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Betty sous la lune

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"Betty sous la lune… "

Les lumières blafardes des lampadaires se refletaient sur l'asphalte humide des trottoirs de la ville, et l'heure avançée ne permettait pas d'y voir grand monde. Les températures hivernales etaient peu enclines à la douceur et engageaient les rares passants à presser leurs pas pour ragagner leurs pénates sous des parapluies violentés par Eole…

Il y avait bien l'enseigne de cette pharmacie de garde qui miroitait sous la lune, et cette pizzaria dont la porte aux transparences ambrées donnaient des accents de vie, mais rien qui incitait vraiment à la promenade.

Betty traversa en vitesse la rue mais la hauteur de ses talons relativisait sa course, sa gabardine de cuir noir voyait ses pans se relever sous les caprices du vent, mais laissait en contre partie, le loisir d'admirer ses jambes gainées de bas de la même couleur, et permettait aussi d'apprécier l'embrasure d'une jupe étroite fendue par l'argent d'une fermeture éclair subtilement remontée à moitié.

Sa taille était cintrée par une ceinture qui mettait en valeur ses monts et ses vallées…

Ses longs cheveux couleur de nuit subissait l'anarchie du souffle de ce vent, une mèche cachait sa bouche ourlée et pulpeuse qu'elle dégagea bien vite d'une main, tandis qu'un éclair qui fendit le ciel aux couleurs des ténèbres lui fit plisser l'emeraude de ses yeux de chat qui la rendait encore plus féline.

Betty avait pactisé avec le Diable pendant longtemps, et elle avait subit tous les maléfices d'un hymen contracté avec son contraire qui ne lui avait épargné aucuns pièges.

Le feu et la glaçe, le jour et la nuit, le bien et le mal, le Rouge et le Noir de Stendhal, voilà ce qu'ils étaient, mais du fond de ces dédales tortueux, Betty pouvait dire qu'elle avait aimé comme personne, et que sans partager le même angle de vue elle avait réussi à partager le même angle de vie d'un Démon.

Pendant longtemps d'ailleurs elle ne crut qu'en la passsion sulfureuse et dévastatrice, en associant confusement amour à douleur.

Désormais cette pèriode obsure appartenait aux archives de sa vie, reléguée au fin fond des abîmes d'un passé cahotique.

Oui… tout ça était bel et bien fini… Betty courrait à présent vers son Ange, celui tombé de nulle part vers son Cielle… légère et primesautière, même la pluie de décembre ne parvenait pas à rendre son humeur maussade, trop heureuse de connaître enfin le goût du bonheur dont la quête infinie lui paraissait vaine autrefois.

Betty et Luka formaient un couple fusionnel, régi et gouverné par une complicité sans failles.

Ils partageaient absolument tout ensemble et n'envisageaient rien l'un sans l'autre, le genre de couple qu'on ne rencontre que dans des romans à l'eau de rose tellement ça semble irréel et utopique.

Ils s'étaient réappris mutuellement les mots, la grenadine des soleils flamboyants du ciel ou les rouges mitigés de la robe des vins, le bruit de la pluie ou la caresse d'un verbe, le souffle du vent, le velours ou l'oursin, l'odeur des roses, de la terre mouillée, des épices, le sucre du miel, la chair juteuse et généreuse des fruits d'été, le rire des enfants, l'envie d'avoir envie…

S'être trouvé l'un l'autre, c'était comme un dos d'âne sur une route de campagne qui offre la sensation vertigineuse du délicieux frisson au creux du ventre et au fond du coeur, un oasis pour s'abreuver dans un désert aride.

Leur amour était mirifique, constellé d'une myriapode d'étoiles sous leur voûte amoureuse et spirituelle… ils étaient enfin réunis dans un Paradis terrestre où rien ni personne ne pouvait les en chasser.

La pluie fine et éparse dcu début de soirée commença à tomber plus sévèrement quand Betty tourna la clef dans la serrure de la porte d'entrée, et l'obscurité de la pièce la surprit.Seul le fond sonore de la télévision semblait l'acceuillir.

