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La réincarnation, normal ou Paranormal

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Il existe des recherches par l'homme pour savoir d'ou il vient ou il vas… éternelle question de la connaissance.

Certains établissent des liens de leur passé, certains liens ou résurgences de souvenirs ne semblant pas nous appartenir ou semblant venir de nul part, c'est un forme de prescience contact établi avec l'inconnu, certains ont des visions de leur vie passée ou celle de leurs ancêtres.

J'ai rencontré diverses personnes dans ma vie qui m'ont aidé par des prières a couper ces liens du passé (qui étaient assez chauds…) ,pour ne pas dire autre chose…

Si la vie n'était que le début et la mort la fin, l'éternité serait courte, l'homme n'a que des convictions et beaucoup d'incertitudes…

 

Cela me rappelle étrangement nous étions un groupe d'amis (e) a parler de dieu… a un moment un ami pose la question est ce que dieu existe t'il vraiment ? Cette constatation s'est imposée depuis 3 heures nous en parlions, il existait certainement autre chose sinon nous aurions parlé pendant 3 heures d'une inexistence, ce que l'on parle existe sinon pourquoi en parler ? Et si cete entité divine lit en ce moment ce que nous écrivons sur ce forum, que doit t'elle penser de nous ? *rrrr*

 

Bonne lecture.

A pluche.

 

 

L'immortalité de l'âme.

Conception humaine ou révélation biblique ?  

 

   

   

“L'homme comprend seulement avec beaucoup de difficulté ce qu'il ne désire pas comprendre en son for intérieur. Il ferme instinctivement son intelligence devant des faits qui le contraignent à abandonner ce qui lui plaît“ (Alexis Carrel).

 

.  

   

Alors que la résurrection des morts enseignée dans la Bible constitue (devrait constituer) le principal fondement (1) de l'espérance chrétienne, on peut se demander pourquoi si peu de personnes y croient aujourd'hui ? En effet, selon un sondage effectué par l'institut CSA en collaboration avec l'hebdomadaire catholique La Vie et le quotidien Le Monde (2) , seulement 5 % (12 % pour les pratiquants réguliers) croient à la résurrection des morts ! Est-ce vraiment encore l'espérance en la résurrection qui les fait courir ? Une autre conception en matière de “retour à la vie“ triompherait-elle au sein du christianisme contemporain ? A ce propos, Dennis Gira (3) nous apporte une explication : "Que dire aux chrétiens séduits par la réincarnation, souvent présentée comme scientifiquement fondée et même compatible avec la résurrection (selon certains sondages jusqu'à 43 % de catholiques croient à la réincarnation et la résurrection) ?". Comme les adeptes des religions orientales ou des philosophies empreintes d'orientalisme, de très nombreux chrétiens croient donc à la réincarnation !

 

Pourquoi la réincarnation est-elle acceptée aussi facilement ? En fait, cette manière de penser si largement répandue aujourd'hui dans le monde fait suite à une autre croyance, essentielle et quasi générale qui remonte à des millénaires : la croyance en l'immortalité de l'âme. Sans l'adhésion à cette idée, il est impossible de croire en la réincarnation. Or, on sait que cette notion d'immortalité de l'âme fait partie de l'enseignement officiel de l'Eglise dont le catéchisme déclare : “Chaque âme spirituelle est immédiatement créée par Dieu – elle n'est pas produite par les parents - ; l'Eglise nous apprend aussi qu'elle est immortelle : elle ne périt pas lors de la séparation du corps dans la mort, et s'unira de nouveau au corps lors de la résurrection finale” (4). Bref, si pour beaucoup de chrétiens, les conceptions sur l'au-delà ressemblent étrangement à celles des tenants de la réincarnation, c'est essentiellement parce qu'elles reposent sur une base commune quant à la nature de l'homme : une vision dualiste qui dépeint l'homme comme un être composite formé d'un corps matériel, mortel et d'une âme immatérielle, immortelle.

 

Sans qu'il soit possible d'étudier ici toutes les raisons conduisant les chrétiens à accepter aussi facilement la réincarnation, on peut dire que la croyance en l'immortalité de l'âme y contribue avant tout ! Soulignons seulement que l'Eglise catholique a toujours condamné explicitement la réincarnation qui est une conception païenne en totale contradiction avec l'Ecriture et la Tradition (5).

