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Témoignage d'internaute trouvé sur aufeminin
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C'était l'été de nos quinze ans, t'en souviens-tu ?

Je viens de déballer quelques vieux cartons entreposés depuis plusieurs années dans ma chambre d'adolescent chez mes parents. Ces derniers m'ont pressé de les récupérer avant qu'ils ne s'en débarrassent pour cause d'encombrement. L'un de ces cartons contient, entre autres choses, quelques photographies datant de mes jeunes années.

Parmi ces vieux clichés, certains remontent à cet été 1985. Nous flirtions alors depuis quelques semaines, découvrant chaque jour un peu plus nos corps et le plaisir que nous pouvions en retirer. Ecartelés entre une vague gène et un désir ardent, nous apprenions maladroitement quelques leçons de sensualité. La pratique est tellement plus agréable que la théorie…

T'en souviens-tu ?

Les séances du samedi soir dans la salle à moitié vide du cinéma du village abritaient alors ces moments de découverte. Pendant la projection, nos mains malhabiles partaient à l'aventure sous nos vêtements dans la pénombre complice.

Quels films étaient projetés cet été là ? Je ne saurais le dire tant le spectacle diffusé sur le grand écran me laissait indifférent, concentré que j'étais sur ce que mes doigts exploraient.

Ce soir là, après une séance des plus tactiles, tu m'avais proposé de passer chez toi. Tes parents étaient absents et tu avais souhaité me réserver la surprise.

C'est la gorge nouée que j'avais certainement articulé un vague oui avec grand plaisir tout en réfléchissant à l'excuse que je devrais plus tard sortir à mes parents inquiets et soupçonneux.

Nous nous étions retrouvés tous les deux très intimidés dans ton salon. Pour détendre l'atmosphère et rompre ce moment de gène, tu avais glissé dans le magnétoscope une cassette vidéo du concert de U2 Live Under a Blood Red Sky. Tu savais quels étaient mes goûts musicaux.

Avant que Bono et ses complices fassent leur apparition sur l'écran, tu avais sorti du bar de ton père une bouteille d'alcool. C'était une liqueur à base de kiwi. Kibowi, je me souviens encore de son nom qui me semble tellement ridicule aujourdhui.

D'un sourire, tu m'avais prévenu que cette boisson devait être servie avec de la glace et tu m'as laissé seul un court instant, le temps de récupérer quelques glaçons à la cuisine.

T'en souviens-tu ?

Malgré ma passion pour le groupe irlandais, j'avais du… rester concentré sur le concert. Pelotonnée contre moi sur ce canapé anglais, tu me communiquais ta chaleur. Face à la douceur de ta peau et aux idées qui défilaient dans mon esprit, le talent de U2 ne pesait guère.

Assez sucré et peu alcoolisé, le Kibowi convenait parfaitement à mon palais d'adolescent peu habitué aux breuvages plus forts. Plus que son goût, sa vertu principale était d'endormir la pudeur qui restreignait mes gestes envers toi. Légèrement étourdi, je me laissais aller. La pression de ta main sur ma cuisse et le fait que tu te serres de plus en plus contre moi m'encourageaient également à pousser plus loin mes timides approches.

Je devais être fort maladroit dans mes tentatives pour caresser tes seins car soudain tu t'es levée du canapé pour enlever le tee-shirt et le soutien-gorge qui emprisonnait ta poitrine.

Je devais avoir l'air surpris, décontenancé voire complètement idiot car tu as cru bon de me rassurer en me disant que tes parents ne rentreraient pas de la nuit comme si cela était ma préoccupation à ce moment précis.

Immobilisé par l'émotion, je n'ai pas esquissé le moindre geste quant tu es venue me chevaucher sur le canapé. Ainsi dépoitraillée et offerte, tu me mettais à l'épreuve.

Malgré ton jeune âge, tes seins étaient déjà bien pleins, fermes et dardés et ils nétaient qu'à quelques centimètres de mon visage.

Tout puceau que j'étais, j'ai compris alors ce que tu attendais de moi et mes lèvres sont venues emprisonner l'un de ces tétons si orgueilleusement dressés.

Alternant les sucions sur tes deux seins, je ne pouvais m'empêcher de jubiler intérieurement : j'étais au paradis !