-Monsieur Peri… monsieur Peri ?

Rien, pas l'ombre d'un écho à sa voix douce et légèrement cassée, Betty se débarassa de sa gabardine humide d'un geste furtif et cherchait son Ange dans cette maison qui semblait vide.

-Monsieur Periiiiiiiiiiii… mais où tu es ? Tu te caches ou quoi ? Lukaa !!!!

Arrivée dans l'embrasure de l'alcôve du salon mitoyen à la chambre, Monsieur Péri ne se cachait pas, Monsieur Péri dormait comme un bébé, assoupi sur ce grand lit témoin de toutes leurs folies, qui dans ces moments là, les rendaient certes nettement moins angéliques.

Betty se pencha doucement vers lui en souriant devant ce tableau cher à son coeur et déposa un léger baiser dans le cou de cet Ange alangui par son sommeil, puis attrappa l'eponge turquoise d'une serviette restée sur un coin du lit pour frotter énergiquement sa longue chevelure que la pluie n'avait pas épargnée.

-Hey mon Ange… c'est moi…

Luka ouvrit un oeil bleu roi, puis deux… puis offrit à Betty un sourire qui la transporta encore sur cette route à dos d'âne… il s'étira comme un chat en soupirant juste avant d'attapper Betty par la taille pour l'attirer vers lui et l'embrasser.

-Tu m'as manqué… Je me suis endormi en t'attendant… Quelle heure est il ?

-C'est pas l'heure de dormir en tout cas… répondit doucement Betty d'une voix sensuelle, tout en parcourant son torse imberbe et robuste de petits baisers, et en le débarassant d'une chemise noire.

Sa bouche naviguait de gauche à droite, puis de droite à gauche, elle faisait des petits ronds avec la pointe de sa langue en insistant sur l'aréole de ses tétons qu'elle mordillaient et pressaient entre ses lèvres gourmandes nacrées d'un caramel irisé qui les rendaient scintillantes.

Lukas plongea ses mains dans les cheveux de Betty et referma les yeux pour mieux s'abandonner aux flots de ses caresses suaves.

-Betty… oh Betty comme je t'aime…

Betty redressa la tête et plongea ses yeux dans ceux de Luka en lui adressant un de ces regards pénétrants qui en dit plus long que mille verbes.

Elle le chevaucha sans même avoir retiré les lanières de ses talons… lanières qui se lovaient sur ses chevilles en se croisant haut sur sa jambe à la manière d'un serpent… Luka s'empara des seins de Betty, cachés sous l'ivoire perlé et soyeux d'un corset qui laissait ses épaules dénudées, il les en dégagea doucement en les faisant sortir un à un de l'armature du balconnet de la dentelle blanche de son soutien gorge… il les pressa et les malaxa comme on travaille de la glaise ou de l'argile, il les soupesaient, les regardaient amoureusement en penchant la tête la bouche entrouverte… mais n'y tenant plus il s'accouda du côté gauche et porta à sa bouche ces seins devenus durs et lourds, frippés et récéptifs à la caresse buccale qu'il leur administrait.

Betty gémit doucement en s'arc-voutant légèrement et en déposant ses deux mains à plat pour mieux lui tendre ce qui la rendait femme… elle sentit les mains de Luka voyager sous le tissus de sa jupe déjà remontée et s'attarder sur la rondeur de ses fesses, il les pétrissaient tout en léchant la pointe de ses seins devenus arrogants sous sa langue…

Berty sentit son élixir délicatement parfumé couler entre ses cuisses, elixir dont Luka adorait se délecter…

Délicatement elle écarta la dentelle et la soie de sa culotte et porta deux doigts indécents à son intimité brûlante en pénétrant son vagin aux tissus gonflés, empourprés et trempés, puis inséra un majeur dans la bouche de Luka en soutenant son regard… il léchait son doigt tout entier dans une respiration saccadée et rauque, la fièvre était en train de le submerger tant cette invitation cavalière le rendait fou, mais Betty voulait garder le contrôle et l'emmener où elle avait envie d'aller…

