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Premier texte érotique de fleur...

Témoignage d'internaute trouvé sur aufeminin
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La rêveuse.

Ce jour-là, je m'étais levée de mauvaise humeur, de celle qui résulte d'une nuit trop courte. Etait-ce la nuit qui fut trop courte ou la brutalité avec laquelle je fus arrachée à mon rêve, qui détermina ce flot intérieur de mal être ?

Comme chaque matin, je n'eu pas le temps à toutes ces questions, je m'empressai de me rafraîchir à la salle de bain, laissant couler un peu d'eau fraîche le long de mon visage, et ne retenant pas, les gouttes fugitives… les laissais se réchauffer le long de mon cou. C était à celle qui vivrait le plus longtemps, à celle qui descendrait le plus loin, à celle qui découvrirait des territoires nouveaux et inconnus, que mon regard s'arrêterait. Comme un concour journalier, je gardai à l'esprit toutes ces batailles, toutes ces courses éphémères qui abusaient de mes formes pour vaincre, une inéluctable fin.

Ce jeu me laissait des traces brillantes sur ma peau, des dessins aléatoires et ceci ne manquait pas de me déclencher à chaque fois des frissons. Un petit picotement annonciateur dans le creux de mes reins, et puis mes seins qui durcissent, d'abords de l'intérieur, comme si l'on crispait un muscle. Les tétons s'arrondissent, se contractent. Une envie de les toucher… de palper leurs duretés, de les amadouer… mais non, je n ai pas le temps… je dois m'habiller. Je me recouvre la poitrine de la serviette que je prends soin de mettre tous les soirs, sur le radiateur en prévision de cette interruption volontaire. Elle est agréablement tiède, et douce. Son parfum frais me laisse quelques fractions d'instants, l'illusion de mes draps encore chauds que je viens de quitter avec amertume, je ferme les yeux et hume la senteur de cette nouvelle journée qui commence.

Avant de sortir, je jette un dernier regard furtif au reflet de la glace, j'y capture mon corps nu, histoire de remplir mon album photo intérieur, d'une image en perpétuel changement de ce qui me sert d'enveloppe… Est-ce que je me ressemble ? Suis-je à l'image de mon âme ? Encore ces questions qui me hantent et me piquent mon précieux temps du matin… Allez, je ferme les yeux, ça ira plus vite… ! Mais fermer son esprit est une tache bien plus ardue…

En descendant l'escalier qui mène à la cuisine, des bribes de mon rêve me reviennent en mémoire… comme ces "flash-back" dans les films, elles m'apparaissent décomposées et sans suite, une sorte de résumé en stop motion. Des marques pages virtuels… Voilà, il ne me restera plus qu'à y revenir en temps voulu… en temps voulu ? Je nourris l'espoir de le pouvoir…

Ce n'est que deux heures plus tard, que je me retrouve enfin seule. Je prends alors le temps de me refaire bouillir de l'eau pour un bon thé, que j'apprécierai cette fois-ci avec toute la conscience du temps qui coule tranquillement.

Assise à la table de la cuisine, buvant de grandes gorgées bien chaudes, je laisse enfin mon esprit repartir. Les premières sensations apparaissent. Presque à l'identique, mais un brin plus floues, les extraits de mon rêve me reviennent…

Je ferme les yeux, je quitte ce monde, ne reprends conscience que là où je le souhaite… c'est-à-dire, allongée, nue, sur les draps de ce lit, ce lit qui n'est pas le mien. Une lumière blanche et chaude transperce les voiles légers d'une fenêtre ouverte… Un léger vent d'été leur fait faire des volutes gracieuses, comme des ballerines sur leurs pointes dans une chorégraphie divine. Il flotte une odeur de chaleur sèche, mélangée à de subtiles plantes aromatiques. Cela vient sûrement du jardin de rocaille autour de la maison. Je me rappelle le bruit des gravillons qui mènent à l'entrée, et de mon coeur qui palpite. Cette impression d'oppression. L'excitation de mes entrailles, qui paralyse mon esprit, l'inquiétude, l'inavouable idée de faire une folie…

Mes mains à cet instant ne me répondent plus. Et pourtant comme si une autre main invisible avait pris soin de sonner à ma place, la porte s'ouvre !

