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Quelques informations sur l'épilepsie

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo
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Bonjour les filles, bon eh bien j'espère que je ne suis pas "bannie" par ici… à priori je suis en terrain neutre !

 

Voilà en fait j'ai trouvé un article sur le net concernant l'épilepsie et je voulais savoir si tout keski dit le monsieur est vrai et toujours d'actualité, parce que je m'informe, je m'informe mais faudrait pas que j'aprenne des conneries tout de même. Alors moi je vais au devant des vraies spécialistes, des femmes de terrain que vous êtes. Bon installez vous confortablement, il y a de la lecture les filles !

 

"Description médicale.

Bien des gens célèbres ont souffert de cette maladie longtemps stigmatisée et associée à une forme de possession. Citons notamment : Jules César, Agatha Christie, Fiodor Dostoïevsky, Jeanne d'Arc, Socrate, Ludwig van Beethoven, Vincent Van Gogh, Alfred Nobel et même, semble-t-il, Mahomet.

L'épilepsie est une maladie physique qui cause des changements brefs et soudains de l'activité électrique normale du cerveau. Durant la crise, les cellules cérébrales déchargent des influx nerveux incontrôlés et quatre fois plus intenses qu'à l'habitude. Le comportement, les mouvements, les pensées, les perceptions et émotions de la personne affectée sont alors temporairement perturbés.

Environ 10 % des gens ont une crise au cours de leur vie, mais il faut subir des crises répétées pour qu'on diagnostique une épilepsie.

Les crises prolongées et répétées - ou état de mal épileptique - doivent absolument être traitées d'urgence, car elles peuvent entraîner de graves atteintes neurologiques et même la mort.  

 

Prévalence  

En Amérique du Nord, 1 % de la population souffre d'épilepsie, ce qui représente environ 300 000 personnes (adultes et enfants) au Canada et 14 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année. En France, c'est 450 000 personnes qui en sont atteintes avec de 5 à 8 nouveaux cas par 1 000 habitants chaque année.  

 

Causes.

Dans environ 30 % des cas, l'épilepsie peut s'expliquer par l'une des raisons suivantes :

 

Traumatisme crânien ;

Tumeur au cerveau ;

Accident vasculaire cérébral ;

Malformation congénitale au cerveau liée à une maladie, une blessure ou une infection chez la femme enceinte ayant pu affecter le développement du système nerveux chez le foetus ;

Fièvre élevée ;

Infections comme la méningite ou l'encéphalite ;

Intoxication liée aux abus d'alcool ou de drogue ou encore sevrage de l'une ou l'autre de ces substances ;

Certaines maladies neurologiques : sclérose en plaque, paralysie par lésion cérébrale ;

Déséquilibre biochimique : faible taux de sucre, sodium ou calcium, carences vitaminiques graves ;

Réactions allergiques à certains aliments.  

Environ 70 % des cas sont attribuables à des causes inconnues. On suppose cependant qu'environ 10 à 15 % de l'ensemble des cas seraient d'origine génétique puisque l'épilepsie semble plus répandue dans certaines familles.  

Quoi qu'il en soit, on connaît assez bien les facteurs qui peuvent jouer un rôle déclencheur chez les épileptiques déclarés. Voir la section "Facteurs de risque" .  

 

Évolution à long terme  

L'épilepsie peut durer toute la vie, mais la majorité de ceux qui en sont atteints finiront par ne plus avoir de crises. Le fait d'avoir été diagnostiqué en bas âge est un des facteurs qui favoriserait une rémission à long terme. (Voir aussi "Médication" dans la section "Traitements médicaux" .)  

 

Notes.

1. L'épilepsie rolandique bénigne (réfère au cortex rolandique, la partie du cerveau atteinte par ce type d'activité épileptique) est une forme commune de la maladie qui touche les enfants. Qu'elle soit traitée ou non, elle disparaît habituellement à la puberté et ne laisse aucune séquelle.

2. Les convulsions fébriles qui surviennent au cours des poussées de fièvre chez les jeunes enfants n'augmentent leur risque de développer de l'épilepsie plus tard.  

 

Types de crise  

Selon le cas, l'épilepsie peut impliquer l'ensemble du cerveau - c'est la crise généralisée - ou se limiter à une région cérébrale spécifique - on parle alors de crise partielle.  

 

Les crises généralisées  

Absences généralisées. C'est ce qu'on appelait avant le "petit mal" . D'une durée d'environ 30 secondes, ces crises causent une perte de conscience qui n'occasionne pas de mouvements anormaux du corps. Elles surviennent généralement chez les enfants et passent souvent pour de l'inattention de leur part. Lorsqu'elles se produisent jusqu'à 100 fois par jour, elles peuvent affecter les résultats scolaires.  