 

Après une introduction certes un peu longue, mais ayant néanmoins le mérite de nous conduire progressivement à notre sujet, tentons à présent d'explorer les origines lointaines de cette notion d'âme survivant après la mort, idée considérée généralement comme irréfutable !

 

 

D'où vient la notion d'immortalité de l'âme ?

 

Depuis le début de l'histoire humaine, la mort a sans cesse effrayé les hommes qui ont constamment essayé de comprendre ce qui se passe au-delà de cette échéance ultime. Face au néant insupportable, ceux-ci ont toujours tenté de nier la mort en se rattachant à l'idée apaisante d'une survie immédiate. Pour la majorité des hommes de chaque civilisation, l'antique notion d'immortalité de l'âme semble donc avoir été une réponse rassurante – mais imparfaite - à l'angoisse de l'au-delà.

 

Selon cette conception, l'âme survit tel un “double du vivant“. Ainsi, la mort n'est pas vraiment la mort puisque “la vie“ se poursuit sous une autre forme ! Plus ou moins différente selon les peuples – nous nous limiterons à un rapide aperçu historique -, la représentation de la vie de l'âme après la mort du corps a toujours été empreinte de mystère. Et cet aspect a généralement induit la crainte (peur de l'enfer, pensée que l'âme pourrait interagir avec les vivants) dans le coeur des hommes, un sentiment qui aujourd'hui encore dans nos sociétés occidentales, influence considérablement le culte rendu à “l'âme de nos morts“ !

 

L'immortalité de l'âme est donc une idée qui remonte à la nuit des temps. On trouve déjà, en effet, la notion d'âme survivant après la mort chez les ancêtres lointains des tribus animistes d'Afrique. Pour les Egyptiens, “l'âme, après la mort, va se joindre aux étoiles innombrables (version la plus antique) ou se fondre dans l'âme universelle qui habite le soleil (version panthéiste plus tardive) “ (6). Inconnue jusqu'alors, la pensée de l'immortalité de l'âme apparaît en Grèce au VIe siècle avant Jésus-Christ à travers l'orphisme, courant religieux issu du mythe d'Orphée, enseignant à la fois l'immortalité de l'âme et la réincarnation.  

 

Disciple de l'orphisme, le philosophe Pythagore, lui aussi, n'accepte pas que la vie s'achève par la mort ! A son tour, il influence fortement l'autre philosophe grec - non moins célèbre – Platon (427-347 av. J. C.) pour qui l'âme est immortelle et de nature divine. Ce dernier cherche à le prouver dans son oeuvre, le Phédon : “Ce qui est divin, immortel, intelligible, ce qui est indissoluble et possède toujours en même façon son identité à soi-même, voilà à quoi l'âme ressemble le plus“.

 

Si, jusqu'au milieu du IIe siècle, les premiers chrétiens fidèles à la Bible – qui appréhende l'homme dans son unité – ne se laissent pas séduire par le platonisme, ce n'est plus le cas à partir du IVe siècle. Au fil des années, de façon remarquable, cette idée d'immortalité de l'âme chère au “grand Platon“ s'impose de plus en plus à l'esprit des philosophes et des Pères de l'Eglise qui l'adoptent et tentent de l'affiner avant de l'intégrer au christianisme ! C'est ce que témoigne par exemple cette fiche pédagogique de la Bibliothèque Nationale de France : “On pourrait dire que si Saint Augustin a eu la volonté de "christianiser" Platon en l'introduisant dans ses théories religieuses, Saint Thomas d'Aquin "christianisa" à son tour Aristote (disciple de Platon) , huit siècles plus tard, avec cette même volonté d'harmoniser le savoir, la sagesse antique et la foi chrétienne” (7). Toutefois, ce n'est qu'en 1513 au concile de Latran V que le dogme de l'immortalité de l'âme est proclamé officiellement (8). Mais à présent, comme en témoigne l'Encyclopédie catholique pour tous, l'Eglise, à propos de la notion d'âme, semble  avoir du mal à répondre aux critiques de la pensée moderne : “Il est évident que l'histoire de la conception de l'âme explique les difficultés que rencontre aujourd'hui l'Eglise pour en parler“ (9).

