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S'oublier pour vivre ses fantasmes

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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J'aime m'oublier… J'ai trente et un ans, je suis parisienne, je travaille et gagne (bien) ma vie, j'ai une existence sociale bien remplie, je suis en couple depuis deux ans, bref, tout va pour le mieux. C'est peut-être la condition, d'ailleurs. A moins que ce ne soit plutôt l'une des conséquences de ma façon d'être, ça, je ne serais pas capable de le dire. Mais toujours est-il que, pour moi, depuis cinq ans, côté sexe, c'est le grand pied ! J'ai commencé par dire "j'aime m'oublier" et je veux donc préciser, maintenant, parce qu'en effet, ce n'est qu'en m'oubliant, vous comprenez, que je deviens capable de vivre mes fantasmes. Et que je vis désormais, à dire vrai, à l'intérieur d'un fantasme permanent. C'est arrivé un peu par hasard, en fait. Ma vie sexuelle avait été jusque là relativement satisfaisante et pourtant, rien d'hallucinant. Mon quotidien était un peu plan-plan, tout en tendresse et dans le cadre de ma première vraie relation amoureuse, c'était un quotidien sans audace. On a toutes et tous connu ça, non ? On s'ennuie et on refuse de se l'avouer. Et puis, on a encore des sentiments. Un jour pourtant, à l'occasion d'une soirée entre amis, je n'oublierai jamais ce moment là, mon regard a croisé celui de… Marc : je change son prénom. Il était un peu plus âgé que moi, très dragueur, très bon vivant et parlait de cul en permanence. D'emblée, je l'ai détesté. Je le trouvais vulgaire, impudique, macho, méprisant, prétentieux. Et qui plus est, je ne le trouvais pas très beau. Un peu plus tard, cependant, nous nous sommes retrouvés en tête à tête sur le balcon. Je fumais une cigarette. Il m'en demandait une. Pas de s'il te plait. Pas de merci. Rien. Je l'aurais giflé. Mais je ne dis rien. Je laisse passer. Et on se met à bavarder. Comme je l'avais vu faire un peu plus tôt à l'intérieur, où se trouvait encore mon mec de l'époque, assez habilement, je le reconnais, il fait très vite glisser la conversation et se met à m'interroger sur mon intimité. La conversation m'ennuie. Tout cela est très brutal. Je ne veux pas lui répondre. Je termine ma cigarette rapidement et lui explique que je retourne aux autres. Pour ça, il me faut pourtant passer tout près de lui. Mais au moment où je le frôle presque, il me retiens une seconde par le bras, se penche et me glisse à l'oreille, texto : "j'ai envie de tes fesses… " Un type que je connais depuis moins d'une heure ! Un peu comme tout le monde l'aurait fait, je crois, je l'ai regardé avec dégoût, dédain. Je me sentais salie. Et pourtant, je n'ai pas vraiment réagi. Certaines l'auraient peut-être frappé. J'ai juste soupiré "laisse tomber" en lui adressant la plus froide de mes grimaces, complètement affligée. La soirée, ensuite, passe. Je m'applique à rester en compagnie de mon copain en permanence, le tiens par le bras, ne le lâche pas. Mais je dois être honnête : à vingt-cinq ans, c'est la première fois de ma vie qu'un homme me fait part de son désir de cette façon, sans prendre de gants, sans même essayer de me séduire et sa phrase "j'ai envie de tes fesses" tourne en boucle dans ma tête. Je ne parviens pas à penser à autre chose et rougis toute seule. Le Marc en question, lui, est revenu et fait comme si de rien n'était. De retour chez moi, un petit studio, je suis au fond très excitée. Mon mec, qui à ce moment là, vivait encore chez ses parents, m'a laissée seule. Je dors mal. Et lorsque je me réveille, le lendemain, j'ai la surprise (le choc ! ) de constater que Marc a réussi durant la soirée à glisser dans mon sac à main la carte d'un restaurant au dos de laquelle il a écrit son numéro de téléphone. J'ai laissé passé une semaine comme ça. Une semaine pendant laquelle ce "j'ai envie de tes fesses" m'a littéralement obsédée. Comment était-ce possible ? On ne se connaissait pas ! Alors… J'étais bien naïve… Alors il avait JUSTE envie de coucher. Je ne comprenais pas. Mais alors pas du tout et malgré tout, je ne pensais qu'à ça. J'y pensais, pensais, pensais. Je me disais que s'il avait juste envie de coucher, ça n'avait pas de sens, c'était trop grotesque, sans intérêt. Je n'étais pas ce genre de fille. Et puis, désolée, mais il était mal bâti, un peu plus petit que moi, il avait un peu de ventre, la peau trop pâle, les oreilles un peu décollée… Au bout d'une semaine, n'en pouvant plus, nerveusement au bout du rouleau, comme un automate, complètement terrorisée, j'ai composé son numéro en tremblant comme une feuille. Je ne savais pas ce que je faisais. Mais je le faisais. Et ce type me dégoûtait… D'abord, il ne m'a pas reconnue. Puis, après que je lui aie rappelé qui j'étais, il a rit. Il a prétendu avoir pensé à moi. S'est excusé vaguement et m'a invitée à prendre un verre. "Ce n'est pas pour ça que j'appelle" ai-je répondu du tac au tac. "Et pourquoi, alors ? " m'a-t-il rétorqué. Comme pour moi avec le recul, vu d'un &oelig ; il extérieur, je le sais bien, tout cela peut paraître idiot, cliché ou peut-être, pour d'autres encore, peu crédible. Mais Marc m'avait donné un