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Une année d'étude à Cleveland

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo
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Bonjour tout le monde. Je n'ai aps eu internet pendant plus d'un mois alors j'en ai profité sur les derniers jours pour vous écrire un récit que j'espère assez long : un an à raconter c'est long.

Je vous laisse découvrir la première partie. 

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"C'est confirmé, il arrive dans deux semaines" , avait dit ma mère lorsque je rentrais du lycée, un lundi après-midi. Mon coeur fit un bon. Son arrivée se concrétisait enfin. Mon "parrain américain" comme je l'appelais viendrait chez moi pour la fin de l'année scolaire. J'explosais de joie et montrais un large sourire.

Nous étions en début juin, il faisait très chaud, je posais mon sac dans le salon et sortis dans le jardin par la baie vitrée déjà grande ouverte. Je fis mon habituel tour du jardin, le jardin que j'affectionnais tant. Il me faudrait bientôt le quitter pour un tout autre endroit, un autre continent : l'Amérique ! Cleveland, au Nord des Etats-Unis allait m'accueillir pour toute une année. C'était là-bas que vivait mon parrain. Mon rêve s'accomplissait, le rêve américain moderne, les gratte-ciels, les banlieues résidentielles si bien entretenues et le lac Michigan à  perte de vue. Bien loin de mon Roubaix natal, grande ville textile par le passé qui avait rendu mes ancêtres riches, ville aux taux de chômage et de mortalité records de nos jours. J'aimais cependant cette ville, les ruelles de briques étroites qu'il était si bon de parcourir entre amis à la tombée du jour, les anciens quartiers industrielles reconvertis en centre commerciaux : des journées entières à faire du shopping ! Je passais à côté du noyer de mon jardin, un arbre gigantesque qui me rappelait soudain tant de souvenirs. Simon, un ami d'enfance, l'avait escaladé avec succès à mes dix ans : un défi que nous lui avions lancé. J'allais devoir le quitter lui aussi et tous mes autres amis que je me suis fait en quatorze ans de vie dans cette maison. Par la même occasion je quittais mon lycée, dans le centre de Roubaix. J'étais élève en première scientifique.

 Après l'allégresse du moment, je ressentais une certaine frustration à l'idée de quitter cette vie pour en commencer une nouvelle. Ces sentiments me tracassèrent toute la soirée. Lors du barbecue, le soir sur la terrasse, j'en fis part à toute la famille. Il y avait mon père, ma mère, mon frère Fabien et ma soeur Cécile.

-J'ai pas envie de partir, dis-je.

-Pourquoi ça ? Demanda ma mère, sur un ton inquiet.

-Je ne sais pas… J'ai peur de partir.

-Mais c'est normal, dit ma mère, tu t'y plairas là-bas. Il parait que ton parrain a une belle maison. Et puis t'adore les Etats-Unis, c'est une expérience à vivre, si tu n'y vas pas, tu le regretteras sûrement plus tard.

-Ouais, c'est vrai…

Mes parents devaient sentir que j'étais à moitié rassuré car mon père ajouta quelques secondes plus tard :

-Tu veux qu'on fasse une fête d'au revoir ?

-C'est-à-dire ? Demandais-je.

-Eh bien une fête où on invite toutes les personnes que tu veux avant de partir.

Le même sourire que dans l'après-midi revint sur mes lèvres.

-Alors ça ouais !

Je n'étais pas du genre à profiter de mes parents, loin de là, mais je savais qu'il m'offrirait tout ce que je voudrais en cette période. Le barbecue se termina comme d'habitude, à parler de tout et de rien, en famille, dans un vent frais qui nous faisait parfois frissonner. La date de la fête avait été fixée au samedi juste après la fin de l'année scolaire et juste avant mon départ.

Cette nuit là, je n'arrivais pas à dormir, c'était un mélange d'excitation et d'appréhension. Il était une heure du matin et mes yeux restaient implacablement grands ouverts. Je décidai de contacter Simon, même si l'heure ne s'y prêtait pas, il ne devait sûrement pas encore dormir à cette heure-ci. Je pris mon portable sur mon bureau, l'allumai, retournai dans mon lit et me connectai sur MSN. Il était connecté, ça m'arrangeait. J'engageais la conversation directement.

-Salut.

Quelques secondes plus tard, il répondit.

-Salut Tom.

-Ca va ?

-Ouais, tranquille, et toi ?

-Ouais, normal mais je n'arrive pas à dormir.

-Pourquoi ? Ah oui ! C'est vrai, c'est pour ton parrain ?

-Ouais, c'est confirmé, il vient dans deux semaines.

-Qu'est-ce qui va pas alors ? Je pensais que t'attendais que ça.

-C'est vrai mais ça me fait un peu peur de tout quitter.

-Ah, je crois que je peux comprendre.

Je voyais qu'il composait un nouveau message et je le laissais poursuivre.

-Ca te dit de venir dormir chez moi ? On passera la journée de demain ensemble si tu veux, c'est journée pédagogique, les profs préparent la prochaine rentrée.

-Ouais, c'est ça, la rentrée…

Sa proposition m'avait ravi mais je n'ai pas pu m'empêchait de le taquiner encore un peu.

-Aïe, désolé Thomas.

-Non, je déconne, je t'embête. Bien sûr que je viens. Je me rhabille, je préviens mes parents et je suis chez toi dans cinq minutes. Allez, à toute à l'heure.

-A toute, je t'attends.

Je me déconnectai, éteignis l'ordinateur et sortis de mon lit. Je me déshabillai, remis mes habits de la journée, je rangeai dans un sac un boxer, des chaussettes, un tee-shirt, un short et enfilai mes chaussures. Je passais par la chambre de mes parents et leur dit que je partais chez Simon. Ils répondirent "D'accord" d'une voix endormie.