 

“Le triomphe de la notion d'immortalité de l'âme est, en définitive – écrit Charles Gerber (10) -, une victoire de l'orgueil humain“. Et cet auteur de citer Aloys Berthoud : “Le dogme de l'immortalité de l'âme est la résultante de l'instinct inné de notre race et d'une raison superbe, ivre de ses facultés. C'est bien, en un sens, ce que l'homme a de plus excellent ; mais c'est la créature se divinisant elle-même dans l'oubli de sa déchéance. C'est l'homme naturel dans le plein épanouissement de son génie, et qui, parce qu'il lui a poussé des ailes, comme au vermisseau devenu papillon, se croit en mesure de défier l'espace et le temps et la mort : orgueil titanesque qui se sent de taille à escalader l'Olympe ! Hélas, c'est toujours l'esprit de la Tour de Babel qui, par ses propres forces et en dépit de Dieu même, se flatte de monter jusqu'au ciel“.

 

 

Trouve-t-on cette notion dans les Ecritures ?

 

Le mot hébreu nèphèsh dans l'Ancien Testament et le mot grec correspondant psychè dans le Nouveau Testament, souvent rendus par “âme“, peuvent exprimer en fait divers sens mais très fréquemment, signifient l'être entier et non seulement une “division“ de celui-ci. C'est ce qu'affirme d'ailleurs l'Encyclopédie catholique pour tous : “La Bible ne distingue pas clairement en l'homme le corps et l'âme, division qui trouve son origine dans la philosophie grecque … L'homme selon la Bible est un tout“ (11).

 

D'autre part, dans les Ecritures, quel que soit le sens donné au mot “âme“, il s'avère que celui-ci est toujours dépourvu de l'idée d'immortalité. Notons au passage que l'Eglise catholique, tout en reconnaissant avoir adopté la pensée platonicienne, avoue implicitement que cette notion d'âme survivant après la mort n'est pas perceptible dans le texte biblique, c'est ce qui ressort des lignes suivantes extraites d'une note empruntée à la Bible de Jérusalem : “Alors que la philosophie grecque attendait une survie immortelle de l'âme seule (c'est nous qui soulignons) , enfin affranchie du corps, le christianisme ne conçoit l'immortalité que dans la restauration intégrale de l'homme, c'est-à-dire dans la résurrection du corps“ (12).

 

Qu'on l'accepte ou non, nous devons nous rendre à l'évidence : les Ecritures n'emploient jamais l'expression “immortalité de l'âme“ ! Si les mots “âme“ et “esprit“ y apparaissent plus de 1600 fois, dans aucun cas, ceux-ci sont qualifiés par l'adjectif “immortel (le) “. Par définition, Dieu seul possède l'immortalité : “le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l'immortalité“ (1 Timothée 6.16). Contrairement à lui, tous les hommes sont donc sujets à la mort.  

 

La Bible nous affirme aussi que dans le séjour des morts (lieu désigné dans l'Ancien Testament par le mot hébreu shéol et dans le Nouveau Testament par le mot grec hades) , les morts “ne savent rien“ : “Les vivants savent au moins qu'ils mourront, mais les morts ne savent rien du tout. Il n'y a plus pour eux de salaire, puisque leur souvenir est oublié… Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le tant que tu en as la force, car il n'y a ni oeuvre, ni réflexion, ni savoir, ni sagesse dans le Shéol où tu t'en vas“ (Ecclésiaste 9.5.10, Bible de Jérusalem). “Car dans la mort, nul souvenir de toi : dans le shéol, qui te louerait ? “ (Psaume 6.6, Bible de Jérusalem, qui à propos de ce verset, donne la précision suivante : “Au shéol, les morts mènent une vie diminuée et silencieuse, sans plus entretenir de rapports avec Dieu“).

 

Dans le Nouveau Testament, Jésus considère la mort comme un sommeil, tout simplement. Nous trouvons cette affirmation entre autres (une cinquantaine de versets dans le N. T. Évoquent le sommeil de la mort) dans le récit de la mort et de la résurrection de Lazare : “Après ces paroles, il leur dit : Lazare, notre ami, dort ; mais je vais le réveiller. Les disciples lui dirent : Seigneur, s'il dort, il sera guéri. Jésus avait parlé de sa mort, mais ils crurent qu'il parlait de l'assoupissement du sommeil. Alors Jésus leur dit ouvertement : Lazare est mort“ (Jean 11.11-14).

