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L'opération Milligan Morgan est efficace mais il y a des séquelles

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 12/03/10 | Mis en ligne le 05/08/11
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La science : De part mon métier j'ai accès a l'ensemble des publications scientifiques sur le domaine médical et de plus je suis en mesure d'évaluer la réelle efficacité d'une méthodologie (c'est mon job). Néanmoins je ne suis pas un doc mais plutôt un matheux et le cas échéant… un patient (pour une fois, je me retrouve de l'autre coté du rideau). En conséquence de quoi j'ai consulté les études scientifiques de référence (pubmed) sur le sujet. En résumé, il y à pas mal d'études sur la Milligan Morgan des trois paquets. Cette opération montre une efficacité redoutable avec un suivi de presque 18 ans (ce qui est exceptionnel). C'est l'opération radicale et efficace d'un point de vue tranquillité à long terme. Par contre d'un point de vue patients, le bénéfice est extraordinaire mais il peu y avoir des séquelles telles qu'incontinence, rétrécissement anal et difficulté à la selle dure et dans ce dernier cas probablement pour longtemps. Pour l'hémorroïdectomie d'un seul paquet il n'y a pas beaucoup d'études, mais pour le moins il y en une qui tiens la route et qui montre une efficacité tout a fait similaire (96% d'efficacité vs 98% pour les 3 paquets) , sur un suivi de 8 ans (8 ans aujourd'hui, 9 ans l'année prochaine… etc… Car l'étude est en cours). Mais hélas cette étude ne tiens pas compte des séquelles possible telle qu'incontinence. Néanmoins il semble que par cette méthode le rétrécissement anal soit impossible et de fait la sensibilité/constipation aux selles dures. De plus les suites opératoires sont moindre, bien que réputé autant douloureuse (ie : Peu ou pas de complication soit 5% contre 45% dans le cas de la Milligan. Notez que ces complications ne sont en général pas dramatiques). Néanmoins selon mon proctologue dans le cas de la chirurgie sur un seul paquet la récidive est probable sur les paquets restant, et cela dès 10 ans (donc hors du cadre de l'étude mentionnée ci-dessus). C'est intéressant de voir qu'ici l'expérience individuelle d'un docteur peut être supérieure a celle de la communauté scientifiques (c'est classique sur les vieux docs) , en tout cas ceci dans le cadre d'un seul paquet. Selon les deux études il est recommandé d'opérer hors crises hémorroïdaires. Personnellement je comprends, avec un peu d'ironie, qu'il faut le faire quand tout va bien et que l'on ne récent aucun besoin de se faire opérer… Comme quoi cette maladie et des cotés bien étranges. Sur le principe une Milligan-Morgan-Jones consiste a extériorisé les hemmos, les pincer, les disséquer, les ligatures et hop on lâche les pinces c'est fini (grosso-modo). Le tout est de laisser les sphincters tranquilles et de ne pas les toucher (sinon l'incontinence guette). Ici je donne mon avis (plutôt un avis de patient qui a attendu probablement trop longtemps) sur le fait qu'un bon gros prolapsus bien distendus me semble plus facile à opérer car facile à extérioriser… Non, non je ne me chercher pas d'excuses à attendre le dernier moment pour l'opération… rires. En outre je me suis posé la question de savoir pourquoi on laissait les plaies ouverte (ce qui me parait barbare). Ce qu'il faut savoir pour comprendre c'est qu'une plaie ouverte ne peu pas s'infecter. Ce qui semble être un avantage considerable vu la zone. En outre il semble quand même qu'a l'intérieur ça soit recousu un peu… ouf. D'un autre coté, en Amérique du nord ils recousent tout an prélevant des morceaux de peaux ailleurs. Les études montrent que c'est plus douloureux mais l'hospitalisation dure moins longtemps. Donc c'est le coté pognons qui entre en jeu chez nos frères américains… car une hospitalisation plus courte et un arrêt de travail plus court coute moins cher à la société. Par dessus tout ça il y a un coté "coup de mains" des praticiens qui entre en jeux et biase les etudes. Les nord-américains sont habitué a opérer à la "nord-américianes" et obtiennent de meilleurs résultats que des européens qui opère de manière idoine. Donc les resultats de toutes études de comparaison est a prendre avec des pincettes. Pour les autre méthodes : Longo, THD… etc… C'est moins efficace et significativement moins efficace. De plus certains docs cherchent à se faire une spécialité avec ce truc et opère sur des cas peu appropriés (grade IV). J'estime qu'à ce faire opérer (en grade IV ou III comme moi) autant choisir l'opération qui offre le maximum de succès quitte a pleurer sa mère. Je suis presque sur que le jeu n'en vaut pas la chandelle et que les motivations pour opter pour une Longo pour un grade IV, sont essentiellement mercantile.

