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Lutter contre la dégénérescence cellulaire avec la curcumine et la pipérine

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La curcumine et la piperine protecteurs dans l'inflammation et dans la dégénérescence cellulaire.

Actions Physiologiques du curcuma :

Prévenir l'inflammation et les dérives cellulaires qui leur sont fréquemment associées, atténuer les inflammations et dégénérescences du système digestif, réduire l'inflammation articulaire, soulager l'arthrite rhumatoïde, les troubles menstruels et l'inflammation cutanée.

Conseils d'utilisation.

Inflammation.

&bull ; Extrait normalisé en curcuminoïdes. Prendre l'équivalent de 300 mg de curcuminoïdes, deux à trois fois par jour selon l'importance du phénomène inflammatoire. Pour arriver à ces dosages, on aura recours à des extraits normalisés à 95 % de curcumine (de préférence potentialisés par de la pipérine du poivre pour rendre le curcuma er ses curcuminoides assimilables).

Historique.

En sanscrit, le curcuma se nomme haridra. En arabe il vient sans doute de";kourkoum"; qui signifie aussi safran. En Inde on l'appelle d'ailleurs aussi Safran des indes. Marco Polo mentionne en 1280 dans ses récits la découverte d'";une plante qui a toutes les propriétés du vrai safran, le même parfum, la même couleur et qui n'est pourtant pas du safran";. Anciennement le curcuma était aussi appelé ";terre- mérite"; appellation qui n'est plus utilisée dans la langue française mais qui est sans doute à l'origine avec sa dénomination anglaise d'aujourd'hui à savoir turmeric. C'est un des principaux ingrédients du curry, mélange d'épices omniprésent dans la cuisine indienne. En Asie, on a depuis longtemps découvert qu'ajouté aux aliments, le curcuma réduit en poudre permettait d'en conserver la fraîcheur, la saveur et la valeur nutritive. Ainsi, bien avant l'époque des conservateurs synthétiques, le curcuma jouait un rôle primordial comme additif alimentaire. Son nom chinois, Jianghuang, signifie "gingembre jaune" , une allusion au fait qu'il est de la même famille botanique que le gingembre et à la remarquable couleur de son rhizome qu'on a utilisé comme colorant et teinture.

En médecine ayurvédique (médecine traditionnelle de l'Inde) , de même que dans les médecines traditionnelles de la Chine, du Japon, de la Thaïlande et de l'Indonésie qui en sont issues, le curcuma est considéré comme un protecteur et tonique du système digestif complet et un remède contre divers troubles inflammatoires. En fait, ces propriétés sont pour ainsi dire universellement reconnues, si bien que le curcuma est commercialisé dans le monde entier.

Au cours des dernières décennies, on a isolé dans les rhizomes du curcuma des substances auxquelles on a donné le nom de curcumines. Il s'agit d'antioxydants très puissants, ce qui pourrait expliquer un certain nombre des indications médicinales traditionnelles de cette plante, notamment pour le traitement de divers troubles inflammatoires : soulagement des douleurs arthritiques, rhumatismales ou menstruelles, traitement de diverses inflammations cutanées digestives ou ophtalmologiques, etc.

Recherches.

Inflammation. Plusieurs essais préliminaires ont tenté d'évaluer l'efficacité du curcuma (seul ou en combinaison avec d'autres substances5) pour soulager l'inflammation, avec des résultats souvent prometteurs4,5,21,22. Par exemple, au cours d'un essai comparatif croisé publié en 1980 et portant sur 18 sujets souffrant d'arthrite rhumatoïde, la prise de 1 200 mg de curcumine par jour durant deux semaines a réduit les symptômes des participants (par exemple les raideurs matinales) , même si la phénylbutazone (300 mg par jour) , un anti-inflammatoire de synthèse, était un peu plus efficace21. Cependant on connaît les effets secondaires de la consommation de phénylbutazone qui ne se produisent pas avec la curcumine. En 1986, au cours d'un essai clinique sur 45 sujets, la curcumine a été aussi efficace que la phénylbutazone pour soulager les douleurs postopératoires4.

Différentes études ont ensuite confirmé l'activité protectrice des curcumines et de différents composées des zingibéracées tels que le gingérol du gingembre à l'encontre des inflammations de la sphère articulaire (cf dossier complet sur les curcumines et gingérols dans l'inflammation).

