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Enquête sur la mort de Mohamad al-Dura

Témoignage d'internaute trouvé sur france2
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Ch. Enderlin nous a dit qu'il ne mettait plus les pieds en Judée-Samarie depuis que des gens d'extrême droite lui avaient, selon ses propres termes, "cassé la figure".

D'ailleurs, disait-il, il avait effectué son service militaire dans l'armée israélienne.

Puis, il s'est vanté d'avoir de si bonnes relations avec le Hamas, qu'il pouvait obtenir une interview de leurs dirigeants, pratiquement à sa convenance.

Je lui ai alors fait remarquer que je ne trouvais pas tellement glorieux le fait d'être dans les petits papiers d'un groupe terroriste – à cette époque, le Hamas était déjà le grand méchant, et Arafat, le gentil. Ch. Enderlin s'est alors énervé et m'a demandé qui m'avait permis d'entrer dans ses locaux.

Ne voulant causer aucun préjudice à Olivier Lerner qui, lui, me paraissait être de bonne foi, j'ai préféré arrêter la discussion et quitter les lieux. Olivier Lerner m'a alors raccompagné en s'excusant de la tournure qu'avaient prise les événements, ce à quoi je répondis qu'il n'y était pour rien et que je le remerciais, de toute façon.

Dans les jours qui suivirent, j'ai envoyé un petit mot à Ch. Enderlin pour lui demander de m'excuser s'il estimait que je l'avais dérangé dans son bureau, mais que cela ne changeait rien à mes convictions.

Parallèlement, j'ai commencé à examiner attentivement les reportages réalisés par Olivier Lerner et Ch. Enderlin ; et là - pardonnez-moi l'expression -, il n'y avait pas photo !

Là où l'un (Olivier Lerner) essayait de rendre compte de la réalité, l'autre (Ch. Enderlin) la transformait.

Là où Olivier Lerner faisait son travail de journaliste, Ch. Enderlin faisait de la propagande pro-palestinienne.

Si des cassettes-vidéo de cette époque existent encore, n'importe qui pourra se rendre compte de la différence.

De plus, lorsque Olivier Lerner réalisait un reportage, il se trouvait, lui, sur le terrain, ce qui était loin d'être toujours le cas de Ch. Enderlin.

Depuis longtemps, une question me taraude : est-ce France 2 qui exigeait d'Enderlin des reportages conformes à sa ligne politique, ou est-ce Enderlin qui, pendant des années et des années, a réussi à imposer les idées de l'extrême gaude israélienne sur le conflit israélo-palestinien ?

Il est troublant de constater que tous les intervenants israéliens invités par France 2, épousaient le courant de pensée de la gauche ou de l'extrême gauche israélienne.

Et qui, selon vous, recommandait ces intervenants à France 2 ?…

Ce que je veux dire, c'est que l'affaire Al-Dura n'est que le symptôme d'une maladie qui a pour nom anti-SION-isme.

Heureusement, comme le dit si bien la formule d'un célèbre Rabbi de l'antiquité [qui ne cessait de la répéter à chaque événement fâcheux et fut pour cela surnommé Rabbi Gamzo], gam zo le tovah - même cela concourt au bien.

En effet, au-delà de la recherche de la vérité, avec ses conséquences, c'est-à-dire la réhabilitation de Tsahal, d'Israël et du peuple juif, l'affaire Al-Dura permet aujourd'hui d'aborder enfin les vrais problèmes, illustrés par les réactions à la pétition lancée par le Nouvel Observateur.

Entrons un instant dans la logique de nos adversaires. S'il est un point sur lequel s'accordent adversaires et partisans de Ch. Enderlin, c'est apparemment son grand professionnalisme. Alors, de deux choses l'une :

1) Ou bien l'enfant Al-Dura a effectivement été assassiné de sang-froid par ces "nazis" de soldats israéliens - tellement tarés, qu'ils ont préféré s'acharner sur un père et son fils qui tentaient de se protéger, plutôt que sur tous ceux qui les narguaient en leur jetant tout ce qui leur tombait sous la main. (Voir vidéo).

2) Ou alors, Ch. Enderlin était ou/et est encore complice de la plus grande accusation de crime rituel des temps modernes à l'encontre des juifs.

Et c'est justement son grand professionnalisme qui, apparemment, ne laisse d'autre choix qu'entre l'une ou l'autre de ces deux options.

