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Risque de faillite du système monétaire et financier

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Petit rappel : la valeur du flux d'échanges matériels mondial est de 30 miliards de $

Or, il s'échange pour 1000 milliard de $ de valeurs financières… cherchez l'erreur, ou plutôt le risque…

http://www.wegelin.ch/xfer/print/pub/kom/kom_243fr.pdf

1. Matière à insomnie estivale.

Trois séries de questions a priori sans grand lien.

Entre elles préoccupent actuellement les banquiers.

Privés soucieux de l'évolution du patrimoine de.

Leurs clients :

- Les ratés que les marchés financiers ont.

Connus au cours des deux derniers mois sont-ils.

Un phénomène passager, sans grandes conséquences.

Pour lévolution à long terme un.

Orage dans un ciel dété pour ainsi dire, ou allons-

Nous au-devant de nouvelles perturbations.

Appelant une approche plus prudente, voire le.

Déploiement dun équipement résistant aux intempéries ?

- Y a-t-il des indices dans l'évolution du système.

Financier qui devraient nous conduire à reconsidérer.

De manière bien plus fondamentale les.

Stratégies mises en place ? Quen est-il de cette.

Liquidité excédentaire tant décriée et des risques.

Susceptibles den résulter pour le système.

Financier ? Sommes-nous en présence dun phénomène.

Dinflation financière ou asset inflation.

? Y a-t-il dautres foyers dinflation, potentiellement.

Plus dangereux encore, et si tel est le.

Cas, où se situent-ils ?

- Que faut-il penser de la tendance à la recherche.

Constante de nouveaux motifs justifiant de.

Donner à toutes les agences gouvernementales.

Possibles et imaginables l'… à des informations.

Sur les positions titres et les transactions.

Effectuées au sein du système financier ? Comment.

Interpréter plus généralement les violations.

De la sphère privée financière ? Et concrètement,

Quelles pourraient en être les conséquences.

Pour les personnes fortunées ? Le système.

De paiement international SWIFT est-il la.

Seule passoire qui soit, ou existe-t-il dautres.

Mécanismes souterrains permettant daccéder.

Aux banques de données ?

3. De la surliquidité.

Les partisans de théories du complot en tout genre.

Soutiennent depuis un certain temps déjà la thèse.

Qui voudrait quune liquidité largement excessive.

Soit injectée dans le système et quils.

(comprenez avant tout les Américains) cherchent à.

Inonder le monde de papier-monnaie. Au final, le.

Dollar US et par là même la dette américaine.

Naurait alors plus aucune valeur, ce qui ne serait.

Pas fortuit mais froidement prémédité. Jusquici, le.

Maintien des taux réels et nominaux à un faible.

Niveau a apporté de leau au moulin des défenseurs.

De ces thèses. Tout le monde parle d'un excédent.

De liquidité, souvent sans savoir ce quest cette.

Liquidité, et plus souvent encore sans avoir la.

Moindre idée de ce que la surliquidité pourrait.

Être car comment peut-on estimer quune chose.

Est excessive si l'on ne sait pas de quoi elle est.

Faite ?

4. Et si ?

La tentative de relever les taux réels va de pair.

Avec la grande application que mettent les banques.

Centrales à gommer les effets secondaires des données.

Macro- et micro-économiques extrêmement.

Favorables qui prévalent. Ce faisant, elles cherchent.

À drainer la liquidité hors du système, ou.

Pour reprendre la métaphore autoroutière, se servent.

Du prix de lessence pour brider la jubilation.

Que les automobilistes ressentent dans leur nouvelle.

Liberté. Reste à savoir si cela fonctionnera.

Compte tenu des changements structurels à savoir.

Lefficience prodigieuse, quasi autoroutière,

Du système financier et si oui, à quel prix. En.

Attendant, la formidable machine continue gaiement.

Sa course, à toute vapeur. Le sésame s'appelle.

Leverage ou effet de levier : il a conquis tout.

Lunivers des hedge funds, le domaine des instruments.

Dérivés ainsi que la scène du private equity,

Et fait également fureur dans le secteur immobilier.

Américain, où des nantissements à hauteur de.

100% de la valeur foncière nont rien.

Dexceptionnel.

Il existe désormais une école de pensée qui, loin de.

