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Accident : comment nos vacances ont été gâchées

Témoignage d'internaute trouvé sur teemix
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J'ai eu accident le 2 août 2004. Le lendemain de mon anniversaire.

Mes parents, mon frère de 22 ans, ma soeur de 16 ans, moi de 14 ans (âges de l'époque) et ma chienne étions partis tôt vers Valence, dans la famille, pour ne pas arriver trop tard (on aurait mieux fait de rester dormir un peu plus longtemps…).

J'étais assise à la place du milieu de la banquette arrière. C'était une vieille voiture, donc il n'y avait pas de ceinture à cet endroit.

Nous étions presque arrivés quand la radio annonce un bouchon sur l'autoroute que nous prenions. Mon père, qui connait bien la région, a voulu prendre la sortie qui arrivait pour contourner l'embouteillage.

Je parlais à mon frère lorsqu'une camionnette nous est rentré dedans presque de face. Personne n'a eu le temps de se voir. Aucun des conducteur n'a freiné. Mon père était même en accélération.

Comme je n'étais pas ceinturé (d'habitude je le suis, mais là j'avais pas pu faire autrement) , j'ai décollé. Comme j'étais de coin avant le choc, je me suis retournée en vol. Je me souviens d'avoir eu le réflexe de m'accrocher aux sièges avant. Mais c'est impossible. Je "pesais" plusieurs tonnes à ce moment-là et pouvait être un projectile mortel pour mes parents à l'avant. J'ai donc atterri.

Après l'accident, je ne me souviens que d'un bruit sourd et d'un bris de verre. Il parait que j'ai crié. Mon frère, avec qui je parlais au moment de l'accident m'a dit, plus tard, que c'était spectaculaire la vitesse à laquelle je suis partie…

J'avais… la tête. Je me suis demandé si j'étais passé par le pare-brise, si j'avais la tête ouverte ou autre chose. Je crois d'ailleurs que j'avais pensé tout fort. J'ai touché ma tête et j'ai regardé ma main pour voir s'il y avait du sang. Il n'y en avait pas.

Mon père m'a demandé si ça allait. J'ai répondu oui sans vérifier.

Là, ma soeur me demande : "Qu'est-ce que tu fais là ? Assis-toi." Je me suis rassise à ma place, pensant qu'on aller repartir. Un accident se passe tellement vite qu'on réalise pas bien je crois.

Mon père demande à mon frère de sortir de la voiture parce que ma soeur se sentait pas bien (elle poussait des cris d'agonie et avait du… respirer). Mais sa ceinture était bloquée. Alors j'ai dû passer au-dessus de lui. Je me suis rendu compte que j'avais très mal au bras gauche aussi.

Mon père était déjà en train d'engueuler l'autre conducteur : -"Vous êtes un gros c**" -"Je conduis tous les jours et j'ai… " -"Eh ben vous êtes un c** tous les jours ! ". Bref, ça chauffait.

Les pompiers sont arrivés vite sur place : l'accident est arrivé à côté d'une caserne !

En fait, l'homme qui nous est rentré dedans est un pompier qui avait été appelé pour un feu chez une vieille (d'ailleurs je sais pas ce qu'elle est devenue vu que les pompiers sont venus nous secourir). Il devait venir vite à la caserne. Il était devant et, pressé, il ne nous a pas vu.

Puis, je vais voir ma mère, asthmatique, et qui s'angoisse vite. Elle avait l'air d'aller bien. Elle essayer de se dégager de sa ceinture, bloquée également, comme celle de ma soeur.

Les pompiers ont coupé les ceintures. Ma soeur n'a pas été dégagé de la voiture. Je voyais juste ses pieds dépassaient et beaucoup de pompiers autour d'elle. Elle était pas bien du tout. On a pris ma chienne du coffre. Elle allait bien.

Des gens que je ne connaissait pas nous on dit d'aller à l'ombre dans la caserne, à mon frère et à moi.

Ils ont demandé des renseignements sur le conducteur, ma mère et ma soeur. On a demandé à boire (c'était la canicule) mais ils ont refusé.

J'ai vu mon père marcher vers la caserne. Je croyais qu'il n'était pas blessé mais il boitait. J'ai regardé sa jambe qui saignait. En fait, les clés de contact lui était rentré dans la jambe et lui avait ouverte.