Et que c'est fait pour faire économiser de l'argent à la sécu… En effet, 1 mois d'arrêt pour une Milligan contre 7 jour pour une Longo… Y a pas photos. Je pense néanmoins que la THD à de l avenir car sur le principe elle est peu différente d'une Milligan, néanmoins il faut encore améliorer le truc. Et il est fort probable qu`actuellement une Milligan (sur un paquet) THD sur les autres soit la meilleure opération souhaitable (mais pas en accord avec la sécu). L'histoire : Ca c'est le coté business/scientifique… D'un point de vue plus personnel, ben j'introduis peu à peu le problème à mon entourage car après l'opération on "disparait pendant un mois" pour congé maladie. En fait c'est relativement incroyable le nombre d'opérés que j'ai pu rencontrer… Il semblerait a leurs yeux que les hémorroïdes ne servent à rien, et qu'ils auraient du se les faire enlever depuis des siècles. Le témoignage est unanime et sans équivoques… Je m'interroge ?! Bien sur l'opération est programmée et j'ai peur. D'un point de vue diagnostique/historique, j'ai consulté pour la première fois alors que j'avais 19 ans (il y a 16 ans). Ceci pour des saignements sans douleurs et j'ai eu droit au Transipeg, soit le traitement pharmaceutique. Au début je rebutais a être dépendant d'un médoc et me refusait à admettre la maladie (j'avais vu le prolapsus dans un miroir mais me refusait à admettre cette visions d'horreur). Cette période a bien durée 10 ans. J'éprouvais un inconfort après la selle que j'ai très vite limité en exonérant uniquement le soir avant d'aller au lit. Je pense que le prolapsus rentrait durant mon sommeil et je me réveillais le matin frais comme un gardon. Bien sur la constipation aggravait la chose mais une nourriture bien contrôlée permettait de limiter grandement. Mais au final c'est un combat de tous les jours… À ; noter qu'en début de cette période je faisais du sport, et que c'est très aggravant. Le sport et les hemmos ne sont pas copains mais alors pas du tout ! Une activité physique régulière genre 5/10 min de gym ok, mais du sport (course a pieds vélo…) non ! Quelques années/décennie plus tard j'ai eu une thrombose hémorroïdaire interne. La du simple inconfort on passe à la super méga douleur continuelle sur plusieurs jour. Car le prolapsus est un facteur aggravant.

