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La routine, le poids du passé et de l'enfance, et un appel à l'aide

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 17/08/10 | Mis en ligne le 14/05/12
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Voilà notre histoire, de sa génèse à ce qu'elle est hélas devenue aujourd'hui. Nous nous sommes rencontrés en 1993. J'avais 22 ans et elle presque 20. Nous nous connaissions déjà depuis pas mal de temps, faisant partie de la même bande de copains. Mais sans plus, bonjour, au revoir, discussions standard. Et puis classique, un soir de février, une discothèque, les slows (Sardou, 10 ans plus tôt je m'en souviens comme si c'était hier) , un petit mot, une caresse dans les cheveux et tout a basculé. Je venais de m'engager dans l'armée, et trois semaines après je suis parti faire mes classes à l'autre bout de la France. Courriers passionnés échangés, coups de téléphones qui n'en finissaient pas. Découverte intense de notre sexualité, et quelle sexualité. Du pur bonheur, et pas que sur ce plan. 9 mois plus tard j'étais affecté en Bretagne. Pour elle, la fille du sud et de la campagne, la question ne se posa même pas une seconde lorsque je lui demandais si elle voulait me suivre. Ainsi nous nous sommes installés dans un nouvel environnement, une révolution pour elle. Si notre passion est restée la même, je remarquais déjà que notre intimité n'était plus tout aussi intense que les premiers mois. Mais à 23 ans, on n'a pas toujours la clairvoyance et la lucidité qui s'imposent. Puis en 95 nous nous sommes mariés, et à l'été 96 est née notre première fille. Je ne m'en rends compte que plus tard, mais c'est à ce moment que tout a commencé à se dégrader. Deuxième enfant en 1998. De nombreuses et longues absences dues à mon métier. Et puis en 1999 et en 2000, deux évènements qui la marquent. Le décès de son grand père maternel puis de son cousin. Le premier elle le considérait comme son père, puisque le vrai elle ne l'a jamais connu (j'y reviendrais plus tard). Le second était je pense son double, son autre, son prolongement. Ce qui les unissait était bien plus fort que de l'amour, un lien fusionnel et fraternel. Mais sans que je n'en pâtisse ni n'en souffre, parce que ce n'était pas le même amour que celui que l'on donne à son conjoint. La perte a tout déclenché, et je m'en veux encore aujourd'hui de n'avoir rien vu venir. Refus de s'alimenter, symptômes identiques à ceux d'un cancer du colon, ça a duré des mois, jusqu'à ce qu'un chirurgien bourru lui ouvre les yeux, elle était en pleine dépression. Psychologue et révélations. Lesquelles, je l'ignore car elle ne m'en a pas parlé. Je respecte ce choix, c'est son jardin secret. Tant qu'il n'y pousse pas de mauvaises herbes susceptibles de nous faire du mal. Si, pardon, je sais deux choses : il lui a fait admettre qu'elle aurait pu perdre son mari (moi pas d'accord ! ) et que sa mère était une salope (c'est le mot employé). Même si elle allait mieux, toujours pas de vie sexuelle, où très rare (environ 4 à 5 rapports entre 1999 et 2006). Et une complicité réduite, et surtout presque plus aucun dialogue. En 2006 nous sommes revenus dans notre région d'origine. Son premier souhait a été que nous ayons un troisième enfant, qui est né fin 2007. Depuis le jouir ou cette petite fille a été conçue, je n'ai plus pénétré mon épouse. Elle n'a plus accepté que je la touche. Ce qui n'empêche pas, de temps en temps, un petit câlin. Toujours le même rituel. Je lui caresse les seins allongé derrière elle, elle se frotte les fesses contre mon sexe comme pour m'exciter, puis vient sur moi, prend son plaisir et se tourne rassasiée, me laissant là avec mon érection et mon désir frustré. Le tout en restant elle en culotte et moi en caleçon bien sur. Avant de continuer et de donner mes hypothèses, je dois vous parler d'elle. Deuxième enfant d'une maman célibataire, qui paraît il vivait bien sa vie. Une situation bien difficile et très mal vue au début des années 70, qui plus est à la campagne. Le père qui bien sur refuse d'admettre qu'il a engrossé la mère et début des ennuis. Des personnages dans sa vie, deux hommes en particulier. Le grand père, un homme dur en apparence mais avec un grand coeur (que j'ai eu la chance de connaitre). Il ne s'est pas substitué au papa, mais a su donner beaucoup de temps et d'amour à mon épouse. Et puis son cousin. Le même âge, les mêmes délires, les mêmes bêtises, le même passif de papa pas connu. Je sais qu'ils ont découvert ensemble ce que c'était de s'embrasser, mais ce n'est pas bien méchant. Deux hommes partis l'un d'une longue maladie, l'autre brutalement sur la route. Deux vides immenses qu'elle n'a probablement pas comblés. Les autres personnages importants : le vrai père bien sur, elle sait qui sait, il vit à 15 kilomètres de chez nous, a fondé une famille et sa "fille cachée" lui ressemble physiquement. Peu après son suivi psychologique, elle lui a écrit deux fois, sans réponse. Le frère (enfin le demi frère, puisqu'il n'est pas du même père). 3 ans de plus, relation banale frère soeur je crois. Se voient à l'occasion, je m'entends bien avec lui. Point important à mes yeux : c'est un garçon et c'est l'ainé des deux. La mère : pas facile de la cerner vraiment. A bien profité de sa jeunesse a priori, et alors ? Aime ses enfants mais je crois qu'elle n'a jamais su le leur dire. A trouvé un compagnon avec qui elle vit toujours en 1989 je crois (à 43 ans donc pour elle) , un gars bien. Mon épouse n'a que peu de souvenirs de son enfance, du moins de sa vie à la maison. Ce qui revient souvent lorsque j'arrive à lui en faire parler, c'est que son frère avait droit de tout faire, que lorsqu'il fallait aller demander un peu d'argent pour vivre au grand père c'est toujours elle que la mère envoyait. Et surtout elle se souvient qu'on disait d'elle qu'elle était vilaine, ou méchante ça dépendait. Lorsque sa mère lui a présenté son compagnon, (mon épouse avait donc 16 ans) , ça a été assez direct : "au fait le voisin va s'installer ici, il faudra faire avec" . Abrupt n'est ce pas ? Un autre évènement important, lors de la naissance de notre dernier enfant. Le placenta étant resté collé, la sage femme a du aller le chercher. Pas besoin de faire un dessin, elle l'a ressenti comme un viol. La semaine dernière je n'en pouvais plus, je lui ai demandé si c'était la cause de notre abstinence. La réponse a été pour moi d'une violence rare, d'une agressivité jamais rencontrée chez elle. Morceaux choisis : "tu m'étouffes avec ton amour, laisse moi respirer, arrête de psychoter…je n'ai plus de désir, ce qu'on fait me suffit pour prendre mon plaisir, je préfère passer une soirée entre copine plutôt qu'un restaurant à deux avec toi, on ne peut plus être pareil qu'a vingt ans, de toute façon c'est moi la méchante. Mais je t'aime. Plus de la même façon qu'au début, mais je t'aime." . Fin de la discussion, à aucun moment elle n'a cherché à savoir ce que je ressentais moi. Ce que j'ai remarqué d'autre : elle a fait le tri sévère dans ses vêtements : à la poubelle les strings, les culottes sexy, les nuisettes en soie ou transparentes. Au feu les petites jupettes légères qui, elle le savait, m'excitaient tant et la mettaient tellement en valeur. Plus de baisers passionnés depuis…je ne sais plus quand. Me donner la main, que si j'insiste lourdement. Se blottir contre moi pour regarder la télé, surtout pas. Refus de tout compliment et un seul leitmotiv : c'est moi la vilaine, c'est moi la méchante, c'est moi la moche, c'est moi la grosse et de toute façon tout est ma faute. J'ai mal. Pour moi et pour elle. Ce que je crois ? Rien. Je n'ai plus aucune certitude. Je travaille sur moi-même depuis quelques mois, je viendrais en parler peut être quand je serais prêt. Elle ? J'ai bien des idées, mais peut être n'est ce que de la psychologie de comptoir, c'est la que j'ai besoin d'aide pour comprendre. Son désir sexuel réduit à néant ? Est ce l'image que le psy lui a révélé de sa mère (une salope) qui lui aura donné cette vision du sexe : on comble un besoin physique passager avec ou alors on fait des enfants. Mais pas question de plaisir ni d'échange. Je l'étouffe avec mon amour ? Pourtant je me suis bien "écarté" depuis longtemps, exprès pour ne pas être pot de colle. Et si elle refusait tout simplement qu'on l'aime, persuadée qu'elle est d'être vilaine et méchante ? Je ne sais pas quoi faire pour retrouver la femme que j'ai épousé, parce qu'une chose est claire ce n'est pas elle. Un électrochoc, du style maintenant ou tu vas directement voir ton père ou s'est moi qui m'en charge, puis la forcer à parler pour de bon avec sa mère. Je ne sais pas, si par malheur ce n'était pas ce qu'il fallait faire je l'enfoncerais encore plus. Laisser faire le temps ? Je n'y crois pas non plus. Je suis maintenant rentré dans son jeux destructeur, et s'est moi qui me consume de l'intérieur. J'ai toujours été prêt à tout pour elle, mais il y a une chose à laquelle je ne peux me résoudre, c'est que mes enfants me trouvent un matin raide et froid avec un tube de somnifères dans l'estomac. Entre ma destruction lente et fatale et l'explosion instantanée de notre couple mon choix est déjà hélas fait. Est-ce là que nos chemins se séparent ?
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254783
b
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