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Implanon

Témoignage d'internaute trouvé sur sante-az.aufeminin - 07/10/11 | Mis en ligne le 02/04/12
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Bonjour à toutes. L'IMPLANON a fait ses débuts en France juste après l'an 2000. La première fois que j'ai pensé à l'implant c'était en 2003. J'étais venue d'ailleurs consulter sur ce forum et sur d'autres, d'éventuels témoignages afin de prendre une décision. Globalement, j'avais interprété que ça valait dans 50% des cas environs. C'était soit parfait, soit excessivement mal toléré. J'ai décidé de tenter le coup, mais de prendre avant tout l'equivalent de la mollecule en plaquette par precaution durant 3 mois. Si je supportais bien la pillule equivalente, je pourrais mettre l'implant. C'est ainsi qu'au printemps 2003 on m'a posé mon premier IMPLANON. Contrairement à la pillule, je n'ai pas pris de poids (certains temoignages faisaient etat de prises de poids allant jusqu'à 20kg). Je faisais donc partie de la "bonne moitié", celle pour qui l'implant serait un symbole de tranquilité. Je ne sais si c'est de ne plus avoir le fardeau de la pillule à prendre tous les soirs qui a joué là dessus, mais j'ai même constaté une amelioration de ma libido. Les seins gonflés quand même, les premiers mois. Je n'ai pas eu de règles pendant les 8 premiers mois où j'ai eu l'implant. Ensuite, j'ai commencé à avoir des cycles réguliers, mais espacés de plusieurs mois. Puis de plus en plus rapprochés. En 2005, j'avais mes règles 3-4 jours, toutes les 6-8 semaines environ. Mon premier implant était dans l'ensemble, une reussite très satisfaisante ! Printemps 2007, je prend RDV pour faire changer l'implant (on doit le changer tous les 3-5 ans). Je n'ai pas de règles les 3 premiers mois. Côté libido, aucun impact, ni bon ni mlauvais. Pas de seins douloureux. Par contre j'ai une très légère acnée sur le visage, mais ça reste dérisoire. Septembre 2007 : Je m'ennerve pour rien moi ? Bah, je suis désolée, ce n'est pas mon genre sans doute le changement de saison… Novembre 2007 : Je suis fatiguée. Tout le temps. Sans raison. C'est le froid qui arrive… Janvier 2008 : comme tous les ans, je me fais vacciner contre la grippe. Et bien cette année, le vaccin m'a refilé la grippe… Février 2008 : il paraît que je suis devenue lunatique. Ma collègue et amie s'inquiète, je suis tellement posée d'habitude… Je ris et je la rassure, c'est sûrement les anglaises qui arrivent !!! D'ailleurs j'ai un appétit féroce… et aussi des maux de têtes fréquents. Mars 2008 : je consulte un cardiologue. Mon coeur a des battements étranges. Deux jours d'examens. Un bilan sanguin. Conclusion : extra-systoles, rien d'alarmant mais à surveiller. En revanche mon bilan démontre une hyperthyroïdie. Je n'ai pas eu de règles depuis deux mois. Avril 2008 : j'ai RDV chez un endocrinologue pour cette hyperthyroïdie. On décide de refaire un bilan tous les trois mois, pour verifier si c'est passager ou à traiter. Il me trouve en revanche une tension faible. Illogique… Mai 2008 : on me trouve ennervée. Cela fait plusieurs fois qu'on me le dit. Je parais lunatique, pouvant passer du calme qu'on me connaît habituellement à des reactions un peu excessives, parfois même agressive. Et aussitôt calmée ensuite. Mon sommeil s'en ressent. Le changement de saison, sans doute. En plus, pas de chance, j'ai chopé une gastro, ma première gastro… rien d'excessif, pour le fun je fais un voeux. Juin 2008 : Cela fait 15 jours que j'ai mes règles. À la mi juin, je chope une angine. Trois jours sous antibiotique. Encore un episode sans importance… J'ai encore parfois qques problèmes de sommeil, je bouge beaucoup