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J'ai connu le paradis du désir avec Adrienne

Témoignage d'internaute trouvé sur aufeminin
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Nous étions dans le lit, sous les couvertures. Dans la cheminée, les flammes dansaient en crépitant. Dehors il faisait froid. Cétait en février, je crois. Elle me tournait le dos. Je glissai ma main par-dessous sa longue chemise de coton, jeffleurai à peine son ventre, je voulais ne pas la toucher vraiment, et parvenir ainsi jusque sur ses seins, en dérangeant le moins possible ce vêtement qui la couvrait. Je mefforçai quil ne remonte pas trop en tenant le bas de mon autre main. Cétait une manuvre très délicate. Jarrivai enfin sur ses seins lourds. Elle ne disait rien, ne bougeait pas. Je lentendais à peine respirer. Elle était si paisible, si immobile, quon aurait pu croire quelle dormait. Je contemplai un moment sa robe noire, si bien pliée sur la chaise. Ses bas, ses sous-vêtements, étaient soigneusement rangés par en dessous, de telle sorte quon ne voyait que cette robe qui les couvrait, ne les laissait même pas deviner. Elle navait gardé quune longue chemise blanche, simple, austère, avec pour seule fantaisie, une sorte de lacet blanc qui sétalait en deux courbes gracieuses sur son buste. Je me pressai contre elle en effleurant ses seins de ma paume. Je les tenais ainsi un moment. Jétais songeur. Mais la chaleur de son corps se transmettait au mien, et elle devait sans doute en sentir leffet car nous étions tellement serrés lun contre lautre dans mon petit lit étroit Pourtant, elle restait toujours immobile, tranquille, muette, respirait seulement, si doucement, que cette seule respiration faisait monter aussi mon désir delle. Cétait du temps que jétais étudiant. Elle était une amie, peut-être ma meilleure amie, une amie sincère, que je navais pas un instant songé à considérer autrement que comme une amie, quoi que. Elle sappelait Adrienne. La plupart des autres étudiants lappelaient " ma sur ". Ils lui parlaient avec une sorte de déférence mielleuse. Les garçons surtout. Les filles ne la fréquentaient guère. Certaines me disaient :" Dans le fond, elle a la belle vie : pas de responsabilités, pas denfants, pas de mari, pas damant, tandis que nous, nous, au moins nous assumons ". Jétais sans doute le plus athée des étudiants, et je taquinais Adrienne. Je lui disais : " Moi, je ne crois pas en Dieu, absolument pas ; tout ... est des foutaises. Dailleurs, comme disait je ne sais qui, le problème de lexistence de Dieu nintéresse que lui-même ". Mais, à chaque fois que je lui servais mon discours anticlérical, Adrienne me répondait presque invariablement : " Tu es plus proche de Dieu que tu ne le penses ". Je riais. Mais ça me plaisait tout de même comme réponse, car javais ma petite vanité. Elle disait encore : " Tu es plus proche de Dieu que tous ces garçons qui mappellent " ma sur " et me parlent de leur foi, de leurs bonnes actions, et ne me montrent quune piété artificielle, théâtrale. Ils sont si loin de Dieu, ils ny pensent même pas, tandis que toi ". Je riais encore. Nous étions souvent assis à côté lun de lautre, en cours, à la bibliothèque. Je trouvais ça amusant, que moi, le réfractaire, lantitoutiste, je sois copain avec une bonne sur. Ca faisait ch les cagots, et ça intriguait les cocos. Jétais seul dans mon univers, insaisissable et rebelle, comme toujours (et dailleurs, je nen suis pas sorti, tant il me paraît confortable). Parfois, je cherchais un papier pour essuyer mon stylo encre. Elle me disait : " Donne le moi " Et elle lessuyait avec sa soutane noire. Du noir sur du noir, on ny voyait rien. Elle était très forte en comptabilité, car elle dirigeait les finances de son couvent. Moi, jétais totalement nul en cette matière. Je déteste la comptabilité et la détesterai ma vie entière, et encore dans ma vie future, le cas échéant. Seulement, il fallait passer lexamen. Alors, le jour venu, nous nous mettions côte à côte, et elle poussait sa copie vers moi, au fur et à mesure quelle lavait remplie. Les surveillants la voyaient faire, mais ils ne disaient rien ; plutôt, ils étaient tellement gênés quils regardaient ailleurs, plus loin, et ne revenaient plus dans notre quartier. La première fois quelle mavait ainsi aidé, au sortir de lexamen, elle dit : " Tu sais, cest la première fois de ma vie que je fais une chose pareille ". Je répondis : " Mais cest pas grave, il faut une première fois à tout, tu diras cinq prières de plus ce soir avant de te coucher et tout sera arrangé ". Jétais un affreux jojo. Mais, allez savoir pourquoi, elle sintéressait à moi, bien quelle semblât convaincue que mon âme nétait pas totalement en péril. Parfois, lorsque nous étions assis à côté lun de lautre et que nos corps par inadvertance se touchaient en bavardant à la bibliothèque, je voyais ses mains qui tremblaient légèrement. Cétait lémotion. Je pensais que cétait une sorte démotion de sympathie, pas davantage. Un jour pourtant que je lui racontai ce que certaines avaient dit delle et que jinsistai lourdement : " Mais en étant bonne sur, tu passes à côté de quelque chose dans la vie, tu passes à côté de la vraie vie ", elle répondit : " Peut-être que je suis bonne sur, justement, parce que je veux être la sur de tout le monde, avoir la plus grande famille possible. Peut-être que je me suis mariée avec Dieu, justement parce que je me connais trop bien ; jai trop de tempérament pour pouvoir être mariée avec un seul homme ". Je réfléchissais et je songeais à ses mains qui tremblaient un peu lorsque nous étions en tête à tête, trop proches lun de lautre. Jétais perplexe. Mais je savais une chose, cest quelle nétait pas moins femme que toute autre femme, et quelle navait pas moins de désir, peut-être même plus, finalement. Elle en avait bien conscience aussi. Javais ma cagna détudiant à deux pas de lUniversité. Cétait une petite chambre sympathique, au fond dun vieil appartement où vivait un grand père qui parfois se cassait la figure en allant de sa chambre à son salon pour farfouiller dans ses paperasses. Alors il mappelait. Je le relevais et laidais à sinstaller dans un fauteuil, où finalement il piquait un bon roupillon. Sa gouvernante, sergent chef de larmée du salut, surveillait vaguement mes visites. Si cétait une jeune fille seule, je voyais quelle faisait une sorte de moue désapprobatrice, mais si elles venaient à deux, elle disait : " Ah, elles sont deux, donc il ny a rien à craindre ". Je laimais bien cette gouvernante. Donc, quand elle me vit me pointer avec une bonne sur, elle nous fit un grand sourire, nous offrit une tasse de thé et deux tranches de cake aux fruits confits. Je la laissai partir en disant : " Ah ! Nous avons un de ces travail ! ". Par prudence, ou par habitude, je donnai un tour de clé, et pourtant je navais aucune arrière pensée. A la bibliothèque, Adrienne mavait dit : " Oh ! Je suis fatiguée, très fatiguée. Tu sais que cest loin pour retourner à mon couvent, là bas, et nous avons encore ce cours à 5 heures, je voudrais bien me reposer, et ensuite nous pourrions continuer de travailler un petit peu ". Je ne disais rien. Je songeais. Et puis je dis : " Mais si tu veux, tu nas quà venir te reposer chez moi ; tu sais bien que je suis tout à côté ". Cest ainsi quelle était venue. Il ne faisait pourtant pas très chaud. Je navais pas le chauffage dans cette piaule, mais une belle cheminée de marbre, " écume de mer " ou " vert de mer ", je crois que cest le nom de ce marbre. Je récupérais des cageots chez le maraîcher du coin et je me faisais de bonnes flambées. Mais ça prenait un certain temps pour chauffer. Adrienne dit : " Comme cest beau chez toi ", et puis : " jai un peu froid. Mais, tu nas quà te mettre sous les couvertures. Alors elle dit " Oui " et puis : " Tourne-toi, je vais ôter ma robe ". Je me tournai. Je la laissai faire tranquillement en regardant le mur. Et puis elle dit : " Voilà, tu peux te retourner ". Sa robe noire était bien pliée sur la chaise, comme jai dit, et Adrienne était dans mon lit. Je regardais le feu, pour massurer quil était bien alimenté. Je regardais Adrienne qui semblait sendormir. Je regardais la chaise, sa chaise. Et je repris sans grand enthousiasme mes notes de cours afin dy mettre un peu dordre. Pourtant, je sentais le regard dAdrienne sur moi. Jétais gêné. Javais envie de me retourner, mais je trouvais tout de même un peu indécent de le faire. Cétait surtout sa robe sur la chaise qui mobsédait. DAdrienne, finalement, je ne pouvais voir davantage que lorsque nous étions assis tous les deux sur les bancs de la fac : juste son joli petit minois sans maquillage, un peu sévère, mais agréable. Elle dit " tu nas pas froid, toi ? ". Je ne sais pas ce qui ma pris alors, mais jai senti que quelque chose chavirait dans ma tête, que cet