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Spasmophilie, angoisse et névralgie d'Arnold

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Depuis plusieurs mois, je souffre de violentes douleurs au cou, au front et à la tempe et deux des médecins que je visite m'ont diagnostiquée une névralgie d'Arnold. Cela me provoque donc presque au quotidien des névralgies plus ou moins violentes et durables liées visiblement à des tensions nerveuses et à mes positionnements (stature devant mon ordinateur toute la journée).

Il y a deux mois, suite à l'arrêt brutal d'un anxyolitique pris modérément pour calmer des angoisses très importantes qui d'ailleurs persistent de manière diverse, j'ai subi un syndrome de sevrage qui m'a déclenché de violentes crises de vertiges. Or, ces vertiges ou plutôt maintenant des sensations de vertige ou d'instabilité persistent de manière moins violente mais tout aussi gênante et deviennent très dures à supporter, d'autant que mes médecins ne voient pas vraiment quelle en est l'origine : ils sont partagés entre ma névralgie d'Arnold et des crises d'angoisses généralisée potentiellement liées à de l'agoraphobie à l'extérieur.

Par conséquent, je ne suis plus de traitement, mais je reste très anxieuse, hypocondriaque et comme les vertiges se manifestent par une sensation forte d'instabilité, des bouffées de chaleur ou des fourmillements parfois, des troubles de la vue, des impressions gênantes dans les oreilles comme si elles allaient se boucher et des céphalées ou douleurs proches des contractures et des lancements névralgiques, je ne sais plus quoi faire ! J'ai beau essayer de me convaincre que ce n'est que nerveux, les angoisses sont plus fortes que moi.

Je suis spasmophile et je fais des crises de tétanie depuis l'âge de 10 ans, mais c'était des crises franches qui étaient sur des événements ciblés et angoissants. Depuis que je suis rentrée dans un nouveau cycle à l'université (dea, thèse) , les crises ont quasiment cessé sauf lors d'évènements très difficiles où je fais des crises de nerfs, mais la nervosité s'est généralisée par beaucoup de maux d'origine psychosomatiques (colite, colon irritable, douleur au diaphragme, sensation d'étouffement, petite toux, ulcérations…). J'ai découvert sur internet que la spasmophilie se manifestait de manière très variée et noptamment sous forme de "vertiges" comme ceux dont je souffre. Je me rends donc compte que ce mal pourtant très répandu qui touche environ 80% de femmes, connues soi-disant pour leur hyper-sensibilité est tout aussi méconnu que sous-estimé puisque je n'ai jamais entendu l'un de mes médecins évoquer cette hypothèse pourtant probable. Il semblerait même que certains médecins nient son existence dans la mesure où elle est quasiment indétectable par les examens, où elle n'est pas raccrochée à des symptomes, des causes précis.

La définition communément admise, y compris par les médecins :

"Une hypersensibilité neuromusculaire et affective"

La définition complémentaire que notre association en donne :

"Un terrain dont l'hypersensibilité est très probablement transgénérationnelle, qui se manifeste par une grande dépendance à.

L'environnement et une vulnérabilité aux stress, le plus souvent présent dès la naissance.

La spasmophilie n'est pas une maladie mais un état de mal-être ressenti dès la vie in utero en osmose avec la mère.

Un terrain s'entretient, se nettoie, se nourrit. Laissé en friche, il se détériore et la maladie peut y faire son lit. Pour que ce qui est semé pousse et fructifie, il faut un bon jardinier. Le jardinier est le spasmophile lui-même : le médecin, les thérapeutes, les médicaments, les exercices thérapeutiques sont les outils indispensables. Le rôle de l'association est d'informer, d'accompagner, d'orienter, de fournir des outils.

La spasmophilie est une hyperexcitabilité neuromusculaire qui se manifeste par de nombreux symptômes : fatigue, troubles du sommeil, maux de tête, peur de sortir, flou visuel, paupière qui saute, boule dans la gorge, manque d'air, douleurs du cou ou du dos, palpitations, tachycardie, oppression, pincements, points au coeur, aérophagie, brûlures d'estomac, spasmes douloureux des intestins, diarrhée ou constipation, douleur du bas ventre, fourmillements, tremblements, contractures…

Les symptômes étant multiformes, le pauvre spasmophile va de médecin en médecin sans parvenir à être guéri. En fait, la prise en charge doit avoir lieu à plusieurs niveaux. Pour cela, une aide thérapeutique multidisciplinaire est nécessaire. Elle apportera au spasmophile, unique artisan de sa guérison, les outils dont il a besoin."