Toute théorie du complot, soutient que les améliorations.

Structurelles favorisant la création de leverage.

Conduisent à un niveau dendettement bien.

Trop élevé au plan macro-économique. Le leverage.

Serait ainsi un doux poison, une drogue dont on ne.

Pourrait guère plus se passer, et encore moins si le.

Monde entier sy met. Le système financier tel quil.

Est conçu aujourd'hui et tel quil se développera.

Avec les dérivés de crédit, ne serait pas en mesure.

De contrôler de lui-même le volume du leverage au.

Plan macro. Les banques centrales ne pourraient.

De toute façon exercer une surveillance qu'indirecte.

Et limitée de lactivité de crédit, doù leur.

Incapacité à réglementer le trafic sur le nouveau.

Réseau autoroutier.

Concrètement, on ne pronostique pas véritablement.

Un effondrement du système dû à des raisons.

Endogènes, mais celui-ci est néanmoins considéré.

Comme plus probable que par le passé, autrement.

Dit avant la mutation structurelle du système financier.

Le danger lié à lapparition dune véritable.

Bulle de crédit est notamment confirmé par la.

Tendance observée aux Etats-Unis, où les actifs.

Disponibles des ménages ont progressé de 34% au.

Cours des cinq dernières années, tandis que la valeur.

Des immeubles et lendettement hypothécaire.

Augmentaient d'environ 80% et 90% respectivement.

Dans un tel contexte, il ne fait aucun doute.

Quune hausse des taux aura de fâcheuses conséquences,

Car outre les charges dintérêts plus élevées,

Les immeubles mis en garantie vont probablement.

Diminuer de valeur et les cas d'insolvabilité.

Se multiplieront. Des répercussions tout aussi.

Déplaisantes sont également concevables en ce qui.

Concerne le nantissement de valeurs mobilières,

Tant il est vrai que même des titres totalement.

Illiquides comme dans le private equity servent.

De plus en plus souvent de base à loctroi de crédits.

Selon cette même thèse, largent bien trop bon.

Marché a provoqué une véritable frénésie dachat,

Autant dans l'immobilier privé que dans les actifs.

Financiers. Telle est la saga de la surliquidité et de.

Linflation financière. Franchement, il nous est.

Difficile de dire véritablement dans quelle mesure.

Elle a un sens et doit sinsérer dans une réflexion.

Sur le développement et la préservation du capital.

Dune part, on pourrait avancer largument que les.

Changements structurels intervenus au sein du.

Système financier ont simplement abouti à une.

Meilleure répartition des risques. Pour ce qui est.

De la stabilité du système, cette meilleure répartition.

Constituerait une situation nettement préférable.

À celle où lensemble de la charge se concentre.

Sur un tout petit nombre de gros bilans bancaires.

Mais dautre part, on ne peut complètement ignorer.

Les réflexions sur linflation financière et la.

Surliquidité qui, avouons-le, ont de quoi faire peur.

Que les choses aboutissent parfois à des exagérations.

Et à l'apparition de bulles même lorsque des.

Êtres parfaitement rationnels sont à loeuvre, nous.

Le savons au moins depuis 2001. Et si le comportement.

Moutonnier ne se limitait pas au seul domaine.

Des valeurs technologiques mais sappliquait.

Au coeur même du système financier, autrement dit.

Au crédit, la situation serait évidemment des plus.

Alarmante. Quant à la recommandation que nous.

Formulons pour nos investisseurs, elle figure dans.

Le point 6. Mais avant den arriver là, intéressonsnous.

Encore à une autre forme dexagération.

6. Lérosion monétaire, un scénario possible.

Les tendances macro-économiques favorisant une.

Augmentation de l'endettement soit dune part la.

Possibilité née de lévolution du système financier.

(et largement exploitée) daccroître le leverage,

Et de lautre, la possibilité née de labsence de frein.

Constitutionnel (et largement exploitée) de reporter.

Les obligations de paiement sur les générations.

Futures présentent toutes deux le risque de ne.

Plus être, un jour, gérables par le système. Il est.

Très difficile de se figurer précisément la forme que.

De telles crises systémiques pourraient prendre :

Lincapacité de paiement dune ou de plusieurs.

