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Je suis pour la " bio-attitude "

Témoignage d'internaute trouvé sur elle
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Chère Marie.

Je ne fais la promotion que tu petit commerce et à quel point je guerroie contre ce qui peut s'apparenter aux lobbies industriels. Dans mon travail de journaliste, j'ai déjà refusé de faire un papier sur les produits bio des grandes surfaces.

Sauf pour Monop chez qui je ne vais pas non plus mais qui a une politique sincère envers le dev durable. Et même chose : où acheter une serviette de toilette en coton bio, à part chez Alter Mundi (Quelques rares magasins à Paris) ou chez Monop ?

Je ne veux pas encourager les pratiques des GSM ? Mais juste être pragmatique.

Je ne vais dans les supermarchés qu'en cas d'extrême nécessité. Par exemple, avant, Naturalia ne vendait pas de papier toilette, donc je devais bien sous la contrainte, me rendre ailleurs.

Il se trouve que nous consommateurs puristes du bio (je n'achète presque plus rien, à part de quoi me nourrir) ne devons pas à mpn sens, adopter la position de mépris des débutants en bio.

Vous en ferez pas entrer ma mère dans uen épicerie bio. En revanche, si elle trouve du taboulé bio chez F***, elle l'achètera. J'ai encore entendu récemment de la part d'un ami que les épiceries bio ? Faisaient secte ? . Il faut penser à la démocratisation du bio. Les volumes vendus par les épiceries bio ne sont pas assez importants. Il faut séduire d'autres consommateurs. Moi même il y a quelques années, j'ai commencé par acheter les produits bio ne supermarchés, puis je me suis tournée vers biocoop. Im faut du temps.

Par ailleurs, et là, je vous donnerai des arguments économiques. Comme vous, je hais les supermarchés et leur politique menant à l'appauvrissement des agriculteurs et des éleveurs. Mais pour doper les producteurs du bio, il vaut mieux que la demande du distributeur (épicerie ou GMS) soit forte. Ce n'est pas avec le réseau d'épiceries actuel que la demande va augmenter de manière conséquente. Il faut faire vivre la filière. Dès qu'un hyper vend un produit, il induit des répercussions économiques énormes. Et pour atteindre plus vite les objectifs que je crois totalement irréalistes de 20% de surface cultivée en bio en france, et éventuellement pour le dépasser, il va falloir que la demande suive. Et pas seulement autour des services publics et des ebtreprises de restauration collective.

Dernière chose. Je mange peu de viande parce que c'est trop cher en bio. Vous savez comme moi que le moindre sac ressortant d'une épicerie bio coûte 50 euros, à moins que vous n'achetez que quelques kilos de farine. Pensez aux personnes qui gagnent très peu, comment auraient-elles les moyens de se nourrir en bio tous les jours, à part en étant freegan ? Ls produits bio des GSM sont pour la plupart moins chers. J'ai les moyens, j'achète en épicerie bio. Comment blâmer l'achat en GSM de ceux dont la situation économique est difficile.

Pour ma part, je refuse de ne faire que diaboliser ceux qui n'entrent pas dans uen économie vertueuse de bout en bout ; Il est aujourd ? Hui impossible pour les géants, GSM, industriesadopter un comportement responsable, ce serait demander trop de courage aux directeurs de ces entreprises, tenus par ailleurs par la nécessité de faire vivre leur boîte tout en ménageant les actionnaires ? On connait ça. Les directeurs n'ont pas cette éthique et ce courage. En revanche, je refuse de nier le fait d'ignorer qu'ils développent le bio. In fine, ils aident la filère. Ce n'est pas parce qu'ils appauvrissent certains d'un côté qu'il faut refuser en bloc qu'ils en aident d'autres, non pas par vertu, mais pour des motifs purement mercantiles.

Comme disait Elisabeth Laville, qui a lancé le cabinet utopies, mes courses pour la planète et travaille avec de grosses entreprises : ?Ne critiquez pas unilatéralement les GSM. Elles figurent parmi les plus gros pollueurs. Mais à chaque fois qu'elles lancent un projet de dev durable, elles aident des milliers de gens grâce à leur puissance de feu.?

De leur côté, les chers de leur départments dev durable doivent être fermes pour pérénniser les filières.

Je refuse également d'occulter les avantages de situations ambigues. L'écologie, c'est beaucoup cela : à côté des puristes, savoir manoeuvrer en eaux troubles pour que la cause en sorte grandie. Ce n'est pas parce qu'à titre personnel, je déteste les grandes surfaces, que je ne me réjouis pas qu'elles commencent à développer leurs gammes bio.

Et que le bio puisse enfin atteindre plus largement un public non initié.

Bien à vous.
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137428
b
Moi aussi !
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