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"et un sourire": dites-le avec des fleurs !

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 16/04/10 | Mis en ligne le 20/06/12
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Avant, pour planter sa petite graine en ville, il fallait monter une armée, organiser un commando et prendre d'assaut, la nuit venue, un rond point, un talus, le pied d'un arbre. On appelait cela le "guerilla gardening" (guérilla de jardin). Désormais, la chose pourra se faire en plein jour, avec la bénédiction de la commune. L'association "Laissons pousser" va distribuer 55 000 sachets de graines aux quatre coins de l'Ile-de-France. Le Baromètre de cet article ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE. SUR LE MÊME SUJET Séismes : pas d'augmentation statistique L'agriculture durable façon précolombienne Australie : le cargo chinois remis à flot et à la (…) Un cargo heurte la Grande barrière de corail "On faisait des guides sur la consommation durable et puis on a eu envie de passer à l'action, raconte Hélène Binet, l'une des deux fondatrices de l'association, journaliste de profession. Pour réintroduire du vert dans la ville, on avait plusieurs solutions. Soit on agissait seules et on faisait du guerilla gardening ou on optait pour quelque chose de plus organisé avec les collectivités pour partenaires" . Avec sa collègue Emmanuelle Vibert (collaboratrice à Terra eco) , elle a choisi de filer droit. Direction : les portes des officiels. C'est Natureparif (agence pour la nature et la biodiversité en Ile de France) qui a gracieusement offert son soutien. Dans son sillage, une quinzaine de communes ou organismes ont rallié le mouvement et reçu pour leur peine graines de marguerite, de coquelicot, de camomille. Libre à chacun de faire à sa manière et avec son public. A Clamart, on fera biner les écoliers dans les cours de récré ; à Paris, on enverra les graines fleurir dans les jardins partagés, ; dans les HLM du Val de Marne, on chargera locataires et gardiens de veiller au chevet des jeunes pousses. Ça et là, les habitants seront libres d'embellir leurs jardinières, le pied d'un arbre, un terrain en friche. Mais pas question de virer à l'anarchie ! A Nanterre, les candidats-semeurs ne pourront s'attaquer qu'à l'un des trente sites dédiés à l'expérience. Sur chacun d'entre eux, un panneau indiquera le nom des jardiniers en charge de la parcelle. De quoi éviter les entorses, nourrir la fierté des habitants aussi. Cultiver l'écologie urbaine. Pour la ville de Nanterre, c'est surtout une manière de faire passer la pilule verte. Il y a quelques années, l'équipe municipale avait décidé de limiter l'usage des pesticides, s'attirant au détour les foudres de quelques-uns : "Certains ne comprennent pas ce retour de la nature en ville. Ils n'hésitent pas à nous appeler pour nous dire que nous entretenons mal les talus, explique Stéphanie Moncomble, responsable de la mission écologie urbaine de la ville. Cette opération est l'occasion de sensibiliser les gens à une autre gestion des espaces verts, à leur faire comprendre que les petites fleurs, ce n'est pas sale." Et des vocations peuvent en entraîner d'autres. Une fois leurs petites graines enfoncées dans la terre, écoles, associations ou simples citoyens seront incités à poster le récit de leur expérience sur le site. Sensibiliser, faire participer, oui. Mais l'objectif de "Laissons pousser" est aussi de rendre à la ville sa biodiversité. Dans les sachets (en papier recyclé) : 17 espèces de fleurs et graminées sauvages soigneusement sélectionnées. Des espèces de couleurs et silhouettes très différentes pour encourager une variété d'insectes à butiner. Des espèces locales aussi. "Si les graines plantées à Paris sont balayées par le vent et envoyées dans un champ de la Marne, il n'y aura pas de problème. Si on avait mis des cosmos de Chine, il y aurait pu y avoir un risque de pollution génétique" , explique Hélène Binet. Les graines sont sauvages, pas les semeurs. A lire aussi sur terraeco. Net : Enquête sur le prix de la biodiversité. L'image : Une "serre-volante" pour la biodiversité. Gilles Boeuf : “On ne sauvera pas l'humain sans la nature”
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269956
b
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