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Laura et l'exhibitionnisme

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Laura vient d'emménager dans le sud de la France. Il y a longtemps qu'elle en rêvait. Elle est enseignante et a été mutée dans la ville de ses rêves.

Comme un bonheur n'arrive jamais seul, elle a aussi trouvé un appartement au dernier étage d'un petit immeuble avec une grande terrasse.

Cette jeune femme vit seule depuis plusieurs années après un divorce difficile, elle n'a pas encore trouvé "l'homme de sa vie" et s'accommode à la situation en attendant ---

Avant la rentrée scolaire elle s'inscrit à de nombreuses activités sportives et associatives.

Elle a toujours aimé chanter, elle a choisi une chorale après avoir eu l'occasion d'écouter des concerts donnés par les 3 chorales de la ville.

Sa vie s'organise, son travail lui plait, ses collègues ont l'air sympathiques, tout va bien et la routine s'installe jusqu'au jour où elle se rend à la chorale pour la première fois.

Elle tombe en arrêt devant un choriste qui lui donne immédiatement l'impression de le connaître depuis toujours. Elle ne sait pas pourquoi, cet homme n'est pas un Don Juan, il a l'air réservé et juste poli avec elle.

Elle trouve que le chef de choeur dirige bien sa chorale, juste ce qui lui plait.

En rentrant chez elle le soir, elle s'est sentie troublée au souvenir de cet homme. Est-ce qu'elle l'avait déjà connu ailleurs ? Peut-être, mais il n'a pas eu l'air de la connaître.

"Ma petite Laura" se dit-elle, qu'est-ce qui te prend ?

Elle n'y fait plus attention et organise sa vie.

Chaque fois qu'elle se rend à la chorale, elle est de plus en plus troublée par cet homme aux yeux noirs insondables. Ils ne s'adressent pas la parole sauf un bonjour banal comme à toutes les autres personnes.

Laura se sentant une âme de jardinière décide un jour de congé d'arranger les arbustes bordant sa terrasse. L'immeuble en face a un étage de plus et elle ne veut pas qu'on puisse la voir pendant ses séances de bronzage.

Elle était en train de tailler quelques branches quand elle a senti un regard posé sur elle.

En levant la tête, elle a vu un homme qui est aussitôt rentré à l'intérieur. Elle a eu l'impression de voir l'homme de la chorale, elle s'est dit que ça tournait à l'obsession.

Les jours suivants, quand elle le pouvait, mine de rien, elle a espionné ce qui se passait dans l'immeuble en face. Le hall d'entrée était bien visible et elle a vu nettement cet homme entrer et sortir, elle a aussi remarqué qu'il était derrière les plantes de sa terrasse et regardait de son côté.

Pas de changement de comportement à la chorale mais il faisait de plus en plus d'effet à Laura qui s'est mise à penser à lui. Ses pensées l'excitaient de plus en plus. Elle avait envie de cet homme et elle voulait qu'il le sache sans lui dire.

Elle a bien pensé se mettre nue sur sa terrasse, il n'y a que lui, en face qui pouvait la voir une fois sa femme partie au travail (à heures fixes). Mais Laura a trouvé que c'était assez banal comme comportement, tout son corps aspirait à quelque chose de plus fort.

Laura a installé sa chaise longue de façon à ce que son vis-à-vis puisse la voir (s'il regardait) et elle a décidé de faire ce qu'elle faisait chez elle dans l'intimité.

Elle a ouvert ses cuisses et s'est caressée longuement en gardant sa culotte qu'elle a retirée pour pouvoir se pénétrer avec deux doigts.

Quand elle a été sûre que l'homme était en face, elle a retiré ses doigts humides pour les sucer, avec l'autre main, elle a bien ouvert sa fente puis s'est masturbée voluptueusement jusqu'à l'orgasme.

Jamais de sa vie Laura n'avait eu un comportement exhibitionniste, elle n'avait jamais eu besoin de penser à un homme quand elle se faisait l'amour, elle ne pensait qu'aux sensations de son corps et faisait durer son plaisir le plus longtemps possible.

Là, sous l'oeil de cet homme, elle était béante, désirante, jouissante, fontaine intarissable, elle coulait de désir, se caressait et avait fini par se dénuder totalement.

Elle jouait une scène pour lui, désirait cet homme et voulait qu'il la désire, et uniquement ça.

Un éclair aperçu lui donne à penser qu'il a des jumelles.

A la chorale, pas de changement de comportement de part et d'autre.

Laura n'a jamais cherché à le toucher, elle s'est juste permis un jour où le chef de choeur l'a placée deriière lui, de lui souffler dans le cou (souffle qu'elle a habilement dirigé sur son cou à l'aide de sa partition). Elle a eu le plaisir de le voir frissonner.

Depuis sa terrasse, elle n'a jamais cherché à voir ce qu'il faisait, il suffisait qu'elle sache qu'il était présent. Plus elle se prêtait à ce jeu, plus ça l'excitait et ses besoins sexuels dépassaient ce qu'elle avait connu jusqu'à présent.

Elle a acheté un godemichet, la plus grosse taille, qu'elle suçait en se mettant de profil pour qu'il puisse assister à cette fellation suivie d'une pénétration immédiatement orgasmique.

Laura n'en pouvait plus, ce désir d'exhibition n'avait plus de limites. Elle se mettait à genoux pour lui présenter son petit trou, en ouvrant au maximum avec ses deux mains. Elle lui offrait ce qu'elle n'avait jamais offert à personne.

Ce qui l'étonnait le plus, c'était sa totale absence de gêne, de pudeur, et le jeu de l'indifférence qu'ils réussissaient à jouer à la chorale.

Là, contre toute attente, elle n'avait pas de désir pour lui, elle se consacrait au chant et il ne l'intéressait pas au milieu des autres.

Seul lui convenait ce rôle d'actrice qu'elle jouait pour lui en se faisant jouir.

Elle commençait à penser à des possibilités d'aménagement intérieur avec des miroirs pour continuer à jouer malgré l'hiver qui n'incitait pas à se dévêtir.

Un soir, alors qu'elle s'apprêtait à aller à la chorale, on lui a téléphoné pour lui dire que la séance était annulée.

Un peu déçue, elle se demandait ce qu'elle allait faire à la place quand on a sonné à la porte.

C'était l'HOMME d'en face !!

Elle s'est sentie totalement irréelle, leurs regards rivés l'un à l'autre, sans parler, elle lui a pris la main et l'a conduit dans sa chambre.

Toujours sans rien dire ils se sont deshabillés en quelques secondes et là, sans préliminaires, ils se sont livrés à ce qu'on peut appeler un "rut sauvage".

Jamais de sa vie Laura n'avait vécu une telle situation.

Cette rencontre de leurs deux corps n'a été qu'une jouissance continue, un besoin de s'offrir, de s'ouvrir pour engloutir cet homme, elle coulait, coulait, jouissait, criait, elle était possédée dans tous les sens du terme.

On aurait dit deux robots sexuels programmés pour ne pas arrêter de faire l'amour et ne pas arrêter de jouir sans fatigue.

Ils avaient tous les deux un rôle actif, léchant, suçant, caressant en même temps.

Quand il l'a pénétrée, elle a voulu le pénétrer aussi avec un doigt en même temps, elle ne savait plus s'il jouissait d'être en elle ou d'être pénétré par elle.

Ces deux êtres qui n'avaient jamais fait l'amour ensemble donnaient l'impression de se connaître sexuellement depuis des siècles.

Ils n'ont passé que deux heures dans cet état second mais elles avaient scellé un lien hors normes entre eux.

Ce serait peut-être la seule fois mais ils ne l'oublieraient pas.

Quand il est parti, il a voulu dire quelque chose, Laura a mis un doigt sur ses lèvres, elle ne veut pas qu'il parle, elle veut garder ce beau souvenir sans l'abîmer par des paroles.

Elle a décidé de ne plus rien faire sur la terrasse mais elle sait qu'il reviendra, un jour ou l'autre et que ce sera pareil.
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13281
b
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