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L'évolution des traitements au fil des années

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo
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Je vous suggère de consulter le bulletin émanant de la Fondation Charcot www.fondation-charcot.org Je vous en prie, prenez le temps de le lire Je le trouve assez déprimant. Il fait prendre conscience des limites des traitements actuels Le congrès annuel de l’ECTRIMS (European Committee for Treatment and Research in Multiple Sclerosis) s’est tenu à Madrid du 27 au 30 septembre. L’information la plus marquante est incontestablement la réintroduction du Tysabri comme traitement de la SEP. On se souvient que ce traitement avait été retiré du marché après la découverte de deux cas de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LMP), dont un mortel, survenus chez des patients ayant reçu à la fois du Tysabri et de l’interféron. Après révision des dossiers, la FDA ( Food and Drug Administration) et l’EMEA ( European Medicines Agency) ont donc autorisé son utilisation, malgré qu’aucun mécanisme physiopathologique évident n’ait été démontré pouvant expliquer ces deux complications graves. Le Tysabri ne peut cependant être prescrit que dans des cas de SEP d’évolution rapide et n’ayant pas répondu aux autres traitements actuellement disponibles. Ce n’est donc pas un traitement de première intention. Son utilisation exige l’observation de consignes très strictes visant à dépister une éventuelle prédisposition du patient à développer une LMP. En cas d’apparition de nouveaux signes cliniques ou radiologiques pendant le traitement, celui-ci doit être interrompu jusqu’ à ce que le diagnostic de LMP ait été exclu. En attendant une meilleure connaissance de la toxicité à long terme du Tysabri, ce nouveau médicament semble plutôt un traitement d’exception. Par contre, les études cliniques avec un autre immunosuppresseur, le Fingolimod (FTY720), progressent et sont encourageantes. Parmi les nouvelles molécules actuellement en expérimentation clinique, le Fingolimod est incontestablement une des plus intéressantes et qui pourrait améliorer considérablement nos possibilités thérapeutiques d’ici quelques années. Enfin, les firmes pharmaceutiques modifient le dosage des médicaments actuellement disponibles ou perfectionnent les processus de fabrication pour améliorer leur efficacité et les rendre plus confortables pour les patients. Les perspectives d’évolution des traitements sont donc prometteuses. Elles démontrent, si besoin est, l’utilité de ces recherches et la raison d’être des organismes qui s’y consacrent Dernières informations concernant le Fingolimod (FTY720) Ce médicament présente l’avantage appréciable de pouvoir être administré en comprimés alors que jusqu’à présent tous les traitements se font par voie sous-cutanée, intramusculaire ou intraveineuse. Le Fingolimod parait bien toléré, mais un cas de leucoencéphalopathie postérieure régressive, se traduisant par une brusque cécité et dont la patiente a gardé une perte de vision dans le champ visuel droit, a été rapporté dans une série d’environ deux cent malades. Cette complication s’observe avec d’autres immunosuppresseurs, mais n’avait jamais été décrite chez des patients SEP ayant suivi ce genre de traitement. La dose de 1.5 mg s’avère aussi efficace que celle de 5 mg et donne nettement moins de réactions secondaires. Trois études phase III sont programmées, les deux premières (l’une mondiale, l’autre réservée aux Etats-Unis) comparent des doses de 1.5 et 0.5 mg à un placebo et la troisième à l’Avonex. Si la bonne tolérance se confirme, ce médicament pourrait être admi- nistré en première intention, dès le début de la maladie. Avec un recul de deux ans, son efficacité sur les poussées s’avère remarquable, au moins deux fois supérieure à celle des interférons et du Copaxone. Cette nette supériorité se confirme en ce qui concerne les lésions actives à l’imagerie en résonance magnétique (IRM). Par contre, il n’est pas possible de se faire une idée de son efficacité sur la progression du handicap étant donné que les patients sous placebo ont reçu la substance active après six mois pour des raisons éthiques. Il est en effet admis actuellement que l’inclusion d’un groupe de patients sous placebo est éthiquement discutable lorsqu’il existe déjà un traitement dont l’efficacité est reconnue. Pour les études phases III avec le Fingolimod, la notion de placebo « volontaire » a donc été proposée. Ces patients, qui pour diverses raisons ne souhaitent pas être traités, recevront donc un placebo pendant deux ans, recul suffisant pour apprécier l’effet sur le handicap. Le groupe placebo sachant qu’il ne reçoit pas de traitement actif, l’étude sera en simple aveugle car seuls les neurologues évaluant l’état des malades et les radiologues qui interpréteront les IRM ignoreront ce que les patients reçoivent. La sclérose en plaques est-elle plus fréquente qu’autrefois ? Plusieurs publications font état d’une augmentation du nombre de patients chez qui le diagnostic de SEP est posé chaque année (incidence). Il est évident que nos moyens permettant d’établir le diagnostic ont considérablement évolué fin du 20ème siècle, mais cela n’explique pas tout. Les épidémiologistes sont d’accord sur le fait qu’il existe actuellement une augmentation progressive de la SEP à l’échelle mondiale, marquée par deux périodes de progression plus rapide. La première se situe dans les années 70-80 et s’explique par l’utilisation de l’analyse des protéines du liquide céphalorachidien, permettant un diagnostic plus sûr et plus précoce. La courbe a ensuite progressé de façon plus lente entre 1980 et 1990 et depuis lors marque à nouveau une nette accélération. Celle-ci est due au développement du scanner et surtout de l’IRM qui nous permettent de poser le diagnostic très tôt (3 ans après le début de la maladie en moyenne). Une autre observation inattendue est le fait que l’augmentation de l’incidence de la SEP touche surtout les femmes. Au début du siècle, la SEP était plus fréquente chez les hommes (H/F : 1.5). Vers 1940, les deux sexes étaient à égalité et actuellement le rapport initial s’est inversé, avec une prépondérance nette chez les femmes (F/H : 1.5). Cette augmentation préférentielle de l’incidence ainsi que des formes commençant à un âge avancé dans le sexe féminin vient d’être confirmée au Danemark, pays possédant un des meilleurs registres SEP du monde. Les épidémiologistes s’interrogent sur les causes possibles de ce phénomène sans pouvoir apporter de réponse précise. Aucun des changements de vie survenus ces dernières décennies ne paraissent impliqués. L’hypothèse actuelle serait un nouveau facteur extérieur influençant négativement le système immunitaire ou le génome féminin. Quoique ce genre d’études soit actuellement très difficile en Belgique en l’absence de registre national des cas de SEP, il est très probable que ces phénomènes concernent également notre pays. Améliorer l’efficacité des immunomodulateurs actuellement disponibles. L’efficacité des immunomodulateurs (interférons, Copaxone) dans la SEP est incontestable mais modeste. Quels que soient les médicaments, ils réduisent les poussées au mieux de 30%, ce qui veut dire qu’il faut traiter trois patients pour que l’un d’entre eux seulement réponde favorablement au traitement. Pour obtenir une meilleure efficacité, on peut augmenter la dose. Toutefois, il y a quelques années, une étude clinique avait montré que doubler la dose hebdomadaire d’Avonex (2x30
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