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Le nucléaire contribue à la lutte contre le changement climatique

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Bonjour,

POURQUOI NE NOUS PARLES-TU PAS CHER Caligula2 DE NOS REJETS DE 145% DE METHANE RESPONSABLE COMME LE CO2 DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?

PEUT-ETRE PARCE QUE LES 145% DE METHANE, CONTRAIREMENT AU CO2 NE FAIT PAS VENDRE DU NUCLEAIRE, CHER Caligula2 !

Le nucléaire, parade à l'effet de serre ?

Christine Laurent, journaliste française, spécialiste de l'environnement.

On découvre que les émissions de CO2 de la filière nucléaire sont loin d'être négligeables.

L'industrie nucléaire affirme apporter la réponse énergétique au réchauffement climatique. Mais depuis Tchernobyl, les arguments des anti-nucléaires gagnent du crédit.

Extraits.

"Depuis quelques années, l'industrie nucléaire s'est découvert de nouvelles vertus écologiques : elle représenterait un atout considérable dans la lutte contre le réchauffement climatique parce que son mode de production énergétique rejetterait peu de gaz à effet de serre. Mise au point à la fin des années 80, quand ce phénomène était encore controversé, cette argumentation est au centre des débats de tous les acteurs de la politique à mettre en &oelig ; uvre pour éviter déluges et sécheresses.

Aujourd'hui, le réchauffement est largement admis et les habitants de la Terre vont devoir y faire face. Le dernier rapport du groupement intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) , remis en novembre, révise ses propres prévisions à la hausse et envisage une augmentation moyenne des températures comprise entre 1,5 et 4,5 ° ; C pour la fin du siècle.

L'activité humaine a évidemment sa part de responsabilité dans le réchauffement du climat. En premier lieu, celle des pays riches où le développement industriel a commencé au milieu du xixe siècle. On estime que les rejets de CO2 dont elle est responsable ont augmenté de 70 % et ceux de méthane de 145 % depuis 150 ans. Réunis à Kyoto, en 1997, 38 pays industrialisés ont donc signé un protocole par lequel ils s'engagent à réduire globalement leur rejet de CO2 de 5,2 % en 2012 par rapport à 1990, choisie comme année de référence." …

… "un rapport du World Wildlife Fondation (WWF) observe que nucléaire et CO2 peuvent aller de pair : "Les Etats-Unis représentent 5 % de la population mondiale, plus de 25 % des émissions de CO2 et produisent 29,4 % de l'électricité d'origine nucléaire. A l'opposé la Chine représente une part respective de 21,5 % (population) , 13,5 % (émissions de CO2) et 0,6 % (nucléaire). L'analyse de l'évolution entre 1980 et 1997 montre que la pénétration de combustibles non fossiles (hydraulique notamment) en Chine sur cette période n'a permis d'économiser que 10 millions de tonnes de carbone, contre 430 millions économisés grâce aux mesures d'efficacité énergétique."

Le Conseil mondial de l'énergie rejoint ce point de vue : pour réduire la consommation, la solution la plus efficace consiste à améliorer le rendement des sources énergétiques. Dans ce domaine, le potentiel est énorme. Selon les estimations, les économies pourraient atteindre de 30 à 50 % dans les pays européens, et de 30 à 70 % aux Etats-Unis. Cette idée, défendue de longue date dans le milieu des ONG, suscite peu à peu l'assentiment des responsables politiques, y compris en France, où le gouvernement vient d'adopter un plan national d'amélioration de la rentabilité énergétique.

"Depuis trois ans, nous travaillons à traduire les engagements politiques de Kyoto en mesures concrètes, expliquait Dominique Voynet, après l'échec de la Conférence La Haye, où elle dirigeait la délégation européenne. Pour y parvenir, il faudra bousculer les habitudes de consommation dans les pays riches et offrir de nouvelles perspectives, moins dévoreuses d'énergie, aux pays en développement. Ce sera difficile."

Les installations de co-génération, en plein essor aux Etats-Unis et en Europe, montrent la voie à suivre. Une centrale électrique classique récupère en moyenne 45% de l'énergie produite, une grande partie de la combustion produisant de la chaleur qui est perdue. Cette dernière est largement récupérée dans les centrales de co-génération, par exemple pour desservir des réseaux de chauffage urbain : jusqu'à 90 % de l'énergie produite est utilisée. Une autre technologie nouvelle, dite du cycle combiné (une turbine à gaz associée à une turbine à vapeur) , a progressé de façon spectaculaire. Elle offre aujourd'hui un rendement énergétique de 60 %, pour un coût inférieur à celui d'une centrale thermique classique.

Des économies importantes sont aussi possibles dans le domaine de la consommation individuelle. Les industriels de l'éclairage ont calculé que l'utilisation des lampes à basse consommation économise déjà chaque année l'équivalent de plusieurs tranches nucléaires. Dans la même veine, les constructeurs d'électroménager et d'appareils électroniques conçoivent des appareils moins gourmands en énergie. Quelques dixièmes de kilowattheure d'économie sur un frigo représentent, à l'échelle de l'humanité, plusieurs dizaines de centrales nucléaires. Enfin, au-delà des équipements économes, de nombreuses pistes de recherche laissent penser que le xxie siècle donnera un nouvel élan aux énergies renouvelables comme l'hydrogène, le solaire ou l'éolien. La progression de son parc d'éoliennes permet aujourd'hui à l'Allemagne de produire une quantité d'électricité équivalant à quatre réacteurs nucléaires. Selon le consultant danois BTM-Consult, cette source d'énergie pourrait rapidement fournir plus de 10 % de l'électricité mondiale, soit la moitié de l'offre du nucléaire actuelle. Le débat n'a pas fini d'échauffer les esprits.

Enfin, les anti-nucléaires viennent de lever un nouveau lièvre. Mycle Schneider, qui dirige une agence d'information spécialisée dans l'énergie et l'environnement (World Information Service on Energy) , souligne d'abord que les émissions de CO2 de la filière nucléaire sont loin d'être négligeables si l'on ne prend pas en compte les seules centrales mais la chaîne entière du nucléaire : la construction, l'extraction, le traitement, la conversion, le transport, le retraitement et le stockage des déchets. Il chiffre ainsi, pour la France, pays "hyper-nucléarisé" , la part des émissions de la filière atomique dans une fourchette comprise entre 1,6 et 9,1 % des émissions totales, selon les études. Surtout, il souligne que le nucléaire ne produit que de l'électricité alors que nos sociétés ont aussi un notable besoin énergétique de chaleur. Dès lors, les émissions de la combinaison nucléaire plus source de chaleur seraient supérieures à celles obtenues avec les centrales au gaz les plus performantes. On attend impatiemment la réponse de l'industrie nucléaire…
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b
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