Si je reste spasmophile, on peut en revanche parler de plus en plus d'anxiété généralisée avec des phénomènes du type agitation, fatigabilité, trouble de concentration, irritabilité, tension musculaire et de crises de panique qui se traduisent par la sensation de mort imminente, des manifestations hyperventilatoires telles vertige, fourmillement… tout celà entraine souffrance, difficultés diverses et plonge les personnes dans un cercle vicieux sans traitement réel bien que ce soit sans danger physique ni mental.

Aujourd'hui les "vertiges" n'en sont pas vraiment, ils ne sont pas rotatifs, ils se traduisent par des sensations d'ébriété ou d'instabilité, des sensations de flottement. Imaginez vous que vous ne puissiez plus rien faire sans crainte, sans appréhension dans la vie quotidienne ? La spasmophilie ou le trouble proche et aggravé d'anxiété généralisée empêche de faire certains gestes élémentaires seuls : la conduite devient pour moi un supplice auquel j'ai renoncé depuis longtemps et qui me rend totalement dépendante de mon entourage. J'ai remarqué que ces vertiges ou les sensations de grosse instabilité survenaient n'importe quand, même de nuit, les yeux fermés bien que ce soit rare. Il n'y a pas de vraie récurrence, bien que dans les magasins, je ressente une énorme gêne, ainsi que dans les mouvements de foule ou chez moi quand je suis seule. A l'opposé, quand je suis avec mon ami pourtant très loin de moi à 1000 km, je me sens mieux et les vertiges semblent pour l'instant se volatiliser.

Le problème majeur est qu'il n'existe pas de traitement réellement efficace puisque la spasmophilie comme l'anxiété généralisée sont trop variables et restent latentes dans l'organisme même si elle est limitée ou bien gérée. En fait on est spasmophile, on reste spasmophile et un rien peut nous replonger dans cet handicap quotidien. La spasmophilie n'est pas toujours associée à la déprime, la dépression ou à des troubles psychiques, mais plutôt à l'hypersensibilité sauf si elle n'est pas traitée de quelque manière que ce soit. Il se peut qu'un même individu soit spasmique à des moments particuliers, anxieux, spasmophile avec ou sans tendance dépressive selon le cumul de caractéristiques et symptomes qui révèlent une tendance anxio-dépressive s'ils sont trop nombreux.

On parle pour les traitements de naturopathie, de sophrologie, de relaxation, de thérapie comportementale et cognitive pour complèter ou éviter les anxiolotiques quand c'est possible… Malheureusement, ces méthodes sont longues, couteuses et rien n'en garantit le succès. Il semble évident que "l'anxiété est un trouble cognitif : ce n'est pas la réalité qui pose problème mais ce que l'on en pense." De plus en plus de thérapeutes semblent ne privilégier que le versant comportementaliste, suivant l'influence américanisante, mauvaise à mon sens, qui exclut la prise en charge personnelle du problème de connaissance des situations déclenchantes et de leur gestion. Pour ma part, je fais preuve selon mon médecin qui me sert d'écoute et de psychiatre bien qu'il ne soit que généraliste, d'une très grande critique et lucidité sur ma vie et les situations que je rencontre. Peu d'entre elles m'échappent mais cela n'induit pas que je les vive mieux, que je parvienne à les gérer dans la mesure où les troubles surviennent avec des manifestations physiques qui expriment le désaccord ou le dysfonctionnement psychologique.

Connaissez-vous ce genre de symptômes et la spasmophilie ? Comment l'avez-vous traitée en sachant que je connais déjà trop les médicaments pour y recourir ? Des séances de kiné ne font rien, même si l'une d'elle m'a un peu soulagée. Les autres ont tendance à amplifier les douleurs et ne pas calmer les vertiges !

Quelques liens //spasmo.comunpoisson.net/index.php ? Referer=http%3A%2F%2Fwww.google.fr%2Fsearch%3Fsourceid%3Dnavclient%26hl%3Dfr%26ie%3DUTF-8%26q%3Dspasmophilie.

Association pour trouver de l'aide http://www.spasmophilie.com/
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6498
b
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