Par ailleurs, des chercheurs indiens se sont intéressés aux effets de la curcumine sur l'inflammation oculaire6,7. Bien que positifs, les résultats de ces études doivent être interprétés avec prudence, à cause d'un taux d'abandon du protocole (40 %) 6 et de l'absence d'un groupe témoin6,7.

Inflammations digestives. La Commission E et l'Organisation Mondiale de la santé reconnaissent l'efficacité du curcuma pour traiter la dyspepsie, et les inflammations digestives générant des maux d'estomac, nausées, perte d'appétit. En 1986, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a été mandatée pour établir des spécifications internationales sur les plantes les plus utilisées. Les experts de l'OMS (WHO Collaborating Center for Traditional Medecine de l'Université de l'Illinois à Chicago) ont fait une revue systématique de la recherche scientifique et consulté les pharmacopées traditionnelles de différents pays. Deux volumes ont été publiés en 1999 et 2002 avec 60 monographies dont l'une d'entre elles retient le curcuma dans l'apaisement des inflammations digestives.

Au cours d'un essai à double insu sur 116 sujets souffrant de dyspepsie, le curcuma a été nettement plus efficace qu'un placebo pour soulager les symptômes des participants1. La tradition européenne veut que la dyspepsie soit souvent causée par un dysfonctionnement biliaire. Le curcuma pourrait également agir sur ce plan, selon les résultats d'un essai clinique avec placebo mené auprès de 76 sujets souffrant de coliques biliaires traités avec une préparation contenant du curcuma2.

Ulcères gastroduodénaux. Des études in vitro et sur des animaux indiquent que le curcuma aurait des effets protecteurs sur la muqueuse gastrique, ce qui tend à confirmer cet usage traditionnel. Au cours d'une étude sans placebo, des chercheurs ont observé une régression complète des ulcères d'estomac chez 75 % des 25 sujets après la consommation de 3 g de curcuma par jour durant 12 semaines 3.

Cancers Les données d'études épidémiologiques indiquent que la prévalence du cancer du colon et de certains autres cancers est nettement moins élevée en Inde et dans les pays asiatiques où l'on consomme beaucoup de curcuma8,16. Des dizaines d'études in vitro et sur des animaux démontrent que la curcumine possède une activité anticancéreuse (côlon, estomac, bouche, peau, sein, prostate, leucémie) , bien qu'on commence à peine à entrevoir tous ses mécanismes15,17. En inhibant la production de certaines cytokines (molécules à l'origine du processus inflammatoire) , la curcumine pourrait possiblement freiner la croissance des tumeurs cancéreuses9.

L'administration de curcumine à des souris prévient de façon significative l'apparition de tumeurs induites par divers carcinogènes. Ces études ont commencé démontrer que la curcumine serait utile dans la prévention et le traitement de différents types de cancer dont celui de l'estomac, de l'intestin, du colon, de la peau et du foie et aussi plus récemment de la prostate. Et ce, tant au niveau de l'initiation qu'au niveau de la promotion du cancer. Ces résultats sont en accord avec ceux précédemment obtenus avec des cellules cancéreuses cultivées en laboratoire où la curcumine a montré qu'elle inhibait la croissance d'un nombre impressionnant de cellules provenant de tumeurs humaines, notamment celles de leucémies, de cancers du colon, du sein et de l'ovaire. En règle générale, ces effets semblent reliés au blocage de certains processus nécessaires à la survie des cellules cancéreuses, ce qui les rend incapables d'échapper à la mort par apoptose. D'autres études suggèrent également que la curcumine empêche la formation de nouveaux vaisseaux sanguins par angiogénèse, privant du même coup les tumeurs de leur source d'énergie. Plusieurs études ont confirmé ce potentiel de prévention du cancer de la curcumine utilisant des modèles expérimentaux où le cancer n'était pas induit par des substances cancérigènes mais plutôt par des facteurs plus représentatifs des risques encourus par les humains. Par exemple dans un modèle animal qui développe spontanément des polypes au niveau du tractus gastro intestinal, un facteur de risque important du cancer du côlon, l'administration de curcumine s'est avérée capable de freiner significativement (40 %) le développement de ces polypes. Cet effet de la curcumine semble principalement relié au blocage de la dangereuse étape de la progression des tumeurs, ce qui suggère que l'inclusion de curcumine dans le régime alimentaire de personnes chez qui ces polypes ont déjà fait surface pourrait contribuer à éviter qu'ils ne dégénèrent en un cancer plus avancé.