Grandes banques daffaires résultant d'une fraude.

À la Refco/Bawag, mais à bien plus grande.

Échelle ? La mise en cessation de paiement dun.

Etat européen désespérément endetté tel que.

LItalie ? Nous nen savons rien.

Reste que si les choses devaient en arriver là, on.

Pourrait tenter de combler le trou avec l'aide des.

Banques centrales, renflouement qui déboucherait.

Sur un très fort accroissement de la masse monétaire.

Il sensuivrait forcément une hausse des.

Prix, de même qu'une chute massive des monnaies.

Concernées, sans parler des obligations. Bref, un.

Scénario incontestablement dangereux et inquiétant.

Auquel aucun investisseur ne saurait échapper,

Stratégies de diversification ou non. Mais au demeurant,

Un scénario globalement peu probable et.

Surtout, parfaitement imprévisible quant au moment.

De son éventuelle concrétisation.

Le développement et la préservation du capital.

Souffrent ici dun conflit d'objectifs. En fin de.

Compte, la raison veut quon se prépare aux éventualités.

Les plus probables, en partant du principe.

Que les moyens permettant aux exagérations de se.

Résoudre d'elles-mêmes avec plus ou moins de.

Facilité existent. Dans le cadre de ce scénario basé.

Sur les éventualités les plus probables, il convient.

De soccuper du développement du capital dans.

Toutes les règles de lart, autrement dit en recourant.

À tous les avantages quoffre le système financier.

Moderne et en optant pour une sage diversification.

Au sein dudit système.

Dans le même temps, après lidentification et la.

Description de risques systémiques endogènes auxquelles.

Nous avons procédé, nous ne pouvons négliger.

Léventualité aussi dangereuse.

Quimprobable dune crise systémique. Il s'agit.

Alors de chercher des moyens de préserver le capital,

Ce dont nous avons abondamment discuté au.

Sein de notre banque durant les derniers mois. La.

Conclusion des réflexions menées est que nous.

Recommandons à nos clients de se protéger contre.

Léventualité improbable mais dangereuse dun.

Risque systémique et dun renchérissement consécutif.

Évident, en plaçant une partie de leur capital.

En or physique. En cas de crise du système financier,

Tout porte à croire en effet que le prix de lor.

Augmenterait de manière spectaculaire, le métal.

Jaune nétant soumis ni à linflation, ni à la mainmise.

Politique. Lor est en outre facile à transporter,

Et en temps de crise, il peut servir de moyen de.

Paiement pour autant que lon ne détienne pas de.

Barres de dix kilos.

Nous recommandons dinvestir environ 5% de la.

Fortune totale dans cet actif et den faire un.

Compte de dépôt séparé, nentrant pas dans.

Lanalyse de la performance du reste du portefeuille.

Sil est vrai quune pondération de 5% ne.

Permettrait guère damortir les pertes liées à un.

Effondrement du système, elle constituerait au.

Moins une participation aux dommages. Par ailleurs,

Elle ne compromettrait pas la gestion du.

Reste du portefeuille, dautant moins dailleurs que.

Sur le long terme, lor nest pas un moyen de placement.

Dénué d'attrait. Il est important selon nous.

De privilégier lachat du métal physique, car en cas.

De crash du système, des créances envers un quelconque.

Émetteur d'instruments basés sur l'or ne.

Seraient pas dun grand secours. Et comme nous.

Lavons dit plus haut, l'or doit pouvoir servir de.

Moyen de paiement en cas de cataclysme, raison.

Pour laquelle nous opterions pour des lingots d'un.

Kilo, aisément fongibles.

Par cette recommandation, nous ne cherchons.

Nullement à peindre le diable sur la muraille. Bien.

Au contraire. Nous sommes en effet davis quune.

Assurance raisonnable et globalement supportable.

Contre un risque improbable mais hautement.

Dangereux pour le reste de lactivité d'investissement.

(soit la majeure partie ! ) procure la sérénité.

Nécessaire afin de pouvoir travailler avec succès au.

Développement du capital. On se dote en toute.

Logique dune assurance incendie pour sa maison,

Sans quoi on n'oserait allumer ni le grill en été, ni.

Les bougies de Noël en hiver. En fin de compte, les.

Assurances, réserves et autres ne participent-elles.

