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Mais personne n'a dit le contraire !

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Citation : >> Eh bien je suis navré, mais pour moi, celui qui se montre réducteur, ici, c'est vous. Tout à votre fièvre psychanalytique, vous attendez – désespérément, semble-t-il – qu'on vous dise qu'il y a du sexuel chez l'enfant. Mais personne n'a dit le contraire ! Simplement, je m'efforce pour ma part de vous faire réaliser 1) que le sexuel infantile n'a rien à voir avec le sexuel adulte et qu'il est par conséquent imprudent de tout mettre dans le même sac comme le fait Freud ; 2) que le sexuel n'a pas le monopole de la jouissance. Par exemple, là, je reviens de deux heures de sport. Je suis fatigué, mais je ressens aussi un plaisir physique intense, une forme de jouissance, oui, mais qui n'a rien à voir avec la sexualité. Dans un moment, je reprendrais la lecture de mon ouvrage du moment. Et avec un peu de chance, je comprendrais de nouvelles choses ; de là découlera sans doute une jouissance d'ordre intellectuel, cette fois-ci. Bref, jeter le mot "jouissance" à la face de son interlocuteur sans faire les distinctions requises, c'est toujours cette manoeuvre de sidération, avec au passage le sous-entendu habituel d'un "refoulement" de la part dudit interlocuteur. Et pour finir sur ce point, c'est bien l'erreur dramatique de Freud que de tout mélanger en sexualisant à tout crin, au mépris de la réalité éthologique. Exemple tout bête : une odeur qui excite l'appétit n'excite pas le désir, voire bien souvent éteint ce dernier, parce que la fonction alimentaire ne se confond pas avec la fonction érotique. Pour le dire avec humour, ce n'est pas parce que vous aimez le camembert que vous allez être excité si le sexe de votre compagne dégage l'odeur de ce fromage. C'est pourtant ce que nous raconte Freud lorsqu'il voit du sexuel dans la tétée ou la maîtrise des sphincters et en fait le fondement du sexuel adulte. 3) La scène infantile que vous rapportez renvoie bel et bien, à mon avis, à la découverte (de son propre corps, du corps de l'autre, de la différence de sexes…) et à l'expérimentation (imitation des adultes, initiation d'une conduite d'intimité) , avec probablement le pressentiment du sexuel adulte, mais certainement pas sa jouissance, par immaturité fonctionnelle (tant physiologique que psychologique ! ). 4) Lorsque Freud nous explique, le plus sérieusement du monde, que l'enfant est un "pervers polymorphe", il se contredit (pour changer). En effet, la perversion implique par définition la connaissance de la Loi, afin de pouvoir la contourner ; connaissance qui n'existe pas avant mise en place du Surmoi. Or ce Surmoi ne surgit qu'au terme de l'Oedipe, Oedipe, qui, selon Freud, se termine au moment où commence, manque de bol, la fameuse "période de latence". C'est-à-dire que l'enfant pourrait être pervers selon la psychanalyse pile au moment où cette même psychanalyse nous spécifie qu'il ne peut pas l'être. 5) Je ne vois pas ce qu'il y a de choquant dans l'aspect "utilitaire" des nombreux comportements de découverte et d'expérimentation chez le petit d'homme. C'est comme cela que ce dernier apprend, en fidélité à ses programmes instinctuels. Evidemment, pour l'accepter, il faut replacer le développement de l'enfant dans son cadre ontogénétique et intégrer la complexité du développement en question au lieu de vouloir tout rabattre sur le sexuel. 6) Puisque vous aimez saupoudrer vos réponses de quelque psychanalyse sauvage, je vous rétorquerai que dans mon expérience, les partisans de telle ou telle chapelle psychanalytique révèlent par leur adhésion leur problématique principale. Avec Freud, c'est le sexuel, qui vous tracasse peut-être ARMOR, au point que vous éprouvez le besoin de le mettre à toutes les sauces et d'y revenir en permanence. Deux gosses qui jouent au docteur dans une salle de classe : la preuve d'un sexuel infantile, indubitablement. Et dix minutes plus tard les deux gosses feront autre chose, dans une logique d'apprentissage de la vie, qui ne résume pas à la sexualité, loin de là. Je suis navré de ne pas avoir le temps de développer tout ça. Bon. Que vous dire ? Dans mon histoire, j'ai été comme vous : j'ai fait des études de psycho et j'ai franchement rejeté Freud, en particulier du fait que son abord de la sexualité enfantine me gènait. On en était tous là d'ailleurs dans la classe à part deux ou trois . Ensuite bien longtemps après c'est une psychologue comportementaliste qui m'a proposé d'aller voir un psychanalyste parce que tout bêtement elle n'arrivait pas à me guérir. Avec elle j'analysait l'ici et maintenant, mes réactions actuelles à des problèmes actuels, ce qui se répétait, comment en sortir etc.. Je crois bien d'ailleurs que cette psy comportementaliste a terminé nos entretiens en me faisant entendre que quand je disais "je veux la voir" au sujet de mon ex ça pouvait aussi s'entendre je veux l 'avoir. J'ai découvert la psychanalyse là, dans l'urgence qu'il y a à régler un problème, ça n'a rien à voir avec des études de psycho. Ensuite ce qui m'effrayait, me dégoûtait ou m'angoissait c'est transformé chez moi en intérêt. Je vous dis ça parce que j'ai souvent l 'impression" que ce que je vois chez les anti freudiens, antipsychanalyse etc..c'est ce que j'ai été un moment, cette personne très mal à l'aise avec le refoulé. Avec la sexualité, les désirs de l'enfance etc.. C'est aussi l'impression que vous me donnez, antiphon. Du moins de vous couper, de vous amputer de toute une partie de vous, vous êtes un être de chair et de jouissance, il n'y a pas que la logique dans la vie. Les êtres humains bien au contraire ne suivent des préceptes logiques et rationnels qu'en surface, parce qu'il le faut bien, faire face à la réalité. En arrière plan c'est autre chose qui travaille, c'est la "comédie humaine". Freud nous a permis de mieux intégrer nos pulsions, de les accepter, d'en faire quelque chose. Votre psychologie me frappe par son manque de prise en charge de ce facteur humain qui ne tombe pas sous le coup de l'intellect et de la logique. A vous lire "on " a pas du tout l'impression que vous parlez des "vraies gens" comme on dit ! C'est un "moi" complètement imaginaire qui expose un certain nombre de choses "logiques" sur la vie, sur ce qu'il faut faire pour ceci, pour celà, c'est très beau, c'est très bien, mais moi ça me laisse sur ma faim, ça laisse à désirer, tout ça, quoi. Bien à vous.
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274085
b
Moi aussi !
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