Histoire vécue Vie pratique - quotidienne > Bien être      (248 témoignages)

Préc.

Suiv.

J'essaie de trouver le bonheur en étant en équilibre avec moi même au départ

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 30/10/10 | Mis en ligne le 19/03/12
Mail  
| 596 lectures | ratingStar_230533_1ratingStar_230533_2ratingStar_230533_3ratingStar_230533_4
Juste envie de donner des nouvelles, et aussi dire aux âmes en souffrance qu'il faut toujour tenir bon Cela fait maintenant plus d'un an que j'ai emménagé, seul. Un emménagement plus proche du sursaut que du choix de vie, avec de grosses incertitudes sur ma capacité financière, mes possibilités à ne pas plomber mon entreprise (même si je n'ai pas de salarié).Mon plan de bataille a été le suivant :1/ dormir et ne pas travailler (disons plutôt ne pas subir les clients, ils sont secondaires ! ) , aller à la plage, au ciné?2/ me serrer le portefeuille pour passer le cap financièrement difficile.3/ malgré plusieurs mois à croire que je pouvais repartir rapidement sur le plan sentimental, j'ai décidé en juillet de mettrer cela de côté.La première échéance libératrice aura été juillet, avec une grosse charge mensuelle qui s'est arrêtée. Puis à la fin de l'été, un assainissement. Jusqu'en octobre qui aura été un excellent mois :- Edf me rend de l'argent.- Ma taxe d'habitation est inférieure à mes prévisions pessimistes- Mes efforts en rémunération finissent par payer puisque j'ai allégé au max les charges de l'entreprise qui pour le coup fait une bonne année.Je repars donc pour une année, avec une rémunération en hausse et des charges en baisse. Ouf ! Je parle pas mal d'argent, oui? mais parce que ça a été source de stress énorme du fait que je n'ai pas le droit de me planter professionnellement (non salarié = pas de chômage). Et du coup, la tête ainsi libérée, je peux passer sereinement à autre chose.C'est quoi autre chose ?En premier lieu, être "en couple avec moi même". Par exemple, j'accentue ce que j'ai commencé depuis plusieurs mois déjà à savoir "me recevoir à dîner chez moi". J'expérimente de nouveaux menus, les plus rafinnés possibles avec mes petites compétences. Je sors la belle vaisselle, je sers un bon vin. Ambiance douce, bougies, musique. Bref, j'aime "me recevoir" : je fais l'effort de mettre les petits plats dans les grands "parce que mon invité le vaut bien"? et en tant qu'invité, ça me fait plaisir d'être bien reçu.Avec l'arrivée des températures fraiches, le plaisir de la cheminée est un grand plaisirJe passe donc des moments de qualité avec moi même : zéro stress, ambiance propice à la détente. J'ai eu 38 ans cette semaine. C'est beaucoup parce que "ma trentaine" aura été semée d'embûches et je me désole parfois d'avoir perdu autant de temps et d'énergie. D'un autre côté je me dis qu'il me reste un quart de siècle avant la retraite? de quoi réaliser de beaux projets ! Régulièrement j'ai envie de faire construire ma propre maison, mon "chez moi". Mais vu ma situation, et malgré un revenu confortable, les banquiers ne peuvent pas me suivre. Donc je vais épargner à mort (tout en vivant bien) pour être en mesure dans 3 à 5 ans d'avoir un gros cash et me la payer cette maison? n'en déplaise aux banquiers frileux en RTT !Je vais aussi tenter l'aventure du challenge professionnel en 2011 : embaucher une commerciale de qualité pour aller chercher un marché soit ignoré soit maltraité. En réussissant ce challenge, je créerai une nouvelle façon de travailler, plus proche des hommes et moins des chiffres. J'ai crû un moment vouloir travailler moins? en fait le temps de travail m'importe peu, ce que je veux c'est travailler dans de meilleurs conditions, avec l'humain au centre des préoccupations? car dans ce contexte, je n'ai juste pas