Je sortis de la maison en remontai la rue sur quelques centaines de mètres, tournai au coin et me voilà déjà devant chez Simon. J'ouvrais le portail et avançai sur les graviers. Simon m'attendait sur le pas de la porte, pour m'éviter de sonner, ce qui aurait sans doute réveillé ses parents. Bien que la nuit m'empêchait de le voir distinctement, je pus remarquer qu'il était pieds nus, qu'il portait un short rouge assez court et qu'il était torse-nu. C'était un garçon très beau, d'origine espagnole par sa mère. Il était grand, les yeux noisette, les cheveux bruns mi-longs et le teint mat. Il avait une peau parfaite, lisse, douce. Sans son tee-shirt, on voyait son torse large et musclé, décoré de ses pectoraux sur lesquels ses deux tétons, d'un marron clair, étaient magnifiques. Ses abdos, légèrement dessinés, lui donnaient un ventre plat et une fine ligne de poils les traversaient en leur centre jusque sous son short.  

Il sourit en me voyant et je lui serrai la main tout en l'enlaçant du bras gauche par-dessus son épaule. Il fit de même et m'emmena vite à l'intérieur. La maison était sombre et nous nous dirigions vers le salon. Nous nous posions dans le canapé, l'un à côté de l'autre et il alluma la télé. Aussitôt, une image d'un couple nu en train de s'embrasser apparut à l'écran sur une des chaînes du satellite.

-Tsssss, tu changeras jamais, dis-je en riant.

-T'as cassé mon trip, me répondit-il ironiquement.

-Oh, tu peux continuer si ça te fait plaisir.

-Nan, ça ira.

Il changea de chaîne au hasard et se tourna vers moi. Il me regarda dans les yeux quelques instants, je soutins son regard. Habituellement, s'il faisait ça, c'était qu'il avait quelque chose à me dire. Et je ne me trompais pas…

-Alors, raconte-moi tout.

-Ben, il arrive dans deux semaines. Il atterrit à Paris et il prend le train jusque Lille. Mon père l'attendra à la gare et quand je reviendrai du lycée il sera là…

-Oui, ça je m'en fou, mais pourquoi ça va pas ?

-Je ne sais pas à vrai dire. J'appréhende.

-Faut pas, il a l'air cool d'après ce que tu m'as dit de ton parrain.

-Ouais, j'ai hâte de le voir mais ce n'est pas de ça que j'ai peur. J'ai peur de partir, de vous quitter tous quoi.

-Moi aussi ça me fait de la peine qui tu partes mais tu reviendras un jour.

Je ne répondis pas. Un tas d'émotion montait en moi, jusque mes yeux et je commençais à pleurer silencieusement. Pleurer ne m'arrivait pas souvent, jamais en public, mais Simon était pour moi comme un grand frère protecteur depuis bien des années. Seule la lumière de la télévision nous éclairait et dans un éclair de lumière blanche, il aperçut sans doute mes larmes.

-On se verra sur MSN tous les jours, t'inquiètes, poursuivit-il.

-Ouais, c'est cool merci.

Il approcha sa main et de son pouce il essuya une de mes larmes. Cette main rassurante me manquera sans doute et à cette pensée j'explosais en sanglot.

-Tu vas me manquer Simon.

-Je te promets que je resterai toujours ton ami quand tu reviendras. Comment je pourrais te laisser tomber.

Je tombais dans ses bras et il m'enlaça. Il avait dit exactement ce qu'il fallait dire, ni plus ni moins. C'était une de ses grandes qualités : dire seulement ce qu'il était nécessaire de dire pour toujours avoir raison. Je sentais sa main me frotter légèrement le bas de mon dos. Mes larmes coulaient sur son torse en contournant ses tétons, ce qui ne semblait pas le gêner. Les minutes passèrent et je ne voulais pas que ce moment s'arrête. Malheureusement, il déclara :

-On va se coucher ?

-Ouais, ok, répondis-je.

Il éteignit la télévision, prit son ordinateur portable, que je n'avais pas remarqué, sur la table de salon et nous montâmes dans sa chambre. Elle était de la même taille que la mienne, assez grande. Les murs étaient recouverts d'un papier peint sobre, clair, des spots éclairaient le plafond. Un lit une place se trouvait dans un coin, sans couette, à cause des 30°C difficile à évacuer bien que la fenêtre de la chambre soit grande ouverte et où une moustiquaire le protégeait des moustiques. A l'opposé de son lit se trouvait le bureau où il posa son portable. Il referma la porte derrière moi.

-Vas-y, pose tes affaires dans un coin, dit-il.

Il retira son short dans un rapide mouvement laissant apparaître son sexe épais et long qui pendait. Il ouvrit un tiroir de sa commode, en sortit un boxer et l'enfila. A mon tour je me déshabillai, me retrouvant nu comme il l'avait été un instant auparavant. Lui était déjà dans son lit, allongé sur le côté, près du mur, s'appuyant sur son bras plié sous sa tête. Dans une pose décontractée, il me regardait faire. Je pris comme lui mon boxer que j'avais emporté et l'enfilai.

-Tu peux éteindre la lumière s'il te plaît ? Me demanda-t-il.

Je le fis et vint m'allonger face à lui. Je ne vis d'abord rien du tout, puis mes yeux s'habituèrent au noir et grâce à la dernière source de lumière qui provenait des lointains réverbères, je devinais les contours de son visage. Cette nuit là, je m'endormis bien plus facilement en sa compagnie et ne fis aucun rêve.
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65107
b
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