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Nos ébats, un pur moment de rencontre

Témoignage d'internaute trouvé sur aufeminin
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Blottie en chien de fusil contre son ventre, je me laisse sombrer, emplie de bien être, de chaleur. Sa respiration me berce et comme lui je massoupis, revenant parfois à la surface, juste pour le plaisir de le sentir contre moi, et de me laisser ré emporter. Dans son demi-sommeil, il me caresse par moments, juste une tendresse, sa main qui meffleure, ou ses lèvres qui sentrouvrent sur ma nuque. Je ne sais combien de temps se passe ainsi avant que jémerge totalement Je le sens plus lourd contre moi. Je me libère lentement de ses bras, me retourne, et, prenant appuis sur mon bras, je le regarde dormir. Une boule démotion me remonte à la gorge. Drôle de sensation que ce pincement au coeur, ces petites fourmis au bord de moi, ce picotement sur mon épiderme, partout où ses mains se sont posées. Cest une sorte de boule de feu qui naît au creux de mon ventre et remonte éclater à ma gorge, métouffe. Je prends une longue inspiration. J'ai envie de caresser son visage et du bout du doigt je le survole, sans le toucher comme pour apprendre à le dessiner, comme pour lapprendre par cur, comme pour le graver dans ma mémoire. Petit à petit je prends conscience du décor une pièce, unique, assez grande, éclairée par une immense baie vitrée sur tout un pan de mur, dont la lumière était atténuée par un voile de mousseline bordeau un coin cuisine rudimentaire, blanc presque médical dissimulé derrière un bar de pavé de verre. Un grand paravent camoufle semble-t-il tout un fouillis de carton. Dans un coin, une table de bistrot, deux chaises en fer forgé, et un grand bougainvillier grimpant le long du mur de brique. À lopposé, la salle de bain se love derrière un mur de verre qui dessine une longue courbe Tous les angles sont cassés, par un meuble, une plante, un muret, une estrade, dégageant un espace de vie rond. Le canapé sur lequel nous étions étendus se trouvait sur une sorte destrade convexe recouverte dun tapis indou. Un grand miroir à gauche complétant le décor est à la fois moderne, et chaud. Cela ressemblait presque plus à un lieu de travail, de passage, quà une habitation Une garçonnière  Non ! Je repousse dun geste agacé cette idée me lève et entrouvre les placards de la cuisine. Une bouilloire me tend les bras, et je la mets à chauffer sur la plaque. Me délaçant tant bien que mal, je me dirige vers la salle de bain, découvre la douche et fait couler leau chaude le temps dôter le corset et les bas. Leau me brûle agréablement. J'ai la tête dans les nuages, le corps dans les vapeurs et lenvie qui revient . Je me rhabille, enfin, légèrement, de mes dessous. Balconnet et boxer de chantilly beige, porte-jarretelles assorti et bas de nylon sable. Je ne peux pas imaginer sortir devant lui, nue, sans être parée, ou bien protégée derrière cet accessoire de ma féminité Comme si je nétais pas moi Comme si cest un secret, une complicité entre lui et moi. Je retourne dans la pièce il semble toujours assoupi. La bouilloire siffle. Je verse leau bouillante et y glisse un sachet de thé trouvé sur létagère de fer au-dessus de lévier. Il sest retourné sur le dos, bras ouvert, tête penchée. Beau corps offert à mon regard, à ma concupiscence. Mes yeux sarrêtent sur son sexe, recroquevillé entre ses cuisses. Les mains me brûlent sur ma tasse, je ne résiste pas à lenvie de poser lune delle Je sais que ma chaleur le parcourt une autre envie me tenaille et, prenant une dernière gorgée de thé, je me penche et le saisis entre mes lèvres, le faisant baigner dans le liquide chaud. Pas un tressautement, et pourtant, je devine quIl sest réveillé à la légère tension dans son corps, et à la plus visible dans son membre. Jaime le sentir, progressivement se gonfler, séveiller, sétirer gorgée après gorgée, il memplit tant que, bientôt, je dois me contenter de sa seule extrémité. Un soupir, me fait relever la tête. Il me regarde, excité du spectacle que je lui offre, de limage de mon envie. Les siennes semblent sanimer dans ses yeux je les vois presque Il se redresse, se relève et part fouiller derrière le paravent Lorsquil revient, cest chargé de tubes de peinture, de pinceaux dun verre deau. Mon air interloqué le fait sourire. Il membrasse en dégrafant son balconnet. Je comprends que je vais être sa toile Effectivement, il commence à tracer sur ma poitrine, dune main sure les premiers prémices dun dessin. Un mouvement ample, sûr qui part de mon sein gauche et descend sur la hanche droite. Je frissonne, pas de froid, non ! Mais de la sensation du pinceau qui court sur mon corps, de la peinture qui glisse, sétale, des volutes qui se dessinent, des aplats de couleurs, des petits coups rapides. Progressivement mon torse se recouvre de lianes, de fleurs entremêlées, de couleurs, de matières de touches de dentelles filées au pinceau fin Le temps passe, je pense, mais je ne le vois