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Culture de rosiers

Témoignage d'internaute trouvé sur france5
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Je cultive pour le moment 45 variétés de rosiers, dont une très grande majorité de non-remontants.

8 seulement sont remontants (dont un qui n'a jamais vraiment remonté : "Pergolèse", mais qui est magnifique) , c'est dire le choix que j'ai fait, et je ne le regrette pas.

Les variétés non-remontantes sont les plus faciles à cultiver et aussi les plus belles à mes yeux. Elle me permettent de m'absenter de mon jardin sans crainte de négligence car elles peuvent être oubliées pendant quelques temps sans problème étant donné leur très grande résistance. ("Marie-Louise", "Rosa Gallica officinalis", "Violacée", entre autres, ne me réclament ainsi aucun soins particuliers et sont d'une grande beauté).

A celà s'ajoute une charge historique très forte et une originalité (rareté dans les jardins contemporains) qui en font des variétés extrêmement attachantes.

Je les cultive dans l'Oise et, depuis peu, aussi dans le Gard. Dans ce jardin du Midi, les variétés que j'ai commencé à installer sont plutôt à l'essai car le climat n'est pas du tout comparable. Je doit me méfier de la sécheresse estivale très forte qui m'a obligé à les planter à mi-ombre tout en installant un système de goutte à goutte (finalement assez économique). Pour l'instant tout se passe plutôt bien malgré une année 2005 épouvantable au niveau climatique dans cette région : à la fois venteuse et très sèche …

- D'autres variétés que j'ai repérées sont effectivement sur une liste car je ne peux pas tout planter d'un coup, et je me demande d'ailleurs, quand je consulte d'autres forums, comment certains internautes font pour se targuer d'une liste impressionnante de rosiers en commande. La plantation d'un rosier demande du temps et de la préparation, pas du travail à la chaîne … "Soleil Brillant", "Comtesse de Lacépède", "Marie de Saint Jean", "Minerve", "Belle Pourpre Violette" et "Mécène" sont ceux qui, pour l'instant, ont retenu mon attention.

- Les roses d'Austin, vous vous en doutez, ne sont pas ma tasse de thé. Plusieurs pépiniéristes (mais pas tous) partagent ce point de vu. Malgré leur beauté, personne ne peut le nier, ce sont des plantes très exigentes et souvent malades. Elles n'ont aucun aspect historique (sauf les toutes premières) et sont le reflet d'une véritable politique de marketing. Austin a vu les graves défaut de ses variétés des années 1990 et a corrigé le tir : un réel effort de produire (je n'emploie pas le terme créer ! ) des variétés plus résistantes se manifeste clairement dans les nouveaux choix qu'il propose désormais, et cet aspect est naturellement bien mis en avant dans le descriptif de ses catalogues.

Des roses anglaises que j'ai cultivées, "The Pilgrim" est la seule à s'être détaché du lot.

Elles ne font plus parti de mon jardin et ne me manquent pas.

- Dand le bulletins n° 57, octobre 2004 de l'association des Amis de la roseraie du Val de Marne, Jean-Claude Nicolas proposait un article vraiment intéressant sur les roses de cimetière, celles qui, complètement abandonnées à elles-mêmes sur les tombes ardennaises, ont survécues, malgré le temps, les maladies et les hommes. Ces roses, aux yeux de l'auteur, sont les plus résistantes qui soit. Je cite J.C. Nicolas à ce sujet : "Les rosiers nantis du label "rosiers de cimetière" sont les modèles les plus accomplis de la sélection naturelle".

Parmi celles-ci, des variétés bien connues peuvent se trouver facilement dans le commerce spécialisé : "Rose de Resht", "Marie Pavie", "Hermosa", "Rosa Centifolia", "Rosa Alba semi plena", "Rosa Alba Maxima", etc. D'autres, et c'est ce qui fait tout l'intérêt de cet article, sont difficilement identifiables, voire inconnues, et pourtant, elles présentent une qualité végétative et florale exceptionnelle.

Ces variétés extraordinaires ont été sauvées in-extremis et conservées dans deux petites roseraies des Ardennes.

Au public que nous sommes de modifier notre comportement en ayant moins d'exigences sur la capacité à refleurir de nos rosiers afin de privilégier des variétés non-remontantes lors de nos achats, et découvrir ainsi des fleurs qui ne sont pas forcément le résultat d'une optique commerciale mais avant tout le fruit d'un vrai travail patient de sélection des générations précédentes.

Les livres de F. Joyaux, P. Beales, E. Cruse et Jacob – Grimm – Müller sont parfaits.
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14310
b
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