Et puisque Ch. Enderlin ne manque jamais de rappeler qu'il a servi dans l'armée israélienne il y a plusieurs années, il ne pourra contredire les observations suivantes.

Il se trouve qu'un de mes fils vient de terminer ses trois ans de service, de 19 à 22 ans, alors qu'il aurait certainement préféré utiliser les trois plus belles années de sa jeunesse, à autre chose, à l'instar de tous les jeunes du monde. Mais une chose reste commune aux deux époques – celle d'aujourd'hui et celle d'Enderlin jeune recrue : un soldat israélien risque le tribunal militaire s'il utilise son arme sans ordres.

Dès lors, comment croire que des soldats de Tsahal, qui est l'armée la plus morale au monde, aient pu tirer intentionnellement pendant - combien ? … - 45 minutes (!) sur un père et son enfant, sans que personne n'intervienne ?

Lors des massacres perpétrés à Sabra et Chatila [Liban] par les phalanges chrétiennes, la Cour Suprême israélienne n'a pas hésité à ouvrir une enquête qui a conclu à la responsabilité indirecte de l'armée israélienne et de son général en chef, Ariel Sharon, au motif que ce dernier n'a pas su évaluer correctement la soif de vengeance des phalangistes chrétiens.

Il n'y a pas si longtemps, le Hamas a accusé Tsahal d'avoir massacré une famille à Gaza, alors que l'enquête interne de l'armée israélienne avait démontré que le drame avait pour origine des explosifs du Hamas qui avaient explosé de manière incontrôlée.

Jusqu'à ces derniers jours, une ONG d'extrême gauche israélienne demandait, malgré tout, l'ouverture d'une enquête externe.

Et ces demandes d'enquêtes de la part d'ONG israéliennes de gauche et d'extrême gauche sont systématiques, au moindre soupçon de bavure de l'armée israélienne !

Par contre - ô miracle ! - Pour l'enfant Al-Dura, Rien.

Comment ? Des soldats juifs tirent sur un enfant et son père pendant 45 minutes, puis exécutent l'enfant, et pas une ONG de gauche ne demande une enquête pour savoir qui est responsable de cette atrocité ?

D'après Ch. Enderlin, les tirs provenaient de la position israélienne, et une position, c'est fixe ! Il aurait donc été facile de retrouver les coupables.

Je peux comprendre que Ch. Enderlin soit extrêmement embarrassé de reconnaître que lui, le "Pro" par excellence, se soit fait "avoir" comme un bleu par son caméraman, si c'est bien le cas.

Mais il y a une chose que nous avons tous tendance à occulter : Ch. Enderlin a profité sciemment de sa grande réputation pour faire un faux témoignage !

Car c'est son affirmation d'avoir coupé les images de l'agonie de l'enfant qui a permis à ce trucage (reportage ? ) de s'imposer comme correspondant à la réalité.

Faisons ensemble un effort de visualisation virtuelle.

Ch. Enderlin découvre la bande : il a donc tous les rushes. Après des minutes de scènes bidonnées, la dernière image lui montre l'enfant qui jette un regard furtif vers la caméra, et lui, que prétend-il : qu'il ne voulait pas montrer son agonie.

Mais Ch. Enderlin a fait beaucoup plus grave depuis !

Après tout, comme il le dit lui-même dans son reportage du 30 septembre 2000, les Palestiniens ont commencé à tirer à balles réelles, les Israéliens ont riposté, et l'enfant Al-Dura en est mort.

Ce qui a rendu ce reportage nauséabond, c'était l'accusation de meurtre de sang-froid.

En disant, plus tard, que, de toute façon, ce reportage n'était que l'illustration de la situation qui prévalait sur le terrain, Ch. Enderlin passe (dans l'hypothèse la plus favorable pour lui) de ce qui aurait pu être un accident isolé (tension exacerbée, blessés éventuels parmi les soldats israéliens) , à une stratégie délibérée de meurtres commis par Tsahal sur des enfants palestiniens.

Car s'il y a malheureusement mort d'enfants palestiniens, les vrais meurtriers sont leurs frères terroristes qui s'en servent comme boucliers humains.

Telle est la vérité, et tous ceux qui présentent les choses autrement, sont leurs complices.
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24907
b
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