Il semble d'ailleurs que le cancer du côlon soit un des cancers sur lequel la curcumine pourrait avoir le plus d'influence positive. Cette hypothèse est basée sur l'observation que ce composé réduit les niveaux d'une enzyme appelée cyclooxygénase-2 (COX-2) responsable de la production de molécules provoquant l'inflammation38 (l'aspirine et différents anti inflammatoires sont des inhibiteurs de cette enzyme). Cette propriété pourrait avoir un effet bénéfique sur le cancer du côlon, car les études réalisées jusqu'à maintenant indiquent que ces anti inflammatoires pourraient réduire la fréquence de ce cancer. Le cancer du colon est avec le cancer de la peau parmi les cancers qui en Inde, présentent une prévalence très significativement plus faible que d'autres cancers par rapport a l' Occident et par rapport à la prévalence d'autres cancers.

Des études plus récentes chez l'homme sur l'effet de l'administration de curcumine par voie orale montrent une réduction marquée des molécules inflammatoires formées par la COX 2 dans le sang des personnes observées. Cet effet est extrêmement intéressant, surtout à la lueur des derniers résultats montrant que pour obtenir un résultat similaire, les anti inflammatoires de synthèse présentent en revanche des effets secondaires qui peuvent devenir importants et qui pourraient limiter leur utilisation à des fins de prévention du cancer du côlon, alors que la curcumine du curcuma ne présente pas ces effets secondaires tout en inhibant la cyclooxygenase COX 2.

Un autre essai encore assez limité chez le fumeur sur lequel il convient de rester encore prudent du fait de la taille réduite de l'échantillon (16 sujets) apparaît comme encourageant car il a commencé à laisser penser que la consommation de curcuma pourrait être associée à une baisse de production des mutagènes (risque de cancer) chez les fumeurs10.

Diverses autres études préliminaires (observations cliniques) soutiennent l'hypothèse d'un effet protecteur, voire curatif, du curcuma contre le cancer, notamment le cancer colorectal 23-25. Des doses élevées de l'ordre de 3000 mg étaient conseillées à cause de la faible biodisponibilité plasmatique des curcumines lorsqu'elles sont consommées de façon isolée. La curcumine seule présentant une faible biodisponibilité, des chercheurs ont essayé de trouver des substances qui permettraient d'en augmenter la biodisponibilité. La sagesse populaire ayant devancé la science, puisque le poivre était toujours associé au curcuma dans le curry des indiens, des recherches ont été orientées en ce sens et ont confirmé le bon sens des traditions puisque la pipérine du poivre potentialise bien l'assimilation de la curcumine du curcuma.

Curcuma et pipérine. Les résultats d'essais sur des animaux ont en effet démontré que les curcuminoïdes isolées n'étaient pas entièrement absorbés par l'organisme, le taux d'absorption variant de 5 % à 60 2. Pour cette raison, certains fabricants comme Holistica associent de la pipérine ou d'autres de la broméline à la curcumine. La pipérine, l'ingrédient piquant du poivre, améliore l'absorption des curcuminoïdes, tant chez les animaux que chez les humains33.

Cette étude a montré que la prise de pipérine du poivre associée à la curcumine permettait d'améliorer de façon très significative la biodisponibilité plasmatique de la curcumine grâce à cette association33., permettant à des doses moindres de curcumine de l'ordre de 300 à 600 mg d'être plus efficaces car mieux biodisponibles grâce à la présence de pipérine qui en augmente l'assimilation de l'ordre de 20 fois à 1000 fois selon les échantillons de curcumine de curcuma utilisées .

Source "Les aliments contre le cancer des Dr Beliveau et Gingras.

Le curcuma pourrait également se révéler utile dans le traitement des lésions cutanées cancéreuses11,36 et des brûlures causées par la radiothérapie18,19. Un essai a été mené sur 25 sujets souffrant de diverses lésions précancéreuses et cancéreuses. Les résultats sont prometteurs au chapitre du potentiel anticancéreux de la curcumine, mais nécessitent d'être confirmés avec des plus larges groupes de sujets étudiés contre groupe témoin26.

Maladie d'Alzheimer. Des observations in vitro et in vivo indiquent que certains composés du curcuma, dont la curcumine, pourraient contrer la maladie d'Alzheimer 27-29. Des études cliniques sont présentement en cours30.
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