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Récréation-1ere partie

Témoignage d'internaute trouvé sur aufeminin
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Comme tous les jours à la même heure, Géraud reposait son bol de café vide, alors que François-Xavier, son fils, le casque de sa vespa sous le bras, venait lembrasser rapidement avant de partir pour son école de commerce.

Il se leva et arrangea son noeud de cravate devant la glace. Edith ramassait les bols, couteaux et petites cuillères, puis passait un coup déponge sur la table maculée de café et de confiture. Des matins comme celui-là, en pensant au programme de la journée, il lobservait en coin et se faisait toujours les mêmes réflexions. Elle était rayonnante dans sa récente quarantaine, ses cheveux blonds déjà parfaitement coiffés malgré lheure matinale, elle saffairait à la cuisine. Elle portait encore sa robe de chambre bleue mais bientôt elle allait se préparer et serait la femme vive et gaie qui gérait tout à la maison. Géraud pouvait se consacrer à ses responsabilités de responsable des ventes. Il lui avait demandé de ne plus travailler après la naissance de leur premier enfant et elle sy était soumise de bonne grâce. Elle était une vraie fée du logis, ce qui ne lempêchait pas de soccuper aussi dassociations, surtout caritatives. Elle avait dailleurs une réunion cet après-midi là avec le mouvement Misère-solidarité. Géraud lembrassa, puis sortit la Laguna du garage. Edith était une femme admirable, pensait-il en voyant le paysage défiler. Il laimait profondément. Intelligente, belle. Peut être un peu trop effacée, mais une femme quon qualifiait de classe. Une femme que beaucoup lui enviait. Le couple parfait aux yeux de tout son entourage social.

Pourtant ce jour-là il nallait pas au travail. Cétait un de ceux où il avait posé une journée à linsu de son épouse. Il gara la Laguna non loin du Mettalic, un bar branché des environs. Comme à chaque fois, un sentiment de malaise le saisit en poussant la porte : il était soudain suffoqué par la fumée (lui qui ne fumait plus depuis longtemps) et agressé par une de ces musiques auquel il ne comprenait rien, poussée à un niveau sonore difficilement supportable à son sens. Les murs étaient peints en noir et rouge, couverts daffiches aux motifs violents ou morbides. La plupart des habitués étaient eux aussi habillés tout en noir. Beaucoup avaient des tatouages et ce quils appellent des piercing. Certains exhibaient même fièrement la croix de la Bête autour de leur cou. Les hommes portaient des cheveux longs. Géraud était sur quune fois les portes du bar closes après la fermeture, il se passait des choses louches entre ces murs. Ils devaient sûrement tuer des animaux, voir plus Il ne se sentait pas à sa place et surtout, se pensait la cible de tous les regards.

Heureusement, Lydia était derrière le comptoir et lui sourit en lapercevant. Elle murmura quelque chose à loreille dune autre fille qui vint la remplacer au bar puis lui fit un signe autoritaire, levant son index vers le plafond. Géraud sengagea dans le couloir ou se trouvaient les toilettes et monta lescalier qui souvrait à droite. Au premier étage, devant lappartement, Lydia vint le rejoindre. Il la prit dans ses bras et sentit aussitôt son sexe devenir de pierre, comme dhabitude, à chaque retrouvaille. Elle le rendait fou. Il serra contre lui la longue silhouette de panthère à la peau sombre de métisse Il enfouis la tête dans ses épais cheveux de jais. Elle portait Shalimar quil lui avait offert et était vêtue dune jupe de cuir qui lui arrivait au dessus du genou et un chemisier rouge à dentelles. Elle avait vraiment la même allure que tous les autres. Ca le faisait fantasmer sur elle. Le soir, avant de sendormir, il simaginait les partouzes auxquelles elle devait sans aucun doute participer, les jeux lesbiens auxquels elle devait sadonner. Quelle jeunesse dépravée, quelle… Lorsque leur langues se rencontrèrent il sentit le petit clou fiché dans celle de la jeune fille, si jeune25 ans, presque 20 de moins que lui. Mais elle aimait les hommes mûrs, disait elle. Sans doute aimait-elle cette idée de contrôler parfaitement un homme dont justement la vie nest faite que de contrôle. Elle adorait lui faire perdre ses moyens et quil se rende compte par son biais que lhumain nétait en fait absolument pas planifiable. Du haut de son jeune âge, elle inversait la situation et apprenait tout à cet homme qui pensait tout savoir. Et puis trêve de philosophie, elle aimait la… cest tout. Géraud soffusqua à cette pensée : décidemment cette poupée satanique commençait à déteindre sur lui.

La porte souvrit comme sous leur poussée et il voulait la prendre là, tout de suite, sur le vieux canapé défoncé de son salon, au dessous de laffiche des Dead can Dance (Cétait qui ceux la ? ) mais elle se dégagea en riant.

- Non, non.

Elle le fit sinstaller sur un des deux fauteuils en rotin qui se faisaient face à face.

- Aujourdhui, traitement de faveur !