la nuit, c'est inhabituel. Ponctuellement des maux de têtes aussi, je ne comprends pas d'où ça vient, je n'y suis pas sujette et personne n'est migraineux dans ma famille. Juillet 2008 : j'ai toujours mes règles, ça fait plus d'un mois, je prend RDV chez ma gyneco. Ce doit être pour ça que je me sens de mauvaise humeur… Et puis c'est quoi ces boutons bizarres sur mes jambes ? Je prends aussi RDV chez le dermato. Il va surement se moquer de moi en me disant que je n'aurais pas du me faire epiler avec cette chaleur… Mi-juillet : Je sors de chez le dermato. C'est un psoriasis !! Au moins un mois de traitement, crème corticoïde et anti-histaminique. Entre temps, les boutons se sont étendus, rouges, comme des brûlures, sur toutes les jambes et même le maillot. J'ai pas le moral… Mes règles ont enfin cessé, c'est déjà ça ! Mais toujours ces maux de tête, toujours ces sautes d'humeurs… en fait je ne me rends pas vraiment compte, j'affirme même que ce n'est pas vrai, mais on me le dit. Août 2008 : je n'ai vraiment pas le moral. Je suis affreuse. Personne ne m'aime. Je me sens abandonnée. J'ai un copain qui m'aime, une famille qui m'entoure, des amis geniaux. Tous sont aux petits soins pour moi. Je ne sais leur faire que des reproches, je me sens mal, je me sens seule. Je pleure pour rien. La moindre discussion me fait fondre en larme. Le moindre moment d'emotion d'un programme TV lambda me touche. Tout me touche. Je deviens excessive. Dans le rire comme dans les larmes. J'en ai conscience mais je ne parviens pas à contrôler mes emotions. Je suis triste, souvent. Puis presque tout le temps. J'ai honte de mon comportement, je m'enferme dans cette honte. Je lutte pour rationaliser, mais c'est peine perdue, je m'epuise. Mon copain baisse les bras, je le vois, je le ressens. On passe moins de temps tous les deux. Je me sens d'autant plus abandonnée. Mais je ne sais pas lui dire, je lui fais des reproches. Puis je m'en veux de l'avoir fait. Mi-août : Je ne mange rien depuis plus d'une semaine. Uniquement des liquides ou de la glace (ça fond, ça devient liquide). J'ai perdu 5kg. Mon taille 36 me va grand. Mon moral est au plus bas, je me dispute avec mon copain, souvent. Je vois bien que je n'arrive pas à parler. Je decide de passer qques jours chez mes parents. Je ne leur dis rien, bien sûr… Je ne réponds plus à mon téléphone, uniquement à mon copain (dans cet état, était-ce bien raisonnable ? ). Demain j'ai RDV chez le gyneco. 18 août : Je suis chez le gyneco. On m'ausculte, m'interroge. On me fait un bilan. Je dois ôter l'implant : c'est un dérèglement hormonal, avec un léger déficit immunitaire !!! Il paraît que ça arrive… Souvent ? C'est assez fréquent… Mais enfin c'est impossible : cela fait des années que je suis sous IMPLANON, je n'ai pas eu de problèmes avant ! Il paraît que cela peut surgir plus tard, surtout avec une seconde pose !!! Ok… je suis sous le choc, mais rassurée en même temps : je n'etais pas en train de devenir folle, j'avais le taux d'hormones d'une femme enceinte de triplés ! J'annonce la nouvelle à mon copain, qui à entendre la comparaison a juste fait un raccourci bien masculin : il m'a fait à manger, puisque j'avais les hormones d'une femme enceinte, il pensait que j'avais aussi les envies !!! Ah, les hommes… 19 août : j'ai RDV pour me faire retirer l'implant sous anesthésie locale. L'operation prendra finalement deux heures, l'implant était profondément incrusté dans le muscle. Je refuse l'anesthésie générale pour un stupide implant… l'anesthésie locale ne fait plus effet mais tant pis… J'ai tellement hâte d'en finir ! 