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Témoignage d'internaute trouvé sur aufeminin
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Nous sommes un peu en avance, et décidons plutôt que de sassoir et les attendre, de regarder les vitrines et épier les couples qui entrent dans le bar. Je ne crois pas que Sabine se concentre beaucoup sur les vêtements portés par ces mannequins de plastique, même sil sagit de sa marque préférée. Je la sais un peu angoissée mais curieuse de lissue de ce rendez-vous. Je nai finalement pas eu à la convaincre que cela ne regardait que nous, nengageait personne dautre que des adultes consentants, responsables et conscients de leur limites. Je la soupçonne davoir eu ce type de fantasme depuis longtemps, plus ou moins enfoui en elle. Je lui avait déjà dit que cétait lun de miens, mais il semble quelle a récemment dépassé, je ne sais comment, limage un peu vulgaire, libidineuse de ces pratiques a priori plutôt glauques. Le côté très privé, anonyme, un peu sélectif de notre méthode, et surtout la confiance que nous a inspirée ce couple assez semblable au notre dans leur curiosité et craintes a également contribué à ce quelle prenne certaines choses en mains. Cest en effet elle qui a lancé le sujet sur un forum et qui a fini par avoir une femme apparemment assez charmante au téléphone. Léchange de quelques photos soft nous a plu. Je ne voulais pas dun mec super baraqué, elle ne voulait pas dune blondasse épilée de partout.

Les voilà, ils arrivent, à lheure. Au moment de rentrer, elle nous aperçoit et nous fait un signe de la main. Nous nous approchons, le coeur battant il faut bien lavouer. Ils ont du charme, bien habillés genre bobos parisiens sans en faire trop. Elle est petite, un peu boulotte, il est plutôt svelte. Nous rentrons tous les quatre dans le bar, et nous asseyons à une table un peu à lécart. A ma grande surprise, cest Sabine qui entame la conversation, de façon assez naturelle, sur le léger malaise quelle avait ressenti chez Lucie lorsquelles sétaient parlé au téléphone. Très vite Lucie sexcuse quelle nétait pas à laise au début mais que quand Sabine lui a dit que cétait vraiment nouveau pour elle aussi, elle sest sentie à égalité. Mon regard croise parfois celui dAntoine, mais nous ne savons pas quoi nous dire encore. Je regarde Lucie parler et la trouve en effet charmante, loin des beautés stéréotypées. Jobserve également Sabine, et me rends compte que finalement, tout le monde jauge tout le monde du regard de la manière la plus naturelle du monde. Nous parlons enfants (ils en ont deux) , vacances, etc. Nous sommes interrompus par la serveuse qui apporte les boissons (thé pour tout le monde).

Tout cela dure deux bonnes heures, à parler de tout et de rien, avec simplicité et humour, tout en gardant en tête la raison de cette entrevue, qui nous trouble tous. Nous nous séparons comme prévu vers 19 heures, sans avoir évoqué une seule fois le sexe ! Sur le chemin du retour, nous sommes silencieux. Je ne sais pas trop quoi dire, et Sabine est dans la lune. Ce nest quaprès avoir couché les enfants, enfin assis dans le canapé, que nous en parlerons. Sabine est troublée par cette expérience, par le désir purement sexuel quelle ressent alors quelle le pensait réservé aux hommes. Nous parlons damour et aussi de cette infidélité physique partagée que lon craint encore un peu. Mais nous avons envie de revoir Lucie et Antoine, dans des circonstances plus détendues ou du moins dans un endroit plus intime… Ce soir-là, nous faisons lamour tendrement.

Quand je rentre le lendemain soir, Sabine mannonce que Lucie la appelée pour nous remercier du bon moment quils ont passé en notre compagnie. Ils aimeraient nous revoir, et nous invitent à dîner chez eux samedi en huit. Il semble que ce week-end là ni eux ni nous navons nos enfants, comme par hasard…

