Histoire vécue Santé - Maladies > Hépathites virales A B C      (176 témoignages)

Préc.

Suiv.

brève su le dépistage de l'hépatite C

Témoignage d'internaute trouvé sur hepatites
Mail  
| 1219 lectures | ratingStar_52138_1ratingStar_52138_2ratingStar_52138_3ratingStar_52138_4

Pourquoi faire un dépistage de l'hépatite C ?

Trois chiffres suffisent à expliquer l'intérêt du dépistage :

• On enregistre 5 000 nouveaux cas chaque année.

• Près de 800 000 personnes sont aujourd'hui atteintes de l'hépatite C.

• Plus de 300 000 personnes l'ignorent encore et l'apprendront plus tard, peut-être trop tard !

L'évolution silencieuse de l'hépatite C, non traitée, peut conduire à la cirrhose puis au cancer…

Etes-vous concerné ?

L'essentiel :

VHC : Qui devrait se faire dépister ?

Aujourd'hui, toute personne ayant eu une transfusion a connaissance des interventions effectuées et 2 dépistages sont prescrits par l'établissement hospitalier 3 mois & 6 mois après l'intervention.

Avant 1992, bien souvent les anciens patients ne savent pas qu'ils ont reçus des transfusions, des injections de plasma, etc.

La liste n'est pas exhaustive, citons déjà :

• les receveurs des dérivés du sang (facteurs anti-hémophiliques, plasma sec, fibrinogène) avant 1990.

• les patients ayant reçu une transfusion sanguine avant 1992.

• Les personnes ayant eu des examens invasifs (endoscopie avec ponction-biopsie) avant 1997.

• les amateurs de drogues, junkies, crackers ou sniffeurs, professionnels ou occasionnels.

• les émules du tatouage, du piercing, de mésothérapie, d'acuponcture qui peuvent douter d'un usage unique du matériel.

• les globe-trotters qui ont reçu des soins en Asie du Sud-Est, au Moyen-Orient, en Afrique ou en Amérique du Sud.

• les aventuriers de la sexualité (hors couples monogames).

• les résidents ou ex-résidents des prisons (pratiques addictives, partage de rasoirs…).

• les porteurs du VIH ou de l'hépatite B (VHB).

• l'entourage de porteur du VHC ou partenaires sexuels + (partage d'objets de toilette pouvant être en contact avec du sang).

• les Dialysés.

• le Personnel de santé, parce qu'une maladresse avec les seringues est toujours possible.

• les enfants nés de mère VHC + (les risques sont très faibles).

• Ceux qui ont eu au cours de leur vie une "jaunisse" non spécifiée.

• Ceux qui constatent une fatigue (asthénie) importante prolongée et inexpliquée.

• Ceux qui, à la suite d'un examen, voient une élévation (même minime) de leurs transaminases ALAT (SGPT).

Vous faites partie de la liste mais n'êtes pas sûr que ce soit la peine de vous faire dépister ?

Vous aimeriez des explications plus détaillées ?

Le développé :

CHEZ QUI DEPISTER L'HEPATITE C ?

La plupart des sujets porteurs de l'hépatite C n'ont pas fait l'objet de dépistage. Un dépistage de masse n'est pas conseillé mais un dépistage "ciblé large" est à préconiser.

Le dépistage s'adresse en première intention à tous les sujets ayant été ou étant exposés à un facteur de risque de contamination.

Cette contamination se fait par voie parentérale (contact de "sang à sang") :

• La transfusion représente un risque faible depuis l'introduction des mesures d'éviction des dons de sang à risque et l'introduction d'étapes d'inactivation dans la préparation des produits dérivés du sang.

Le risque résiduel est actuellement de l'ordre de 1/375.000 unités transfusées.

• Le 2ème mode de contamination est l'usage de drogue par voie intraveineuse ou bien nasale.

• La transmission intrafamiliale est rare et semble plus fréquente lorsque le cas index est la mère que lorsque celui-ci est le père (3 % versus 0,5 %).

La transmission mère enfant est estimée à 5 %, à 10 % en cas de forte virémie et de 20 à 30 % en cas de coinfection par le VIH.

• La contamination sexuelle est rare mais reste possible surtout en cas de rapports sexuels pendant les menstruations, en cas de lésions génitales ou de rapports à caractères violents.