deuxième os à ronger. Pourquoi l'avais-je appelé ? Il avait raison. Ce type m'avait dit qu'il voulait mes fesses et si je l'avais appelé, c'était évidemment pour les lui proposer. A ce stade, ce n'était plus lui que je détestais. C'était moi-même. J'étais néanmoins allée trop loin. Je me sentais piégée, ne pouvais plus reculer. J'étais habitée d'une inouïe culpabilité, aussi. Je pensais à mon copain. Pleurais. Me voyais perdue. Ainsi, nous nous sommes revus. Nous avons bu un verre à Oberkampf : j'étais mal et apeurée ; puis deux : je l'étais moins ; et trois : je ne l'étais plus. A presque minuit, ce jour là, je n'étais pas vraiment ivre. Mais je riais comme une bécasse à ses vannes graveleuses. Je ne pensais presque plus à mon mec, qui de son côté, devait faire la fête avec certains de nos amis communs. Je me rassurais en me disant que je ne faisais que prendre une verre avec un potentiel copain, rien de plus. Mensonge, évidemment. Mais j'étais entrain de m'oublier. Tout simplement. Je m'oubliais et oubliais qu'il ne me plaisait pas. J'oubliais que je le trouvais grossier, arrogant, frimeur. Contre mon gré, je ne pensais qu'à une chose, cette phrase : "j'ai envie de tes fesses" et l'alcool aidant, contre ma volonté, contre mon bon sens, contre ma dignité, presque, la certitude naissait en moi que j'allais en effet les lui donner. Le soir même, ça se passait. Chez moi. Mais à aucun moment, moi, je n'avais imaginé ça ! Moi qui n'avais jamais connu que l'amour tendre et attentionné d'un jeune amant doux et respectueux. Moi qui de la part de ce dernier, d'ailleurs, n'aurais jamais toléré le moindre "dérapage" ! Tout, comme dans toutes les histoires, a commencé par un baiser. Nous nous sommes embrassés et je me suis totalement oubliée. Mais n'ai rien oublié. Marc m'a tout fait. Tout se passait avec naturel, spontanéité. Il était tel que je l'avais imaginé. Sans crainte. Plein d'une assurance et d'une "compétence" que je n'avais jamais côtoyées. Le lendemain, j'ai d'ailleurs réalisé que ce que j'avais vécu ressemblait à s'y méprendre à ce que j'avais vu de quelques films pornographiques. Nous nous embrassions. Ses mains se promenaient sur mon corps. Je restais timide et assez passive. Mais j'étais de plus en plus excitée. D'une main, il a dégrafé son pantalon et sorti son sexe, qu'il masturbait sans cesser de m'embrasser. Je n'osais protester. Je trouvais la situation trop excitante. Je n'osais le toucher. Me sentais idiote. C'était étrange et magique. Et d'un autre côté, je sais que c'est incroyable, mais… J'avais envie d'être à la hauteur. Je m'étais totalement oubliée et je me disais quelque chose du genre : "ma fille, il va falloir que tu assures… " A un moment, sa main était dans mes cheveux. Il ma attrapée de cette manière. On ne m'avait jamais prise par les cheveux. Il m'a susurré "suce-moi" et croyez-moi ou non, j'ai immédiatement joui. Un orgasme bizarre. Rien de ce que j'avais connu jusque là. Tout se passait dans ma tête. J'étais entrain de vivre tout ce que de tout mon c&oelig ; ur, je voulais haïr. Et mon corps aimait ça. Je n'ai pas gémi. Je soupirais à intervalle régulier. Soufflais. Respirais trop fort et il me maîtrisait. J'ai chuchoté oui. Et je me suis exécutée. J'attendais qu'il m'interrompe, cependant, et me prenne de cette manière, avec autorité. Je le voulais. Mais il n'en a rien fait. Assis sur le bord de mon lit, il me caressait la tête en me regardant. De mon côté, j'étais dans une position bien peu confortable. Pliée, une fesse sur le lit, le visage penché sur son intimité. J'ai alors connu un second de ces indescriptibles orgasmes "mentaux" lorsqu'il s'est mis à me fesser. A chacun de ses coups, je poussais un petit cri, étouffé par la présence de sa virilité entre mes lèvres. J'avais envie de me révolter, exiger de lui qu'il arrête. Mais simultanément, je voulais qu'il continue, qu'il continue et continue encore. Il avait relevé ma jupe, baissé ma culotte et frappais. Je me disais : "je ne le connais pas" et vivais un moment fou. Quelque chose qui allait bien au delà de tout ce que j'avais réellement fantasmé. "Tu suces un inconnu, Aude ! Tu suces un inconnu ! Tu es folle à lier ! " Pour me rassurer, je crois, il aurait suffit qu'il me fasse l'amour. Mais ça ne venait pas. Au contraire, après une petite dizaine de minutes, se penchant en arrière, il a attrapé l'un des oreillers de mon lit du bout des doigts, qu'il a jeté entre ses jambes et m'a invitée à m'installer là, agenouillée face à lui. Je me sentais aussi humiliée qu'excitée. Je ne comprenais plus rien à moi même. N'avais jamais rien vécu de tel. J'ai pourtant obéi. Il a joui dans ma bouche. C'était la première fois qu'un homme se le permettait avec moi. Lorsqu'ensuite, il s'est allongé sur le dos, le pantalon sur les chevilles, je me suis glissé le long de son corps avec toute la sensualité dont j'étais alors capable. Lorsque nos deux visages se sont trouvés à proximité l'un de l'autre, nous nous sommes regardés les yeux dans les yeux. Il m'a dit : "je veux tes fesses." Et j'ai fondu. Nous avons ensuite fait l'amour toute la nuit. Mais je vous raconterai ça une prochaine fois.
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