La dizaine de jours passe assez vite, avec toujours cette pensée cependant. Le soir fatidique, Sabine opte pour un ensemble juste décolleté ce quil faut sur le soutien-gorge rouge que je lui ai offert. Bref nous choisissons de nous habiller décontractés, comme dhabitude pour un dîner entre amis. Nous prenons le métro et arrivons chez eux, dans le 12ème, vers 20h30. Cest Antoine qui nous ouvre sur un appartement assez grand, décoré avec de forts accents japonais. A notre grande surprise, il est habillé dun kimono noir et Sabine et moi ne pouvons nous empêcher davoir un moment de légère panique, genre… mais dans quoi on sembarque !? . Cest lorsquapparaît Lucie, elle aussi dans un kimono dun rouge profond, quAntoine nous explique quil ont passé trois ans au Japon et que le dîner serait Japan style. Il semblent sêtre un peu pris la tête de savoir sils nen avaient pas trop fait, mais nous trouvons finalement le tout assez sobre. Le salon est plutôt dépouillé, avec un futon, une table basse et de nombreux coussins. Dans le coin, la chaîne hi-fi joue un standard de jazz qui dénote un peu mais qui a le mérite de ne pas trop en rajouter au décor. La lumière est légèrement tamisée. Le repas est succulent, sashimis et brochettes de poulet mariné, le tout arrosé dun Bourgogne Aligoté bien frais. Nous rions beaucoup, le vin aidant à dépasser certaines barrières. Antoine nous demande si un petit joint nous ferait plaisir. Il nous promet que son herbe est légère et que nous garderons toutes nos facultés mentales. Jaime voir certaines barrières tomber lorsque le joint tourne, ce sentiment de détente et de confiance au-delà de linterdit. Lucie tire sur le pétard de façon très sensuelle. Je remarque le col de son kimono qui baille un peu sur le début de ses seins mais je ne mattarde pas car elle propose une soufflette à Sabine, qui accepte volontiers. Antoine et moi regardons la scène un peu médusés. Sans être la première fois que lon voit une soufflette, celle-ci est particulière. Voir nos femmes les lèvres si proches pendant ce qui nous semble une éternité nous décontenance, dautant plus que cela se termine par une petite bise. Sabine est surprise, ses joues rosissent, mais le soupir qui accompagne la fumée ressemble à un soupir de soulagement. Manifestement, aucun de nous na lidée de comment aborder le Sujet, même si lenvie est bien là. Nous sommes tous détendus, seul Thélonious Monk brise le silence. Je me lève et vais voir les disques de nos hôtes. La musique est langoureuse, et jinvite Sabine à danser. Lucie tire son mari par le bras et ils senlacent tous les deux également. Nos coeurs battent vite mais nous sommes malgré tout assez relax. Jose une main timide sur les fesses de ma femme, sa cuisse simmisce entre les miennes, et nous dansons comme cela. Antoine et Lucie sembrassent, semblent se murmurer des choses. Alors que nous aussi nous nous embrassons, je sens un léger courant dair à mes pieds, et j'ai une sorte de choc lorsque je me rends compte quil sagit du kimono dAntoine qui est tombé. Il est en boxer, nu et Lucie lui caresse le dos en lembrassant goulument. La chaleur monte subitement dun cran, et Sabine entreprend aussitôt de me déboutonner ma chemise qui tombe rapidement sur le sol. Se sont-elles entendues ? Est-ce une véritable improvisation ? Toujours est-il quAntoine et moi sommes désormais en slip au milieu du salon, avec les mains de nos femmes qui nous caressent doucement au rythme du piano. Nos couples se rapprochent, Lucie penche la tête et renouvelle une bise sur la joue de Sabine. Bizarrement, le corps nu dAntoine ne me dérange pas, même sil a du mal, tout comme moi dailleurs, à masquer son érection. Lucie glisse un mot dans loreille de Sabine, qui me regarde avec ses grands yeux bleus, se détache, et échange sa place avec Lucie. Jose à peine la toucher, mais la danse continue, les regards se croisent et se décroisent et je ne peux empêcher mes mains de défaire la ceinture de Lucie. Le kimono souvre et laisse apparaître un bel ensemble noir, sans fioritures. Antoine de son côté, comme sil attendait ma permission, défait lépingle du petit haut de Sabine et louvre sur ses petits seins cachés par la dentelle rouge. Nous sommes maintenant tous presque nus à danser lentement, à jouer avec nos mains une musique inconnue. Jappréhendais ce moment où je verrais Sabine embrasser un autre homme, se faire caresser par un autre homme, mais la crainte sest vite dissipée, nous étions bien sur la même longueur donde tous les quatre. Antoine passa derrière Lucie et lui dégraffa son soutien-gorge. Je fis de même avec Sabine, et ne pus retenir un baiser sur son cou, son dos et ses fesses, tout en faisant descendre sa culotte et ses bas. Lucie enleva le boxer dAntoine au même moment : nous venions de déshabiller nos conjoints respectifs alors quils continuaient de danser. Je me trouvai derrière Sabine, qui enlaçait Antoine avec Lucie plaquée sur son dos. Les mains se baladaient un peu quand Antoine se détacha pour laisser la place à Lucie. Les deux femmes se retrouvèrent seins contre seins, les deux hommes fermant le cercle. Comprenant que les derniers vestiges de vêtements nous indisposaient, Sabine fit glisser la culotte de Lucie par terre, et à mon grand étonnement Antoine entrepris de menlever mon boxer tout en embrassant les fesses de sa femme… Quelle sensation étrange que de se faire toucher par un homme. Le trouble était à son comble lorsque Sabine et Lucie sembrassèrent. Je ne sais si Lucie avait déjà eu des expériences avec une femme, mais cela faisait partie des fantasmes que jamais Sabine naurait cru vivre un jour. Lidée davoir moi-même une expérience avec cet homme me traversa même la tête lorsque je vis le sexe dAntoine. Mes mains ségarèrent sur le corps de Lucie, ses seins, ses fesses, mais jeus un recul lorsquelles effleurèrent la verge dAntoine, dressée entre les fesses de sa femme ! Sabine soupirait sous les baisers de Lucie et les caresses dAntoine pendant que je lui mordillait le cou. Nous restâmes ainsi pendant de longues minutes jusquà ce que nos corps se détachent pour rejoindre le futon que nous dépliâmes en deux temps trois mouvements. Nous étions bien en train de faire lamour avec un autre couple, bien loin des clichés que nous appréhendions tous ! J'ai vu Sabine embrasser et caresser une femme et cétait beau. Je lai vue avec le sexe dun autre dans la bouche et cela ne ma pas choqué. J'ai moi-même léché les seins dune belle femme, et cetait bon, tout comme le goût de son sexe humide. Nous avons expérimenté, sans calcul, lamour pluriel sous de nombreuses formes pendant des heures ponctuées par quelques rires notamment quand il sagissait de mettre les préservatifs, et avons fini sous une douche chaude tous les quatre où nous avons tous eu un dernier orgasme.

Nous ne savons pas encore si nous nous reverrons un jour, de peur de ne plus connaître la même magie. Mais en y réfléchissant bien, on est bien obligé de leur rendre linvitation, non ?

;o).
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29593
b
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