Du coup pour aider mon combat je décide de prendre une arme supplémentaire je site, le Transipeg. Ca marche. L'année d'après, malgré un meilleur contrôle du transit : re-crise, je prends un miroir et constate le prolapsus… Quelle vision horrible, un rognon pendu a l'anus… La je consulte un généraliste pour la première fois. Verdict : "Faite le poirier et ça va rentrer tout seul, autrement vous pouvez aider avec un doigt en serrant un peu les fesses". Miracle ça marche. A partir de ce moment j'ai passé un certain temps la tête en bas mais j'ai retrouvé un confort de vie incroyable… pour deux ans. Car bien évidement ce genre de maladie ne peut que s'aggraver, il est impossible selon mon expérience de revenir en arrière. Et ce, quelque soit l'hygiène de vie, l'alcool, la nourriture… etc… Bien sur l'hygiène de vie a un impact direct sur la douleur et l'inconfort, mais pas sur la maladie elle même. Je veux dire qu'avec une hygiène de vie remarquable, mon prolapsus se réintègre en 5 min alors que constipé ça prends 20 min. Cependant je prône l'hygiène de vie qui la rend quand même plus facile. C'est le très gros point positif du prolapsus hémorroïdaire car vous avez une incitation fantastique et un récompense à avoir une bonne hygiène de vie et une alimentation équilibrée. La troisième année : le quotidien, pas de thrombose pas de vrai douleur. Ensuite la 4ieme année c'est produit un phénomène que je ne souhaiterai pas a mon meilleur ennemie. Après les fêtes (ou je mets mon hygiène de vie en vacances avec tout le reste). J'ai eu je pense un fécalome (ie : une grosse selle dure) qui est sortie en même temps que mes hémorroïdes… Autant dire que ça a coincé au portillon (Ce n'est pas marrant de se retrouver avec une grosse merdre coincé dans le c…) et bien sur… fissure avec du sang en veux tu en voilas, et une douleur piquante, plus une thrombose du fait que des vaisseaux sanguin ont explosés… la TOTALE. J'ai mis plus d'un mois à m'en remettre… et encore objectivement je ne pense pas m'en être remis. C'est la que j'ai re-consulté un procto qui m'a bien sur un peu sermonné d'en être arrivé a ces extrêmes (par le biais de mes méthodes de poiriers, de doigt… etc…).

En effet plus on repousse les limites de cette maladie plus on s'expose à des douleurs importantes/frequentes… Lors de la consultation il a vue les signes avant coureur d'une urgence imminentes et m'a refusé la fluidification de sang au cas où une opération serait nécessaire (car c'est plus difficile lorsque le sang ne coagule pas bien). Néanmoins il vaut mieux attendre d'être hors crises pour augmenter les chances de succès. Passé la thrombose, la douleur deviens a ce moment typiquement celle d'une fissure : douleur a la selle, puis plus rien et re-douleur pendant quelques heures (éviter d'aller a la selle avant d'aller au lit ou sinon on dort pas). Ceci accompagné d'un prolapsus ce n'est pas rigolo et donc je décide de me faire opérer afin de ne plus revivre ce cauchemar. Donc j'espère ne vivre que trois épisodes douloureux, soit 4 au total en comptant l'opération. (Notez que selon mon doc la fissure fut guérie avant l'opération) Ma synthèse de tout ça c'est qu'a 19 ans j'étais trop jeunes pour être opérer, ceci venant du manque de suivie de l'opération. Ca ne faisait alors que trois ans de suivi. Je pense que c'est pour cela que mon procto de l'époque était réticent. Aujourd'hui 15 ans plus tard avec un suivi de 18 ans j'en deduis que les jeunes sont peut être plus facilement opérés qu'auparavant. Je dirai que si vous êtes jeunes, un chirurgien consciencieux ne vous opérera que partiellement (un ou deux paquet) , car si une récidive se produit dans 10 ans vous serez encore en âge d'être opérés. Si vous avez par-contre 60 ans il vaut mieux tout enlever et éviter une opération de récidive à 70 ans. Néanmoins vous me direz : "autant tout virer" et ne plus en parler.

C'est alors que vous pensez que dame nature fait mal les choses et que les hemmos ne servent a rien. A mon avis les hemmos servent, mais si elles sont absentes (du fait d'une Milligan sur les trois paquets) , alors vos sphincter vont prendre le relais. Mais que se passera-t-il quand vos sphincters seront fatigués, quand vous serez vieux ? Personnellement c'est un gros point d'interrogation.

De plus j'estime que dans 10 ans on aura un suivi sur d'autre méthodes telles que THD ou Longo et probablement que ces méthode seront améliorées ou mieux maitrisée (Actuellement inexistant dans ma ville). Ah oui j'oubliais : On vous dira souvent, choisissez votre doc… C'est presque impossible a faire car les résultats de leurs opérations sont classés dans le secret médical. Bon boulot me mets dans un cadre spécial ou ils signent un papier pour que je puisse mesurer la compétence des docs (pas en proctologie) et la seule chose que je puisse vous dire est : Ayez confiance, c'est le plus important. Ensuite dialoguez, documentez-vous et participez à votre convalescence. Il est plus essentiel d'être un bon patient que d'avoir un bon doc.
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218201
b
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