Il est là, dressé devant moi. Avec ce sourire qui m'a envoûté, un sourire doux, rassurant, complice. Il me parle, il m'invite à rentrer, et le son de sa voix et si hypnotisante, que le pas, si redouté est franchi aussi simplement, que le passage de l'aiguille des secondes à ma montre. Nous avions dit une heure trente, il est une heure trente et une…

Je me retrouve à l intérieur, le dos à la porte, je sens sa présence derrière moi, aussi clairement que si j'eu des yeux derrière la tête. Je devine sa main qui referme doucement la poignée, et qui dans un mouvement de politesse m'encadre les épaules, et me dirige un peu plus loin dans la pièce. Son accompagnement s'interrompt pour m'ouvrir la seconde porte vitrée qui me fait face. Je devine à travers les carreaux de verres teintés, le salon. Le soleil en ce début d'après-midi est très clair et légèrement bleuté, cela donne à l'ambiance de la pièce un coté romantique. Est-ce ma venue, ou le goût pour la nature, mais je découvre un décors enrichit de bouquets de fleurs fraîchement disposée dans divers vases antiques. Il flotte dans l'air une musique cristalline, quelques notes de piano me confirment les goûts subtils de mon hôte, et me plonge dans un sentiment de sécurité.

J'étais là, admirative, contemplative, lorsque qu'il s'approcha de moi. Du dos de sa main, il déplaça les quelques mèches de cheveux qui traînaient, anarchiques, sur ma nuque, pour y déposer un baiser… Je sens la chaleur de sa bouche, le velouté de ses lèvres… Ma tête s'incline, se soumet, mes yeux se ferment. Il est de ces instants, où le temps s'arrête, s'immobilise.

Je ressens un frisson intense. Un peu comme les gouttes du matin qui coulent le long de mon corps. Ses mains chaudes se déplacent sur mes épaules, en parfaite symétrie, elles écroulent les dernières barrières de retenue de mon être. Puis elles descendent froisser le fin tissu de ma robe, s'arrête sur les creux de ma taille, et comme un ruban que l 'on passe autour d'un paquet cadeau, ses bras m'enlacent, se nouent tout autour de mon ventre, et se serrent… Ainsi blotti, mon corps se colle à cet homme ; comme son coeur bat vite !

Je sens à cet instant à quel point il est à ma merci, je n'avais même pas remarqué le tremblement de ses mains, le saccadement presque inquiétant de son souffle dans le creux de mon oreille. Je me laisse glisser sur la pointe des pieds, et me retourne comme le ferait un nuage de crème dans une tasse de thé, et je me risque à ouvrir les yeux, la lumière du soleil ou son regard plongeant dans le mien, font se dégager quelques soupçons de larmes… Trop d'émotions, de pulsions, de déraison, me font presque perdre l'équilibre, je n'en montre rien, c est à moi de me montrer forte, pour que cesse les craintes maladroites de ses muscles qui tremblent contre moi. Dans un élan presque invisible, je relève mes mains, les promènent délicatement le long de son dos. Mesurant, contournant chaque relief de ses muscles, dessinant d'un crayon invisible les auréoles de mes desseins. Cela le détend, c'est sûr ! Je le lis dans son expression.

C'est à lui maintenant de se sentir défaillir, il ferme les yeux presque en se forçant, comme si à l'intérieur, son âme lui en donnait l'ordre, pour pouvoir savourer pleinement ces caresses douces et sensuelles, que lui offrent mes mains. Ne voulant prendre le risque qu'un élément extérieur perturbateur, ne vienne lui voler cet instant.

