu ordinaire.
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b
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