 

Crises tonico-cloniques. On les appelait jadis "grand mal" et, du fait de leur aspect spectaculaire, c'est ce type de crises qu'on associe généralement à l'épilepsie. La crise dure plus d'une minute. Il s'agit de convulsions généralisées qui se déroulent en deux phases :  

- Durant la phase tonique, la personne pousse un cri, puis perd conscience. Ensuite, son corps se raidit ;

- La phase suivante est dite clonique : la personne entre en convulsions (secousses musculaires incontrôlables et saccadées).

La respiration varie : bloquée au début de la crise, elle devient ensuite très irrégulière. Une fois la crise terminée, les muscles se relâchent - y compris ceux de la vessie et des intestins. La personne peut être confuse, désorientée, éprouver des maux de tête et vouloir dormir. Les effets s'estompent habituellement au bout de quelques heures et la personne ne garde pas de souvenir de ce qu'il s'est passé.  

Si la crise tonico-clonique débute par une crise partielle, elle peut être annoncée par une aura (voir la section "Symptômes").  

 

Crises myocliniques. Elles se manifestent par de brusques secousses des bras et des jambes. Ce type de crises dure d'une à quelques secondes selon qu'il s'agit d'une secousse unique ou d'une série de secousses. Elles ne provoquent généralement pas de confusion ou de somnolence.  

 

Crises atoniques. Au cours de ces crises, la personne s'effondre soudainement. Après quelques secondes, elle reprend conscience et elle est capable de se relever et de marcher.  

 

Les crises partielles  

On parle de crise simple si la personne reste en contact avec la réalité ou de crise complexe si elle en "décroche" .

 

Crises partielles simples. Au cours de ces crises (qu'on appelait avant "crises focales") , la conscience est préservée, tandis que les symptômes dépendent de la zone du cerveau atteinte. La personne peut ressentir des fourmillements, émettre un mouvement anormal de crispation d'une partie du corps, éprouver des hallucinations olfactives, visuelles ou gustatives soudaines, manifester une émotion inexpliquée ou avoir la nausée. (Voir précision sur l'aura dans la section "Symptômes").  

La crise dure plusieurs minutes.  

 

Crises partielles complexes. (autrefois appelées "crises psychomotrices" .) Ici, la personne est inconsciente et elle a des automatismes, c'est-à-dire qu'elle pose des gestes répétitifs involontaires comme tirer sur ses vêtements, claquer des lèvres, etc. Elle ne se souviendra pas du tout ou très peu de ce qu'il s'est passé une fois la crise terminée.  

 

Crises partielles avec généralisation secondaire. Elles commencent par des crises partielles simples ou complexes qui affectent les deux côtés ou l'ensemble du cerveau. Ces crises s'intensifient jusqu'à provoquer des convulsions généralisées avec raidissement.  

 

Considérations pratiques  

Sauf dans les rares cas où une maladie mentale est également présente, l'épilepsie n'affecte pas l'intelligence. En général, si la personne est bien soignée, elle peut mener une vie normale avec certaines restrictions. Comme on l'explique sur le site Internet d'Épilepsie Canada (voir "Sites spécialisés") , "l'expérience démontre que les personnes atteintes d'épilepsie ont moins de crises lorsqu'elles mènent une vie active normale. C'est donc dire qu'on doit les encourager à se chercher un emploi, que ce soit à temps plein ou à temps partiel. (…) Néanmoins, certains emplois, en raison de l'utilisation d'équipement technique ou de machines que leur pratique suppose, peuvent ne pas être recommandés aux personnes atteintes d'épilepsie."

Si au bout de cinq ans aucune crise n'est survenue, on peut demander une réévaluation médicale pour obtenir l'autorisation de pratiquer les activités proscrites en raison de l'épilepsie. Dans le cas de la conduite automobile, elle est interdite en début de traitement. Cependant, après une année sans crise, le médecin peut faire un certificat médical mettant fin à cette interdiction.  

 

Symptômes.

Aura. L'aura est une sensation qui varie d'un cas à l'autre : changement de température, odeur particulière, anxiété, tension, son musical, odeur ou goût particulier. Selon le cas, l'aura correspond simplement à une crise partielle simple ou annonce une crise généralisée. Dans ce dernier cas, l'aura peut même se manifester suffisamment à l'avance pour que la personne ait le temps de s'étendre afin d'éviter une chute et de prendre les précautions nécessaires pour éviter de se blesser.  

Convulsions.  

Contractures musculaires (contraction prolongée et involontaire).  

Cri.  

Perte de conscience.  

Respiration bruyante.  

Personnes à risque.

On diagnostique 30 % des nouveaux cas annuels chez les jeunes enfants et les adolescents.  

