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Séjours en hopital psychiatrique

Témoignage d'internaute trouvé sur vivelesrondes - 05/09/11 | Mis en ligne le 21/05/12
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Et bien voilà… je viens moi aussi vous faire part de mon expérience non pas en HP, mais dans un hopital avec un étage réservé aux maladies neurologiques dont la dépression. Je suis arrivée là dans un état pitoyable, envoyée d'urgence par un médecin qui ne me connaissait même pas (encore) mais qui a vu tout de suite ce qui se passait… Là-bas, j'étais en chambre seule (mais il y avait des chambres doubles ou à quatre). Le matin, nous étions réveillés vers 07h30 et à 08h00 le déjeuner (avec les premiers traitements (au début, je prenais jusque 10 médicaments par jour) ). Nous devions tous être dans une tenue adéquate pour aller au réfectoire (défense de manger dans sa chambre). Après cela, activités jusque midi. Ça allait des perles, peinture, bricolages, gymnastique etc… jusqu'à la promenade dans un centre commercial proche pour ceux qui avaient le droit de sortir (accompagnés par une infirmière). A midi, après les traitements, repas, puis sieste. Ensuite, de nouveau des activités puis souper (diner pour vous en France) et visites pour ceux qui en avaient (une heure le soir, pas plus). Entretemps, il était interdit de sortir (les portes du service étaient fermées à clé). Vos activités pouvaient aussi être coupées par les visites chez le psychiatre, psychologue ou autre… Le soir, traitements et puis soit, on se réunissait dans la salle de télévision, dans une autre petite pièce pour discuter ou seul dans sa chambre (normalement on ne pouvait pas aller dans les chambres un de l'autre). Dans ce service étaient aussi rassemblés toutes sortes de pathologie allant de l'alcoolisme, de l'addiction aux drogues, la dépression, les maladies neurologiques etc… Si un patient rentrait en possession d'alcool dans le service, il était immédiatement mis dehors. Je suis restée 5 semaines dans ce service et je dois vous avouer que je m'y sentais bien. Pourtant, au début, ce n'est pas facile de vous retrouver tout seul, sans attache et sans repère. Mais les infirmières et les médecins que j'ai eu ont tout fait pour que je me sente à l'aise. Naturellement, ça ne s'est pas fait du jour au lendemain… il m'a bien fallu deux à trois semaines pour recommencer ne serait-ce qu'à sourire… Ça se passait en 2007. Je suis toujours actuellement sous anti-dépresseurs et ça risque encore de durer un peu… mais mon expérience n'a pas été si mauvaise que ça… Je souhaite en tout cas à tous ceux qui pourraient être confrontés à ce genre de maladie de tomber sur un établissement comme celui où j'ai été. Voilà ma petite expérience.
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257514
b
Moi aussi !
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