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L'arrivée d'Obama au pouvoir

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Par Thomas Zylberstein.

Jamais une investiture présidentielle n'avait soulevé autant d'enthousiasme et d'engouement populaire dans le monde entier. Devenu le premier président noir des Etats-Unis, Barack Obama multiplie les symboles pour faire de son intronisation officielle le mardi 20 janvier un moment historique.

L'événement promet d'être aussi médiatisé que les Jeux Olympiques, le Superbowl ou la Coupe du Monde de football. Conscient que la tâche qui lui incombe est immense, le président élu essaie de ne pas susciter de faux espoirs qui pourraient entrainer une déception aussi grande que les attentes qui pèsent sur ses épaules.

Lyndon Johnson avait rassemblé 1,2 millions de personnes lors de son investiture. C'était en 1965. Mardi 20 janvier, on attend entre 2 et 3 millions de personnes sur la grande esplanade du Mall, qui s'étend sur 3 km depuis la colline du Capitole dans la capitale fédérale, Washington. La cérémonie commencera officiellement à 10h, heure de la côte est. Dès 6h du matin la plupart des invités seront déjà installés dans les tribunes officielles.

Tous les hôtels affichent complets, plus un billet d'avion ou de train n'est disponible. Cet événement planétaire sera couvert par des milliers de journalistes accrédités pour l'occasion. La sécurité a été renforcée à un degré rarement égalé : plus de 8000 policiers et 11 500 militaires seront présents dans la capitale américaine. Certains ponts vont être bloqués et la circulation automobile sera interdite dans le centre ville.

Le 44e président américain, élu le 4 novembre 2008, prêtera serment sur la même Bible que son modèle politique, Abraham Lincoln, assassiné en 1865. Il prononcera ensuite son discours inaugural, extrêmement attendu en ces temps si troublés.

Cela se passera sur les marches du Capitole, à l'opposé du Lincoln Memorial de l'autre côté du National Mall. Lorsqu'il entrera à la Maison Blanche, construite en son temps par des esclaves, Barack Obama sera le premier président afro-américain.

Samedi 17 janvier, Barack Obama avait commencé les célébrations en partant depuis Philadelphie, la première capitale des USA où a été rédigée la Constitution, pour se rendre à Washington en train, comme l'avaient fait certains de ses prédécesseurs, dont Abraham Lincoln, le président qui a unifié le pays à la suite de la Guerre civile et a aboli l'esclavage. Tout un symbole.

Barack Obama ne cache pas que Lincoln est pour lui un modèle, un héros, une "source d'inspiration extraordinaire" . Le slogan de son investiture a été emprunté aux mots du 16e président des Etats-Unis : "nouvelle naissance de la liberté" .

Certains parallèles sont frappants entre les deux hommes. Leur stature imposante, leur origine modeste, leur connaissance de &lsquo ; l'Amérique d'en bas' pour paraphraser l'expression célèbre de M. Raffarin, leur talent littéraire et d'orateur, leur carrière d'avocat et leurs débuts politiques dans l'Illinois.

Dimanche 18 janvier, les références historiques ne manquaient pas non plus lors du coup d'envoi des cérémonies. C'est sur les marches du Lincoln Memorial, 45 ans après le célèbre discours du pasteur Martin Luther King "j'ai fait un rêve" , au même endroit, que Barack Obama a déclamé : "En Amérique tout est possible" . L'investiture d'Obama tombe d'ailleurs au même moment que le 80e anniversaire de la naissance du &lsquo ; King'.

"Au cours de notre histoire, seule une poignée de générations ont été confrontées à des défis aussi graves que ceux auxquels nous avons à faire face aujourd'hui. En dépit de l'énormité de la tâche qui nous attend, je me présente à vous aujourd'hui, intact dans ma conviction que les Etats-Unis d'Amérique vont vivre, que le rêve de nos Pères fondateurs va continuer à se réaliser" a-t-il déclaré.

Malgré un froid glacial, une foule immense (500 000 personnes) était réunie, dans l'enthousiasme et l'émotion, pour un concert géant au pied du Lincoln Memorial. Une foule qui n'a pas été déçue par le spectacle. Barack Obama avait promis une investiture "pour tous les Américains" . Il a tenu parole. Washington a pris dimanche des airs d'Hollywood avec un défilé de stars et de célébrités de la chanson et du cinéma. Un fort soutien dont jouit Obama qui se retrouvera sur scène mardi 20 janvier.

Cette investiture historique restera aussi dans la mémoire comme la plus chère de l'histoire. Sans compter la sécurité, elle est estimée à 50 millions de dollars. Le prix à payer pour donner un peu à rêver à une Amérique démoralisée par la crise et par la guerre en Irak.

Les défis qui attendent Barack Obama durant son mandat sont gigantesques. Il entend bien se montrer à la hauteur et se placer dans la droite ligne de ses illustres prédécesseurs Abraham Lincoln et Franklin D. Roosevelt, alors confronté à la grande dépression, puis à la Seconde guerre mondiale.