l'impression de travailler.J'ai aussi en projet de partir en vacances à l'étranger avec mes enfants. C'est forcément un gros budget, mais ils le valent bien car après tout, ils se sont serré la ceinture eux aussi, du fait de mes choix aléatoires par le passé. Je veux renforcer la complicité déjà grande que j'ai avec mes enfants, leur faire découvrir le monde "physiquement" et "philosophiquement". Les aider à se construire en tant qu'hommes (de ces hommes qui pleurent, c'est important de pleurer).Quand je serai sur la route de toutes ces choses que j'énumère, alors je m'autoriserai la recherche d'une "moitié". Je sais pertinemment que ça peut me tomber dessus demain, et il y a naturellement des moments de manque intenses. Mais je sais que je ne suis pas prêt, que si une relation démarrait trop vite, je prendrais le risque de retomber dans la répétition du passé (mauvais choix, mauvaises raisons). Je réfléchis (avec le corps aussi ! ) à ce que je souhaite, tout en ne mettant pas la barre haute. J'ai envie de pouvoir dans quelques mois repartir en amour comme on part à 18 ans? avec l'expérience en plus !A ce moment là, je deviendrai mon propre amant.Je serai mon compagnon secret, celui qui prend du temps pour lui de temps en temps sans avoir à justifier de son emploi du temps. Peut être me remettrai-je à la musique ou à la photographie, peut être que d'autres moyens d'expression (nouveau) viendront remplir ma vie. Mon hygiène de vie tendra vers l'équilibre de tout ce qui fait ma vie : travail, enfants, souhaits personnels et? construction à deux. Car il s'agira bien de construire? le défi étant de trouver "quoi".Comme je ne doute pas une seule seconde de ma réussite, je me dis que j'en aurai chié pendant presque 10 ans (la trentaine ! ) mais que j'aurai devant moi au minimum 2 à 3 décennies de pur bonheur. J'irai le chercher ce bonheur car ce genre de choses, ça ne tombe pas tout seul.Que je suis heureux d'avoir réussi à me désintoxiquer des leurres de la société numérique, des sites de rencontres, du téléphone greffé sur la main, de la compensation pornographique comme réponse à l'absence d'érotisme. Je ne suis plus dépendant et passif, je suis maitre et acteur de ma vie.Bon, et bien je suis bavard moi.Mais j'avais envie de vous faire un pavé, très égoïstement. Et comme je lis ces temps-ci des posts de personnes en souffrance, je me dis que peut être mon "bonheur que j'étale" (clin d'oeil à Cat) en encouragera certains à défaut d'en irriter d'autres (intéressant ça, de savoir pourquoi le bonheur des autres irrite?).Quand on va mal, il faut prévoir un "plan de rigueur". Pas se dire "ça passera". Pas se dire "je suis victime". Pas compter sur les autres en quoi que ce soit.Mon plan de rigueur touche à sa fin, et je crois que la dernière fois où j'ai été aussi boosté dans autant de domaines? ça remonte à mes 25 ans.Je file au ciné cet après midi, voir le film sur facebook et me régaler que cette daube immonde n'ait plus d'emprise sur moi.
  Lire la suite de la discussion sur psychologies.com


230533
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Histoire oubliée des indigenes de paris

image

Sans arrêt vous poussez la turquie à reconnaître un génocide, mais la france ne parle pratiquement pas du 17 octobre 1961 (journée portée disparue). C'est vrai qu'en tant qu'Algerien on dit que le chameau regarde la bosse de son voisin, mais...Lire la suite

Simple controle routier ou racisme?

image

Mon mari à été soumis a un controle routier au centre ville par des CRS il y a quelques jours et on lui a demander les papiers du vehicule, ses propres papiers ils ont inspecté le vehicule et ne trouvant rien à redire on lui a ordonner d'enlever...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages