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Je ne regrette pas d'être opérée selon la méthode de Milligan et Morgan

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 01/12/10 | Mis en ligne le 08/12/11
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Depuis des années, je souffrais du mal populaire mais non moins tabou, appelé hémorroides. Celles-ci ne me faisaient pas mal et du coup je vivais avec sans problème. L'année dernière, en décembre 2009, dans mon 7eme mois de grossesse, énormes hémmoragies à chaque selle (mais sans douleur) et résultat anémie sévère (7 gr/ml) et perf de vénofer en urgence plus une anuscopie montrant des hemmoroides internes pouvant être à l'origine des hémorragies. Du fait de mon état, il m'a été donné un traitement par suppo et crème de proctolog mais il m'a été précisé que l'opération serait à prévoir après mon accouchement. Pendant des mois, je reste tranquille, pas de saignement. Comme je n'ai pas mal, je n'y pense pas. Etant une costipée de nature et malgré un régime riche en fibres depuis des années, aller à la selle a toujours été un calvère pour moi et ce depuis ma plus tendre enfance. Et puis début novembre 2010, rebelote. Me voilà entrain de me vider de mon sang à chaque fois que je vais à la selle et ce pendant 3 jours. Je vais voir ma généraliste en urgence, me sentant trés fatiguée et bufflant en arrivant en haut des escaliers de ma maison. Je lui explique mon cas, elle me prend un rendez-vous en urgence (le10/11/2010) chez un proctologue de la clinique st jean à Toulouse (oui j'habite à Toulouse). Je vais donc voir ce spécialiste qui me fait une nouvelle anuscopie et bien sur son verdict tombe : ohlala, mais il faut opérer mais on fera une coloscopie aussi pour voir s'il n'y a pas autre chose qui expliquerait ces saignements. Une prise de sang est faite dans la foulée. Le soir même, le chir m'appelle en me disant qu'il faut que je revienne le vendredi 12/11 pour faire une perf de vénofer car mon taux d'hemoglobine est à 6.7 gr/ml et qu'il ne peut pas opérer avec un taux si bas. Donc nous allons tenter le vénofer en 3 perfs pour éviter une transfusion. Le vendredi me voilà entrain de faire ma petite perf. Je connaissais déjà. Nouvelle prise de sang. Et là, le chir de garde vient me voir dés qu'il a les résultat pour m'annoncer que mon taux était tombé à 6.2 gr/ml mais ce qui l'inquietait c'était que le taux de leucocytes avait également chuté à 2000 contre 3400 lors de la prise de sang de l'avant veille. Il y avait autre chose pour lui que de simples hemmoroides, quelque chose de grave qu'il n'a pas voulu nommé. L'anesthésiste rencontré dans la foulée voulait m'hospitaliser de suite et me transfuser. D'ailleurs, il ne comprenait pas comment je pouvais être devant lui sans éprouver de malaises vu mon taux d'hemoglobine. Nouvelle prise de sang prévue pour le lundi. Me voilà avec un joli point d'intérrogation au dessus de la tête pour tout le week end. Prise de sang du lundi : tout remonte, 8.6 gr d'hemo et 2600 de leucocytes...Grrrr maudit chirurgien de garde... Mon toubib m'appelle, nouvelle perf pour le mercredi et le vendredi et maintient de la coloscopie pour le 24/11 et hemmoroidectomie pour le 25/11. Entre temps, je reperds beaucoup de sang pendant 2 jours en allant à la selle. Toujours autant de difficultés à y aller malgré le movicol qui m'avait été donné. Le vendredi 19/11, nouvelle prise de sang et dernière perf de vénofer. Début du régime pâtes riz pour préparer la coloscopie. Le lundi 22/11, je me sens bien, je fais mes courses, mon ménage à fond en prévision de mon absence, tout va bien. Et là, appel de mon chir qui me demande d'intégrer la clinique un jour plus tôt car mon taux d'hemoglobine est redescendu à 7.6 gr/ml et il faut me transfuser pour pouvoir opérer dans de bonnes conditions. Mardi 23/11 à 13h30 me voilà en clinique. Il est prévu de me passer 2 culots de sang le mardi plus un le mercredi matin. Et biensur la super purge le mardi soir sans manger et le mercredi matin pour préparer la coloscopie. Trés pratique d'aller aux toilettes toutes les 5 minutes avec le porte perf..... A partir de 8h00 du mat le mercredi 24/11, totalement à jeun. Gastro-Coloscopie à 15H30. RAS à ce niveau tout est ok. Un petit repas le soir et à nouveau à jeun à partir de minuit. Opération prévue le lendemain matin à 8H15. Le jour fatidique est arrivé. Je me reveille à 10H50, pas trop mal, une sensation de gêne comme pendant les règles. Rien de bien méchant. Je réintègre ma chambre à 11h30. Je suis sous perf d'antibio et anti inflamatoire. La douleur est gérable. Je suis certainement encore sous le coup de l'anesthésie.Interdiction de se lever donc pipi dans le bassin, ça ça marche. Et puis vers 16H00, tout se réveille et alors là. Je ne suis pas douillette en temps normal mais là, à en pleurer. Mais pourquoi je l'ai fait? Ah oui, c'était vital pour moi, je perds la moitié de mon sang à chaque crise...On me passe de multiples calmants par perf. Le chir vient me voir : résultat 1H20 sur la table pour réparer une fissure anale et une maladie hemmoroidaire stade 4 avec tromboses....en général je ne fais pas les choses à moitié...La nuit qui suit est horrible. Je bippe toutes les 3 h pour demander un calmant toujours par voie intra veineuse. Toujours interdiction de me lever. Le vendredi matin, on m'enlève les perfs. On passe aux cachetons et enfin je peux manger. Ceci dit quand j'ai mal je n'ai pas faim. Régime fibre de circonstances. La douleur se calme et je prends des calmants toutes les 6H00. Ma crainte est la première selle. Tant que je ne l'ai pas faite, je ne peux pas sortir et retrouver enfant et mari. Vu que je n'ai rien manger pendant 2 jours et demi plus la super purge, la première selle n'arrive que le dimanche. Grace au forlax pris matin et soir, je n'ai pas mal au passage(c'est tellement mou, limite chiasse) mais juste après où je suis obligée de me coucher pour essayer de supporter la douleur. Le dimanche, j'y suis allée 3 fois. Seule la première fois a été difficile, les fois suivantes ont été moins douloureuses. Yes, je vais enfin sortir. Le chir me le confirme lundi 29/11 à 10H30. Ah j'oubliais, le toucher rectal en suivant le suppo...Quelle horreur, même en prenant les cachets une heure avant, il me faut 10 bonnes minutes pour pouvoir me relever aprés. Je suis donc rentrer chez moi depuis lundi midi. On va dire que ça va à peu prés. J'ai des soins infirmiers tous les jours avec le fameux toucher rectal via super suppo et franchement rien à voir avec le toucher du chir. Je me relève de suite aprés. Des selles moulées mais molles matin et soir, sans perte de sang et pas trop de douleurs en suivant (sauf hier soir mais c'est ma faute, j'ai trop forçé). Un traitement à base de dafalgan et ketum pendant 7 jours pour ce dernier. Voilà ma petite histoire (euh longue histoire ) . Mon récit pour la postérité. Je me dis que même si j'ai eu et j'aurai des jours difficiles encore pendant 2/3 semaines, le jeu en vaut la chandelle. Et puis je vais avoir un joli petit cul pour noël Je souhaite bon courage à tous les opérer comme moi et aux futurs. Ce ne sera plus qu'un lointain souvenir dans quelques mois.
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224564
b
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