20 août : Psychologiquement soulagée. J'ai toujours les nerfs à fleur de peau mais il paraît que c'est normal, il faut compter 1 à 6 mois pour réguler tout ça dans mon organisme. Mon psoriasis s'estompe lentement, très lentement, mais les boutons ont blanchi et ne sont plus en relief, quand on touche, c'est lisse. Je ressemble à un leopard, les jambes tâchetées de blanc. 21 août : il est temps que je désigne un médecin traitant, toutes ces consultations ça commence à chiffrer. Moi qui n'ai jamais été malade de ma vie, je ne sais qui choisir, je n'en connais même pas. Pas eu ne serait ce qu'un rhume depuis 10 ans au moins. Je n'ai pas tout à fait 30 ans. 22 août : je n'ai pas dormi, mais j'ai fait presque un repas ce midi. Je commence à m'alimenter normalement. Ce soir, on sort avec mon chéri, histoire d'oublier ces derniers mois, ponctués de problèmes et de disputes… C'est que notre couple va assez mal, ces dernieres semaines ont été particulièrement eprouvantes… C'est le moment ou jamais de se retrouver un peu tous les deux, en tête à tête… 22 août au soir : nous prenons l'aperitif à la terrasse d'un bar, en bord de mer… On ne se parle pas. On vient de se disputer. Il a prévu de rentrer tôt, demain il passe la journée avec son ami… Et nous alors ? 23 août, vers minuit : Je prends un verre avec un ami. Mon amoureux vient de me quitter… dans tous les sens du terme. Je suis… je ne sais même pas si c'est réel. C'est définitif. 26 août : je sors de chez le dermato. Je viens de faire une nouvelle eruption de psoriasis, à cause de la contrariété. Cette fois, comme la première n'avait pas fini de cicatriser, je dois compter deux mois. Je lui explique le dérèglement hormonal, le déficit immunitaire, l'implant. Il lève les yeux aux ciel, sort un dossier de son bureau : ce n'est pas la première fois qu'il rencontre le cas, il décide par experience de me donner un traitement non chimique, m'explique que mon corps est désormais sujet à toutes sortes de manifestations somatiques entre autres, du moins tant que mon organisme n'aura pas régulé le problème. Il me conseille de ne plus rien prendre de chimique afin d'eviter toute interaction medicamenteuse avec ce qui circule deja en moi. Je lui explique alors que la gyneco m'a prescrit la pillule malgré ma réticence (ah oui j'oubliais, les effets de l'implant concernent tous les contraceptifs troisième génération, pillule et sterilet compris) pour eviter un effet post-partum (chute brutale d'hormones entrainant une depression). Je lui dis que j'arrêterais ma pillule dès la fin de la plaquette. Septembre 2008 : c'est la fin de mes vacances annuelles. Je n'ai plus de congés avant 2009. Je reprends le travail malgré les conseils de mon (nouveau) medecin traitant. Mi-septembre : après de 10 ans de vie active, mon premier arrêt maladie. Je dors mal ou peu. J'ai le moral dans les chaussettes. Un travail de contact. Mes nerfs sont usés. Du coup, j'ai fait une nouvelle eruption de psoriasis… cette fois j'en ai aussi sur le ventre et le dos…+ 2 mois encore me dit le dermato… Je compte : on sera mi-novembre. J'ai l'impression que cela n'aura pas de fin. Entre temps, je dois preciser que tout mon traitement est homeopathique, le medecin traitant est d'accord avec le dermato et le gyneco, je dois eviter tout ce qui est chimique et faire un maximum de relaxation (oui, oui, MOI, la fille posée et tranquille que tout le monde connaît). En résumé et en chiffre : 200 euros / semaine. Traitement psoriasis + Crème hyppoallegenique + Gel douche surgras + Shampoing + Deo, le tout en pharmacie, où le format familial n'existe pas (sans parfum, sans paraben, ph neutre, sans agent chimique) + 3 seances/semaine d'acupuncture à 27 euros l'une + Abonnement au sport. Comptez… je gagne 1100 euros par mois et je viens de m'inscrire à l'université pour reprendre mes etudes en qualité de salariée, en plus de mon travail… J'ai des tas de bouquins à acheter, comment je vais faire ? Fin septembre : je reprends le travail. Je veux y arriver. J'en ai marre. Je ne veux plus entendre parler de tout mes problèmes. Mon psoriasis est toujours là, je ne regarde plus mes jambes, ce ne sont pas mes jambes. Je dois me faire une raison, il y en a encore pour deux mois, patience. 