• Les blessures avec du matériel souillé représentent un risque de 3 à 5 % alors qu'il est 10 % plus important pour l'HVB ; l'allaitement maternel ne représente pas de risque supplémentaire.

• La transmission verticale s'observe dans 17 % des cas.

Ainsi, le dépistage est obligatoire pour :

• le don de sang et d'organes.

• la fécondation in vitro.

Le dépistage est conseillé dans les cas suivants :

• accident ayant entrainés des expositions à du sang, grossesse, bilan prénuptial.

• existence d'un ou de plusieurs facteurs de risque.

Ce risque est évalué important > 2 % et plus faible < 2 %

• Personnes ayant avant 1992 un passé médical avec l'un des évènements suivants :

• Transfusion (sang, culots globulaires, concentrés plaquettaires, plasma).

• Administration de dérivés du sang (fractions coagulantes) avant 1990.

• Greffe (tissu, cellules, organes).

• Chirurgie lourde.

• Séjour en réanimation.

• Accouchement difficile.

• Hémorragie digestive.

• Soins à la naissance (néonatalogie, pédiatrie).

• Personnes ayant pu être exposés avant 1997 lors d'actes invasifs (risques résiduels encore mal maîtrisés).

• Exemple : endoscopie avec biopsie.

Comportant une exposition au sang, ce risque a sans doute progressivement diminué à partir des années 1970. En 1996, les procédures de décontamination, de désinfection des endoscopes et de stérilisation des pinces à biopsie, déjà recommandées depuis plusieurs années par les organismes professionnels, ont été rendues obligatoires.

Quelle que soit la date, toutes les personnes dont le sang a pu être en contact avec du sang VHC positif :

• Usagers de drogues par voie intraveineuse ou bien nasale (même une seule fois).

• Personnes ayant une élévation (même minime) des transaminases ALAT (SGPT).

• Personnes ayant une asthénie (fatigue) importante prolongée et inexpliquée.

• Personnes ayant un antécédent d'ictère (jaunisse) non expliqué.

• Personnes ayant une infection par le VIH ou une hépatite B (VHB).

• Dialysés.

• Tatouage, piercing, mésothérapie, acuponcture (sans utilisation de matériel à usage unique).

• Soins dans des pays à forte prévalence du VHC (Asie du SE, Moyen Orient, Afrique, Amérique du Sud).

• Prisonniers et anciens prisonniers (partage d'objets coupants, pratiques addictives).

• Entourage d'un patient VHC + (partage d'objets de toilette pouvant être en contact avec du sang).

• Partenaires sexuels d'un patient VHC+ surtout lors de pratiques violentes.

• Personnel de santé, en cas de contact de "sang à sang" en se piquant avec la seringue ayant servi à un patient par exemple.

• Personnes nées de mère VHC + (les risques sont très faibles).

Le ciblage des campagnes de dépistages & leurs limites :

Pour le dépistage, des campagnes ciblées sont menées auprès des populations jeunes & adultes. Viser le coeur de cible & anticiper pour l'avenir est une bonne chose.

Dans le même temps, ces campagnes semblent exclure implicitement de leurs stratégies, les populations qui ont aujourd'hui 60 ans & plus qui sont laissées de côté.

On pourrait voir à cela 2 raisons :

1. Financière : éviter les indemnisations en masse au bénéfice du gouvernement.

2. L'âge : les laisser vivre ainsi plutôt que leur infliger un TTT lourd & à l'issue incertaine…

Ce document est une synthèse des informations trouvées en suivant ces liens.

http://www.hepato-quotidien.fr/portal/e… d=re773117.

http://www.gyneweb.fr/Sources/biologie/… individuel.
  Lire la suite de la discussion sur hepatites.net


52138
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Examen medical mst

image

Bonjour, J'ai demandé à mon médecin un bilan sanguin dernière ainsi que d'y inclure les mst, juste un contrôle de routine donc. Pas de soucis à priori mais quelques petites choses me font tout de même me poser des questions. Je sais que seul...Lire la suite

Je vais faire ma pds

image

J' ai une maladie auto-immune avec un rhumatisme psoriasique avec en + syndrome inflammatoire. Je ne prends aucun ttt sinon du paracetamol car comme j' envisage une 2ègrossesse je les bloque question ttt, qui sera du style metotrexate ect. Mais...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages