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Le master - partie 1

Témoignage d'internaute trouvé sur aufeminin
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Encore une journée harassante, je suis éreintée mais aussi très excitée. Personne ne sait que derrière mon air sage et mes tailleurs stricts, c'est un coeur sulfureux qui bat en moi. Et tout est sa faute ! A Lui, l'homme, l'inconnu, l'amant virtuel, celui qui me rend folle autant par son silence que par le moindre des mots qu'il daigne m'accorder au hasard de ses désirs ou de ses temps de repos. Il m'a dit dès le départ qu'il travaillait énormément et qu'il me faudrait savoir aimer la frustration, peut-être même en faire un plaisir propre.

Du plaisir, j'en ai à chaque ouverture fiévreuse de ma boite électronique. Son dernier message remonte maintenant à plus d'une semaine. M'aurait-il oublié ? Non certainement pas mais il me faut être patiente il m'a promis que les choses allaient prendre une nouvelle tournure bientôt…

Tout avait commencé au mois de mai 2002, j'étais alors en couple avec Jean Luc. On s'était connu jeunes et comme de bien entendu, nous avions dès que possible officialisé notre union par la cohabitation. Nous étions bien ensemble, équilibrés, tranquilles, jeunes et insouciants. Notre sexualité ne connaissait ni extra, ni manque. Une bonne relation, saine et forte jusque là.

Jean Luc ayant pris un emploi aux horaires décalés, il m'est devenu assez courant de me retrouver seule en début de soirée. Je ne me cherche pas d'excuses mais c'est un fait, nos câlins se sont soudain espacés et nos envies relevaient plus de la monotone régularité de l'extase hebdomadaire que de l'orgasme improvisé. J'étais frustrée ! .

A défaut de mieux, je me suis mise à surfer de droite et de gauche, trouvant souvent à qui parler pour un soir ou pour une heure. Parfois certains revenaient un soir de plus ou insistaient une semaine mais généralement lassés par mes refus de les rencontrer, ils m'abandonnaient pour d'autres sirènes du net. J'étais fidèle à mon couple idiote ?

Changeant souvent de lieu, je trouva au hasard des liens un tchat un peu particulier. Le thème en était l'érotisme. Tout d'abord intriguée, je retrouvai bientôt mes appétits d'adolescentes et mon amour pour la littérature et les discussions érotiques. De fil en aiguille, je me mis à hanter régulièrement l'endroit prenant goût à la profonde sensualité qui s'en dégageait, au souffre aussi. Il m'en fallait plus et encouragée par l'ambiance, j'en vins à participer aux échanges.

Je m'y exposais doucement d'abord puis plus crûment. Ma thérapie du vide passait par la mise à nu de mes désirs refoulés, de mes envies, de mes vices aussi. J'avais le besoin intense de redonner une âme à ma sexualité bafouée.

Après quelques mois de ce traitement, je dédaignais purement et simplement tout rapport avec Jean Luc. La rupture était inévitable et je ne fis rien pour le retenir. Il est marié et son premier enfant est en route aujourd'hui.

Débarrassée de tout lien, je me lâchai complètement. Tout mon temps libre fut consacré à l'exploration de ce nouveau coin du monde et à vivre par procuration mes désirs et mes passions.

J'y ai côtoyé de nombreuses personnes. Désinhibée, j'en ai même rencontré quelques un. Souvent ce fut pour y trouver du plaisir physique autant qu'intellectuel. Puis, je l'ai rencontré lui. Il était différent, intouchable, au cur du système et curieusement si loin des autres. Il avait toute la richesse d'un maître et s'il n'était pas venu m'aborder, je n'aurai jamais eu le courage de l'entretenir. Il me fit part de sa vision de l'amour, de sa passion du tantrisme, de ses faiblesses aussi pour la domination. Il aimait les femmes mais vénérait celles qui savaient lui abandonner leur être profond. Je n'ai pas hésité, je lui ai offert ma vie.

Sans heurt, sans mal, il s'est glissé dedans. Je lui ai tout décrit, tout dévoilé. Timide au début, il a su jouer de son charisme et bientôt je n'eus plus aucun mal à me découvrir pour lui. Par l'esprit d'abord puisque c'est là le cur des désirs, je lui offrais mes orgasmes, le récit de mes rencontres, la passion pour l'extase, ma découverte des sens. Il m'écouta longtemps, patient mais un jour vinrent les ordres. Soucieuse de préserver ce lien qui m'était devenu vital, je décidais de lui obéir aveuglément. J'orienterais mes actes pour son unique plaisir.

Un soir, je reçus un paquet de sa part. Dedans se trouvait une webcam (je n'en avais pas) et un mot écrit de sa main.

"Ce soir, chérie, il faudra savoir dévoiler ce corps que tu caches derrière l'écran. Tu ne me verras pas moi, c'est ma volonté mais je dois savoir qui tu es jusqu'au plus infime. Montre-moi que tu es digne de l'intérêt que depuis quelques temps je te porte.

Signé le Master"

Ne connaissant rien à la danse, ni à l'art de se déshabiller mais pénétrée par la volonté de lui offrir le meilleur, je pris ma journée afin de faire les recherches nécessaires. J'appris ainsi durant toute la matinée, les gestes, les attitudes, la sensualité des danses et du strip-tease.

Pour la partie pratique, je pris la peine de téléphoner à une amie qui pratiquait depuis sa plus tendre enfance flamenco, danses tziganes, tango et autres exhibitions sensuelles.

Maria était aussi brune que ses ancêtres gitans et leurs sangs coulaient dans ses veines.

Ma demande ne la choqua pas outre mesure. Nous étions plus qu'amie et si rien n'avait été jusqu'à la consommation des plaisirs, nous gardions l'une pour l'autre un attachement sincère et envoûtant.

Elle m'accueillit en tenu et me montra ce qu'elle m'avait choisi dans ses frusques. La robe aux milles couleurs de miel m'allait parfaitement. En m'aidant à l'enfiler, elle me préparait adroitement m'accordant à l'ambiance.Très professionnelle, elle me fit d'abord entendre quelques airs. Puis me proposa un premier aperçu de ce qu'un homme est en droit d'attendre d'une femme. Tout en me proposant des chorégraphies, elle m'expliquait la nécessité de vivre la musique comme un acte sexuel.

En matière d'érotisme et de sensualité, le corps ondulant et offert de Maria n'avait rien à envier au plus intense des poèmes de mon tchat. Ses mains dessinaient arabesques et volutes, son bassin mimait l'amour, ses jambes frémissaient en rythme et son visage appelait au plaisir. La regarder évoluer en rythme et s'abandonner à la domination musicale me procurait des vagues de désir. La démonstration achevée sur ce merveilleux abandon de soi-même qui caractérise la danse tzigane, elle me proposa de me lancer. C'est avec gaucherie que je tentais vainement d'imiter sa performance. Tout en l'imaginant faire les gestes, je ne savais comment contraindre mon corps à s'abandonner. Je sentais bien que cela n'allait pas et à voir sa moue boudeuse, elle en était convaincue aussi.

Elle se leva soudain et tout en me faisant signe de continuer, elle s'approcha de moi. Son corps se glissa contre le mien. Le bassin collé à mes reins, elle m'assigna un nouvel élan. Ses mains prirent les miennes pour leur apprendre la peinture. Ses lèvres m'intimèrent l'ordre de fermer les yeux et de me laisser faire. Tendrement, je lâchais prise et me laissais guidée, secondée, entraînée par la douce andalouse.

Maria me poussait vers le plaisir, m'enchaînant à sa démence, me liant à la lourde sensualité de son être.

Le son me parvint enfin et ma peau apprit la mélodie. Je me laissais consumée par cette délicieuse union. Le plaisir naissait en mes seins qui dressés attendaient la caresse. Aliénée, la volupté m'envahit et si les mains de Maria dansaient sur moi, je n'en éprouvais ni honte, ni pudeur juste la sensation de m'offrir à un péché merveilleux. Elle m'apprenait une nouvelle danse celles des femmes sans tabou. Elle me dictait les lois du plaisir saphique.

Je me retrouvais nue mais emportée par l'extase, j'ignorai le comment et le pourquoi. Ecroulée dans le dernier crescendo de violons, je m'abandonnais à la licence et au stupre. Mes mains trouvèrent le corps de Maria, ma bouche ses lèvres gonflées. Nous étions folles l'une de l'autre et avides de nous emplir du goût de nos sueurs mêlées. Je la goûtais, je la découvrais. Elle se dégagea pour aller taquiner mon corps mis à nu. Etendues parmi les voiles et les jupes, je me pliais volontiers à ses caprices. Délicatement, elle m'ouvrit de ses doigts puis sa bouche pris possession de ma fleur. Butinant, s'abreuvant de mon miel, ses attentions faisaient monter en moi des flots de jouissance refoulés.

Comme pour la danse, le rythme allait en montant en puissance, je savais que bientôt j'exploserais. Sans un mot je lui fis comprendre mon désir de lui en offrir tout autant. Changeant de position, Maria se mit à califourchon sur moi m'offrant la vue de son intimité poisseuse de désir surmontée de ses fesses rondes et fermes. J'attrapai les 2 globes tendus et d'une langue agile et curieuse partais découvrir le doux coquillage. Elle gémit légèrement et ce râle m'atteignit comme une flèche. La danse repris soudain et je n'étais plus que l'esclave des sons et des murmures cascadant dans mes veines. Nos doigts jouaient la même mélodie en miroir. Nos langues cherchaient le miel au plus profond des corolles. Nos mains malaxaient,
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