27 septembre : j'ai des boutons bizarres sur le ventre… 29 septembre : je sors de chez le dermato (décidément ! ) , c'est un eczema, par dessus le psoriasis !!! J'ai pour consigne de ne porter que du coton, et de changer absolument tous mes produits pharmaceutiques tant qu'on ne saura pas ce qui a provoqué la réaction !!! 200 euros en un jour, cette fois, c'est le gouffre total. Regardez un peu vos armoires, à part des vieux tee shirts ou des pyjamas, vous avez beaucoup de 100% coton vous ? Aujourd'hui, 13 octobre : j'ai repris les corticoïdes, mon psoriasis s'estompe lentement, mais sûrement, mon eczema a disparu. J'ai eu des bouffées de chaleur encore jusqu'au moins dernier, façon ménopause, mais je n'en ai plus. J'attrape encore toutes les petites infections virales, je dois être encore un peu fragile, mais rien de grave. Psychologiquement, je vais bien, même si le contexte ne s'y prête pas. Je dors beaucoup et je suis facilement fatiguée, mais je pense que c'est surtout le stress. Je suis un peu en psychose : au moindre stress, souci anodin ennervement, coup de fatigue, je crains l'eruption de psoriasis ou autre manifestation somatique. Je me menage, j'evite les situations ou discussions stressantes, je pense à moi et ça me fait du bien. Je ne suis pas encore tout à fait moi, mais j'ai fait surface, j'ai le recul pour en parler, j'ai repris mes 5 kilos, j'ai réintégré ma vie sociale, j'assure au boulot, et je prends du plaisir à tout ça. Je suis célibataire, le temps n'a rien arrangé à l'affaire me conernant. Je me dis que ce n'est pas une perte… qu'aurais je fais d'un homme qui fuis quand j'ai besoin de lui ? Mon témoignange ici pour vous dire que tous ces problèmes sont directements ou indirectement, par réaction en… à l'implant. Que je reviens du forum… où l'on peut lire de nombreux témoignages comme le mien dont celui qui m'a touché, d'un homme qui vient de se séparer de sa femme… Je vous laisse le soin de chercher. J'ai désormais arrêté la pillule. Pour l'instant, je ne prends aucun contraceptif je réfléchis à la meilleure solution, etant celibataire, il n'y a pas de caractère d'urgence. Mon cas vaut ce qu'il vaut, d'autres auront pris 20 kilos, d'autres ont eu des poussées d'acnée fulgurante (en 24h) et leur visage ne cicatrisera jamais, d'autres ont perdu 15 kilos, ma collègue de travail a perdu des cheveux par poignées et a des trous dans le cuir chevelu, elle a egalement fait une depression, etc etc etc… Les exemples sont nombreux. Il y a de bonnes ou de mauvaises expériences. Mais surtout, le plus important, quoique vous décidiez de faire : si quelque problème vous arrivait, mon dermato me l'a montré par ses recherches, l'implant en est peut être l'origine, restez vigilants. Il m'a d'ailleurs précisé que s'ils ont fianlement décidé de l'autoriser en france, malgré ces réactions bien connues c'est à cause de la pression financière des laboratoires. La depression à plus ou moins grande echelle (sautes d'humeur pour le moins grave) a été décelé dans plus de 40% des cas. Ce fut mon cas. Merci de m'avoir lue jusque là et prenez bien soin de vous.
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235925
b
Moi aussi !
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