Elle lui prit les mains et le força à s'étendre, il résistait un peu en tendant sa bouche vers celle de Betty qui la suçurait du bout des lèvres… toujours en Andromaque sur lui, elle descendit à la hauteur de ses genoux afin d'ouvrir une à une les pressions de son jean's mais en prenant soin, surtout… de ne pas lui dégraffer la ceinture, non… simplement s'emparer de sa queue à la hampe veineuse devenue dure à souhait et dont le gland violacé trahissait toute la véracité de son désir pour elle… dégager doucement ses bourses une à une… Betty adorait ça, et Luka le savait… elle adorait cette façon un particilière et animale de le suçer, cette sensation furtive et un peu inconfortable comme si l'instant était volé au temps ou à quelqu'un… une sensation presque d'interdit… à la dérobée, quand on est sûr de rien.

Betty pivota et se mit sur le côté gauche de Luka, elle était droitière et pourtant ne savait prodiguer ses caresses masturbatoires que de la main gauche, étrange… elle lui offrit ses fesses en bombe, toute jupe relevée avec pour simple appareil ses bas, et il en profita pour descendre à moitié cuisses la dentelle de sa culotte, il la connaissait si bien…

Il ouvrit le tiroir de la commode en pin prés du lit et en sortit un gode au désign transparent dont la morphologie était irréprochable, lentement, avec douceur, il écarta de ses doigts fébriles les lèvres gonflées de Betty desquelles une cyprine abondante s'écoulait, puis voulut qu'elle le suçe un instant… l'instant était transcendant, entre donner et reçevoir il n'y avait plus de frontière, tant l'un et l'autre était intimement liés dans la jouissance apportée.

Betty allait et venait sur cet objet phalique qu'elle lustrait et faisait luire de sa salive qui perlait sur sa langue, montant et descendant tout droit au plus profond de sa gorge, vite puis doucement., l'abandonnait pour reprendre en bouche la queue de Luka dont le diamètre avait doublé sous l'effet de l'excitation et en appréciait doublement la chaleur par contraste… elle s'activait en dodelinant la tête, émettant des petits gémissement étouffés par la nature de ce qui occupait sa bouche toute entière, elle relachait la pression et administrait de simples petits coups de langue rose de la base du gland jusqu'à ses testicules gonflées et frippées par tant d'ardeur, repassait au gode en regardant furtivement Luka toucher le Ciel… Luka la pénétra avec cet artifice plus vrai que nature tandis qu'elle poursuivait sa fellation diablement bonne,… mais Betty refusait que Luka atteigne le ciel si vite, non… au moment crucial, elle arrêta ses jeux lubriques, et se fit l'auteur d'un outrage extrême et cruel qui consistait à le faire redescendre lentement…

-Oh mon Ange, non… pas ça mon coeur… dit Luka dans un souffle teinté d'un sourire.

-Bettyyyy… où tu vas ? Viens, reviens…

Mais Betty prenait un malin plaisir à agaçer Luka.

-Non Monsieur Peri… je dois partir maintenant… désolée la prochaine fois peut être… lui dit elle en lui adressant un regard vert mutin et un sourire enjôleur…

-Bettyyyyyyyyyyyyyy !!!!!!!!! Attend j'arrive tu vas voir…

Dehors, la pluie avait redoublé, et l'on pouvait entendre le clapotis de l'eau bruisser sur les tonnelles.

La foudre menaçante éclairait d'une lumière électrique un ciel déchiré par les éclairs, tandis que le vent poursuivait son oeuvre.

Mais Betty et Luka se moquaient des caprices des éléments, ils étaient réunis en un Paradis commun où rien de mauvais ne leur apparaissait.

Betty avait quitté l'intimité de l'alcôve pour se réfugier à toute hâte dans la salle de bains où elle avait envoyé valser ses talons sous le lavabo, et libéré ses jambes de la soie de ses bas aprés avoir retiré sa culotte maculée de sa rosée abondante…

Elle délaça rapidement son corset ivoire chiffonné et défit l'armature de son soutien gorge dont ses seins étaient sortis depuis longtemps.

