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Moi et mon reflet

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo
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Samedi matin, le réveil fut brutal. Ma grand-mère ouvrit nos rideaux et ce n'était pas dans son habitude de venir me lever de bonne heure. Il m'était impossible de dire laquelle de nous était avachie sur l'autre. Mais nous étions collées, enveloppée dans les draps qui nous avions tirés l'une l'autre pendant la nuit. La solution avait été donc de nous serrer.

&mdash ; Cela me fait tout drôle, rit ma grand-mère. Levez-vous, vous avez une stratégie à préparer.

Elle plaça le miroir face au lit et sortit. Je compris le geste de ma grand-mère. Tandis qu'elle descendant les escaliers, Manon s'étira. Je me levai et la regardai en échangeant un sourire.

&mdash ; ça fait du bien de vivre.

&mdash ; Viens, lui dis-je.

Elle se leva, intriguée, et se mit debout à côté du miroir. Elle était belle et pourtant, nous étions dans le miroir rigoureusement identique l'une à l'autre.

&mdash ; Alors, me murmura Manon. Tu es comme moi.

Elle se colla contre moi et ses mains glissèrent sur mes fesses. Sa bouche susurra à mon oreille :

&mdash ; Tu as mes fesses.

Sa poitrine se pressa contre la mienne :

&mdash ; Tu as mes seins.

&mdash ; C'est peut-être toi qui as les miens, dis-je, gênée.

&mdash ; Alors je suis magnifique, dit-elle soudainement d'un éclat de voix.

Je me tournai vers mon sac.

&mdash ; Où sont mes habits ?

Je regardai sur la table les affaires pliées. Deux jeans rigoureusement identiques, deux débardeurs semblables, et des sous-vêtements indissociables. Je regardai Manon avec un &oelig ; il intrigué et méfiant. Allait-elle décider de mes vêtements maintenant ?

Nous nous habillâmes. Puis face à face, nous nous fîmes un chignon, légèrement décalé. Tandis que le mien se trouvait sur le côté droit, elle c'était du côté gauche.

Nous descendîmes les escaliers, elle derrière-moi reluquant mes fesses moulées, je le savais. Mon reflet était un peu obsédé.

Nous arrivâmes dans la cuisine.

&mdash ; Mamie, pourquoi …

&mdash ; Ah ! Je vous ai acheté ça ce matin ! C'est pour la stratégie. Quand vous allez rentrer chez-vous, votre mère vous verra passer l'une après l'autre, il faudra donc qu'elle ne puisse pas vous voir habillées différemment sinon elle se doutera.

&mdash ; Mamie. Manon ne peut pas venir vivre chez nous. J'ai qu'un lit. En plus elle ne pourra pas aller au collège, j'ai toujours été unique. Faut qu'elle reste ici.

&mdash ; Je vais pas vous séparer !

&mdash ; Ben je viendrais la voir quand j'aurais le temps.

&mdash ; Tu crois ça ? Grimaça Manon. Si tu fais ça, je te verrai que le week-end. Je te préviens que le soir je sortirais en ville et je me ferai passer pour toi.

&mdash ; Pas d'affolo dans les chaumières. Je vais prendre les choses en main, lança ma grand-mère. Et c'est pas le plus important. Je vais m'occuper des papiers d'identité et de l'inscription au collège, ce qui prendra peut-être plus de temps.

Manon et moi nous consultâmes du regard. D'où Mamie détiendrait ce pouvoir ?

Nous terminâmes de manger et lorsque nous eûmes finies, elle toussa :

&mdash ; On va aller en ville et acheter des fringues qui vous aillent à toutes les deux.

Je trouvais ça super sympa d'avoir une s&oelig ; ur jumelle habillée exactement pareil. Nous nous assîmes à l'arrière pour être côte à côte, Manon derrière ma grand-mère. Les ceintures étaient sous le siège.

&mdash ; Allez, on y va.

