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La longue anesthésie (5 heures !

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Bonjour à tous et toutes. Il y a aujourd'hui 4 mois, j'ai subi une prostatectomie radicale (suppression pure et simple de la prostate) "à ventre ouvert" (il était impossible de le faire par coelioscopie, du fait de la présence de cellules cancéreuses dans la prostate et, donc, du risque d'éparpiller ces cellules ailleurs et de créer, à terme, des métastases). L'opération, réalisée sous anesthésie générale (je n'aime pas ça et je préfère de beaucoup, quand c'est possible, la rachi-anesthésie, dite "péridurale") s'est très bien passée, sans douleur ni gène particulière durant les 10 jours de clinique. La longue anesthésie (5 heures ! ) m'a seulement valu, à la sortie de clinique, en pleine canicule, une fatigue d'une intensité comme je n'en avais jamais connue de ma vie jusqu'ici (j'ai 72 ans et suis, paraît-il, en très bonne forme pour cet âge). Voilà le tableau. Je veux faire profiter de mon expérience les hommes qui se posent des questions AVANT cette intervention : bien sûr, je pense aux questions qu'on ne pose pas très facilement à son urologue, à son entourage ou même aux amis qui auraient pu subir la même intervention. Ici, l'anonymat va me permettre de parler très librement. Après l'intervention, la question qu'on se pose assez vite est, évidemment : que sera désormais ma sexualité ? Plus d'éjaculation, bien sûr, on est prévenu au départ. Sauf si on est encore d'âge à vouloir des enfants, il est préférable, avant l'opération, de faire prélever du sperme pour pouvoir faire pratiquer une insémination. Sinon, le fait d'espérer avoir un orgasme sans qu'il y ait d'éjaculation ne me posait pas de problème. Bon. La question principale, évidemment, c'était : aurai-je de nouveau, à plus ou moins brève échéance, des érections, des sensations satisfaisantes d'orgasme (pour moi) et la possibilité (à terme) de donner encore satisfaction à l'autre. Je dois dire qu'au début, l'expérience d'une absence d'érection et, donc, de TOUTE vie sexuelle, même "en solitaire", m'intrigait pas mal et je me suis demandé quelle solution je pourrais bien trouver, étant donné que la suppression de la prostate n'entraîne pas la suppression de la libido. Première constatation : la sensibilité du gland, même sans la moindre érection, est inchangée et il est donc possible de se procurer des sensations satisfaisantes en le caressant de manière à simuler les sensations de la fellation, en s'enduisant la main d'huile de parafinne. Assez rapidement, survient la sensation d'orgasme "comme avant", mais la durée est plus courte et moins intense, il faut l'avouer. Ensuite, (un mois ou deux après l'intervention) j'ai reparlé avec le chirurgien et, comme il évoquait lui-même la question de l'érection, je lui ai dit ce qu'il en était : après ces "caresses huilées", il me semblait qu'un SEMBLANT d'érection se manifestait. Mais pas de quoi "faire des folies" avec quelqu'un… loin de là ! Le chirurgien m'a alors parlé de ce qui existe pour aider un retour à la vie sexuelle (presque) normale. Je lui ai dit tout de suite que je ne voulais pas prendre de Viagra (à cause des risques vasculaires signalés et la méfiance que j'ai envers tout traitement par voie générale pour traiter un problème strictement local). Il m'a alors parlé de ces piqûres (j'en avais déjà entendu parler par mon médecin généraliste) dans le corps caverneux. Evidemment, j'étais plutôt méfiant et, à l'idée de me procurer des érections en me piquant la verge et en m'injectant un produit… bof ! Mon enthousiasme était "très moyen"! Le chirurgien m'a proposé d'essayer. Il a même insisté un peu (sans doute il avait compris que, malgré mes belles déclarations sur mon renoncement, s'il le fallait, à la vie sexuelle à 72 ans, quelque part dans ma tête, je ne souhaitais pas renoncer vraiment ! ) et m'a proposé de me faire, sur le champ, une injection. Et pourquoi pas ? Il y a une sorte de "cérémonial" à respecter, bien sûr, et on imagine assez mal, par la suite, faire ça devant quelqu'un avec qui on souhaite avoir du plaisir et en donner… mais on tente l'expérience ! Sur le côté de la verge, après que la seringue ait été préparée et que le produit ait été mélangé, on pique (l'aiguille est si fine qu'on ne sent pratiquement rien) et, lentement, on injecte une petite quantité de produit (la seringue est graduée et, pour la première fois, on met seulement 1/4 de la dose contenue dans la seringue - le reste est vidé AVANT l'injection, pour éviter tout risque de surdosage lors de la première injection) et on désinfecte encore le point de piqûre avant de masser un peu pour que le produit se repande dans le corps caverneux. Le résultat est plutôt "moyen", avec ce petit dosage. Mais par la suite, on augmente le dosage, jusqu'à mettre la dose complète, et le résutat est satisfaisant. Voilà. Ce message est très/trop long. S'il vous parvient et si vous voulez me "parler", écrivez-moi.
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