Je profitai de cette discrétion du regard, pour encore mieux observer ce visage. De la texture de sa peau, aux formes de ses yeux, m'attardant avec désir sur les courbes de ses lèvres. Une violente bouffée de chaleur m'envahit, un instant j'eu peur qu'il n'en ressente les brûlures et n'en ouvre les yeux… Mais ce feu n'est pas de ceux qui font mal…

Ses cheveux glissaient entre mes doigts, ils avaient cette longueur idéale qui se laisse peigner sans effort, mais que l'on peut retenir aisément d'un resserrement intentionnel. Lorsque que son cou se cabra en arrière, j'y gravais de mes lèvres un élan de désirs. Il me sembla en cet instant que mon corps ne pesait pas plus qu'une plume, libre, libre de virevolter dans les courants d'air de ce salon. Ce courant me souleva aussi facilement que l'esprit peut s'échapper d'un corps. Il m'emmena délicatement, mais avec l'assurance de la virilité qui transfigure un homme. Ce voyage tourbillonnant se termina dans une chambre, sa chambre. Le lit était en bois massif ; ni trop pompeux, ni vulgaire, certainement d'une époque où les goûts raffinés des délices sexuelles étaient réservés à la riche bourgeoisie. Les draps s'emblèrent être des vagues de lait, lorsque qu il m'y déposa.

Au loin, l'air de musique résonnait encore…

Nos jambes se croisèrent, se mélangeants, se confondants. Nous nous amusions à faire et à refaire des noeuds avec. Je pense que la douceur de ma peau en cet endroit, lui donna prétexte à quitter nos tendres échanges de baisers, comme s'il voulait vérifier de près.

L'humidité de ses bisous, les déplacements de ses mains le long de mes jambes, puis de mes entre jambes, me firent trembler, d'un tremblement incontrôlable, je pense que nul autre instant n'est plus doux que celui-ci. Un gémissement se déroba de mon corps. Mes seins se durcirent tellement, que le décolleté de ma robe s'en retrouva méconnaissable. Un léger rire de ma part le surpris, mais il comprit qu'aucune moquerie n'émanait de ce signe. Il sourit à son tour, et remontant son buste tel un étalon espagnol jusqu'à mi-hauteur du lit, je m émerveillais d'un corps si harmonieux. D'un effort gracieux, il me releva légèrement. Je glissai à ce moment-là une de mes jambes autour de ses hanches. Lui à genoux et moi enroulée comme un liseron à son tuteur.

Lentement, il entreprit de soulever ma robe. D'abord à hauteur de cuisses, où il marqua un temps d'arrêt. Du bout de ses doigts, il me caressa les fesses par-dessus la dentelle de mon boxer, et puis comme l'on ôte une fine pellicule de protection, la robe tout entière s'envola…

Je pris soin de lui déboutonner sa chemise tout en exhibant fortement ma poitrine. Une fois tous les obstacles qui prenaient soin de cacher son torse furent décrochés, je n'entrouvris que partiellement le tissu de mes mains, et m'amusai à balancer délicatement mes seins contre son coeur, écartant ainsi le rideau de sa chemise, comme le ferai de celui d'un théâtre au son des trois coups.

Nos deux corps se pressèrent l'un à l'autre. Il me souleva de quelques centimètres, et nous nous couchâmes. Étonnamment le poids de son corps ne me pesa pas, au contraire, le sentiment d'être ainsi tenue, gardée, m'excita.

Commença alors le ballet de nos corps, il embrassa délicatement le bout de mon sein gauche, puis le goûta. Tournoyant de sa langue ce téton raffermi par le désir, tout en empoignant d'une main celui de droite, comme pour ne pas le laisser dans une solitude injuste. Ces caresses me firent cabrer, et la chaleur intérieure de mon bas-ventre déclencha une ondée dans les coulisses de mon sexe. Je le fis remonter en le tenant fortement par les muscles de ses bras, qui étais eux, aussi ferme en cet instant, que pu l'être son pénis. Il se trouvait encore enfoui derrière le tissu de son pantalon, et l'envie de l'approcher, de le mater, et de le goûter, me donnèrent un instant l'impression, de me transformer en une gamine gourmande de sucrerie à mettre dans sa bouche. De mes pieds, je fis glisser jusqu'aux siens les tubes de son jeans. Et ainsi mis à nu, mes mains se mirent à courir à la rencontre de ses étendue de peau encore vierge de mon passage.