 

Bref, selon ces textes, les morts sont totalement inconscients et ne peuvent donc communiquer, les Ecritures ne nous laissent aucun doute à ce sujet (13). A ce propos, il convient de rappeler que Dieu - confirmant la réalité de la mort -, réprouve tous ceux qui tentent de communiquer avec les morts : “Ne vous tournez point vers ceux qui évoquent les esprits, ni vers les devins ; ne les recherchez point, de peur de vous souiller avec eux“ (Lévitique 19.31) , “Si quelqu'un s'adresse aux morts et aux esprits, pour se prostituer à eux, je tournerai ma face contre cet homme, je le retrancherai du milieu de son peuple… Si un homme ou une femme ont en eux l'esprit d'un mort ou un esprit de divination, ils seront punis de mort“ (Lévitique 20.6.27). Si l'on se réfère à la Bible, on comprend que les morts ne peuvent donc être impliqués dans les phénomènes spirites. N'oublions pas que cette dernière parle de l'existence des bons mais aussi des mauvais esprits (les anges déchus ou les démons qui peuvent, en effet, communiquer avec les moyens dont ils disposent) !

 

“Si la Bible nous enlève – comme le remarque avec justesse le théologien Alfred Vaucher (14) – les fausses consolations de la survivance consciente et du surnaturel spirite, elle nous donne la consolation véritable : celle de la résurrection. La consolation que la Bible offre aux affligés, ce n'est pas l'indestructibilité du moi, c'est le réveil de l'être tout entier“. Ainsi, pour Jésus, la mort n'est qu'un sommeil … que seul le réveil de la résurrection viendra interrompre. La résurrection, qui aura lieu au retour glorieux de Jésus-Christ, est le fondement de l'espérance chrétienne. C'est à ce moment, seulement, que ceux qui ont choisi de marcher avec Dieu durant leur existence terrestre (après, c'est trop tard) , recevront l'immortalité et que commencera vraiment pour eux la vie éternelle promise.

 

C'est ce que précise l'apôtre Paul lorsqu'il aborde, à la fin de sa première épître aux Corinthiens, la question de l'état des ressuscités : “Car il faut que ce corps corruptible revête l'incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l'immortalité. Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l'incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l'immortalité, alors s'accomplira la parole…“ (1 Corinthiens 15.53-54). Remarquons qu'il s'agit là du seul passage des Ecritures où l'immortalité est attribuée à l'homme, plus précisément au corps ressuscité et, selon la pensée paulinienne, à l'être humain dans son unité.

 

 

Conclusion.

 

En résumé, l'immortalité de l'âme est une pensée qui remonte à des millénaires, un prétexte pour nier la mort en même temps qu'une thèse rassurante - quoique incertaine et non vérifiable – répondant (imparfaitement) à l'angoisse de l'au-delà mystérieux. Depuis longtemps aussi, une idée considérée généralement comme “irréfutable“ fortement ancrée dans la plupart des croyances, mais surtout une doctrine paraissant difficilement compatible avec le message limpide de la résurrection révélé dans la Bible.

 

Aussi, aborder cette question à la lumière des Ecritures, c'est prendre le risque d'entrer dans le champ de la controverse. Mais, faisant preuve d'une indépendance de pensée courageuse, de nombreux auteurs l'ont fait. En guise de conclusion, citons-en quelques-uns.

 

Tout d'abord, le théologien, écrivain (plus de 40 livres) et professeur bien connu (Université de Bordeaux) , Jacques Ellul, disait en 1985 lors d'une interview : “Il y a eu une contamination par la pensée grecque, concernant l'immortalité de l'âme. Dans la pensée juive, la mort est totale. Juive ou chrétienne, de toute façon… puisque les deux Testaments de la Bible ne s'opposent pas du tout. Il n'y a pas d'âme immortelle. Il n'y a pas de division entre le corps et l'âme. Il n'y a, à la mort, aucune séparation entre ces deux choses. L'âme est mortelle, parce que le corps l'est. Mais il y a résurrection… Or la philosophie grecque va faire pénétrer cette notion d'âme immortelle chez les théologiens. Puis, comme c'était une croyance répandue dans les religions populaires, elle va être intégrée au christianisme. Mais c'est une perversion totale par rapport à la pensée biblique ! ” (15).