Pas directement à la liberté daction dont chacun.

Devrait pouvoir profiter ?

19 août 2006.

La dette américaine conduira-t-elle à une crise financière ?

Par John Dillon.

Lancien ministre des Finances américain Larry Summers considère avec circonspection le calme apparent des marchés financiers mondiaux, le comparant à la tranquillité qui précédait les crises des années 1990. Les déséquilibres qui menacent aujourdhui la stabilité financière mondiale ont leur source dans la dette américaine.

Les États-Unis sont le pays le plus endetté de la planète. Leur dette extérieure, en termes du bilan des investissements internationaux, avoisinait 3 000 milliards de dollars à la fin de 2005 [1]. Il sagit dun montant comparable à la totalité de la dette de tous les pays en développement, qui, selon la Banque mondiale [2], atteignait 2 600 milliards de dollars en 2004. Si le déficit commercial des États-Unis maintient ce rythme de croissance, la dette nette pourrait atteindre 7 000 milliards de dollars lorsque George W. Bush quittera la Maison-Blanche [3].

Si la dette américaine augmente, cest en raison de ses énormes déficits, courant et budgétaire. Le déficit courant, qui approche maintenant 6,5% du produit intérieur brut (PIB) , dépasse le niveau jugé acceptable par le Fonds monétaire international (FMI). Il pourrait atteindre 8% dici 2008 et 12% dici 2010. Les déficits commerciaux américains sont majoritairement (90%) financés par les acheteurs étrangers dinstruments financiers en dollars, tels que les bons du Trésor. Comme lexplique léconomiste James K. Galbraith, [les États-Unis se procurent] "des produits et services réels, le fruit du dur labeur de gens beaucoup plus pauvres [que les consommateurs américains], contre la remise de chits (argent volant) qui ne leur demandent aucun effort" [4].

Aux yeux de lancien président français Charles de Gaulle, la capacité pour les É.-U. Dimprimer des billets pour dépenser à létranger constitue un privilège exorbitant [5]. Pour Andre Gunder Frank, il sagit dun racket de confiance à léchelle mondiale qui se perpétuera tant que dautres pays continueront à investir dans des actifs financiers américains [6]. Les investisseurs étrangers détiennent environ 53% des bons du Trésor américains, dont plus de la moitié sont entre les mains de banques centrales [7]. La Chine va bientôt dépasser le Japon au premier rang des investisseurs, et Taïwan et la Corée du Sud occupent aussi un rang élevé.

Les pays du Sud financent la dette des États-Unis.

Les pays en développement détiennent une proportion étonnamment importante des dettes des É.-U. En réserves en devises étrangères dans les banques centrales. À la fin de 2004, lensemble des pays en développement avaient des réserves en devises étrangères dune valeur de 1 592 milliards de dollars [8]. Environ 70% de ces réserves sont investies dans des actifs en dollars, soit aux É.-U soit sur les marchés des euro-dollars. Ces réserves dépassaient le total de la dette publique des pays en développement de -1 555 milliards en 2004 [9].

Cependant, seule une poignée de pays en développement sont en fait des créanciers nets. La moitié des réserves de ces pays, soit 775 milliards de dollars à la fin de 2004, sont détenues par lAsie orientale, et approximativement les quatre-cinquièmes par la Chine. Les pays en développement de lAsie orientale avaient 2,84 $ en réserves par dollar de dette publique extérieure. Partout ailleurs, les dettes publiques dépassent toujours les réserves en devises étrangères mais lécart est moins important que ce à quoi lon pourrait sattendre. LEurope de lEst et lAsie méridionale ont 0,89 $ en réserves par dollar de dette publique, et le Moyen-Orient et lAfrique du Nord, 0,80 $ par dollar. LAmérique latine et les Caraïbes ont moins, soit 0,44 $ par dollar de dette et, en dernier, lAfrique subsaharienne, 0,34 $ [10].

Pourquoi les banques centrales, particulièrement en Asie, maintiennent-elles de telles réserves en devises ? Après la crise financière de 1997-98, les gouvernements dAsie ont décidé de développer leurs réserves pour parer aux renversements soudains de flux de capitaux. Ils ont souhaité avoir davantage de disponibilités de trésorerie pour faire face aux manoeuvres spéculatives des cambistes.

La baisse des impôts et les conflits armés augmentent la dette américaine.

Il ne faut pas chercher bien loin la cause des problèmes financiers de Washington. George W. Bush a promis une baisse dimpôts, pour les classes aisées, dun montant de 350 milliards de dollars sur 10 ans. Linvasion et loccupation de lAfghanistan et de lIraq ont déjà coûté 250 milliards de dollars, auxquels 6 milliards sajoutent chaque mois. En 2004, à la fin du premier mandat de Bush, les recettes fiscales fédérales étaient inférieures de 145 milliards de dollars à ce quelles étaient en 2000, la dernière année de ladministration Clinton, tandis que les dépenses en 2004 étaient de 503 milliards de dollars supérieures à ce quelles étaient en 2000. Au cours dune conversation privée, en septembre 2005, Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale américaine, reconnaissait que ladministration américaine ne maîtrisait plus son déficit budgétaire [11].

Pour financer leurs déficits, courant et budgétaire, les É.-U empruntent quotidiennement 2,6 milliards de dollars, sappropriant 80% de lépargne mondiale nette. Cest un montant faramineux.

Cette situation inquiète certains investisseurs étrangers qui ont investi en dollars US. En novembre 2004, M. Greenspan avouait que les étrangers pourraient se lasser de financer les déficits records des É.-U. Et diversifier leurs investissements ou exiger des É.-U. Des taux dintérêt plus élevés. De fait, des banques centrales diversifient déjà leurs portefeuilles. La Banque des règlements internationaux annonce que les gouvernements asiatiques ont réduit la proportion de leurs réserves en dollars par rapport à dautres monnaies comme leuro, la livre ou le franc suisse, passant de 81% au troisième trimestre de 2001 à 67% en septembre 2004.

Entre juin 2004 et janvier 2006, la Réserve fédérale américaine a relevé les taux dintérêt de 3,5 points de pourcentage, en partie pour maintenir les investissements étrangers aux É.-U. Cette hausse des taux a contribué à stabiliser le dollar qui avait baissé de 38% par rapport à leuro, de 25% par rapport au dollar canadien et de 23% par rapport au yen, entre février 2002 et mars 2005.

Toute dévaluation du billet vert revient en fait au non-paiement dune partie de la dette des É.-U. Parce que les nouveaux dollars quils impriment pour servir la dette ont une valeur inférieure à celle des anciens dollars quils ont empruntés. Pour les investisseurs étrangers, cela représente des pertes qui se chiffrent en milliards de dollars.

Pourquoi donc les pays asiatiques, en particulier, continuent-ils dassumer des pertes en conservant tant dactifs en dollars ayant un faible rendement, tout en permettant aux É.-U. De vivre au-delà de leurs moyens ? Le Japon accepte depuis longtemps de payer le prix de la protection militaire américaine pour son commerce et ses investissements étrangers. Tokyo a payé 13 des 61 milliards de dollars qua coûtés la première guerre du Golfe, en 1990, pour protéger son… au pétrole du Moyen-Orient. Lancien président George H. Bush a donc fait une meilleure affaire que son fils puisquil a obtenu du Japon une subvention pour sa guerre alors que George W. Bush, lui, nobtient que des prêts.

La Chine a prêté aux É.-U. Des milliards de dollars provenant de son énorme excédent commercial - qui dailleurs ne cesse de grossir -, sorte de financement de ses exportations. Lexcédent commercial de la Chine dépasse maintenant 200 milliards de dollars, la Chine exportant aux É.-U. Six fois plus de marchandises quelle nimporte de ce pays. Jusquà tout récemment, la Chine maintenait la parité du renminbi (ou yuan) avec le dollar américain pour éviter que ses exportations naient à subir les effets dune augmentation des cours ou dune baisse de part de marché en cas de réévaluation par rapport au dollar. À la suite des énormes pressions exercées sur elle par les É.-U., la Chine a fini par céder et, en juillet 2005, a procédé à une réévaluation de sa monnaie par rapport à un panier de devises, soit une réévaluation à la hausse de 2,1% par rapport au dollar américain.

Sans céder ouvertement aux pressions américaines, la Chine doit se méfier des m.
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21299
b
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