Les rondeurs de ses fesses, la douceur de ses aines, et la finesse de la peau de son membre m'envoûtèrent. Je le priai de s'allonger, et de se soumettre aux caprices de mes élans. Et voulant me confirmer sa reddition, il déposa une douces caresse sur mes lèvres. Je lui rendis sa délicate promesse, par un langoureux baiser sur le haut de sa verge. La crispation de ses doigts, sur les draps, me flatta, et m'enhardit de plus belle.Tenant droit et a deux mains son membre, je l'obligeais à rester là, victime et prisonnier de mon regard, de mes fantasmes. Après avoir bien étudier les formes, je le rapprochais de ma langue impatiente. D'une danse circulaire, je détourai l'entier de son gland, parcourant le sillon prépucial. La tension de son frein me retenu un instant, puis je suçai abondamment la couronne, millimètre par millimètre. À ce moment, la bouche grande ouverte, j'avalai aussi profondément que je pu, sans qu'aucune partie de ma bouche ne touche sa queue. Et une fois atteintes les limites de ma gorge, je refermai mes lèvres, aussi doucement qu'un papillon referme ses ailes au soleil. Les effluves odorants et parfumés me laissait un goût légèrement sucré de sa… sur ma langue, et comme une signature de son être, je le gravais précieusement au plus profond de mon esprit.

Le rythme régulier de mes caresses buccales firent gonfler ses veines, modifiant ainsi, le relief de ce que je m'apprêtais à faire pénétrer, dans mon sexe bouillonnant. Je me soulevai, me positionnait à la verticale de ce pieu, et dans une descente vertigineuse, je nous unissais.

Je restai dans cette position, et m'appuyant de mes mains, sur le rebord du lit, je démarrai une longue et sensuelle chevauchée. Les frottements que je ressentais à l'intérieur de mon vagin, était si voluptueux, et si largement appliqués, que je n'eut d'autre choix, que de me retirés violemment. Car je ne voulais pas être en ce lieu si délectable, et tant convoité par les amants, sans lui. Il le comprit naturellement, et ralenti le battement de mon coeur, en me serrant fort contre lui. Nous nous embrassâmes d'un baiser ardent. Puis, il me retourna.

Les cuisses ouvertes, je me donnais. Ses mains se glissèrent sous mon corps, et dans un geste brusque, il envahit mon domaine de son plein pouvoir. En maître absolu.

Cela me plaisait, et je ne pouvais que me résigner et étouffer dans les profondeurs du lit, les cris et les gémissements que cela me provoqua.

Je me souviens, et je ressens encore la chaleur humide de nos ébats. De cet instant, où l'une de ses mains se mit en quête de la partie la plus discrète de mes zones érogènes. Il n'eut aucune peine à le faire sortir de sa cachette, car tant d'émois, l'avait déjà fait émerger, et il attendait, serein, cette venue.

C'est ainsi, prise entre deux feux, que je sentis monté en moi, les vagues déferlantes d'un orgasme. Les crispations annonciatrices de cette jouissance furent encouragées par le son doux de sa voix dans le creux de mon oreille, et dans une invitation à le rejoindre, nous nous laissâmes submerger par les flots d'un plaisir partagé.

Il me fut difficile, presque inhumain, de rouvrir les yeux… Un dernier fragment d'image resta cependant dans mon esprit, celui de cet homme, se tenant appuyé contre l'encadrement de la fenêtre ouverte du jardin.

Il était à contre jour, et les voilages éclatants le masquèrent par instants. Juste le temps, que mon coeur se sert, de crainte de le voir disparaître dans un rayon de soleil. Mais non, il était bien là… serein… comblé… souriant, et plongeant, sans pudeur, ses yeux dans les miens.

À suivre…

Fleur de Lys 2006.
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14056
b
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