Sans illusion, il avait donné le ton à son étape de Baltimore lors de son voyage en train : "Il y aura des faux départs et des échecs, des frustrations et des déceptions. Je ferai des erreurs et nous devrons être patients" . Obama promet du sang et des larmes, et cela semble passer auprès de l'opinion américaine qui n'espère pas une rapide sortie de crise.

Néanmoins Barack Obama jouit de la confiance de 3 américains sur 4, un atout majeur, et levier nécessaire, pour l'application de son programme politique. Ensuite, Obama bénéficie très largement de l'échec incontesté de son prédécesseur, décrit par de nombreux analystes comme le pire président de toute l'histoire des Etats-Unis.

Le bilan de George Bush est catastrophique. Le pays est en récession et croule sous les dettes, son parti est en déroute et plus de 2,6 millions d'emplois ont été détruits en 2008. George Bush aura engagé son pays dans deux guerres en Irak et en Afghanistan qu'il n'a pas réussi à terminer. Autant de dossier dont Obama héritera après le 20 janvier.

Le nouveau président devra alors s'atteler à résorber les effets de la crise économique mondiale dont son pays est à l'origine. Il souhaite que son plan de relance colossal soit appliqué au plus vite après sa prise de fonction. Les gros dossiers internationaux qui l'attendent sont le conflit israélo-palestinien, Barack Obama a promis de s'en occuper dès son investiture, et le retrait d'Irak.

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Obama et le Proche Orient.

Par Raphaelle Dreyfuss.

Barack Omaba fera-t-il avancer le processus de paix au Proche Orient ? Même s'il ne s'agit pas de sa première priorité, après l'offensive israélienne à Gaza, la crise préoccupe le nouveau président des Etats-Unis qui a certaines idées sur la manière de promouvoir des avancées diplomatiques concernant le conflit israélo palestinien mais aussi sur le dossier du nucléaire iranien.

Jusque-là, Barak Obama s'est abstenu de se prononcer sur l'offensive israélienne à Gaza tout en déplorant tout de même les victimes civiles, mais le candidat démocrate à la présidence, s'était il y a quelques mois en Israël exprime très clairement sur le droit de l'Etat juif à la légitime défense.

"Politicien ou pas, si quelqu'un me lançait des roquettes dans ma maison, là ou mes deux filles dorment la nuit, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour l'arrêter."

A présent le nouveau président des Etats Unis devrait s'exprimer assez rapidement sur les abcès de fixation mondiaux et tout particulièrement sur le Proche Orient. En attendant, la nouvelle secrétaire d'Etat, Hillary Clinton a évoqué les lignes de la nouvelle politique étrangère.

Celle-ci sera axée en grande partie sur un plus grand pragmatisme, en favorisant toujours la diplomatie sur l'option militaire, et ce que l'on appelle le multilatéralisme, à savoir une propension à prendre en compte les intérêts des autres pays en préservant un terrain de négociations internationales…

En ce qui concerne globalement la crise du Proche Orient, la position de la nouvelle administration n'est pas fondamentalement différente. "Même si les problèmes paraissent insolubles" a dit madame Clinton, "nous ne pouvons pas renoncer à la paix" .

Exprimant "sa peine pour les souffrances des civils palestiniens et israéliens, l'ancienne sénatrice de New York s'est abstenue de la moindre condamnation d'Israël et a par ailleurs "exclu tout dialogue avec le Hamas tant que l'organisation terroriste n'aura pas renoncé à la violence, reconnu Israël et accepté les accords passés."

Comme le Hamas semble bien loin de cette mutation, à priori il ne faut pas s'attendre à court terme à un tournant significatif de la politique américaine, et pourtant pour contrer les islamistes, la promotion du processus menant à un Etat palestinien parait plus urgente que jamais à un nombre d'observateurs.

"Le président Obama pourrait être le dernier président américain à disposer de l'option de la solution des deux états et c'est urgent, car à défaut, les autres options ne sont ni bonnes ni viables ni crédibles ni praticables et acceptables par les populations, et dans ce cas, cela signifie l'aggravation du conflit et un plus grand bain de sang" a indiqué Shibley Telhamy expert du Proche Orient.

En revanche en ce qui concerne le dossier iranien, rompant avec George Bush, Obama se propose d'ouvrir un dialogue avec Téhéran ou plutôt comme l'a précisé Hillary Clinton, il veillera à établir un équilibre entre dialogue et menaces de sanctions.

Les Etats ne renoncent pas à l'option militaire contre le danger nucléaire iranien, tout en privilégiant le plus longtemps possible la diplomatie et ce, avec l'espoir de restaurer l'image des Etats Unis au sein du tiers monde et plus particulièrement des Etats musulmans modérés.
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69855
b
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