Ma grand-mère enclencha la marche arrière et le moteur rugit avant qu'elle n'enlève le frein à main. La voiture fit un brusque mouvement et se retrouva à quatre-vingt-dix degrés, bien alignés sur la chaussée. Mamie enclencha la première et je sentis la main de Manon saisir mes doigts. Je me pris dans mes bras et nous priâmes toutes les créatures divines qui pourraient nous entendre.

Ma grand-mère ayant beaucoup gagné au tiercé ces derniers temps, ne fut pas radine pour un centime. Je renouvelai entièrement ma garde-robe deux fois de suite. Nous fîmes mille magasins avant d'arriver au KFC, une chaîne de fast-food.

Ma grand-mère au KFC, c'était encore plus anormal. Je devais rêver depuis le début, c'était obligatoire. Je reçus un SMS en cour de repas. Manon me regarda avec envie.

Je voulus lire le SMS mais à ce moment, mon téléphone s'éteignit.

&mdash ; Fait chier ! Y a plus de batterie. Je l'ai rechargé hier…

&mdash ; Arrête de geindre, je vais vous en repayer un à chacune !

&mdash ; Mamie, dit Manon, c'est trop.

&mdash ; Pas d'affolo dans les chaumières, je gère !

Nous n'osâmes rien dire de plus. Moi j'avais bien besoin d'un nouveau portable et moi-même n'en avait pas encore.

Je décidai de me rendre aux toilettez et mon double fut prise de la même envie. Nous entrâmes chacune dans une cabine.

&mdash ; Y a plus de papier, me dit-elle, tu m'en passes.

&mdash ; Ouais, attend.

Je remontai mon pantalon et lui passai des feuilles sous la cloison. Je sortis et à ce moment, un gars du lycée entra. Un crâneur avec un blouson en cuir.

&mdash ; Eh ! C'est les chiottes des filles ici.

&mdash ; Oui mais c'est fermé.

Je sortis en soupirant. Manon avait entendu la scène et elle se réjouit à l'avance de sa blague. Elle tira la chasse et sorti :

&mdash ; Eh ! C'est les chiottes des filles ici.

&mdash ; Oui… mais c'est que… c'est fermé, bafouilla-t-il.

Manon sortit en soupirant. Puis elle pouffa de rire et je devinai sans mal ce qui s'était passé. Je ris à mon tour et nous reprîmes le chemin des magasins.

Le samedi soir fut calme, devant la trilogie de M6. Nous avions toutes les deux un pyjama rose brillant. Lorsque nous nous couchâmes, ce fut plus complices que jamais.

Le dimanche fut consacré au bavardage, à la télé et aussi au bavardage. Mais je vous rassure, nous avions aussi beaucoup bavardé entre deux bavardages et nous avons un peu papoté également. Et nous avions fait nos devoirs (c'est au cas où maman lit mon histoire).

Lundi soir, Manon m'avait manqué toute la journée comme jamais personnes ne m'avait manqué.

Et il restait encore une demi-heure de cour. Je pensais à elle. Je pensais à elle qui devait s'ennuyer avec ma grand-mère à faire les coures du lundi, la petite voiture garée sur le parking à vélo.

Quant à moi j'étais là, je trépignais d'impatience de la retrouver. Je trépignais comme une amoureuse ? Non. Comme quelqu'un qui a trouvé son âme&ndash ; s&oelig ; ur… J'emploie le mauvais terme, mais c'était ça. C'était moi. Je ne pouvais mieux m'entendre avec quiconque. Et si Martin attira mon regard durant les pauses, là il fallait que je rentrer lui raconter ma journée.

&mdash ; Mademoiselle Laure ! S'énerva la prof. Cela fait dix minutes que les autres écrivent et que vous ne faites rien.

&mdash ; Pardon madame, j'étais…

&mdash ; Dans les nuages ! Comme votre exercice, là.

&mdash ; Et mais je l'ai fait ! M'écriai-je.

Je m'aperçus que j'avais parlé bien trop fort.

&mdash ; Une heure de colle, fit la prof avec une voix doucereuse. Je voulais juste parler de votre.
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59749
b
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