pas. Nu, devant moi, absorbé, je ne sais si jexiste pour moi, ou pour luvre dont il me transforme. Je ne me vois pas, mais tente dimaginer difficile que de redessiner dans sa tête ce que lépiderme reçoit. La peau se tire un peu lorsque la peinture sèche. Je me sens de plus en plus belle, utile serait le mot une uvre rien que pour lui fabriquée par lui Parfois il sarête, recule, sourit, revient Il membrasse, caresse le sein, puis effectue une retouche, se réabsorbe, repasse un peu de couleur, affine un trait, dépose une touche dor Finalement, satisfait, il mentraîne devant le miroir. Décidément Ce miroir aura été mon écrin, le reflet de son travail de sa sculpture ce matin, de sa peinture maintenant Je me regarde, admire la nuit qui menvahit, le jardin sauvage qui luit doucement sous les étoiles dont il ma paré Je voudrais immortaliser linstant Je voudrais que cela ne soit pas éphémère. Je voudrais garder la trace de cette magie partagée, de ce moment entre nous je veux garder gravé sur moi, le temps de son amour. Tatoue-moi supplié-je dans un souffle. Il rit Je ne croyais pas avoir prononcé les mots de mon âme Jimaginais que ma supplique était silencieuse Je me sens ridicule mais lamusement attendri de son regard me rassure. Derrière moi, il menlace, me presse et remonte à mes seins quil malaxe Je sursaute guettant dans le miroir ce quil advient de la couleur Elle tient pour le moment mais bientôt mon esprit sen inquiète bien moins. Entre mon sillon se profile une forme plus dense, qui se faufile, se glisse le long de lui : mouvement qui mécarte, et remonte à la naissance des reins. Je gémis, moffre, me cambre. Dans le miroir, ses yeux se fixent dans les miens. Ils y plongent et fouille mon âme, mon désir, mes plaisirs. Je lis dans les siens son envie dexplorer cette partie de moi quil ne connaît pas encore. Mes yeux lui répondent à mon insu ma crainte peut être, mêlée à la tentation. Les siens mencouragent me rassurent Il se laisse glisser à mes pieds, ses mains suivant sur mes courbes son mouvement. Ses lèvres me parcourent, mexcitent, me mordent sur mes rondeurs. Il chiffonne et replie la dentelle de mon boxer contre mon aine. Sa langue sinsère, ségare, se concentre. Mes jambes sentrouvrent pour lui laisser un passage, pour linviter à plus dinvestigation. Mon reflet ne me ressemble plus. Je mexalte, mes yeux se perdent, mes yeux supplient ses mains senvolent, lune me contourne, lautre rejoint sa bouche. Toutes deux plongent en moi à deux extrémités. Elles se rejoignent séparées au tréfonds de mes chaires que par une fine paroi. e ferme les yeux pour ne pas voir mon image se déformer sous la surprise, sous la sensation, sous le plaisir. Je marque boute, les mains de part et dautre du miroir, bien à plat sur le mur, les jambes en écartée juchées sur mes talons, la croupe cambrée, haute, offerte à ses mains, à sa langue, en attente de son membre. Il y a quelques temps, peut-être me serais-je jugée impudique. Aujourdhui, je me sens désirable, offerte et toute notion de pudeur sefface. Lamour, lacte, le désir, le don de son corps ne ma jamais paru aussi naturel. Jaimerais pouvoir mécarteler plus encore, moffrir à son regard, mexposer, mouvrir à pleine main pour mieux lexciter, pour mieux laccueillir. Ses doigts me fouillent toujours, toujours plus profondément, plus largement, et bientôt, ils ne me suffisent plus. Jimplore sa venue, Jimplore dêtre emplie, de le connaître ainsi. Se redressant enfin, il me pénètre, lentement, doucement, tendrement. Mon appréhension avait disparue sous le désir le cri que je pousse est de contentement ; enfin Jaime cette sensation de chaleur, de plénitude, dêtre pleine de lui. Son mouvement est tendre et continu. Sa lenteur me comble, me laisse percevoir toutes mes sensations nouvelles. Je pars à sa rencontre pour mieux le sentir, pour le pousser plus profondément encore. Lentement la chaleur monte en moi sa main, devant me fouille toujours, se permettant parfois, plus haut sur mon bouton, quelques agaceries avant de replonger dans mes moiteurs Pleine de lui, pleine de partout, je fonds? mes jambes me semblent se dérober, et pourtant, elles me portent, guidant mon mouvement pour mempaler encore. Nos mouvements saccordent, sélancent, se rapprochent nos respirations se mêlent en gémissements rapides. Je le sens tressaillir et je tremble. Je tremble tant et laisse partir. Mes convulsions le contractent et, à son tour il se libère, saccrochant à ma taille, sabattant sur mon dos. Le mur où je mappuie me retient de tomber ; je prie pour le garder encore, quil ne se retire pas Il se retire pourtant, me gardant dans ses bras. Je me sens vide malgré les relents de plaisirs qui me font encore frissonner. Il se ressaisit avant moi, réajuste ma dentelle, maide à me redresser et membrasse en souriant. Le miroir me renvoie limage dune femme comblée, échevelée, souriante, un peu ébahie encore
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230118
b
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