Chez les 65 ans et plus, la prévalence est relativement élevée. (En particulier à cause de l'augmentation des cas de troubles cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux).  

Une prédisposition génétique pourrait jouer un rôle dans le cas de certaines formes d'épilepsie.1.

N.B. L'épilepsie peut apparaître n'importe quand au cours de la vie.  

 

Facteurs de risque.

Stress, émotions violentes (colère, peur, anxiété, etc.).  

Alimentation déficiente et repas irréguliers.  

Stimulation lumineuse intermittente (jeux vidéo, stroboscope, etc.).  

Maladie, fièvre ou allergies.  

Manque de sommeil.  

Chaleur ou humidité.  

Prévention.

Étant donné que, dans la plupart des cas, la cause de l'épilepsie demeure inconnue, il est difficile de faire des recommandations pour la prévenir. À tout le moins, on peut éviter les cas d'épilepsie causés par un traumatisme crânien en appliquant les précautions habituelles : casque protecteur pour les activités à risque, etc.

S'il est impossible de prévenir l'apparition de l'épilepsie, on peut en revanche réduire les facteurs déclencheurs de crises chez les épileptiques déclarés en appliquant les mesures suivantes :

- bien gérer le stress (voir  Approches globales) et faire attention aux émotions violentes (peur, colère, etc.) ;

- dormir suffisamment (au minimum 7 heures par jour) ;

- ne pas prendre de drogues ;

- avoir une alimentation équilibrée ;

- réduire la consommation d'alcool ;

- éliminer les stimulants : tabac, café, thé, coca-cola, chocolat ;

- faire attention aux sources lumineuses clignotantes (jeux vidéo, éclairage des discothèques, phares, etc.) ;

- éviter de s'exposer à de fortes chaleurs ;

- bien prendre ses médicaments.  

 

Traitements médicaux.

Suivi médical : cas nécessitant une consultation.

Il n'est pas nécessaire de voir un médecin à chaque crise, mais une consultation s'impose dans les cas suivants :

- la crise dure plus de cinq minutes ;

- une deuxième crise suit immédiatement ;

- cela prend du temps pour se remettre de la crise ;

- il y a des changements dans la façon dont on se sent durant et après la crise ;

- il a des signes de blessure ou de maladie ;

- la fréquence des crises change.

 

Chirurgie.

S'il s'agit de crises partielles et que la médication ne fonctionne pas (pharmacorésistance) , il est possible de procéder à une lobectomie (ablation de la zone du cerveau responsable des crises). Une telle opération est limitée aux patients victimes d'une lésion cérébrale bien identifiée située dans une zone du cerveau qui peut être enlevée sans risque de provoquer un déficit neurologique ou un trouble de la personnalité.  

 

Le Gamma Knife est une radiochirurgie encore expérimentale au chapitre de l'épilepsie. Cette méthode consiste à irradier la zone causant l'épilepsie en utilisant une puissance de radiation très élevée. Non effractive, cette technique a l'avantage de ne détruire que les cellules défectueuses.2.

 

Médication.

Grâce aux nombreux médicaments anticonvulsivants sur le marché, il est possible de faire cesser complètement les crises chez plus de 75 % des épileptiques. Pour le 25 % restant, ces médicaments peuvent à tout le moins réduire le nombre de crises et leur intensité. Certains de ces médicaments sont utilisés depuis longtemps (phénytoïne, carbamazépine et acide valproïque par exemple) , tandis que d'autres sont plus récents (gabapentine et topiramate, par exemple).  

S'il n'y a pas de crises pendant deux ou trois ans, il est possible de cesser le traitement. Dans 70 % des cas, il n'y aura pas de récidive.

Reste que ces médicaments peuvent entraîner beaucoup d'effets secondaires.3.

 

Mesures en cas de crise.

- Ne pas retenir la personne qui fait une crise, mais l'aider à se placer par terre si elle s'écroule.

- Empêcher la personne de se blesser en éloignant tout ce qui pourrait faire obstacle : mobilier, appareils, etc.

- Ne rien insérer dans la bouche. C'est un mythe que l'épileptique en crise puisse avaler sa langue, car c'est physiquement impossible.

- Dénouer la cravate ou desserrer le col selon le cas.

- Ne pas tenter de réanimer la personne.

- Une fois la crise terminée, placer un coussin ou un vêtement replié sous la tête et tourner doucement la personne sur le côté (pour dégager les voies respiratoires et favoriser l'écoulement de la salive).

- Laisser la personne se reposer au besoin.

- N'appeler une ambulance que si la crise dure plus de cinq minutes. "

 

Alors à vos claviez mesdames si vous ne dormez pas encore ! Debout là dedans !
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50341
b
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