Après quelques minutes de cette caresse buccale, tu m'as demandé si j'avais vu le film 9 semaines et demi. Devant mon ignorance, tu as alors pris un verre de Kibowi contenant un glaçon et entrepris de passer ce glaçon sur tes tétons.

A l'époque, je n'avais certes pas vu les exploits cinématographiques de miss Bassinger mais j'ai deviné ce que tu attendais de moi.

Oserais-je dire que le goût de tes mamelons conjugué à celui de la liqueur reste encore aujourdhui sur ma langue ?

Je baignais alors dans la félicité, attentif à tes réactions, concentré sur mon sujet.

Comme un mort de faim, j'ai abandonné bien vite les délicates sucions pour dévorer ta poitrine. Je ne t'avais encore jamais entendue soupirer aussi fort. Je me souviens m'être étonné de tes réactions était-ce l'excitation qui te poussait à frotter ainsi ton bas ventre sur la grosseur qui pointait entre mes jambes ?

Après quelques minutes de ce jeu, tu as délaissé cette position pour te relever. Quelle émotion lorsque, debout devant moi, tu fis glisser ton short et ta culotte. Pour la première fois depuis le début de notre flirt, tu t'offrais totalement nue à mon regard. Je n'avais jamais vu de sexe féminin, sinon dans les films pornos que ma bande de copains boutonneux visionnait en cachette les après-midi lorsque nos parents vaquaient à leurs occupations. La vision de ce buisson noir encadré d'une peau très blanche me procura une telle sensation que je crus défaillir. Tant de promesses de plaisir, tant de rêves inassouvis que j'allais enfin concrétiser ce soir.

Te souviens-tu de mon trouble à ce moment là ?

Pendant que je me déshabillais le plus rapidement possible tout en essayant vainement de conserver un certain détachement, tu m'as alors tourné le dos. Elle est aussi intimidée que moi pensais-je alors, réflexion aussitôt contredite par le préservatif extirpé de la poche de ton short tombé à terre. Je ne pus mempêcher de sourire en repensant au cours d'information sur le Sida que nous avions eu quelques jours plus tôt à l'école. Je n'avais pas remarqué ce jour là que tu avais récupéré l'un des préservatifs que les jeunes animateurs de l'association avaient distribué discrètement aux élèves. Avais-tu à ce moment là déjà tout planifié ?

… laise de m'exposer nu à ton regard, je m'étais empressé de te serrer dans mes bras pour cacher mon érection. Cela a du t'agacer car tu m'as alors repoussé pour profiter du spectacle et saisir d'un geste leste mon sexe à pleine main.

Le souffle court, j'ai lâchement fermé les yeux et décidé de me réfugier dans la passivité pour mieux te laisser l'initiative de ce qui allait suivre.

Allongé sur la moquette du salon, les premières notes de piano de The Edge en intro d'October dans les oreilles, j'ai senti que tu plaçais le préservatif sur mon gland avant de le dérouler. J'ai deviné que tu t'installais sur moi. Mon membre guidé par ta main est venu effleurer l'orée de ton sexe. La chaleur de ce contact, son humidité et sa douceur faillirent me couper le souffle.

Ma virilité dressée pénétrait doucement ton intimité. Sensation étrange, impression que mon sexe ne m'appartenait plus… Bien calée sur moi, empalée sur mon pieu, tu as alors commencé à onduler du bassin. Lentement au début, puis de plus en plus frénétiquement, tu t'es agitée jusqu'à ce que tu commences à gémir.

Mon dieu ! Je croyais te faire mal alors que ce n'était que le plaisir qui t'envahissait.

Combien de temps a-t-elle duré cette première étreinte ? Trop peu sans doute pour que tu puisses parvenir à l'orgasme. L'inexpérience et l'émotion qui étaient miennes ce soir là ont abrégé ce moment magique. Incapable de retenir ma jouissance, j'ai explosé en toi au bout de quelques minutes sans te laisser le temps d'atteindre le nirvana.

Te souviens-tu de cette soirée de nos 15 ans lors de laquelle nous avons perdu tous deux notre virginité ? Te souviens-tu que c'est toi qui m'a fait devenir homme ? Te souviens-tu seulement de moi, toi qui es aujourdhui mariée et mère de trois enfants ? Je ne tai pas revue depuis près de 15 ans, si ce n'est aujourdhui sur cette vieille photo que ton sourire enjolive.
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44452
b
Moi aussi !
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