Elle sortit un rouleau de chatterton avec lequel elle immobilisa les avant bras de Géraud au accoudoirs du fauteuil et sinstalla sur celui den face. Il sentit ridicule et excité à la fois. Que lui avait elle préparé ? Chaque rencontre était pour lui une sorte de récréation où il pouvait se laisser aller à ses fantasmes les plus fousTellement à lopposé de sa sexualité avec EdithEdith qui nacceptait quun nombre réduit de caresses, Edith qui refusait même quil lui touche le sexe, inutile de parler de fellation ou de cunnilingus. Elle se couchait sous lui comme une étoile de mer et à lapogée de son plaisir laissait échapper un soupir un peu plus fort. Dans le fond il ne souhaitais pas que ce soit autrement, Edith était son épouse, la mère de ses enfants, il naurait pas supporté quelle se mette à hurler Ho ooouuiii !!! Enfonce la moi bien foooorrtt !!!! Sans doute cela lui aurait coupé ses moyens alors que les audaces de Lydie, au contraire, le mettait dans un état dextase jamais connu avant Je suis peut-être scindé se disait-il, mais je ny peux rien Cétait ainsi. Et cest ainsi quil avait remisé dans un coin de sa conscience ses grandes idées sur la fidélité conjugale. Ces deux femmes et ses histoires respectives étaient beaucoup trop opposées pour que lune remplace lautre de toute manière.

Lydia se tenait face à lui, souriant toujours.

- Tu sais, lui dit-elle, je nai pas de culotte.

Doucement elle releva sa jupe en écartant les jambes. Dabord apparut la jarretière de ses bas up puis, plus clair, la peau caramel en haut des cuisses. Géraud adorait la caresser à cet endroit, sentir le passage du nylon crissant sous ses doigts à la peau douce, avant darriver au soyeux de la toison et à lhumidité de la fente. Il aimait y refermer alors sa main, y fouiller comme un adolescent qui découvre lintimité féminine. Mais aujourdhui elle lavait entravé, il ne pouvait que la regarder remonter encore le cuir de la jupe et souvrir davantage. Fasciné il contemplait sa faille sombre, doù naissait le buisson noir qui sépaississait au dessus. Elle passa une jambe, puis lautre, par-dessus les accoudoirs de son fauteuil.

- Regarde, dit-elle en le fixant droit dans les yeux. Je vais me caresser devant toi. Avec deux doigts jécarte mes grandes lèvres. Je suis déjà mouillée. Je sens mon odeur qui monte à mes narines. Tu sens pas toi, de là ou tu es ? Jadore lodeur de ma chatte quand je deviens chaudeJe suis le long de ma fente, je remonte, jagace mes nymphesTu vois, je lèche mon doigt pour le rendre plus glissantEt je le pose sur mon clitoJeJe le fais tourner dessusHoSi tu savais comme cest bonMon boutonIl est tout dur et sensibleTu aimes me regarder faire ça hein ? Jaime le faire devant toiQue tu me regardesCommeHO ! … COMME CA MEXCITE !!!

Elle ne parlait plus mais poussait des râles gutturaux. Tout en continuant à titiller son clitoris elle senfonça brusquement deux doigts dans le vagin, cette fois en hurlant. Au dessous, les basses de la musique du bar laccompagnaient. Elle se secoua tellement violement que Géraud eut peur quelle ne se renverse avec son fauteuil. Elle resta un instant a souffler, la tête en arrière, les yeux clos et les jambes toujours ouvertes. Puis elle se leva et se dirigea vers lhomme, en lui tendant les doigts avec lesquels elle venait de se pénétrer.

- Respire mon odeurLèche mon goûtCest bon, Hein ? Cest fort et cest bon.

Elle les avait mis dans la bouche. Il le suçaOui, cétait fort et cétait bonCe parfum qui vous prenait au tripes, vous réconciliait avec votre nature animale. Et Edith qui se lavait avant et après lamour, si elle avait pu elle se serait lavée pendant. Elle ne sentait presque jamais autre chose que le savon. De son autre main Lydia avait déboutonné le pantalon de Géraud et libéré son sexe qui se dressait maintenant comme un diable hors de sa boite. Elle grimpa sur le fauteuil et sempala sur lui, passant cette fois ces jambes sous les accoudoirs.

- Comme jaime te chevaucherMenfoncer sur toiComme jaime.

- Ah ça oui hein taime ça… de chienne, taime ça te toucher comme une… devant moi et sentir ma qu.

Il sarrêta net au milieu de sa phrase. Pour peu il serait mort, foudroyé de honte sur le coup. Cette fille décuplait vraiment son instinct animal et il sen voulait pour ça. Il sen voulait de ne pas se contrôler, il sen voulait de se réduire à la bassesse du milieu où elle évoluait. Lydie, elle, avait eu lair dapprécier.

Le fauteuil bougeait, faisait des petits sauts au rythme des coups de reins de la jeune femme. Les flagrances de Shalimar se mêlaient aux odeurs musquées, lhomme, forcé à la passivité par le chatterton qui le maintenait, sentait la langue de sa maîtresse lui passer sur les lèvres, le métal du piercing le caresser plus durement. Il senfonçait au fond de ce ventre brûlant, ou plutôt ce ventre senfonçait sur son membre, laspirait, lenserrait, le massaitIl eu une image de la baise conjugale, lui sur Edith immobile qui haletait un peuEt le bassin de Lydia se colla au sien, y resta quelques secondes. Il sentit les mains de la fille lui broyer les épaulesElle poussa un nouveau hurlement. Il devint alors actif, fit jouer ses hanches de haut en bas. Son sexe senflammait, il sentit la lave monter, et il hurla lui aussi, chose quil naurait jamais faite avec EdithCela aurait été déplacé.

(A suivre…).
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12031
b
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