Le SAMU était arrivé. Ma mère devait être emportée mais refusait. Elle avait déjà était à l'hôpital et ils avaient refusé de la laisser partir pendant plusieurs mois et elle avait détesté. Plusieurs pompiers et ma famille essayions de la convaincre (sauf ma soeur qui prenait des claques pour ne pas s'endormir). Finalement, ma mère a bien voulu monter dans le camion. Mon frère et moi, assoiffés, avions eu la permission de boire mais seulement après être examiné par le médecin. Nous sommes tous les deux partis à la recherche d'un médecin dont on ne connaissais ni le nom ni le visage… Bref, on l'a pas trouvé. On est retourné à la caserne vide et on a piqué de l'eau dans le frigo !

Ensuite, je suis retournée à la voiture. Il fallait faire attention de ne pas glisser sur l'huile qui se déversait sur la route.

Tout l'avant de la voiture était détruit.

Les pompiers sortaient ma soeur. Ils comptaient jusqu'à trois et la prenaient à plusieurs endroits pour que son corps reste raide et la mettait sur un brancard pour l'emmener à un autre camion du SAMU. Elle avait un masque à oxygène sur la bouche et une minerve.

Quelqu'un demanda à mon père de couper le contact de la voiture. On avait oublié. Depuis le début, la radio diffusait de la musique et dans tout ce bordel on ne s'en était pas rendu compte.

Dans le camion de ma mère, mon père se faisait recoudre la jambe. Pendant ce temps, mon frère et moi sortions tout ce qui était dans la voiture (bagages, panier du chien, croquettes, papiers, lunettes qui s'étaient envolés avec leurs verres à part…) car la voiture ira à la fourrière. C'est là que j'ai vu l'état de la banquette arrière : toute tordue.

Sortant de l'ambulance de ma soeur, le médecin (ça y est, je l'est trouvé ! ) annonçait le pouls de ma soeur qui était trop rapide. C'était rassurant. Dans la caserne, mon frère a du appeler mon pépé et ma mémé chez qui on devait aller. Les pompiers nous ont dit de dire que c'était un petit accident, rien de grave, que si les autres partent à l'hôpital, c'est juste pour vérifier. Pour pas les inquiéter.

En repassant dehors, j'entends que ma soeur a retrouvé un pouls normal.

Puis, les deux ambulances s'en vont avec mes parents et ma soeur.

Mon pépé vient chercher mon frère et moi. On doit tout caser nos bagages du break dans sa petite voiture. C'était difficile pour le panier et le chien.

Là, ma tante, qui habite près de Valence, arrive et prend mon frère pour l'emmener à l'hôpital.

Moi, j'arrive seule chez mes grands-parents.

Nous qui étions partis tôt pour arriver tôt… Ma famille est arrivée vers 21h-22h.

Mes parents et mon frère dormaient chez ma tante, ma soeur et moi chez mon pépé et ma mémé, dans la même chambre.

Ma soeur gémissait. Elle avait mal. Il fallait que je la bouge sans trop lui faire mal. Puis, il a fallut que je la lèves pour qu'elle ailles vomir. Ce qui m'a donné envie de vomir…

Finalement, elle a dormi dans un fauteuil, assise.

En fait, au moment de l'impact, elle était penchée pour ranger quelque chose dans son sac entre ses genoux. La ceinture lui a donc fait encore plus mal, lui coupant la respiration. Elle ne pouvait plus bouger le dos. Sur tout le tour de son ventre et son bas du dos, elle avait un bleu (qui était plutôt bleu-violet-vert-marron) qui avait gonflé.

Ma mère avait le sternum cassé, ce qui lui faisait mal (le traitement, c'est d'attendre que ça se répare tout seul) mais en plus, ça l'empêchait de prendre sa ventoline. Ce qui l'angoissait. Ce qui a de grandes chances de déclencher une crise.

Mon frère avait des bleus et des brûlures.

Moi, j'avais eu beaucoup de chances. Je n'avais mal qu'à la tête (qui avait dû frapper contre le tableau de bord) et au bras et à la jambe gauche.

Mais, certains n'ont pas autant de chance.

Nos vacances ont été gâchées. Et maintenant, j'ai peur en voiture. Je ne sais pas comment je vais faire pour ma conduite accompagné ou mon permis… Sur les grands trajets, ma mère crie et pleure. Même les petits trajets, elle les évitent. Moi, mon coeur s'arrête souvent quand je vois des voitures arriver, conduire trop vite, doubler n'importe comment, faire des queues-de-poisson sur l'autoroute…

Donc surtout, ne conduisez pas comme ça ou, quand vous aurez le permis, ne le faîtes pas. C'est dangereux. Vous risquez de vous tuer ou de tuer quelqu'un. Peut-être même, du coup, être arrêté pour homicide involontaire.

Merci de m'avoir lu car c'était un peu long. Mais, ça fait du bien d'en parler.
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35370
b
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