 

Roland Meyer, chercheur et conférencier, ne s'exprime pas autrement : “Nulle part la Bible ne décrit l'homme, ou une partie de celui-ci, comme immortel … La notion d'immortalité de l'âme n'est pas biblique. Il faut donc chercher ailleurs cette origine et en particulier chez Platon.” (16).

 

Le Professeur Charles Wackenheim abonde dans le même sens : “Les Hébreux ignorent le culte des morts compris au sens des Egyptiens… Dans la perspective de la Bible, on ne peut pas envisager une doctrine de l'immortalité de l'âme, tout simplement parce que l'homme biblique n'est pas doté d'une âme immortelle telle que Platon l'avait conçue.” (17).  

 

Le pasteur Roger Mehl, professeur à la Faculté de Théologie protestante de l'Université de Strasbourg est peut-être le plus catégorique : “L'âme – écrit-il – n'est pas un îlot de divinité qui se trouverait enfermé dans un corps mortel. L'âme participe au sort de la personne tout entière… C'est donc la mortalité de l'âme que le christianisme enseigne. La rupture avec la philosophie est ici éclatante“ (18).

 

Cédons maintenant la parole au théologien Philippe-Henri Menoud : “L'idée de l'immortalité de l'âme et la foi en la résurrection des morts ne sont pas des affirmations plus ou moins équivalentes … Ce sont, au contraire, deux conceptions situées sur deux plans totalement différents et entre lesquelles il faut choisir. L'espérance chrétienne n'a pas son point d'appui dans la croyance en l'immortalité de l'âme humaine. Le Nouveau Testament ne fait pas la moindre allusion à cette théorie. Ce dernier n'enseigne pas, à la manière de la philosophie grecque, l'immortalité naturelle de l'âme humaine, comme s'il suffisait d'être délivré du corps pour vivre éternellement“ (19).

 

Quant à Roland de Pury, le célèbre pasteur évangélique suisse, il voit dans le “dogme païen (platonicien ou stoïcien) de l'immortalité de l'âme”, une “solution humaine devenue pour beaucoup la solution chrétienne” et qui “tend insidieusement à se confondre avec la promesse de l'Evangile. Les ravages que ce dogme a faits dans la prédication chrétienne sont incalculables et bouleversants, car il finit par être le fondement de la plupart de nos discours funéraires. Quelle ironie dans le fait que le peuple qui fut de tous le plus attaché à cette croyance, et qui nous en a laissé les témoignages les plus émouvants, soit le peuple d'Egypte, celui sur lequel la Bible fait peser la malédiction de Dieu ! Alors que la Bible elle-même, sur quoi doit reposer notre prédication, ne contient nulle part la moindre trace d'une croyance à l'immortalité de l'âme.” (20).

 

Enfin de son côté, Christian Delorme, prêtre à Lyon, écrit dans l'historique Pèlerin : "Avec vous, je peux interroger les données bibliques. J'y trouve ainsi deux grands courants. Pour l'un, conforme à la mentalité sémitique, il n'y a pas de distinction possible entre l'âme et le corps. A la mort, c'est l'homme tout entier qui disparaît, en attendant le jour où il sera relevé par Dieu d'entre les morts. Mais il y a aussi un autre courant, certainement influencé par la pensée de Platon, qui admet dans l'homme la présence d'une âme immortelle, distincte de son corps mortel… Dieu est dans l'éternité et non pas inscrit comme nous, mortels, dans la temporalité" (21).

 

Afin de ne pas trop alourdir cette conclusion, nous nous limiterons donc à ces quelques commentaires. Toutefois, nous ne voulons pas oublier de louer par ailleurs, les hommes et les femmes de plus en plus nombreux aujourd'hui, qui, conscients que la sagesse humaine n'est pas un guide suffisant et persuadés qu'ils ont encore beaucoup à apprendre de la Bible, sont prêts, pour progresser vers la vérité, à renoncer à faire aveuglément confiance à certaines idées reçues, même lorsque celles-ci ont traversé les millénaires.

 

 

 
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