Histoire vécue Sexualité > Récits érotiques      (582 témoignages)

Préc.

Suiv.

L'addition s'il te plait....

Témoignage d'internaute trouvé sur aufeminin
Mail  
| 1718 lectures | ratingStar_39102_1ratingStar_39102_2ratingStar_39102_3ratingStar_39102_4

Couchée sur des coussins bleu gitane, une lune belle et pleine, presque arrogante dans sa solitude, écoute la nuit lui faire des avances… et moi je suis sur terre… au bout de l'autoroute, loin, trop loin de toi.

L'envie crépusculaire de te voir et te parler, me submerge, me possede en m'empêchant de m'adonner à autre chose que la douleur récurente d'être si loin de nous…

C'est sans appel pour ma raison… je veux plisser les yeux sous la tiedeur de ce zéphyr qui souffle sur ma vie et cesser d'errer prisonnière de ces murs crépis d'un blanc aseptisé qui me paraissent obscurs, pour enfonçer ta porte que tu me laisse entrouverte afin de venir me mettre entre toi et un nouveau mur saffranné, chaud et épicé…

Avorter de nos projets en amputant tes espoirs serait une pure hérésie, se serait comme me mutiler moi même, et nos pensées se rejoignent dans une combinaison étroite à cet instant précis…

La sonnerie de mon téléphone me sort de mes turpitudes et mes inspirations, à l'autre bout du fil… ta voix… celle que je reconnaitrais même perdue dans une foule en liesse à la manière féline d'un prédateur, ta voix qui génère une musique dans mon coeur et diffuse dans mes veines une dose massive de bonheur, qui sait si bien mettre mes sens en exergue en me mettant à l'envers de moi même.

Tu es l'artère de ma vie, il y a longtemps que je le sais, et je veux retourner à l'orée de ton moi, reprendre l'ébauche de nos préludes prometteurs que j'avais dessiné autrefois… tu verras, écoutes moi… j'orchestrerais tous les bals que tu voudras ouvrir, je t'insufflerai l'envie de courir encore, j'accrocherais des lumières à ton égo pour que tu brilles en toi, je te restituerais ce que tu crois avoir perdu et qui t'appartient toujours, je te rendrai tes illusions et tes vertiges, ta folie, ta rage et tes combats tu verras… ta léthargie morbide s'envolera à jamais… écoutes moi… oui, je sais… biensûr que je veux te voir… te voir et te toucher, te surprendre, t'animer, t'affuter, t'aiguiser, te palper, te sentir et te respirer, te boire jusqu'à l'ivresse… tu marches dans ma tête et tu cognes dans mon coeur, je t'entends, je t'attends viens… traverse l'autoroute, vite…

Tu as la responsabilité d'aller rentrer quelques factures dans le système informatique du restaurant de ton oncle, et malgré l'heure indécente tu ne peux te fourvoyer à ta mission, c'est pourquoi tu me demande de t'y rejoindre en nous partageant l'itinéraire qui nous ramifie l'un à l'autre.Ton talent d'orateur me fait accepter ce rendez vous insolite, mais moins bien que mon envie de toi…

La douche de laquelle je sors me laisse dubitative et je tremble légèrement sous l'épaisseur de ma serviette vert amande… délicieux mélange de frissons et de fièvre, douce violence qui m'éxalte et me rend terriblement impatiente, je me surprend à sourire seule dans le reflet du miroir de la chambre…

Ma chevelure remontée en un chignon rudimentaire laisse tomber quelques méches capricieuses sur mes épaules encore humides, je m'interroge sur ma collection de dessous tous plus indécents les uns que les autres, hésite sur la couleur et le choix et opte finalement pour un ensemble en dentelle noire que j'assortie de bas de la même couleur mais en y ajoutant un porte jaretelle en fioriture pour érotiser l'ensemble.

J'enfile une jupe noire fendue sur le côté et qui épouse mes formes au plus prés, ainsi qu'un chemisier en voile zébré déboutonné jusqu'à l'entre seins qui laisse deviner subtilement l'écrin de dentelle qui les englobe. Mes chaussures sont dotées d'une fine lanière de cuir noir qui s'enroule à ma cheville comme un serpent à sa proie, je secoue ma tête pour liberer mes cheveux de ce chignon imparfait et improvisent mes doigts en peigne de fortune pour ne pas avoir l'air appliqué et sophistiqué que je deteste.

Aprés avoir saisi quelques effets personnels, je m'engouffre dans ma voiture sous cette vôute étoilée qui me fait lever les yeux pour te rejoindre de l'autre côté de moi…

Tu es déjà sur place, complètement maitre des lieux déserté par la clientèle en raison de l'heure tardive, et le corps de tes messages qui affluent sur mon portable se fait de plus en plus pressant…

Tu donnes de l'étoffe et le l'envergure à mon amour, et ma passion entretenue par ce désir indicible se perd dans les méandres de tes sortilèges qui m'enveloppe… je suis envoûtée… tu me possedes… et le ruban anthracite de l'autoroute qui se déroule sous mes yeux me rapproche un peu plus de toi chaques secondes…

Mes pneus crissent sous le gravier et la portière de ma voiture claque dans un bruit sourd suivi du bip strident de mon alarme qui trahit mon arrivée.

Une lumière éparse filtre au travers d'un vieux volet en bois, et je tente d'y glisser un iris mordoré avant de cogner à lourde porte en bois massif qui donne tout son cachet rustique à l'établissement.

Une fois… deux fois, j'entend enfin tes pas derrière la porte et devine ta silhouette athlétique dans ce chien loup ajouré.

Instinctivement nos corps se serrent l'un contre l'autre, nos bouches s'unissent dans un même élan et nos langues de délectent l'une de l'autre… tu me berçe en caressant mes cheveux, me plaque contre un congélateur blancet froid, ton ventre est collé au mien tandis que mes mains naviguent entre ta nuque chaude et lisse, les flancs musclés de ton torse et tes fesses que je presse fougueusement dans mes mains.

Tu portes une chemise noire entrouverte sur ton buste d'Apollon où vingt ans de sport de combat abandonné aujourd'hui ont su déposer leurs empreintes, un jean's noir, et même dans le déclin des couleurs vestimentaires, nous sommes en harmonie totale.

Mon sens olfactif se délecte de l'odeur de ta peau qui sent le musc, le poivre et la terre fraiche retournée avec quelques notes mentholées… chuuuuuuuuut tais toi… laisse moi te regarder, te sentir et te ressentir, laisse moi m'impregner de ton essence…

Tes mains voyagent en suivant de prés les courbe de mon corps qui s'ouvre comme la corolle d'une fleur… j'ai chaud… arrête… donne moi une chance de garder le contrôle, il est beaucoup trop tôt.

Les murmures suaves et virils à la fois que tu chuchotes dans mon cou accellère mon paoûl, tu prends un malin plaisir à me sentir glisser sur ton territoire en hasardant avec dextérité tes mains sous ma jupe que tu soulèves lentement jusqu'à ma taille… tu te dégages légèrement afin de regarder ce que ton esprit sublime et l'impact crée par la vision apporte une déferlante sensorielle dans tes yeux qui se noient dans les miens.Joli violet…

Je m'essouffle sous tes caresses qui se précisent et je sens déjà tes doigts partir à la conquête de mon intimité en plongeant ta main entre la dentelle de mon string et ma vulve vierge de toute pilosité, tu insères un majeur entre mes lèvres qui secrètent l'elixir de mon désir, fait rouler mon bouton gonflé et tendu sous un index… avide de tes assauts j'ai du mal à me dégager mais parviens à couper tes élans en bloquant tes deux bras pour que l'instant ne soit que préludes et préambules.

Tu fais glisser ma jupe tendrement en sens inverse dans un sourire mutin, prend mon visage entre tes mains et conjugue un je t'aime… idem…

Je ne connais pas les lieux, je n'y suis jamais venue et tu corriges cet impair en me tendant la main comme pour m'inviter à danser.L'endroit est charmant, très intimiste et la décoration trouve son label de style vieille ferme avec des pressoirs à vin et des roues de charette, des fourches en bois contre de la vieille pierre, des bouquets de blés dans des jarres en cuivre, les tables sont dissociées par des croisillons de bois où meurent des serments de vigne et des grappes de raisin artificielles plus vraies que nature.

Je devine une table dressée tout au fond de la salle, tout prés d'un escalier en colimaçon, qui descend, descend, descend…

Deux couverts sont dressés et la flamme d'une bougie rouge dont la cire tombe en lambeaux éclaire la scène.

Je souris… penche la tête, l'instant est beau et fragile comme du chrystal…

Tu te glisses derrière moi et m'enveloppe de tes bras que tu nouent autour de mes épaules, tu n'es rien d'autre que le miroir de moi même, je ne me vois qu'en toi, tu es mon seul reflet et tu me commet par coeur…

Pour clôturer le tout j'entend en fond sonore l'album de cet artiste que l'on aimait tant, inévitablement tu m'invites à danser sur cette piste improvisée et une cascade de souvenirs submerge ma mémoire… sans toi j'étais si médiocre, médiocre dans l'exil et le renoncement, médiocre dans la peur et les incertitudes… aujourd'hui, je sais.

Tu m'invites enfin à gagner la table en me présentant une chaise en fer forgé capitonnée d'un coussin ivoire, et m'abandonne un court instant pour t'isoler dans les cuisines…

Tu en reviens avec un repas frugal qui se compose de feuilles de vigne, d'asperges, d'avocats, de feuillettés divers, d'un assortiment de charcuterie Corse, et d'un énorme pain de campagne, avec pour clou majeur une bouteille de champagne millésimé montée tout droit de la cave.

Tu es le Prince de mes Ombres, tu es l'aveu secret du tribunal de ma conscience, tu existes vraiment et depuis si longtemps, je sais qui tu es, je sais ce que tu as fait de moi, et je sais ce que tu en ferais encore si je te donnais les clefs…

Tes doigts viennent tutoyer ma bouche en y glissant une feuille de vigne et tu en essuis le contour avec ta langue avide en te penchant sur moi… nou partageons une asperge ou deux à la manière de la belle et du clochard en riant de nos jeux comme deux adolescents et cette alliance des sens et de l'esprit est la seule que je veuille porter à présent…

Nos bras se croisent tandis que nos yeux se défient en portant une coupe de champagne à nos lèvres… Tu as glissé ta main gauche sous la table et caresse ma cuisse, je fais écho à ton geste en caressant ta virilité avec mon pied fort maldroitement mais la suggestion est si grande qu'elle en est encore plus forte.

Nous refaisons le monde comme deux évadés sous le firmament, mais ce monde là c'est le nôtre et c'est le même…

Tu défais à présent un à un les boutons de mon chemisier mais sans me l'oter pour autant et je choisis à partir de cet instant de savourer ta chair en liberant mes pulsions contrôlées jusqu'alors…

Tou en soutenant ton regard, je me lève de ma chaise et m'agenouille en passant sous la table dont la nappe ambrée tombe jusqu'au sol… je disparaît de ton champs visuel mais bien vite tu deviens l'otage de ma gourmandise… un peu maladroitement je m'affaire dans cette obscurité relative à fefaire les boutons de ton jean's et tu écartes les cuisses mais sans m'aider… ils cèdent enfin sous mes avances persistantes et je retire de ton boxer saillant ta queue dure et érigée par nos petits jeux lubriques… mes mains sont déposées sur tes cuisses et je m'applique à prendre en bouche cet objet phalique en le glissant tout au fond de ma gorge juste avant d'avoir dégagé ton gland que je devine violacé par un flux sanguin éloquent… je le salive abondement, le mordille, le titille, l'agaçe, le lèche, le suçote, le pince en faisant un cercle noueux avec mes lèvres, je monte et descend tour à dour avec douceur et frénésie, gemis comme une gloutonne en ce faisant, puis prend désormais à deux mains, puis à une seule sans oublier de masser tes parties que je sens dures et chaudes dans la paume de ma main… je t'entend t'essouffler et gémir doucement et parallèlement je sens le slèvres de ma féminité palpiter et gonfler, se contracter presque douloureusement… ohhhhhh comme je t'aime… je canalise mon avidité et sors de ma tanière de luxure pour revoir ton visage, tes yeux qui me parlent sans un verbe, ta bouche entrouverte… chuuuuuu ut tais toi… je m'empale sur ta verge comme on s'enfonce dans la vase, je coule en toi, je me fond, mes mains s'aggrippent au fer forgé de ta chaise… je libère tes épaules magnifiques de ta chemise.