infernal déclic que je connaissais venait de se déclenche. Alors, je répondis : " Si, un peu ". Dailleurs je ne mentais pas, mais je savais quen ne mentant point, je faisais pire, car je venais douvrir la porte à ces pensées qui mavaient juste fait un petit signe lorsque javais vu ses vêtements sur sa chaise. Jattendis pourtant. Elle dit " Viens près de moi ". Je massis sur le lit, à côté delle. Elle dit encore : " Ce nest pas de cette façon que tu auras plus chaud ". Je menhardis soudain : " Bien sûr, on est mieux sous les couvertures. Bien sûr, quest-ce que tu attends ? Fais comme moi, je ne te regarde pas " ; et elle se tourna vers le mur. Alors je me déshabillai fébrilement. Mais je pliai soigneusement mes vêtements sur " ma " chaise, comme elle lavait fait sur la " sienne ". Elle dit encore sans se retourner, dune toute petite voix : " Tu sais, il faudrait peut-être quon ne se touche pas. Mais voyons, cest un lit une place, ça va être difficile de ne pas se toucher Alors, il faudra que je te fasse confiance ; je te fais confiance Tu sais bien je ne suis pas vraiment un homme de confiance, et, pour être franc, je dois te dire, que je vais essayer, mais je ne crois pas que tu puisses vraiment me faire confiance ". Jétais nu. Javais vraiment froid, même avec la flambée dans mon dos. Elle ne répondait pas, elle restait toujours tournée vers le mur. Dans un dernier sursaut de courage, je dis encore : " Peut-être vaudrait-il mieux que je me rhabille ". A ces mots, comme par inadvertance, elle se retourna et me vit ainsi, debout devant elle. Elle se retourna aussitôt et dit simplement : " Mais non, ne tinquiète pas, viens, tu ne vas pas rester ainsi des heures à discuter ". Alors jentrais dans le lit. Comme elle était près du mur et que je métais mis tout à fait au bord, finalement, nous nous touchions à peine. Mais les couvertures étaient un peu soulevées. Elle dit encore : " Mais rapproche toi donc, je sens le froid, et comme pour my inciter, elle se plaqua contre moi. Tout contre moi. Mon cur battait la chamade. Je ne réalisais pas ce qui était en train de marriver. Nous restâmes un moment ainsi à nous réchauffer chacun à la chaleur lun de lautre. Cest alors que je pensais à la prendre dans mes bras, et cétait de la manière que jai expliquée que je voulais le faire, car cétait la bonne manière, la seule manière de véritablement prendre une femme qui vous tourne le dos dans ses bras, de simplement poser une main sur sa poitrine et de se serrer contre elle. Je lavais donc fait et elle ne disait rien. Elle pris mon autre main, celle qui voulait encore lui garder sa chemise jusquen bas, et la serra très fort dans la sienne. Elle la caressait doucement, et nous sombrions ainsi dans les délices du désir naissant. Elle se poussait sur moi sans mot dire en se cambrant un peu, alors je soulevai sa chemise qui nous gênait en cet endroit, et je sentis la peau nue de ses fesses sur mon ventre. Elle oscillait lentement, se cambrant davantage, elle me cherchait sans le vouloir. Cétait peut-être linstinct seul qui la guidait. Soudain, de mon extrémité tendue, je sentis lentrée moite et tiède de son soyeux fourreau. Il soffrait ainsi. Il vint sur moi, et mengloutit dun coup, comme par magie. Jétais en elle et nous ne bougions plus. Nous étions ainsi immobiles, écoutant seulement le feu crépiter. Je la caressais et elle prenait mes mains à chaque instant pour les conduire où elle voulait ces caresses. Cétait un enchantement. Elle ne disait rien, mais parfois je lentendais murmurer : " Mon Dieu ! " ; et alors je bougeais légèrement pour quelle le dise encore. Nous nous arrêtions par moments pour écouter battre nos curs, et mieux sentir les spasmes de nos chairs emboîtées. Ma sève montait lentement, suavement, tandis que ses orgasmes la cambraient par vagues. Cétait une étreinte douce et lente, presque immobile, une étreinte de deux corps qui étaient tour à tour pétrifiés puis réanimés par la volupté concentrée dans ces deux sexes qui étaient lun dans lautre, lun autour de lautre ; de là le plaisir nous irradiait de la tête aux pieds. Cétait le jour. Cétait la nuit. Nous restâmes longtemps ainsi, de vague en vague, de déferlement en déferlement. Adrienne était belle, très belle, une inoubliable nudité que je caresse encore dans mes rêves.
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228127
b
Moi aussi !
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