Elle enjamba le socle blanc et froid de la baignoire et ramena sa longue chevelure ébène en un chignon négligé qui laissait quelques mèches cotoyer ses épaules… Luka quand à lui s'était redressé et s'apprétait à rejoindre son Ange débridé par la luxure… son Ange qui selon le code de leur déontologie amoureuse méritait bien une petite correction…

-Bettyyyyyyyyyyy !!!! J'arriiiiiiive ma puce, planque tes fesses mon Ange !!!!

Betty riait et n'attendait que lui… elle avait plaçé le pommeau de douche en hauteur et goûtait au délicieux plaisir de sentir l'eau ruisseller sur son corps.Le rideau de douche vit ses dauphins bleu lagon plonger vers la gauche quand Luka rentra dans la baignoire.

Betty s'occupa immédiatement de Luka… leurs langues dansaient ensemble mais elle parvint à attrapper le gel douche aux senteurs de lait de coco et lui en fit couler sensiblement sur son torse de Dieu Grec, massant ses épaules, insistant sur ses pectauraux proéminents mais pas trop, puis descendit sensuellement sur son bas ventre dur et ferme, lui lécha le pourtour du nombril, s'accroupit devant lui en tenant fermement ses fesses musclées et réactiva sa verge qui était pourtant loin d'être en berne…

Puis, Luka l'invita à s'asseoir sur le rebord de la baignoire… il s'agenouilla devant elle en lui écartant les cuisses tout en en montant une sur son épaule robuste et virile… Betty se tenait fermement sur l'émail glissant et s'abandonna sous la langue de Luka qui faisait des petits allers retours pour la pénétrer avec, des petits cercles autour de son bouton charnu, gonflé et rosaçé comme une petite fraise juteuse… les gémissements non contenus de Betty emplissaient la salle de bains et sentir la bouche de Luka prendre possession de sa fleur avec autant de dextérité la fit jouir en quelques minutes…

Mais non répue pour autant, son ventre lui ordonnait à présent de sentir la queue de Luka transpercer ses entrailles, elle le voulait en elle plus que tout, c'était viscéral…

Féline et soumise dans son retour sur Terre, Betty prit la verge insolente de Luka et la dirigea elle même vers son entre brûlante, juste aprés s'étre agenouillée dans la baignoire glissante en lui tournant le dos… elle s'aggrippa fortement à la robineterie argentée, le chaud dans la main gauche, le froid dans la droite… Luka allait et venait en tenant les hanches de Betty avec cette force fulgurante, cette levrette endiablée la faisait encore crier et gémir, elle sentait ses lèvres prêtes à exploser et les contractions au fond de son vagin lui annoncaient l'arrivée d'un deuxième orgasme imminent…

-Oh oui ouiiiiii hannn ouiiiiiiii Lukaaaaaaa… --…

-Betty hey Betty, ho ho Betty reveille toi Betty… t'as fait un cauchemar !!

-Betty tu parles en dormant… fais gaffe, ça pourrait m'vexer et m'énerver !!

Mais quelle était cette musique qui raisonnait dans les tempes de Betty ?

La pluie dehors ?

Le tonnerre sans doute… non… non…

Non… c'etait la voix du Diable, ce Diable qui avait reussi à vampiriser son Ange…

Luka…

Betty était maudite, elle retomba en Enfer…

Enfer que lui avait d'ailleurs souhaité son Ange quand Betty l'avait laissé tout seul sur son nuage…

Maudite… oui, elle méritait son Enfer, son Ange le lui avait tant répété…

Maudite et inconsolable.

Du fond de son Enfer dans l'obcurité de sa conscience, Betty cherissait son Ange à la puissance invisible pourtant tellement vivant, et aussi, la lueur de savoir que le Paradis existe, et qu'un jour, elle ne savait ni quand ni comment, elle serait délivrée… elle y remonterait.

D'une manière ou d'une autre…

Tirnarien d'un Ange.

NOVEMBRE 2005.
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17495
b
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