Et tu t'emploies dans des gestes saccadés à sortir mes seins tendus à l'extrême de leur dentelle noire, tu les tête, les suçote, les presse sans jamais interrompre notre danse qui me fait gémir et basculer dans un état second…

Tes mains aggrippent mes hanches et ma jupe est au sol à présent, tu me portes dans tes bras avec une facilité déconcertante et m'allonge sur un plan de travail dans la cuisine… changement de cadre, de position… la matière grisâtre et froide de l'élément me donne la chair de poule, et cette sensation contraste délicieusement avec la fièvre que tu me donnes…

Tu écartes doucement mes cuisses, fait rouler le triangle de mon string sur une jambe et plonge ta tête entre elles pour t'occuper de moi comme personne ne l'a jamais fait… ta langue visite mon antre brûlante et trempée, receuille mon nectar de la pointe de ta langue que je sens aller et venir de gauche à droite… puis de droite ça gauche, tu fais des zig zag, des serpentins, je me tortille et ondule mon bassin en gémissant de plus en plus et de plus en plus fort, en criant par moment tant la tension est à son comble…

Je me redresse sur un coude et passa ma main sur ta nuque… ta langue pénètre mes tunnels secrets au plus profond et reviens tounoyer sur mon clito endoloripar tant de pression, je vais exploser… je le sens… me recouchant sur l'inox glaçé je melaise aller où tu veux m'emmener et jouis en me cambrant et en criant ton prénom…

Complètement essouflée mon envie de toi n'est pas rassassiée… tu me prend en gardant la position mais en portant mes jambes à ton cou et mepénètre violement dans un rythme endiablé qui me fait memordre les lèvres pour ne pas hurler… je susi à la frontière du plaisir et de la douleur, et tes allers et venues sont en train de solliciter la venue d'un deuxième orgasme qui me fait par un mouvement brusque tomber un saladier de pirex sur le sol… pas grave… mais tu interromps le crescendo en m'invitant à me relever et à descendre de cet étal… tu me retournes et me prend en levrette, tu sais que c'est notre position préférée .

Tu t'agites en moi comme un Dieu que je vénère, te smains aggrippent me shanches… quelquefois tu te retires un iota de seconde pour mieux rerentrer… tu me rend dingue… nous finissons par nous rejoindre dans une explosion indicible qui fait de notre jouissance un état de grâce, ta semance cogne au fond de mon ventre et coule lentement entre mes cuisses ne maculant mes bas.

Complètement répus et essouflés, toi toujours logé en moi, nous nous mettons à rire de notre fougue un peu démesurée.

Tu te retires tandis que je me redresses en me retournant vers toi… toi qui me serre dans tes bras, qui m'embrasse amoureusement, qui me chuchote des mots qui n'appartiennent qu'à nous, quime berçe et qui m'espère…

Je ramasse les débris de verre au sol vestiges de nos ébats, témoin d'une passion fulgurante… la nôtre.

Je t'aime… je t'aime à perpétuité.

Tirnanogth.
  Lire la suite de la discussion sur aufeminin.com


39102
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Amour et sexualité - l'un peut-il aller sans l'autre

image

C'est justement sur une histoire très érotique via le net que nous nous sommes rencontrés.. Si je suis restée avec lui après c'est qu'il m'apporte tant de tendresse et d'amour que c'en est désarmant… Je sais que mon histoire est bizarre. On...Lire la suite

Tous au louvre !

image

Vu il y a quelques jours sur le net : " Erotisme : le syndrome Rubens. Pour de nouvelles aventures érotiques, suivez le guide… C'est en substance ce qu'affirment les chercheurs italiens de l'Institut Romain de Psychologie. Après avoir étudié...Lire la suite


 

Voir tous les  autres témoignages